AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2253134880
Éditeur : Le Livre de Poche (18/04/2012)

Note moyenne : 4.06/5 (sur 518 notes)
Résumé :
Alexia Tarabotti doit composer avec quelques contraintes sociales. Primo, elle n’a pas d’âme. Deuxio, elle est toujours célibataire et fille d’un père italien, mort. Tertio, elle vient de se faire grossièrement attaquer par un vampire qui, défiant la plus élémentaire des politesses, ne lui avait pas été présenté. Que faire ? Rien de bien, apparemment, car Alexia tue accidentellement le vampire. Lord Maccon – beau et compliqué, Écossais et loup-garou à ses heures – e... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses et Avis (232) Voir plus Ajouter une critique
florencem
  17 mai 2014
J'ai adoré. C'est frais, très drôle, piquant, on y trouve le côté surnaturel, avec une pointe d'attitude « so british » et une enquête palpitante. Beaucoup de choses que j'aime dans un seul roman ! Je l'avais découvert sur le blog de la tête dans les livres et j'avais été très tenté par le résumé mais aussi pour sa critique. Je n'ai pas longtemps hésité avant de me décider à acheter le tome un et je ne suis spas du tout déçue. J'ai déjà le projet d'acheter tous les tomes de la série.
On entre tout de suite dans l'histoire. Pas de tergiversation. Et ça, j'apprécie énormément. C'est un lien direct avec le caractère d'Alexia, notre jeune héroïne : mordante et sans détour. J'ai accroché immédiatement. Débrouillarde avec du répondant, intelligente, franche, elle en impose. Pourtant, la vie n'a pas forcément était clémente avec la jeune anglaise d'origine italienne (ce qui est un peu mal vu dans la société britannique de l'époque – à cause de son teint pas assez blanc porcelaine…). Née sans âme, son père est mort quand elle était très jeune, sa mère à cause du physique exotique de sa fille et de son caractère l'a vite mis « au placard » la faisant devenir vieille fille… Son beau père est courtois mais il ne pense qu'à l'argent et ne trouve pas sa belle fille agréable. Pensez-vous, elle réfléchit et a du répondant… Ses demi-soeurs sont plus sympathiques mais elles sont la caricature même de la jeune fille de la bourgeoisie : ne pensant qu'à l'apparence, aux potins en tout genre et à l'argent… Bref, pas forcément le cadre idéal pour s'épanouir. Et pourtant, Alexia ne se laisse pas aller. C'est qu'elle a de la ressource, la jeune dame !
Du coup, le récit est très proche du caractère d'Alexia, même si elle n'en est pas la narratrice. L'enquête commence ainsi dire dès les premières pages et au fil des investigations de notre héroïne nous apprenons à découvrir la nouvelle société anglaise qui a assez bien intégré les surnaturels. Je ne me suis pas ennuyée même si certains passages trainés un peu en longueur quelques fois, il y a une très bonne dynamique. On en apprend aussi beaucoup tout le long du récit ce qui permet de ne perdre aucun intérêt à la lecture. Sans compter les joutes verbales auxquelles Alexia aime s'adonner et qui sont très souvent hilarantes.
Le duo Alexia/Connall y est pour beaucoup. le comte loup-garou n'a pas forcément l'habitude de rencontrer des jeunes femmes comme Alexia, sans compter qu'elle n'est pas un loup-garou elle-même. Son attitude complètement paumée à certains moments est tout simplement adorable. Mais il est loin de se laisser faire. J'ai aussi beaucoup aimé son duo avec son Beta. le professeur est une crème et l'opposé de son Alpha. Encore une très bonne dynamique.
Quant à l'enquête en elle-même, elle nous prouve que la peur et l'incompréhension sont encore une fois de plus les choses les plus terribles qui soient. Car les « méchants » de l'histoire sont bien plus des monstres que ceux qu'ils pourchassent. de ce point de vue là, j'aime beaucoup ce que l'auteur ait décidé de nous montrer que les surnaturels sont des être à part entière et qu'ils sont bien décidés à s'intégrer. La discrimination de certains est révoltante mais on peut la comprendre. Tout n'est pas blanc ou noir. du coup, même si le récit est drôle, piquant, charmant… il garde néanmoins une touche de sérieux et traite de sujets assez universels sans les tourner en dérision.
J'ai passé un excellent moment et j'espère lire la suite des aventures d'Alexia très prochainement.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          412
boudicca
  01 avril 2013
Présentée comme étant le top du top en matière de bit-lit un peu plus « adulte » que les « Twilight » et compagnie, la série du « Protectorat de l'ombrelle » de l'auteur américaine Gail Carriger bénéficie depuis un moment déjà de critiques extrêmement élogieuses qui m'ont finalement poussée à sauter le pas et à découvrir « Sans âme », premier opus des aventures d'Alexia Tarabotti. Il faut dire qu'un roman parvenant à mêler steampunk, vampires, loups-garous et la bonne société londonienne du XIXe siècle, autant dire que ça ne se voit pas souvent, aussi difficile de résister à la tentation. Me voilà donc lancée dans les aventures de cette vieille fille (bon, vingt-six ans seulement, mais nous sommes à l'époque victorienne après tout...) mi-anglaise mi-italienne, au caractère bien trempé et possédant la capacité peu commune d'annihiler les pouvoirs de tout être surnaturel amené à rentrer à son contact. Et oui, dans cette société anglaise où vampires, loups-garous, fantômes et autres font désormais partis du paysage et possèdent même des représentants au sein du conseil royal, Mademoiselle Tarabotti à l'extrême particularité d'être ce qu'on appelle une « paranaturelle ».
Difficile de ne pas se laisser rapidement prendre au jeu de l'auteur qui reprend ici la plupart des clichés de la bit-lit traditionnelle pour nous les resservir à sa sauce, soit avec beaucoup d'auto-dérision. le ton du roman se fait ainsi généralement léger, voire humoristique, tandis que l'on assiste à la succession de pétrins dans lesquels notre héroïne semble adorée se fourrer. Il est toutefois dommage que l'intrigue de ce premier tome (l'enquête menée afin d'expliquer les mystérieuses disparitions d'êtres surnaturels) n'apparaisse rapidement que comme un simple prétexte pour évoquer le chassé-croisé erotico-amoureux auquel se livre la pas si vertueuse et innocente que ça Alexia et le séduisant et impétueux Lord Maccon (loup-garou de son état). Certes, le duo fonctionne à merveille et parvient sans mal à nous arracher des sourires, mais certaines scènes assez cocasses m'ont, en ce qui me concerne, parue assez incongrues (parce que oui, lorsqu'on se retrouve enfermé par des psychopathes, le bon sens dicte d'essayer de mettre au point un plan plutôt que de batifoler à tout va et de s'extasier sur la plastique irréprochable de son compagnon d'incarcération...).
On pardonne cela dit vite ces quelques petits défauts, l'univers dépeint par l'auteur étant très enthousiasmant et les personnages attachants, à commencer par cette vieille fille à la langue bien pendue qu'on pourrait être tenté de trouver agaçante mais pour laquelle on éprouve au final beaucoup de sympathie. C'est décidé, j'enchaîne rapidement avec le tome suivant !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          402
Luna05
  21 juin 2012
Avant de débuter ce billet je tiens une nouvelle fois à remercier le site Babelio pour ce partenariat via le concept Masse Critique ainsi que les Éditions "Livre de Poche".

Étant devenue fan de deux sortes de lectures n'ayant à priori rien à voir ensemble ma curiosité m'a poussé à m'intéresser à ce titre proposant une fusion quelque peu atypique de deux mes mondes de prédilection et d'évasion. Qu'allait bien pouvoir donner cet hybride littéraire faisant frayer ses personnages dans une intrigue se déroulant dans une époque révolue présentant des règles de bienséance désuètes mais non dénuées de charme face à un univers d'urban fantasy peuplé de Loup-Garou, vampires et autres fantômes?
Ce récit débutera de manière pour le moins assez humoristique au vu de la tournure que prendront les choses malgré le drame se jouant. Mademoiselle Tarabotti en cherchant désespérément à échapper à l'ennui d'un bal de plus profitera d'un subtil stratagème pour s'isoler à l'écart de tous afin de déguster son thé et une part de tarte à la mélasse, c'est à cet instant qu'elle subira une tentative d'agression par un jeune vampire ignorant à qui il s'attaquait. La jeune femme dite "Sans âme" et traitée très officiellement de vieille fille tuera accidentellement son pauvre agresseur et attirera par la même occasion diverse réactions en chaine sur sa modeste personne. Cet enquête sera confiée au très austère mais néanmoins efficace Lord Maccon chef du BUR (bureau des registres des non naturels) et Loup garou Alpha de son état quant à découvrir qui était ce vampire en question, pour quelles raisons ignorait-il les règles élémentaires quant à se nourrir et enfin pourquoi avoir attaqué la seule personne dont ce dernier et ses autres congénères ne pourraient jamais se nourrir? L'ignorance à ses limites....Mademoiselle Tarabotti se verra donc devenir le centre d'intérêt de diverses factions surnaturels que cela soit le BUR ou plus particulièrement Lord Maccon ainsi que la ruche vampirique menée par l'une des reines vampires les plus vieilles et influentes du pays. Entre découvrir le ou les personnes tirant les ficelles sur les disparitions de vampires et garous de ces dernières semaines et gérer sa houleuse coopération avec le loup Alpha Lord Maccon, lady Tarabotti aura fort à faire. Que va bien pouvoir donner une collaboration entre une lady Paranaturelle fouineuse n'ayant pas sa langue dans sa poche et un Surnaturel vieux loup Alpha aussi attiré qu'exaspéré par cette dernière?
Tout d'abord et au risque de passer pour superficielle je vais aborder le choix de la couverture avant de parler du contenu. Pour ma part je la trouve très jolie comparé à celle utilisé pour "Orbit" et un peu plus en accord avec l'idée que je me faisais d'Alexia, c'est donc pour moi une sélection judicieuse et esthétique.
Bon passons à présent aux choses sérieuses.
Dès le premier chapitre le ton sera donné et l'auteur maintiendra cette ligne de conduite du début à la fin, ce livre sera donc ponctué d'un humour subtil et omniprésent servit par une plume très particulière car infiniment très soutenue, classe et qui, cerise sur le gâteau sera à la fois très fluide et agréable. Lors de la lecture on ressent que Gail Carriger prend beaucoup de plaisir à nous perdre dans son univers appartenant à l'époque Victorienne à la fin du XIX siècle, un renouveau commençant à pointer le bout de son nez quant à l'avancée des sciences, la modernité et les nouvelles technologies.
Que dire de ces personnages principaux?
Mademoiselle Alexia Tarabotti n'aura point à souffrir de la comparaison avec ses autres consoeurs peuplant le monde de la bit-lit, cette jeune femme bien que respectant les règles de bienséance dû à son époque se révélera être une femme de poigne pourvu d'un caractère très affirmé et n'hésitant pas une seconde à tenir tête à Lord Maccon sans sourciller. Qui dit urban fantasy pense systématiquement à pouvoir et celui possédé par Alexia sera pour le moins original et la sauvera plus d'une fois d'une mort certaine. Cette jeune femme catégorisé au BUR comme "Paranaturelle" ou "Sans âme" apportera son lot de révélations en temps et en heure. Mademoiselle Tarabotti de part sa personnalité hors norme m'a immédiatement fait sourire. Lady intelligente, bas-bleu pourvue de réparties subtiles et souvent hilarantes, cultivée et loin d'être fragile, passée dans l'art de se servir d'une ombrelle autrement que pour s'en abriter, Alexia est une vieille fille qui s'assume et ne fait pas partie des canons de l'époque. Trop loquace et pourvue d'un physique pulpeux, d'une peau mat et d'un sang mi-Italien, notre jeune lady souffre depuis toujours de racisme dû aux conservateurs mais également du mépris de sa mère. Des passages qui malgré une certaine décontraction feinte par Alexia démontreront néanmoins sa vulnérabilité et souffrance ainsi que sa totale dévalorisation au profit de ses deux écervelées de demi-soeurs. Pour tenir tête à notre jeune "Sans âme" qui de mieux que Lord Conall Maccon pour relever le défi. Loup Alpha chef du bureau des registres des non naturels, cet enquêteur efficace et perspicace n'aura de cesse de se quereller avec la femme l'attirant et l'exaspérant le plus au monde. Un jeu du chat et de la souris ayant débuté bien avant que nous débutions notre récit et qui prendra tournure ici. Cet Écossais assez maladroit avec la gente féminine ou plus particulièrement avec la très moderne et dominante Alexia n'aura de cesse de créer des malentendus dû à sa nature de Loup nous gratifiant au passage de moments absolument mémorables qui plongeront Mademoiselle Tarabotti en totale perplexité et doute. Juste un exemple la scène entre le Beta professeur Lyall et son Alpha Lord Maccon lui conseillant de ramper pour récupérer Alexia. Un duo attachant et drôle qui nous offrira des passages souvent touchants, amusants mais également sensuels. Des faces à faces dont les répliques et actions croustillantes et savoureuses nous tiendront en haleine du début à la fin, une relation qui ne cessera de gagner en intensité pour notre plus grand plaisir. Leur péripéties sentimentales seront bien évidemment rythmés par les missions en cours.
Gail Carriger a su scrupuleusement trousser un univers fantastique passionnant comprenant des personnages charismatiques, attachants et drôles qu'ils soient principaux ou secondaires. En plus du couple j'ai beaucoup apprécié le très excentrique vampire et ami d'Alexia, Lord Akeldama qui n'hésitera pas à faire des avances à Lord Maccon. le très sérieux et cynique professeur Lyall manquant souvent de diplomatie quant à présenter les choses, la meilleure amie de l'héroïne Lady Ivy Hisselpenny représentant à merveille la jeunesse Anglaise, jeune femme coquette mais s'affublant de toilettes toutes plus ridicules les unes que les autres au grand désespoir de Mademoiselle Tarabotti. D'autres ponctueront également ce récit comme l'abominable "Mama" d'Alexia certes très belle mais dénuée de cervelle ayant depuis toujours rabaissé sa fille physiquement, ainsi que ses deux demi-soeurs possédant les mêmes qualités que leur mère.
Je n'aurai qu'un seul bémol à signaler, il concernera la longueur des chapitres qui furent très souvent mal gérés et se révélaient monstrueusement trop long rendant par moment ma lecture assez pesante.
Cette oeuvre fut pour moi un cocktail original et détonnant étant parvenu à créer un mélange savoureux entre romance et fantastique. Les personnages attachants et drôles de cet univers ont eu finis de me convaincre. Un récit laissant présager une suite mais pouvant tout aussi bien se suffire à lui même. Un roman à déguster avec une tasse de thé et une bonne part de tarte à la mélasse!
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
Melisende
  23 mai 2012
Sans âme c'est peut-être le livre que j'avais le plus envie de trouver lors de mes visites en librairie d'occasion. Tout m'intriguait dans ce livre : le titre, l'illustration de couverture, le steampunk qui semble le qualifier… Je voulais attendre qu'il sorte en poche (il est sorti en avril dernier chez le Livre de Poche) mais je l'ai trouvé quelques semaines avant d'occasion en grand format (Orbit) alors… pourquoi attendre ?
J'ai eu un peu de mal à entrer vraiment dans l'histoire dans le premier tiers du texte (mais il faut dire aussi que j'avais un emploi du temps assez chargé qui ne me permettait pas de lire sur de longues plages horaires…) mais une fois l'action bien mise en place, difficile de lâcher le livre avant d'avoir le fin mot de l'histoire ! Ce n'est pas forcément l'intrigue que l'on retient de cette lecture - bien qu'elle soit tout à fait correcte et intéressante à mon goût - mais surtout les personnages et l'univers qui restent dans nos esprits et valent le détour !
Tout part d'une agression dans une bibliothèque lors d'une soirée dans la bonne société londonienne. Alexia qui mourait de faim se réfugie au milieu des livres pour commander un petit thé… et se retrouve avec un vampire mort sur les bras ! Celui-ci aurait dû savoir qu'il ne servait à rien de l'attaquer mais il paraissait complètement désorienté et ne savait plus où il habitait… Après expertise et interrogatoire, il semble même que ce vampire n'ait pas de créateur et de nid… mais d'où vient-il ? Qui l'a changé ? Et voilà qu'en plus, les héros découvrent que des loups-garous solitaires ont disparu de la circulation sans laisser de trace… quelque chose se manigance à Londres, mais quoi ?
L'intrigue met un petit moment à se mettre à décoller. Au début, j'ai eu vraiment du mal à comprendre où l'auteure voulait en venir et j'ai dû attendre une bonne centaine de pages pour voir un début d'explications… cette installation peut freiner quelques lecteurs mais, pour ceux qui pourraient douter, n'hésitez plus, la suite est bien rythmée, la dernière partie bouge beaucoup et la résolution de « l'enquête » est assez originale, m'a parue sympa et bien ancrée dans l'univers steampunk adopté par Gail Carriger. Aucun doute, ça valait le coup d'aller jusqu'au bout !
Si le rythme connaît donc des débuts un peu lents et chaotiques, l'univers et les personnages sont là pour harponner l'attention du lecteur et je peux témoigner, ça fonctionne du tonnerre !
Les adjectifs « bit-lit » et « steampunk » liés à cette saga me faisaient peur. Enfin l'association des deux, surtout. Mais finalement, j'ai été surprise de trouver un univers cohérent et bien pensé. Tout roule !
Alors pourquoi le qualificatif « bit-lit » ? Et bien parce que le lecteur est en présence d'une héroïne forte - et surnaturelle accessoirement - elle-même entourée de toutes sortes de créatures surnaturelles (loups-garous, vampires, fantômes…). Ajoutez à ce la une romance et une « enquête » dans un milieu « urbain » et vous avez votre définition. Ou presque. Pour le terme « steampunk », il suffit de jeter un oeil sur la société dans laquelle évoluent l'héroïne et son entourage : c'est le Londres de la fin du XIXe siècle, corsets et ombrelles sont donc au rendez-vous… mais n'oubliez pas les dirigeables, les machines à vapeur, les petites inventions présentes dans les maisons et ajoutez quelques balles en argent dans le manche de la fameuse ombrelle de l'héroïne…
Les créatures surnaturelles sont connues (pour les principales) et intégrées dans la société victorienne londonienne et l'humain lambda a appris à vivre tant bien que mal en leur compagnie. La Reine elle-même possède des conseillers de chaque race, pour optimiser le gouvernement ! Et c'est là qu'on voit le talent de Gail Carriger… parce que la jeune femme parvient à installer des créatures sorties de l'imaginaire collectif dans une société historiquement réelle… et le résultat est vraisemblable, presque naturel !
Le deuxième point fort de cette histoire réside, à mon goût, dans les personnages créés par l'auteure. Des personnalités fortes, complexes, pas banales… des noms que l'on retient un moment et qu'on n'oublie pas une fois le livre refermé !
A commencer par l'héroïne, Alexia Tarabotti. La demoiselle vit avec sa mère, son beau-père et ses deux demi-soeurs dans une demeure modeste mais pas dénuée de commodités. Elle tente de suivre la mode malgré son apparence bien loin des canons de beauté de l'époque. Alexia a hérité des gênes italiens de son père… adieu donc les boucles blondes et les yeux bleus et bonjour le teint mat, les yeux sombres, une morphologie voluptueuse et un nez proéminent. A 26 ans, la demoiselle est donc toujours célibataire et à la charge de sa famille… son goût pour les lectures scientifiques, sa répartie cinglante et son absence d'âme n'aident pas à lui trouver un époux convenable, au grand damne de sa chère Mama.
Cette héroïne forte, têtue et indépendante doit en plus composer avec Lord Maccon, l'alpha des loups-garous de Londres qui ne rate jamais une occasion de la mettre en rogne. Débraillé, bordélique et brusque, le Comte se révèle également protecteur et même attentionné (si si !)… Deux tempéraments explosifs qu'il ne vaut mieux pas laisser dans la même pièce… échanges cinglants et mobilier endommagé vous récolterez !
A mon goût, un troisième personnage sort du lot. J'ai nommé : Lord Akeldama, le vampire… à froufrous et dentelles ! Si vous entendez des « ma Colombe », si vous voyez des rubans et apercevez un veston rose, ne cherchez plus, vous êtes en compagnie de ce vampire très puissant… mais pas comme les autres ! (C'est l'ancêtre du glam rock !)
Sans âme abrite de nombreux autres personnages secondaires qui possèdent tous une personnalité sous-jacente que l'on devine complexe et travaillée. Citons par exemple la mère et les deux demi-soeurs d'Alexia qu'on croirait tout droit sorties de Cendrillon ou d'Orgueil et Préjugés de Jane Austen, le domestique silencieux mais efficace, la meilleure amie un peu naïve mais bienvenue pour les confidences, le second de Lord Maccon gentil mais inquiétant… et beaucoup d'autres du côté des vampires mais également des humains.
Tous ces personnages évoluant dans le Londres victorien forment un univers riche qu'il me tarde d'explorer à nouveau grâce aux tomes suivants !
La présentation de l'auteure en quatrième de couverture annonce un mélange de Jane Austen et de Charlaine Harris… et c'est le cas ! Avec une qualité « littéraire » plus proche d'un roman de Jane Austen que de la créatrice de Sookie Stackhouse, tout de même !
De l'humour, de l'ironie dans cette société londonienne où les bonnes manières et la bienséance sont souvent détournées… Ajoutez à cela les créatures surnaturelles qui ne sont pas forcément toutes distinguées et bien élevées (à commencer par les loups-garous) et vous assistez à des scènes cocasses.
Alexia l'héroïne, loin d'être cruche et étant particulièrement curieuse des choses de la vie… amène d'autres situations très amusantes et totalement déplacées de la part d'une jeune fille de bonne famille !
C'est vraiment très frais, amusant, bien pensé… voilà un très bon moment de lecture et un titre qui sort des sentiers battus ! A découvrir, pour sûr… et à poursuivre !
Lien : http://bazar-de-la-litteratu..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          111
nekomusume
  24 avril 2014
Depuis le temps que cette série me faisait de l'oeil entre critiques élogieuses et couvertures sublimes, j'ai trouvé la série complète et je pense que je vais les enchaîner vite.
Dans ce premier tome nous faisons connaissance qu'un duo improbable: Melle Alexia Tarabotti, vieille fille de 26 ans et sans-âme (c'est à dire qu'elle annihile les caractères surnaturels chez les loup-garou, vampires et fantômes qu'elle touche) et Lord Conall Maccon comte de Woolsey, loup garou, chef de la meute de Londres, directeur du BUR et écossais... Autant dire que leur rencontre après qu'Alexia ait tué un vampire mal élevé lors d'un bal de la bonne société victorienne est assez explosive.
Comment user de ses potentialités et de son esprit particulièrement logique quand on est une femme célibataire affublée d'une famille qui n'a pas les même vue que vous et ignore ce que vous êtes? Quand la société vous cantonne au rôle d'experte en broderie et mode alors que ce n'est pas votre tasse de thé? Quand Lord Maccon passe son temps à essayer de vous écarter de tout ce qui est intéressant sous prétexte de vous protéger alors qu'en fait vous le soupçonnez de vouloir simplement se débarrasser de vous? Et comment rester Une jeune fille bien comme il faut quand les vampires vous tournent autour et que d'étranges créatures vous agressent à la moindre occasion?
J'ai beaucoup aimé cette ambiance victorienne pleine de code de politesse, de maintient mêlée à l'univers échevelé des loup-garous et des vampires (enfin surtout des loup-garous). L'humour et l'action sont présents à chaque pages et l'intrigue est prenante. L'idée d'opposer le fantastique et la technologie donne un univers à tendance streampunk assez déroutant. A suivre donc.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          190
Citations et extraits (79) Voir plus Ajouter une citation
CielvariableCielvariable   14 juin 2014
Mademoiselle Alexia Tarabotti n’appréciait pas sa soirée. Un bal privé ne peut jamais être que moyennement distrayant pour une vieille fille et mademoiselle Tarabotti n’était pas du genre qui pouvait en tirer beaucoup de plaisir. Pour mettre les points sur les « i » : elle avait battu en retraite dans la bibliothèque, son sanctuaire favori dans n’importe quelle demeure, mais pour tomber sur un vampire surprise.

Elle le transperça du regard.

Pour sa part, le vampire semblait trouver que leur rencontre avait incommensurablement amélioré sa soirée au bal. Car elle était assise là, sans chaperon, dans une robe de bal décolletée.

Dans ce cas particulier, c’était ce qu’il ignorait qui pouvait lui nuire. Car mademoiselle Alexia était née sans âme, ce qui – tout vampire correct de bonne lignée le savait – faisait d’elle une dame à éviter avec assiduité.

Et pourtant il avança vers elle, ombre scintillant parmi le sombres de la bibliothèque, prêt à employer ses crocs pour se nourrir. Mais à l’instant où il toucha mademoiselle Tarabotti, il ne fut soudain plus personne et ne fit plus rien. Il resta juste planté là, un quatuor à cordes jouant en sourdine à l’arrière plan tandis qu’il promenait bêtement sa langue à la recherche de crocs dont il ne savait où et comment il les avait égarés.

Mademoiselle Tarabotti ne fut pas le moins du monde surprise. L’absence d’âme neutralise toujours les pouvoirs surnaturels. Elle décocha un regard sévère au vampire. Il ne faisait aucun doute que des citoyens diurnes ne l’auraient pas considérée autrement que comme une vieille fille anglaise typique, mais cet homme-là n’avait même pas pris la peine de lire le registre des anormaux de Londres et de ses environs que tenaient les vampires.

Il retrouva assez rapidement son équanimité. Il s’écarta violemment d’Alexia en renversant au passage une desserte à thé voisine. Le contact physique entre eux étant rompu, ses crocs réapparurent. Il n’était de toute évidence pas des plus futés car il lança sa tête en avant tel un serpent, plongeant de nouveau vers son cou pour mordre.

« Mais enfin ! s’écria Alexia, nous n’avons même pas été présentés ! »

Nul vampire n’avait jamais vraiment tenté de mordre mademoiselle Tarabotti. Elle en connaissait un ou deux de réputation, bien entendu, et elle était amie avec lord Akelmada – qui donc ne l’était pas ? Mais aucun vampire n’avait jamais fait la moindre tentative concrète pour se nourrir d’elle.

Aussi, Alexia, qui abhorrait la violence, se vit-elle contrainte de saisir le scélérat par les narines, une partie de son corps délicate et donc susceptible d’être douloureuse, et de le repousser au loin. Il tituba par-dessus la desserte renversée, perdit son équilibre avec un manque de grâce stupéfiant pour un vampire et tomba à terre. Il atterrit pile sur une assiette de tartes à la mélasse.

Ce qui troubla terriblement mademoiselle Tarabotti. Elle avait un goût prononcé pour les tartes à la mélasse et se faisait une fête de pouvoir consommer cette assiette précise. Elle ramassa son ombrelle. Emporter une ombrelle à un bal du soir relevait d’un terrible manque de goût, mais mademoiselle Tarabotti allait rarement où que ce fût sans son ombrelle. Elle l’avait entièrement conçue et réalisée elle-même : un objet noir à fanfreluches sur lequel étaient cousues des pensées mauves ; la structure était en cuivre et sa pointe en argent contenait de la chevrotine.

Elle l’abattit droit sur le sommet du crâne du vampire tandis qu’il tentait de s’extraire de sa nouvelle relation intime avec la desserte. La chevrotine donnait à l’ombrelle de cuivre ce qu’il fallait de poids pour produire un « ponk » délicieusement satisfaisant.

« Mal élevé ! » gronda mademoiselle Tarabotti.

Le vampire hurla de douleur et se rassit sur la tarte à la mélasse.

Alexia utilisa son avantage en plongeant vicieusement son ombrelle entre ses jambes. Le hurlement monta de plusieurs crans dans les aigus et il se recroquevilla en position fœtale. Mademoiselle Tarabotti avait beau être une authentique jeune anglaise bien élevée, en dehors du fait qu’elle n’avait pas d’âme et était à moitié italienne, elle passait beaucoup plus de temps que les autres jeunes femmes à monter à cheval et à marcher, et possédait une force physique surprenante.

Mademoiselle Tarabotti fit un bond en avant – dans la mesure où l’on peut bondir dans un triple jupon, une tournure drapée et une jupe de dessus en taffetas plissé – et se pencha sur le vampire. Il agrippait ses parties inconvenantes en se tortillant. Étant donné ses pouvoirs surnaturels de guérison, la douleur n’allait pas durer longtemps, mais entretemps elle était tout à fait présente.

Alexia tira une longue épingle à cheveux en bois de sa coiffure élaborée. Rougissant de sa propre témérité, elle ouvrit en le déchirant son plastron de chemise, qui était bon marché et trop amidonné, et donna de petits coups sur sa poitrine, juste au-dessus du cœur. Mademoiselle Tarabotti arborait une épingle à cheveux particulièrement longue et pointue. Elle s’assura que sa main libre était en contact avec la poitrine du vampire. En effet, seul le contact physique pouvait annuler ses pouvoirs surnaturels.

« Cessez cet horrible bruit tout de suite ! » ordonna-t-elle à la créature.

Le vampire cessa de couiner et demeura parfaitement immobile. Ses beaux yeux se remplirent de quelques larmes tandis qu’il regardait fixement l’épingle à cheveux en bois. Ou, comme Alexia aimait à l’appeler, son pieu à cheveux.

« Expliquez-vous ! » exigea mademoiselle Tarabotti en accroissant la pression.

« Mille excuses. » Le vampire semblait désorienté. « Qui êtes-vous ? » Il porta une main hésitante à ses crocs. Envolés.

Pour rendre sa position parfaitement claire, Alexia cessa de le toucher (mais laissa son épingle à cheveux pointue au même endroit). Les crocs repoussèrent.

Il hoqueta de surprise. « Mais qu’êtes-fous ? Z’ai cru que fous étiez une dame feule. Z’aurais le droit de me nourrir, si on fous afait laiffée ainsi, fans chaperon. Z’il fous plaît, se ne voulais pas », zozota-t-il à cause de ses crocs, de la panique dans le regard.

Alexia avait du mal à ne pas rire.

« Inutile d’en faire toute une histoire. Votre reine a dû vous parler des gens comme moi. » Elle reposa sa main sur la poitrine du vampire, dont les crocs se rétractèrent.

Il la regarda comme s’il lui était tout à coup poussé des moustaches et feula.

Mademoiselle Tarabotti fut surprise. Les créatures surnaturelles, qu’elles fussent des vampires, des loups-garous où des fantômes, devaient leur existence à une surabondance d’âme, un excès qui refusait de mourir. La plupart savaient qu’il existait des êtres, telle mademoiselle Tarabotti, qui naissaient sans âme du tout. L’estimable Bureau du Registre des Nonnaturels (le BUR), une division des services administratifs de Sa Majesté, appelait ses semblables des paranaturels.

Le vampire eut l’air gêné. « Bien entendu », acquiesça-t-il, bien que de toute évidence il ne comprît toujours rien. « Veuillez à nouveau accepter mes excuses, adorable personne. Je suis bouleversé de faire votre connaissance. Vous êtes mon premier – il trébucha sur le mot – paranaturel. » Il fronça les sourcils. « Pas surnaturel, pas naturel, bien entendu ! Quel idiot je fais, je n’avais pas vu la dichotomie ! » La ruse étrécit ses yeux. À présent, il ignorait studieusement son épingle à cheveux et levait un regard tendre vers le visage d’Alexia.

Mademoiselle Tarabotti savait très bien ce qu’il en était de ses charmes féminins. Le compliment le plus gentil que pourrait jamais lui attirer son visage était « exotique », pas « adorable ». Et on ne lui avait jamais prodigué ni l’un ni l’autre. Alexia en conclut que les vampires, comme tous les prédateurs, se montraient sous leur jour le plus charmeur lorsqu’ils étaient acculés.

Les mains du vampire jaillirent en direction de son cou. Il semblait avoir décidé que, s’il ne pouvait pas lui sucer le sang, l’étrangler était une alternative acceptable. Alexia bondit en arrière tout en enfonçant son épingle à cheveux dans la chair de la créature. Elle y pénétra sur un centimètre environ. Le vampire se tortilla désespérément, ce qui, même sans force surnaturelle, déséquilibra Alexia qui portait des chaussures de bal en velours à hauts talons. Elle tomba en arrière. Il se mit debout en rugissant de douleur, l’épingle à cheveux dépassant de sa poitrine.

Mademoiselle Tarabotti roula sur elle-même et sans élégance dans la vaisselle du thé, tâtonnant à la recherche de son ombrelle et espérant que sa robe neuve éviterait la nourriture tombée à terre. Elle trouva l’ombrelle et se redressa en lui faisant décrire un grand arc de cercle. Par le plus grand des hasards, la lourde pointe tomba pile sur l’extrémité de son épingle à cheveux et l’enfonça droit dans le cœur du vampire.

La créature demeura totalement immobile, une expression d’immense surprise sur son beau visage. Après quoi il bascula en arrière sur une assiette de tartes à la mélasse qui avaient déjà beaucoup souffert, et eut des soubresauts mous d’asperge trop cuite. Son visage d’albâtre vira au gris jaunâtre comme s’il avait attrapé la jaunisse, et il s’immobilisa. Les livres d’Alexia dénommaient la fin du cycle de vie des vampires la dysanimation. Trouvant que cela ressemblait beaucoup à l’aplatissement d’un soufflé, Alexia décida en cet instant de baptiser le phénomène Grand Effondrement.

Elle avait l’intention de se propulser aussitôt hors de la bibliothèque sans que quiconque eût jamais été au courant de sa présence en ces lieux. Ce qui aurait eu pour conséquence la perte de sa meilleure épingle à cheveux et d’un thé amplement mérité, et évité beaucoup de dramatisation. Malheureusement, un groupe de jeunes dandys entra à ce moment précis.
Que pouvaient bien faire des jeunes gens ainsi vêtus dans une bibliothèque ? Alexia se dit que la meilleure explication de leur présence était qu’ils
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
boudiccaboudicca   25 mars 2013
-Pourquoi faites-vous ça tout le temps ?
-Quoi donc, mademoiselle Tarabotti ?
-M'exclure comme si j'étais une enfant. Est-ce que vous réalisez que je pourrais vous être utile ?
-Vous voulez dire que vous pourriez causer des problèmes légalement au lieu de nous empoisonner tout le temps ?
Commenter  J’apprécie          360
boudiccaboudicca   21 mars 2013
Un vampire affamé avait deux solutions socialement acceptables à son problème : prendre quelques gorgées de sang à divers drones consentants appartenant à lui-même ou à sa ruche, ou payer des prostituées dans les docks. On était au XIXe siècle, après tout, et l'on attaquait tout simplement pas les gens sans être annoncé ou invité
Commenter  J’apprécie          280
florencemflorencem   14 mai 2014
Mademoiselle Tarabotti n’était pas une de ces demoiselles qu’on trouvait partout – en réalité, elle était tout le contraire. Plus d’un gentleman avait déclaré que la rencontrer pour la première fois, c’était avaler une gorgée de cognac très fort alors qu’on s’attendait à du jus de fruit.
Commenter  J’apprécie          240
MelisendeMelisende   23 mai 2012
Madame Loontwill fit ce que toute mère bien préparée aurait fait en trouvant sa fille célibataire dans les bras d'un gentleman loup-garou : elle fit une crise très décorative, et très bruyante, d'hystérie.
Conséquence de ce vacarme considérable, tous les membres de la maison Loontwill se ruèrent hors des chambres qu'ils occupaient et se précipitèrent dans le grand salon. Naturellement, ils avaient cru que quelqu'un était mort ou que mademoiselle Hisselpenny était arrivée avec un chapeau d'une laideur sans pareille. Au lieu de quoi, ils trouvèrent quelque chose de bien moins vraisemblable : Alexia et le comte de Woolsey romantiquement imbriqués.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
Videos de Gail Carriger (12) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Gail Carriger

[Imaginales 2013] Conférence Mondes terrifiants, mondes flamboyants
Extrait de la conférence "Mondes terrifiants, mondes flamboyants" enregistrée aux Imaginales (Epinal, mai 2013) Avec Fabrice Colin, Gail Carriger, Marika Gal...
autres livres classés : steampunkVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

Le Protectorat de l'ombrelle - Sans Âme

Mademoiselle Tarabotti est...

divorcée
veuve
vieille fille
fiancée

10 questions
89 lecteurs ont répondu
Thème : Le protectorat de l'ombrelle, Tome 1 : Sans âme de Gail CarrigerCréer un quiz sur ce livre
. .