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ISBN : 2702157386
Éditeur : Calmann-Lévy (03/10/2018)

Note moyenne : 4.12/5 (sur 99 notes)
Résumé :
Un labyrinthe secret plongé dans l’obscurité.
Un bourreau qui y enferme ses proies.
Une victime qui parvient à s’en échapper, mais sans le moindre souvenir.

Un effroyable combat pour retrouver la mémoire, et une enquête à hauts risques pour traquer celui qui continue à agir dans l’ombre...
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Critiques, Analyses et Avis (54) Voir plus Ajouter une critique
sonfiljuliesuit
  10 décembre 2018
Le dernier opus de Donato Carrisi - France, présenté comme le dernier volet de la trilogie du chuchoteur et de l'écorchée, me faisait déjà envie avant sa sortie, alors je n'ai pas mis trop longtemps à plonger entre les pages de l'égarée. Surtout que pour apprécier la rencontre auteur-blogueurs, organisée par les éditions Calmann-Lévy Noir, j'avais envie de voir ce que l'égarée avait dans le ventre.
Et, je n'ai pas du tout été déçue !
Bon, c'est vrai que tout le long de ma lecture, je me suis demandée, s'il n'y avait pas une erreur dans la présentation. Aucun lien n'était visible entre l'égarée et les deux précédents.
Jusqu'à la toute fin… Et là, l'auteur retourne complètement la situation… En une phrase, toutes mes certitudes ont été ébranlées. En une phrase, l'auteur fait le lien et bascule les certitudes de la lectrice que je suis.
Oui, l'égarée peut se lire indépendamment des deux autres, sans entacher l'enthousiasme du lecteur. Mais avoir lu le chuchoteur et l'écorchée, apportera un nouvel éclairage. Un éclairage qui semble tout droit sorti du chapeau de magicien de l'auteur. Je me suis imaginée, Donato Carrisi, auteur facétieux, proche des lecteurs, nous dire : « Toutes vos certitudes, peuvent vaciller en une fraction de seconde… En une phrase, tout se bouscule et bascule… »
Ce nouvel angle m'a même donné envie de relire les 2 premiers bouquins. Quel serait mon regard maintenant que je savais ? Maintenant que je sais, comment j'analyse ma lecture?
L'auteur ne révolutionne pas le genre, l'intrigue en elle-même reste classique avec des enfants kidnappés, séquestrés… L'une des gamines fait faux bonds à son ravisseur et les flics vont tout faire pour lui mettre la main dessus. Sauf que l'enquête se trouve être bien corsée, vu que la victime a perdu la mémoire… On ne peut pas faire plus classique… Oui, mais voilà ! C'est du« Carrisi »… Un auteur qui colle à la peau, une foi qu'on l'a découvert.
Indépendamment de l'intrigue et de ce final diabolique, Donato Carrisi apporte un vrai regard psychologique sur la manière de « guérir » d'un traumatisme.
« le démon est en nous. »
Et je dois dire que les mots utilisés par l'auteur peuvent raisonner en chaque lecteur, en apportant quelques pistes et un début de travail sur certaines blessures de la vie…
Au-delà d'une intrigue, l'auteur offre une très belle analyse psychologique du traumatisme et de comment y faire face. Les connaissances en matières psychologiques et criminelles sont beaucoup plus exploitées, je dirais même, mieux exploitées, que dans le chuchoteur et l'écorchée.
J'ai eu le sentiment que l'auteur offrait cet opus à ses lecteurs, comme un remède, une porte de sortie… Pour trouver le chemin pour vivre avec ses démons et les domestiquer.
L'auteur maîtrise l'art de la manipulation et ne se prive pas de le faire avec son lecteur, mais surtout avec ses personnages. J'ai trouvé que la plume de l'auteur avait pris une nouvelle dimension, certainement parce qu' fait de ce livre un cadeau. L'auteur s'efface derrière sa plume et nous offre une réelle étude psychologique. Une plume au service du lecteur…
Un thriller noir, bien corsé comme le bon café italien, bien rond en bouche, avec une plume simple, une intrigue tordue… Bien tordue… Pour un final diabolique qui donne envie de relire les aventures de Mila Vasquez.
Mention spéciale pour la traduction ! En effet, on ne parle pas souvent des traducteurs, pourtant, leur travail n'est pas simple ! Il faut une sacrée dose de talent, pour réussir à faire frissonner le lecteur, à retranscrire les sentiments… Bref, je voulais vraiment remercier Anaïs Bouteille-Bokobza, traductrice officielle de Donato Carrisi.
https://julitlesmots.com/2018/12/10/legaree-de-donato-carrisi/
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gruz
  19 octobre 2018
L'égarée, le nouveau roman de Donato Carrisi est une sorte de modèle. Il pourrait être un gabarit pour tous les écrivains en herbe qui cherchent à écrire du thriller.
Je m'explique…
On peut difficilement faire plus classique et moins original que cette idée d'intrigue. Jugez plutôt : des jeunes enfants sont kidnappés, séquestrés, manipulés. L'une des proies se fait la malle. La chasse au psychopathe est lancée, rendue compliquée par la perte de mémoire de la victime évadée.
Voilà bien le genre d'histoires lues mille et mille fois. Peut-être bien que si ça n'avait pas été Carrisi, j'aurais passé mon chemin…
Oui mais voilà, il s'agit bien du génial auteur italien, responsable de livres qui ont marqué au fer rouge nombre de lecteurs, le chuchoteur, Malefico, La fille du brouillard… Et l'écrivain, avant de se lancer dans la fiction, était spécialisé en criminologie et sciences du comportement.
Ça change la donne.
Le roman est court, 330 pages. Et c'est effectivement un modèle. Il est d'une ensorcelante efficacité, chaque mot, chaque idée étant exclusivement mis au service de l'intrigue.
Cette manière de faire, parfaitement maîtrisée par l'écrivain, donne une puissante intensité au récit. Si vous commencez le livre, vous risquez fort de vouloir le terminer dans la foulée.
Il est assez étonnant de voir Donato Carrisi faire ainsi muer sa manière d'écrire. Dans certains romans, l'écriture est travaillée, fignolée. Dans d'autres, elle est très factuelle ou davantage tournée vers les personnages.
Dans L'égarée, aucune fioriture de style, l'auteur s'efface complètement derrière son intrigue. Ce pourrait être frustrant mais ça marche du feu de Dieu !
Tout est calibré pour rendre cette lecture totalement addictive. L'écrivain réussit l'exploit de passionner avec des ingrédients connus et rabâchés. Il arrive à trouver les angles d'attaque, les retournements de situation et l'approche psychologique nécessaires pour qu'on ne lâche plus le livre. Il trouve des idées et des particularités de personnages qui font qu'on ouvre parfois grand les yeux.
Même s'il a pu être présenté ainsi, le roman n'est pas à proprement parler le troisième tome qui suivrait les personnages principaux vus dans le chuchoteur et L'écorchée. Oui, il existe des liens entre ce livre et les précédents, tout en étant presque indépendant.
Voilà donc un thriller qui s'apparente à un vrai exercice de style. le genre de roman ultra-efficace, et il faut du talent pour arriver à un tel niveau d'efficience pour le plaisir du lecteur.
Si on devait donner une définition de « page turner » pour le dictionnaire, on pourrait simplement noter : « cf L'égarée de Donato Carrisi ».
Lien : https://gruznamur.wordpress...
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Neneve
  10 février 2019
C'est toujours impatiemment que j'attends la venue en français de cet auteur, que je considère comme une valeur sure du thriller... Et encore une fois, je n'ai pas été déçue !! C'est du très bon Carrisi !!! de l'excellent même... Troisième volet de la série de Mila Vasquez, il se lit aisément de façon indépendante... C'est plutôt le personnage de Gomez, détective privé, qui même l'enquête.. Et elle n'est pas banale cette enquête... Une jeune est retrouvée, un jour, sur le côté de la route, nue, jambe brisée... Une fillette disparue il y a 15 ans... Personne ne croyait encore qu'elle était vivante, mais voilà, elle refait surface, amnésique... Les seules informations qu'elle peut donner c'est des allusions à un mystérieux labyrinthe... Chargée de l'affaire il y a 15 ans, Gomez se promettra de déjouer le kidnappeur... qui se déguise en lapin !! Cette histoire est vraiment captivante... Carrisi joue avec nos nerfs, et nos nuits, puisque le roman se lâche difficilement une fois commencé. C'est opprossant, angoissant... Drôlement efficace !!! À lire !!!
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Gaoulette
  09 novembre 2018
Donato Carrisi est un génie! Chapeau l'artiste. le roi de la manipulation psychologique. Un thriller d'une finesse à couper le souffle. Un roman haletant, palpitant, addictif. Je ne dirais pas puissant mais éprouvant pour le lecteur.
Après le chuchoteur, L'écorchée, Donato Carrisi nous offre une sorte de suite qui n'en n'est pas vraiment une. Il donne des nouvelles succinctes de Milla Vasquez qui avait marqué les esprits dans les opus précédents.
Que se passe t'il ici? Une disparition d'une jeune fille Samantha retrouvée saine et sauve. Un docteur profileur qui essaye d'aider la victime à retrouver la mémoire et pendant ce temps un détective qui n'a plus rien à perdre se lance dans une course contre la montre pour retrouver le bourreau. Ne vous attendez pas à retrouver Mila dés la départ, c'est qui m'a surprise au départ. Les deux héros de ce thriller sont Bruno Genko et Samantha Androtti. Comme je vous l'ai dit, Donato Carrisi fera intervenir son héroïne phare au moment où on s'y attend le moins. Et je peux vous dire que c'est une surprise de taille qui annonce réellement une suite cette fois ci.
L'auteur joue avec le lecteur tout en subtilité, on ne voit jamais venir sa magouille. Son thriller prend aux trippes et faits remonter les pires peurs de notre enfance. D'ailleurs c'est une cible privilégié de Donato Carrisi car ces bambins ils prennent chers à chaque fois et subissent les pires sévices physiques et psychologiques. Et en plus nous avons le héros qui est loin de ressembler aux supermans habituels qui se bat d'ailleurs pour obtenir la vérité coute que coute et ne lâche rien. Genko est un pur anti héros physiquement et psychologiquement mais pourtant malgré lui il va se retrouver en charge de cette enquête.
Donato Carrisi est un manipulateur hors norme. Je suis stupéfaite dans la manière qu'il m'a bluffée. Quand on a l'impression que tout est terminé et tout se finit bien, il nous retourne complétement le cerveau et nous amène là où il voulait depuis le départ.
C'est un art livresque que nous propose le roi du thriller italien. Un huis clos qui donnent des sueurs froides et de sacrés cauchemars. Une petite et j'attends la suite avec impatience.
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Killing79
  02 novembre 2018
Le bandeau du livre proclame « le grand retour du chuchoteur ». Ne vous fiez pas à cette annonce. Même s'il est vrai que « L'égarée » se situe en parallèle de la série, elle n'a que peu de liens avec les deux premiers volumes. Rapidement on se rend compte que l'enquête est indépendante, que les protagonistes nous sont inconnus et que le nom de Mila Vasquez (l'héroïne du Chuchoteur) est à peine évoqué.
Mais ce fait n'enlève rien à l'intérêt de ce nouveau roman de Donato Carrisi. Comme d'habitude, il a su réunir tous les ingrédients, dont il a le secret, afin de nous embarquer dans son histoire. L'esprit des épisodes précédents est conservé et il est encore question de manipulation de l'esprit. Pour sortir du flou de l'affaire, on suit conjointement le témoignage de Samantha la rescapée d'un bourreau et les investigations du détective Genko. Seulement, plus on découvre des informations, moins les évènements deviennent limpides. On ne sait plus qui manipule qui et surtout qui tire les ficelles. Quand on croit avoir tout compris, l'auteur nous prend à revers. Il brouille constamment les pistes. Dans ces conditions, il m'a semblé inutile de résister. J'ai lâché les rennes et je me suis laissé porter.
Bien sûr, ce livre n'est pas de la « grande littérature » et l'écriture est simple. Bien sûr, les personnalités sont juste survolés et l'objectif uniquement romanesque. Bien sûr, l'auteur utilise toujours les mêmes ficelles, surtout l'amnésie de ces acteurs. Bien sûr, l'intrigue est parfois tirée par les cheveux… Mais mon Dieu que c'est bon ! le rythme est soutenu, la plume agréable et le scénario impressionnant ! Mon cerveau a été remué par les rebondissements et les retournements de situations, jusqu'à la fin, qui m'a carrément laissé coi !
Comme je vous disais au début, cet opus peut se lire seul. Maintenant que j'ai terminé cette histoire, je vous conseille tout de même de lire les deux précédents pour vraiment profiter au maximum de la puissance du dénouement. Grâce à cette troisième aventure plus courte, aux personnages moins fouillés mais d'une redoutable efficacité, Donato Carrisi continue de me bluffer. Encore bravo !

Lien : https://leslivresdek79.wordp..
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Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
clairesalanderclairesalander   21 décembre 2018
Elle était fascinée, hypnotisée par ce regard qui émergeaient de l'abîme. Ce n'est pas vraiment en train d'arriver, se dit-elle. Ce n'est pas en train de m'arriver à moi, se répéta-t-elle avec l'incrédulité typique des victimes qui n'essaient pas de se soustraire à leur destin, parce qu'elles ressentent une forme d'attirance pour ce qui leur arrive.
La jeune fille et le lapin se regardèrent un temps indéfini, comme poussés par une curiosité morbide réciproque.
Soudain, la porte du monospace s'ouvrit, la coupant de leur reflet. Au moment où son visage enfantin s'évanouissait devant elle, Samantha ne décela aucune peur dans ses yeux.
Juste un éclair de surprise.
Tandis que le lapin l'entraînant dans son terrier, Sam n'imagina pas que ce serait la dernière fois qu'elle verrait son image avant très longtemps.
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mimo26mimo26   09 novembre 2018
Pour l’humanité dans son ensemble, ce 23 février était un jour comme les autres. Mais pour Samantha Andretti, ce matin marquerait peut-être le début du jour le plus important de sa vie.

Tony Baretta avait demandé à lui parler.

Sam s’était retournée dans son lit toute la nuit, telle une possédée dans un film d’horreur, faisant des suppositions sur ce qu’un des garçons les plus mignons du collège – et de l’univers – pouvait avoir à lui dire, à elle.

Il fallait remonter à la veille. Pour commencer, la requête ne lui avait pas été adressée directement. La vie des préadolescents était régie par des règles précises. Bien sûr, l’initiative était toujours prise par l’intéressé. Mais ensuite, il y avait une procédure à respecter. Tony était passé par Mike, un gars de son groupe, qui avait en avait parlé à Tina, la copine de classe de Sam, qui le lui avait dit. Une phrase simple, directe, mais qui dans le petit monde impénétrable du collège voulait dire beaucoup.

— Tony Baretta veut te parler, lui avait murmuré Tina à l’oreille pendant l’heure de gymnastique, sautillant de contentement, les yeux et la voix brillants – parce qu’une véritable amie se réjouit des belles choses qui arrivent à l’autre, comme si elle était directement concernée.

— Qui te l’a dit ? avait demandé Sam.

— Mike Levin, il m’a arrêtée quand je revenais des toilettes.

Si Mike s’était adressé à Tina, alors le sujet était confidentiel et devait le rester.
— Mais qu’est-ce qu’il t’a dit, exactement ? avait-elle insisté pour s’assurer que Tina avait vraiment bien compris – au collège, personne n’avait oublié l’histoire de la pauvre Gina D’Abbraccio, surnommée « la veuve » parce que, quand un garçon lui avait demandé si elle avait un cavalier pour le bal de fin d’année, elle avait pris cette curiosité pour une invitation et s’était retrouvée, en longue robe de tulle couleur pêche, à attendre un fantôme, en larmes.

— Il m’a dit : « Dis à Samantha que Tony veut lui parler. »

Bien entendu, Samantha le lui avait fait répéter plusieurs fois, en même temps qu’elles commentaient l’affaire. Juste pour avoir la garantie que Tina n’avait pas déformé la réalité. Ou bien par crainte qu’un extraterrestre ait cloné son amie pour se moquer d’elle.

On ne savait ni « quand » ni « où » aurait lieu le rendez-vous avec Tony, ce qui était terriblement frustrant pour Sam. Elle imaginait que cela se produirait dans le laboratoire de sciences ou à la bibliothèque. Ou bien derrière les gradins du stade où le jeune garçon s’entraînait avec l’équipe de basket et Samantha celle de volley. Se parler à l’entrée ou à la sortie était exclu, de même que dans le réfectoire ou dans les couloirs – trop d’yeux et d’oreilles indiscrets. Pourtant, en y réfléchissant, le fait de ne connaître aucun détail pimentait l’affaire. Sam n’aurait pas mieux décrit l’étrange alternance entre euphorie et dépression qui avait suivi cette simple demande, parce que le sujet du rendez-vous pouvait être une surprise ou une déception, mais dans tous les cas elle était reconnaissante – oui, reconnaissante – de ce qui lui arrivait.
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santorinsantorin   07 janvier 2019
Je les ai aimés comme si je les avais mis au monde moi-même, du premier au dernier. Et ils ne m'ont jamais déçue. Même si maintenant, je ne sais pas où ils se trouvent, je suis certaine que je suis encore dans leurs pensées. Tout ce que je leur ai appris leur est utile dans la vie.
Elle parlait d'eux comme s'ils étaient des êtres extraordinaires, pas des enfants problématiques. Bruno pensa que seule la force de l'amour peut transformer un défaut en don.
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santorinsantorin   07 janvier 2019
Genko constata que tout le monde avait quelque chose à faire, sauf lui. Il ne savait même pas où aller. Il aurait pu retourner voir Quimby, au Q-Bar, pour se distraire ou bavarder devant un verre. Ou bien il aurait pu se réfugier dans la chambre115 de l'hôtel Ambrus, s'allonger sur le couvre-lit taché et attendre le sommeil, ou la mort. Et puis, il y avait toujours l'appartement de Linda. Au milieu de ses licornes, il aurait trouvé de la chaleur humaine, mais désormais sa relation avec elle était contaminée par la tristesse, et il ne voulait pas se sentir triste. Pas ce soir-là. Il rêvait de son ancienne vie, d'un jour comme tant d'autres, de ceux qu'on oublie le lendemain matin. Un jour banal, où on n'a pas conscience qu'on est vivant. Combien de ces journées avait-il vécues ? A ranger dans le passé, sans se demander si elles avaient servi à quelque chose. Pourtant, elles constituaient maintenant les plus désirables. S'il avait pu revivre un seul jour de son ancienne vie, il aurait choisi non pas le plus beau, mais le plus normal.
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loup0loup0   13 octobre 2018
La première règle du métier de détective privé n’était pas de passer inaperçu, bien au contraire. L’apparence était fondamentale, parce que l’attention des étrangers devait se concentrer sur ses habits chiffonnés qui puaient la sueur et la nicotine, sur sa barbe hirsute et longue. En réalité, son aspect était une armure. Les autres devaient se contenter de la surface. En voyant un type à l’air misérable, ils se pensaient plus malins et baissaient inévitablement la garde.
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Videos de Donato Carrisi (57) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Donato Carrisi
Après avoir fait son premier passage derrière la caméra en réalisant l'adaptation de son propre roman "La Fille dans le brouillard" avec Toni Servillo et Jean Reno, Donato Carrisi était de retour en librairie cet automne avec L'Égarée (Calmann-Lévy), qui nous replonge dans l'atmosphère des son premier best-seller, le Chuchoteur. le maestro du thriller italien est passé nous voir à cette occasion pour nous parler de ce récit qui plonge son lecteur dans un labyrinthe mental et littéraire implacable.
****** Quelle a été votre première idée pour ce nouveau roman ? - J'ai eu cette idée sous la douche après une journée de tournage. Je venais de terminer une scène avec Toni Servillo et Jean Reno de "La Fille dans le brouillard". J'étais dans mon hôtel au milieu des montagnes à 4h du matin. Ça a été une illumination et quand une idée arrive il faut la retranscrire immédiatement de peur qu?elle s?échappe d?un moment à l?autre J?ai donc commencé à écrire ce roman sur le tournage c?est pour ça que c?est mon roman le plus cinématographique. L?idée première c?est celle du labyrinthe Je suis claustrophobe, j?ai peur de me perdre dans des lieux fermés Le labyrinthe était parfait pour décrire cette peur qui est en moi et la transmettre au lecteur. Ce roman est un labyrinthe : vous vous décidez si vous y entrez et moi je décide si et quand je vous fais sortir. Mais une fois que vous êtes sorti, il n?est pas dit que vous serez seul parce que quelque chose pourrait vous suivre depuis ce labyrinthe.
D'où vous vient cette claustrophobie ? Petit je me suis perdu dans un grand bâtiment abandonné.Et à un moment, je n?ai plus entendu les voix de ceux qui étaient avec moi. Il n?y avait plus que moi et le silence. Tout avait disparu, il ne restait plus que les battements de mon c?ur. Et cette peur m?a marqué pour le restant de ma vie.
Comment avez-vous créé les personnages de ce roman ? Ce livre est particulier parce qu?il a l?air différent de tous les autres, hors du cadre de la série, mais en fait c?est un roman qui se rattache à des éléments que les lecteurs connaissent. Le Chuchoteur est toujours là caché. Et j?ai beaucoup misé sur la fin qui devait être surprenante pour le lecteur. Ce n?est pas un hasard si la première chose qui vient à l?esprit quand on écrit un thriller, c?est justement la fin. Et cette fin rappelait beaucoup l?atmosphère du Chuchoteur. J?ai construit l?histoire à l?envers, en partant de la fin et soudain les autres personnages sont apparus. Mais l?obscurité et la peur, ça, c?est le Chuchoteur.
Quelle est l'intrigue qui se noue autour des personnages ? Moi, j?ai toujours été plus attaché aux disparitions qu?aux homicides. Parce qu?à la différence des homicides, pendant les disparitions, les victimes présumées ont un rôle bien plus important. Au début du roman, une jeune fille, Samantha Andretti, disparaît, mais la nouveauté à mon sens, c?est que justement, au chapitre 2, elle réapparaît. Mais elle, elle a oublié que tant de temps a passé, ce n?est plus une adolescente, c?est maintenant une femme. Elle se réveille dans une chambre d?hôpital et elle découvre qu?elle a été enlevée. Et désormais, elle est sauve. À côté d?elle il y a un profiler, le Dr Green, qui est contraint de lui expliquer que beaucoup d?années ont passé, qu?un homme l?a enlevée, gardée prisonnière, droguée et que c?est pour ça qu?elle ne se rappelle pas. Mais il la rassure, il lui dit : on va le trouver, on va l?attraper ensemble. Mais la chasse n?aura pas lieu dehors, elle aura lieu dans cette chambre, et plus précisément dans ta tête, dans ton esprit, parce que lui, il est toujours là dans ton esprit et il ne peut pas s?en échapper.
Vous êtes-vous inspiré de faits réels ? L?inspiration part toujours de faits réels. J?ai des archives énormes de coupures de journaux, accumulées au fil des ans. Là, je pense à un article qui relatait la réapparition d'une jeune fille après plusieurs années. Il y avait quelque chose qui m'intriguait dans l'article mais je ne savais pas quoi. Je l'ai compris des années plus tard. C'est parce que la jeune fille avait conservé une mémoire constante de toutes les années où elle avait été captive. Et n?ayant plus de relations avec sa famille, le monde etc, elle avait développé une relation très particulière avec ses cheveux. caresser ses propres cheveux lui donnait l?illusion que quelqu?un était en train de s?
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