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ISBN : 2221049918
Éditeur : Robert Laffont (16/12/1986)

Note moyenne : 3.75/5 (sur 10 notes)
Résumé :

Le succès incroyable de L'Epervier de Maheux (Goncourt 1972, deux millions d'exemplaires vendus) plongea Jean Carrière dans une dépression nerveuse dont il mit quinze années à sortir. Les Années sauvages, récit qui voit un homme redémarrer sa vie à 50 ans après l'avoir gâchée, marquele deuxième volet de l'oeuvre de Jean Carrière, désormais apaisé. Les cinq romans qui composent... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
kalimera
  14 janvier 2015
1972, Jean Carrière connait la gloire avec "l'épervier de Maheux", il a 40 ans et c'est le prix Goncourt, la course aux salons littéraires, aux plateaux de télévisions et à la violence d'une société parisienne en mal de nouveauté vite oubliée.Les critiques toujours empressés de mettre les gens dans de vilaines petites cases le déclarent "écrivain régionaliste" ce qui est faux et malheureusement occultera toute son oeuvre future.
Il lui faudra plusieurs décennies pour s'en remettre, cloîtré chez lui dans son cher pays cévenol, entouré de souvenirs d'enfances illuminés par la musique et le parfum de la garrigue. Après sa traversée du désert , Jean Carrière écrit avec une sérénité retrouvée " Les années sauvages". Ces années avant l'âge adulte celles qui nous font un trou au coeur lorsqu'on y pense, celles ou l'on est pas tout à fait adulte, encore enfant.
Et c'est bien d'enfance dont nous parle cet écrivain merveilleux, à la plume si fragile, délicate, qui nous raconte les premières fois "tout n'existe qu'une seule fois, la première.Tout est brûlé par l'émerveillement que j'ai connu autrefois, dans ce paradis, avant mes dix-sept ans. Depuis c'est l'enfer."
Le héros, éternel "adulescent", va raconter au seuil de ses 50 années bien entamées, les chemins empruntés, perdus, ratés, oubliés entre deux dates :ses 15 ans en 1944 et sa rencontre avec une très jeune femme en 1980, qui servira de catalyseur aux souvenirs perdus et regrettés.
L'écrivain répétait souvent ce vers de René Char: "Vivre, c'est s'obstiner à achever un souvenir "
Et c'est exactement à cela que s'acharne le personnage (auto-biographique) "des années sauvages".
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Wyoming
  28 mai 2018
Un de mes romans préférés de Jean Carrière car j'y trouve tout ce que j'aime chez lui, ses références autobiographiques, l'enfance, l'adolescence, les premières choses vécues qui ne reviendront jamais telles quelles, la fuite du temps, les Cévennes. Son écriture, riche, porte avec tellement de puissance tous ses sentiments que je suis ébloui à chaque page, par exemple l'arrivée dans la maison de sa mère, les ronces, les conserves et le message de mise en garde contre le botulisme. En plus, dans ce roman, il insère une histoire d'amour positive qui ajoute encore à la plénitude ressentie en le lisant.
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Floccus
  03 février 2015
« Et maintenant nous nous aimions comme dans les romans à l'eau de rose ou les contes de fées. » (117)
Jean Carrière qui écrit un roman d'amour ? Et oui… avec dépouillement, fragilité, sans masquer sa vulnérabilité. Jean Mouraille est désarmant. Si les romans de Carrière sont pleins de Jean Carrière, passagèrement irritant, même quand on l'aime, par ses éléments autobiographiques récurrents (un père musicien, la nostalgie des premières sensations, la fuite du temps), il y a derrière un travail et une maturation incontestables. Ici, le symbolisme est plus affirmé, plus travaillé. Les obsessions sont exprimées avec plus de lumière, de fluidité et de beauté que dans ses romans précédents. Cette « île heureuse perdue au large des forêts », ce refuge sauvage, rappelle furieusement la caverne des pestiférés, mais sur un mode totalement renouvelé.
« La terre avait brûlé et rien n'y repousserait plus, nous étions tous condamnés à un exil futur où les printemps ne fleuriraient plus avec leur naïveté d'autrefois. » (163)
En ces temps où l'on assassine les trublions du rire, cette phrase a des résonances profondes. Jean Carrière questionne sans fin notre « désastre d'exister », les « instants de grâce et leur précarité », le fait d'être vivant. Sa lucidité, ses errements, sa férocité douloureuse, lâchent un peu de terrain devant l'amour, puis reviennent, toujours taraudant. Par sa flamboyante souffrance d'être au monde, Jean Carrière me guérit de tout…
Lien : http://versautrechose.fr/blo..
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critiques presse (1)
Bibliobs   14 juillet 2011
Ce roman bouleversant n'a pas été lu à sa sortie en 1994. Il est temps de redécouvrir Jean Carrière, celui que Serge Velay, responsable de cette réédition, qualifie si bien de «Sisyphe têtu»
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
kalimerakalimera   14 janvier 2015
"Tout n'existe qu'une seule fois, la première.
Tout est brûlé par l'émerveillement que j'ai connu autrefois, dans ce paradis, avant mes dix-sept ans.
Depuis c'est l'enfer."
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FloccusFloccus   24 janvier 2015
Puisque notre passé se situe non pas derrière nous, perdu au-delà des temps, mais devant nous, dans un présent à venir où nous avons la seule possibilité de l'atteindre à travers nos sens restaurés, un cœur remis à neuf et disposé à se battre pour la vie. (137)
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FloccusFloccus   24 janvier 2015
Si je suis fou, je le suis comme Dieu est fou : je n'ai aucune espèce de considération pour le convenu. Et je prétends que tout ce qui est convenu a pour mission de dissimuler ce qu'il y a de fondamental dans la vie. (277)
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FloccusFloccus   22 janvier 2015
Faulkner me rendait fou. J'ai lu et relu je ne sais combien de fois "Le Bruit et la fureur", "Lumière d'août", "Absalon ! Absalon !", "Tandis que j'agonise". Bataille contre le temps d'une sauvagerie inouïe. Proust, aussi sympathique qu'il me parût, me laissait sur ma faim. En fait, j'avais besoin que le sang coule. Chez Proust, c'était plutôt le thé qui coulait, et les mondanités d'un snob ne faisaient pas le poids devant les hurlements de l'idiot Benjie à qui je finirais par ressembler. (241)
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FloccusFloccus   24 janvier 2015
Les Français vont devoir passer par où les chats s'étranglent pour connaître la valeur de la démocratie. (73)
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Video de Jean Carrière (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean Carrière
Jean Giono, du côté de Manosque. entretiens avec Jean Carrière
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