AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2749923859
Éditeur : Michel Lafon (07/05/2015)

Note moyenne : 3.35/5 (sur 13 notes)
Résumé :
Placé en nourrice depuis son plus jeune âge, William Carbonnier vit une enfance heureuse et choyée auprès de celle qui lui tient lieu de maman. Mais tout bascule à l'âge de 9 ans lorsque ses parents biologiques décident de le reprendre. Or, non seulement sa mère, Danièle, est incapable de lui témoigner la moindre affection, mais son père, Roger, se révèle être un manipulateur abusif dont on ne sait pas trop ce qu'il fait dans la vie sinon attirer les embrouilles. Do... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
AnneSophieMLPAP
  27 mars 2016
Dans Un père et passe, nous faisons la connaissance de William Charbonnier, né dans une famille peu aimante qui préfère le confier à un couple en nourrice – enfin, ils sont un peu plus que ça, car ils s'occupent de lui tout le temps, sauf un week-end par mois pendant lequel Danièle et Roger, les parents de William, viennent le chercher. Mais alors qu'il n'a pas dix ans et qu'il coule des jours heureux dans cette famille adoptive, Danièle débarque et lui annonce qu'il va désormais vivre avec eux. C'est pour lui le début de l'enfer : après un quotidien choyé, il devient l'objet de brimades de la part de Roger, qui déploie le plus clair de son temps à le rabaisser, à lui infliger des tortures morales et physiques… Mais malgré tout, William parvient à se construire tant bien que mal grâce à sa passion pour le cinéma.
Je connaissais Christophe Carrière en tant que chroniqueur de l'émission Touche pas à mon poste, et lorsque cet ouvrage est sorti, j'étais curieuse d'en apprendre davantage sur lui, d'autant plus qu'Un père et passe nous est présenté comme en partie autobiographique. J'étais très loin de m'imaginer la plume qui se cachait derrière ce nom. J'ai été très agréablement surprise : il manie la langue à merveille et lire ce récit fut un vrai plaisir.
Le petit William mène une vie vraiment peu enviable. En effet, son père lui inflige torture sur torture. À titre d'exemple, alors que Roger tenait une scie et notre personnage principal une branche, l'objet tranchant dérape. Cet être abominable décrète bien évidemment que tout est la faute de son idiot de fils, et après lui avoir consolidé le doigt avec du scotch et l'avoir conduit chez le médecin de le proche, lorsque ledit docteur annonce que William ne retrouvera sans doute pas toute sa mobilité, Roger rétorque que ce n'est pas grave, que son enfant ne comptait de toute façon pas devenir pianiste. Mais ce n'est pas tout : il n'hésitera pas à voler celui dont il prétend être le père, à lui causer du tort, à le déscolariser, le tout devant une mère qui préfère rester une simple spectatrice silencieuse… Et encore, William est bien loin de se douter de la vérité. Néanmoins, il garde la foi en l'homme et en ses rêves.
Au fil du début de sa vie (le livre s'arrête alors que William doit avoir entre vingt-cinq et trente ans), le narrateur rencontrera diverses personnes qui l'aideront, ou au contraire le blesseront. Mais tout cela le rendra plus fort, et il répond à l'absurdité de ce qui l'entoure par des références cinématographiques – référence que la plupart sont loin de comprendre. Je referme Un père et passe avec une certaine admiration pour Christophe Carrière, non seulement en tant qu'auteur, mais surtout en temps qu'homme, et je me demande quelle est la part de fiction de ce récit.
Lien : http://meslecturespageapresp..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
chevrieraudrey34
  04 août 2015
Je tiens tout d'abord à remercier les Editions Michel Lafon de m'avoir permis de lire ce livre.
Il a été élevé par un couple (amis de ses parents) hongrois, qu'il adorait et prénommé tendrement "paptonton" et "mamtata". Malheureusement à l'âge de 9 ans, ses parents décident de le récupérer. Elle une mère prostituée et lui un père proxénète.
De la part de son père (une personne autoritaire) il va subir des humiliations auxquelles il ne va répondre sous peine d'être puni : Son père écrit des règles dans sa chambre, renomme les couleurs, l'oblige à boire un verre d'eau avant de passer à table sinon il "taxe" son fils... Sa mère, elle, ne réagit pas tellement à tout ça..
Mais porté par un redoutable optimisme, il n'en est pas moins déterminé à être heureux. Sa passion pour le cinéma, de singulières expériences, ou encore de belles rencontres vont lui permettre de se libérer de cette emprise toxique et de faire face à la révélation de secrets infamants...
Un livre super qu'il m'a plu de lire et qui m'a permit dans savoir plus sur ce personnage que je ne connaissais qu'au travers de l'émission "touche pas à mon poste". Un livre pleins de chaleur et de tendresse malgré les tourments d'un père pas si paternel que ça...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Nadouch
  12 décembre 2015
Honnêtement, j'ai lu ce livre par sympathie pour l'homme, le chroniqueur de "Touche pas à mon poste". Mauvaise idée...
Si le sujet me plaisait a priori (l'enfance face à un père d'une méchanceté absolue, puis le passage difficile à l'âge adulte), j'avoue que j'ai été gênée par plusieurs éléments.
Le style d'abord, d'une platitude confinant à la maladresse. Des phrases et construction un peu "bébé" je trouve... Ensuite, tout ceci manque d'analyse psychologique je trouve, l'auteur se limite aux faits, il n'y a pas de construction progressive des personnages. Enfin, savoir que ce roman est en partie autobiographique me laisse une sale sensation, du genre "regardez comme je m'en suis bien sorti, tout seul, à la force du poignet".
Et, sans le vouloir, j'ai forcément fait la comparaison incessante avec "Profession du père", traitant peu ou prou du même sujet, mais avec une faconde qui du coup relègue ce roman au rang de ceux à oublier...
Commenter  J’apprécie          10
Nonna
  03 janvier 2017
Le livre retrace l'enfance, la jeunesse et l'entrée dans l'âge adulte du jeune William. Placé très tôt en nourrice, repris par ses parents à l,âge de neuf ans, le garçon vit des heures difficiles entre une mère peu aimante et un père manipulateur et pervers. Très bon élève jusqu'en seconde, son père lui fait quitter le lycée car il ne réussit pas en C .
Facile à lire, avec un bon rythme, la fin du livre est un peu bâclée .
Commenter  J’apprécie          10
StephG54
  01 octobre 2018
J'ai connu Christophe Carrière comme chroniqueur de l'émission "touche pas à mon poste" il y a quelques années .
Mais il est aussi et surtout un journaliste critique de cinéma.
Dans ce livre en grande partie autobiographique, il nous raconte l'histoire de William , enfant maltraité par son père. L'école est son seul échappatoire. On ne peut être que touché par son récit .
Je suis agréablement surprise par sa plume .
Ce livre s'arrête au début des années 2000 mais je compte vite lire la suite " c'est pas grave , ça va pas durer" qui est dans ma pal
Commenter  J’apprécie          00
Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   10 septembre 2017
Si les chats ne font pas des chiens, Roger est l’exception qui confirme la règle. À croire, au vu de sa hargne et de son éréthisme, qu’il s’évertue, sans doute inconsciemment, à démontrer le contraire de cet adage personnel.
Il n’en est pas moins efficient et efficace. Et il n’a jamais usé aussi utilement de ces deux qualités qu’en ce fameux après-midi de printemps apparemment comme les autres. Ce jour-là, exceptionnellement, le voilà disponible et disposé pour rendre, avec Danièle, une visite surprise à William. Quand il découvre l’enfant sur son pot, l’air apeuré et la mine défaite dans tous les sens du terme, il s’emporte et fustige violemment la nourrice. Laquelle opte pour la meilleure des défenses : l’attaque. Et à habiller sa mauvaise foi d’une blessante vérité, l’incriminée se sent protégée d’un bon droit tout relatif.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
ElenaKyoobyooElenaKyoobyoo   25 août 2019
La mort dans l'âme, Amalia détache ses bras de son enfant qui n'était, elle le savait, que provisoire. Sans un mot, William suit sa mère qui lui prend la main. Dans l'allée au bout de laquelle un taxi attend, il marche sans regarder devant lui, les yeux rivés vers la fenêtre contre laquelle se colle la tête de sa nounou. Il sait qu'il n'a pas le choix, il sait qu'elle sait, mais c'est plus fort que lui, il a le sentiment de l'abandonner. Et à cette douloureuse sensation s'ajoute la certitude confuse que le meilleur est derrière lui.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
rkhettaouirkhettaoui   10 septembre 2017
Plus qu’une passion, la télé est pour lui un rituel. Que ce soit le jeudi après-midi, le mercredi soir ou le samedi, il se blottit aux pieds d’Amalia, assise sur le canapé, pour savourer le programme. Elle a souvent d’autres choses à faire, mais William ne conçoit pas de regarder la télé sans sa Mamtata qui, durant toute la séance, lui caresse doucement la tête. Qu’elle s’arrête un instant et, immédiatement, comme un réflexe vital, le jeune téléspectateur prend sa main et la colle à nouveau sur ses cheveux.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
rkhettaouirkhettaoui   10 septembre 2017
L’enfant mange de tout, à l’exception des tripes, des endives cuites et du fromage. Comme, par ailleurs, il a un appétit vorace et des goûts éclectiques, personne ne le force et il a même droit, le cas échéant, à un menu rien que pour lui. Choyé et dorloté, il n’a traîné que deux désagréments inhérents à ses sordides premiers mois.
Le premier concerne les toilettes. Ou le pot. Qu’importe. Pour le gamin, c’est resté une hantise.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
rkhettaouirkhettaoui   10 septembre 2017
Et autant Tabor est dur et autoritaire, autant Amalia, une petite femme de quarante-quatre ans, est d’une douceur et d’une bonté infinies. Dans sa langue natale, son prénom signifie travail et fertilité. Ceci n’explique pas cela, mais c’est une belle coïncidence : elle se donne sans compter pour les petits dont elle a la charge, et elle couve de tout son amour ses deux enfants, Michel et Patricia, neuf et sept ans.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Videos de Christophe Carrière (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Christophe Carrière
Christophe Carrière parle de "Un père et passe". Partie 1
autres livres classés : filsVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Livres et Films

Quel livre a inspiré le film "La piel que habito" de Pedro Almodovar ?

'Double peau'
'La mygale'
'La mue du serpent'
'Peau à peau'

10 questions
5425 lecteurs ont répondu
Thèmes : Cinéma et littérature , films , adaptation , littérature , cinemaCréer un quiz sur ce livre