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EAN : 9782266229586
320 pages
Éditeur : 12-21 (26/01/2012)

Note moyenne : 4/5 (sur 4 notes)
Résumé :
LA solution qu'attendaient tous ceux qui veulent contrôler leur consommation d'alcool :

* Immédiate
* Ne necessite aucun recours à la volonté
* Pour profiter davantage des bons moments
* Pour être mieux armé contre le stress
* Aucun symptôme de manque
* Sans donner le sentiment de souffrir d'une privation.
* Définitive
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
majero
  02 novembre 2020
J'aime bien les exemples qu'utilise Allen Carr comme cette fleur de népenthès qui, par un délicieux nectar, attire de plus en plus profondément les insectes jusqu'à ce qu'ils ne puissent s'échapper.
Après avoir démonté le mécanisme, l'auteur réfute un par un tous les arguments en faveur de l'alcool.
Et non, il ne vous désaltère pas, ne crée pas une bonne ambiance, n'apporte pas de plaisir.... par contre la liste des inconvénients est longue.
La méthode simple consiste en un bourrage de crâne qui vous motive à abandonner votre poison pour retrouver l'immense bonheur d'être libre.
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Bruno_Cm
  14 juillet 2015
Préambule : Je travaille en tant que psychologue dans une unité hospitalière de post-cure pour des patients dépendants, principalement de l'alcool. J'ai donc une certaine expérience du sujet et de ces sujets, j'ai vu et vois la souffrance et la difficulté incroyable de ce problème qui est multiple, complexe, plein de facettes et de surprises permanentes. Je n'ai donc pas une vue simpliste de la chose.
J'avais beaucoup d'a priori concernant la méthode Carr. Un côté américain-magique, des guide-lines un peu bateau, ou des idées complètement banales qu'on peut lire un peu dans n'importe quel article à deux francs six sous de magazines télés ou autres...
Et bien, je suis agréablement surpris.
Ce type est un humaniste, en tout cas les propos de ce livre recèlent de l'humanisme, de la confiance en l'homme, et en la Nature, de la place de l'homme dans la Nature. Et rien qu'en disant ça, on peut se dire que ce livre ne peut faire de mal, et sans doute peut faire un peu de bien par où il passe et pour qui le parcourra.
Carr attaque à pleins tubes les clichés, idées reçues, croyances pseudo-scientifiques qu'on véhicule encore terriblement fort concernant les bienfaits de l'alcool : l'apaisement du stress, la désinhibition, la convivialité... Pour Carr, tout cela n'est que mensonges et justifications d'un comportement (plus ou moins) addictif face à un produit-poison. Il donne pas mal d'exemples, de comparaisons et d'analogies assez intéressants pour étayer ses idées. Et ça marche assez bien.

Je pense vraiment que penser comme lui peut marcher et aider pas mal d'alcooliques à sortir de leur problème, certainement pas tous, mais certains oui.
Carr explique surtout le côté naturel de l'homme qui, naturellement (excusez ma répétition) n'aimerait pas l'alcool, se forcerait pour des tas de raison et tout buveur descendrait une pente dangereuse. Certains plus vite que d'autres. La différence entre un buveur "normal" et un alcoolique n'étant pas une différence de nature (excusez ma répétition), ni de structure (neurologique), mais de degré. Moi, j'aurais utilisé le mot continuum mais Carr ne l'emploie pas, mais c'est un peu la même idée.
Du coup, exit l'idée de tare génétique, neurologique, etc. On peut arriver à stopper sa consommation.
Au passage, le choix du titre est malheureux, car Carr (excusez ma répétition) pense qu'après lecture, les buveurs arrêteront toute consommation, et justifie de manière un peu bancale son titre. Une grande partie de son argumentaire vise à battre en brèche l'idée de consommation contrôlée, qui serait dans le fond si pas impossible, très risquée. Et il bat en brèche aussi l'idée d'abstinence à vie. Abstinence presque toujours synonyme de souffrance, alors que Carr parle de la fin de l'envie de boire. La fin de l'envie de s'abîmer avec un poison. Mais un titre comme "La méthode simple pour ne plus avoir envie de boire" ou encore plus direct : "... pour ne plus avoir envie de se détruire avec ce poison qu'est l'alcool" ce n'est pas des plus vendeurs sans doute... on touche ici des raisons d'édition ou plutôt de marketing (hélas souvent en collusion-collision)...
Pour en revenir à ce continuum, les personnes "alcooliques" sombrent plus vite, parce que sans doute au contraire, ils sont plus fins, plus sensibles, plus + que les autres et pas en raison d'un défaut quelconque ou un manque. C'est une idée de Carr que je partage. Et c'est justement une idée qu'il convient de partager et tout faire pour que les personnes qui souffrent se revalorisent, pour qu'elles reconstruire leur vie, tellement abîmée par ce produit qui... pour paraphraser l'auteur, n'apporte strictement rien de positif.
Bref, pour conclure, comme je le disais, ce livre, selon moi, peut aider certaines personnes, pas toutes mais certaines, faut les trier et leur suggérer cette lecture.
Ceci dit, tout le monde peut de toute façon le lire car il relève de l'humanisme.
Voilà c'est tout.
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Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
Bruno_CmBruno_Cm   08 juillet 2015
En attendant de trouver la solution, acceptez donc le fait indiscutable que vous êtes emprisonné, comme le Comte de Monte-Cristo dans sa cellule du château d'If. Et ce dernier n'a besoin de personne pour lui expliquer à quel point sa vie est misérable ! Quand on a perdu son travail, sa maison et sa famille, on ne juge pas nécessaire de dresser la liste de ses malheurs pour pouvoir s'en rappeler ! L'homme qui se retrouve dans une telle situation n'a plus une once d'amour-propre, et il n'a aucune envie qu'on lui reparle sans cesse de sa stupidité et de sa faiblesse de caractère. En lui répétant ce qu'il sait déjà par coeur, les médecins ne feront que retourner le fer dans la plaie.
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majeromajero   02 novembre 2020
Patient: Pouvez-vous m’apprendre à boire un peu de temps à autre sans retomber dans la dépendance ?
Moi : Bien sûr que oui. Je peux même vous expliquer comment prendre de temps à autre une dose d’arsenic.

Patient : Pourquoi diable voudrais-je avaler de l’arsenic ?
Moi: C’est exactement ce que je désirais vous entendre dire !
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Bruno_CmBruno_Cm   09 juillet 2015
C'est parce que nous nous croyons faibles et déficients que nous avons envie de boire de l'alcool ; et c'est parce que celui-ci nous donne l'illusion de combler un manque que nous devenons dépendants. Les escroqueries les plus réussies exploitent toujours la faiblesse humaine et l'avidité. Si vous supprimez cette faiblesse et cette avidité, aucune victime ne se laissera plus abuser.
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Bruno_CmBruno_Cm   11 juillet 2015
Pourquoi les buveurs incitent-ils toujours les autres à les imiter ? On retrouve le même type de comportement dans toutes les formes de toxicomanie. Si la drogue est illégale, on parle de pressions exercées par un dealer ; si elle est légale, on parle d'encouragements amicaux.


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Bruno_CmBruno_Cm   09 juillet 2015
Contrairement à ce que vous croyez, l'alcool ne vous a jamais rien donné. Et je me demande si vous n'êtes pas déjà au courant. Je n'ai pas dit que n'allais m'attaquer aux raisons qui vous poussent à boire. J'ai bien pris soin de préciser que j'allais m'attaquer aux prétextes qui vous servent à justifier votre comportement. Tous les toxicomanes se cherchent des excuses. Ils se sentent horriblement mal sans leur drogue, ils ne comprennent pas pourquoi, et ils inventent donc des prétextes pour expliquer leur attitude. C'est pour eux un moyen de ne pas avoir l'air trop stupides aux yeux des autres et à leurs propres yeux.
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