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Al Gore (Préfacier, etc.)Jean-François Gravrand (Traducteur)Baptiste Lanaspeze (Traducteur)
EAN : 9782918490005
288 pages
Éditeur : Wildproject (20/05/2009)
4.31/5   54 notes
Résumé :
Premier ouvrage sur le scandale des pesticides, Printemps silencieux a entraîné l'interdiction du DDT aux États-Unis.

Cette victoire historique d un individu contre les lobbies de l'industrie chimique a déclenché au début des années 1960 la naissance du mouvement écologiste.

Printemps silencieux est aussi l'essai d'une écologue et d'une vulgarisatrice hors pair. En étudiant l'impact des pesticides sur le monde vivant, du sol aux riviè... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
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Trollibi
  12 février 2019
"Les générations à venir nous reprocherons probablement de ne pas nous être souciés davantage du sort futur du monde naturel, duquel dépend toute vie." (p.38)
En lisant l'ouvrage de Rachel Carson, je n'ai pu m'empêcher de penser à cette génération, celle de mes parents, celle de ces hommes politiques, qui se dédouane de l'enjeu climatique que nous vivons aujourd'hui en disant "Mais euh! Faut pas nous faire de reproches, on n'était pas au courant!" Et bien si... ils étaient au courant... depuis près de 60 ans, depuis 1962, depuis cette recherche, si bien documentée et qui fait froid dans le dos...
C'est toute l'histoire de la biodiversité en péril que nous raconte Rachel Carson dans "Printemps silencieux" : eaux polluées qui deviennent meurtrières pour la faune qui s'y développe, disparition d'espèces animales et végétales, conséquence directe de l'empoissonnement aux pesticides mais aussi par destruction de leur habitat naturel ou de leur nourriture. Et que dire des cas de mutations génétiques, de cancers et leucémies, qui augmentent depuis que les pesticides sont utilisés ?
Dans ce texte, très abordable même pour un non-scientifique, Rachel Carson accumule les exemples, les cas, les études, les points de vue et on ne peut rester insensible aux catastrophes écologiques qu'elle étale sous nos yeux. Elle nous rappelle que les insectes, les oiseaux, la flore sont des parties d'un tout, d'un cycle que l'homme et son désir de contrôle de la nature viennent perturber alors que l'homme lui aussi fait partie de ce cycle...
Les solutions biologiques pour lutter contre ce que l'homme juge "indésirable" existent, Rachel Carson en donne de nombreux exemples dans son ouvrage. Nul besoin de produits chimiques : le respect de chaque être vivant, l'observation et la compréhension de la nature offrent tout un tas de possibilités de trouver des solutions autre que la destruction d'une espèce pour le confort d'une autre...
Si "Printemps silencieux" a suscité une réelle prise de conscience dans les années 60, interdisant l'emploi du DDT et provoquant la naissance du mouvement écologiste, où en est-on aujourd'hui ? L'homme continue à utiliser des produits chimiques dangereux, en agriculture intensive, dans les jardins... Les populations d'insectes, d'oiseaux continuent de régresser, les abeilles sont en danger, de nombreuses espèces sont en disparues ou en voie d'extinction...
Incompréhension, tristesse, révolte, colère et dégoût pour la race humaine qui se croit supérieure à la nature sont les sentiments qui m'ont accompagnée tout au long de ma lecture et je me dis une fois encore qu'il y a beaucoup de travail à faire pour que l'homme moderne cesse de se croire le maître d'un monde dont il n'est qu'une infime partie et encore plus de travail pour qu'il comprenne qu'il provoque lui-même à sa propre autodestruction...
"Deux routes s'offrent à nous (...). Celle qui prolonge la voie que nous avons suivie est facile, trompeusement aisée ; c'est une autoroute, où toutes les vitesses sont permises, mais qui mène droit au désastre. L'autre, "le chemin moins battu", nous offre notre dernière, notre unique chance d'atteindre une destination qui garantit la préservation de notre terre." (p.258)
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Christian_Attard
  30 juillet 2018
J'ai lu "Le Printemps silencieux" un an après sa sortie en France en 1968. J'avais un douzaine d'années et cet ouvrage m'a profondément marqué.
J'ai toujours respecté la nature et l'environnement. J'ai planté des centaines d'arbres, arbustes, plantes, évité autant que faire se peut de polluer. Peu après cette lecture, je suis très vite devenu un fervent défenseur de l'écologie. J'étais pour cela moqué par ma prof de Sciences naturelles à qui j'avais osé prétendre que l'écologie serait le problème majeur de notre avenir et que je comprenais pas qu'elle ne sensibilise pas ses classes à ce respect de la nature. Elle me traitait ironiquement "d'écologiste", j'étais le seul à rouler en vélo alors que mes copains et copines avait une mob !
J'avais immédiatement apprécié ce livre et en faisais la promotion dans mon entourage dédaigneux.
Mais je savais déjà qu'il était bien trop tard.
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pbazile
  28 novembre 2010
Un livre référence et qui mérite de l'être. Ecrit en 1962 par une biologiste morte d'un cancer peu après, il a été à l'origine de l'interdiction du DDT aux Etats Unis. On attribue ainsi à R.Carson l'invention de la Deep Ecology.
Son livre est effectivement très profond. On n'a pas écrit grand chose de plus fondamental depuis sur les pesticides (empoisonnement des hommes, disparition de la biodiversité...) . Et c'est d'ailleurs bien triste de savoir que tout était connu à l'époque, et que la situation a empiré, puisque l'agriculture industrielle a aujourd'hui envahi le monde. Néanmoins le mouvement du bio, qu'elle ne cite pas est une contre-réponse, que les politiques osent même parfois commencer à citer.
Espérons que l'agriculture industrielle soit aujourd'hui un géant aux pieds d'argile et que sa chute, du fait des promesses de rendements qu'elle ne tient pas longtemps et la fin du pétrole sur lequel elle est fondée, soit proche.
L'agriculture industrielle n'est pas durable, elle s'effondrera. Mais quand? Et la terre sera t'elle alors encore assez fertile pour nourrir les hommes? Une question qui vaut cher.
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Snail11
  26 avril 2020
Un cri d'alerte poussé il y a pratiquement soixante ans et tellement d'actualité que s'en est effrayant. Une étude et une présentation approfondies et scientifiques des effets des produits chimiques sur l'environnement, la faune, la flore, la santé humaine, leur efficacité dans la lutte contre les « nuisibles » et les méthodes alternatives possibles. Certes les substances chimiques de l'époque ne sont pour la plupart plus utilisées mais quid du glyphosate et autres produits moins médiatisés ? Sous la pression économique, de la course aux rendements, des lobbies, nous continuons à empoisonner la Terre et nous avec. de plus, cette guerre chimique, nous l'avons perdue dès le début car les végétaux et les insectes indésirables s'adaptent et développent des résistances très rapidement, beaucoup plus rapidement que nous...
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SheWolf
  26 décembre 2020
C'est un livre subversif ! Ainsi catalogué à sa sortie et interdit en Chine durant la Révolution culturelle. C'est une enquête digne des meilleurs journalistes d'investigation, alors qu'on reprocha à Rachel Carson de n'être qu'une biologiste marine et de n'avoir pas les qualifications requises en biochimie pour parler des effets des pesticides sur les sols, le vivant et la santé humaine. C'est une critique sociale, qui insère, avec rigueur et sans ostentation, un coin d'acier dans le paradigme du progrès scientifique qui caractérisait la culture américaine de l'après-guerre. Rachel Carson fut taxée d'extrémisme, on affirma, à l'encontre de ses positions, qu'elle souhaitait tout interdire, on ironisa à son sujet disant qu'elle préférait certainement le temps de l'éclairage à la bougie et l'époque moyenâgeuse de la vermine et des maladies ! Rachel Carson menait honnêtement et en pleine conscience, un combat citoyen, demandant simplement de ne pas sous-estimer, de ne pas nier, de ne pas mentir sur les dangers des pesticides. Elle ne demandait pas leur interdiction, mais une utilisation raisonnée en privilégiant, toujours, des solutions alternatives à leur usage.
Son engagement, le dichlorodiphényltrichloroéthane. Issu de recherches militaires, annoncé comme la « bombe anti-insecte » (c'était, en 1945, juste après Hiroshima et Nagasaki), il est plus connu sous l'acronyme « DDT », DDT qui valut un prix Nobel à Paul Herman Müller pour avoir découvert son utilité comme insecticide dans l'agriculture. Dès les premières rumeurs sur les conséquences de son utilisation à grande échelle, Rachel Carson a compilé témoignages et études. Puis elle publia, après avoir fait vérifier par les meilleurs scientifiques dans leur domaine, chaque ligne, chaque argument, chaque conclusion. Elle eut à affronter la dérision et les mots doux des politiques, des industriels, des responsables agricoles, on la taxa de fanatique, de célibataire attirante mais désoeuvrée, de communiste. Elle inventa le terme de biocide et porta à la connaissance du grand public la notion de bioaccumulation au long de la chaîne alimentaire des polluants organiques persistants. La crise environnementale ne fait que croître. Elle était consciente qu'il fallait, déjà, à son époque, faire des choix. Ce livre, dont le titre évoque un printemps que les chants d'oiseaux ne rendraient plus vivant, est un legs que l'on doit transmettre aux générations suivantes. A l'origine de la naissance de la pensée écologique et des mouvements « verts », il conduisit à la création de l'Agence pour la protection de l'environnement. Depuis un prix international porte son nom, mais le DDT, interdit comme pesticide, reste employé pour la lutte contre le paludisme.
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critiques presse (1)
LaPresse   16 octobre 2018
Classique, publié en 1962, dont on dit souvent qu'il a lancé sérieusement le mouvement écologiste en Amérique. Ce livre a carrément changé des choses, puisque son succès a mené à l'interdiction de pesticides comme le DTT.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Citations et extraits (37) Voir plus Ajouter une citation
PascalOlivierPascalOlivier   19 juin 2021
Notre époque est celle de la spécialisation; chacun ne voit que son petit domaine, et ignore ou méprise l'ensemble plus large où cependant il vit.
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Charybde2Charybde2   21 février 2021
La rapidité actuelle des changements, la vitesse à laquelle se créent des situations nouvelles correspondent plus au pas de l’homme, impétueux et irréfléchi, qu’à l’allure pondérée de la nature. La radioactivité ne provient plus simplement des émissions des roches naturelles et des bombardements de la Terre par les rayons cosmiques ou les ultraviolets du soleil, phénomènes antérieurs à la vie elle-même ; désormais, elle résulte aussi des créations artificielles de l’homme, qui joue avec les atomes. Les produits chimiques auxquels la vie doit s’adapter ne sont plus seulement le calcium, la silice, le cuivre, les minéraux arrachés aux roches par les eaux et transportés par les fleuves jusqu’à la mer ; ce sont aussi les produits de synthèse imaginés par l’esprit inventif de l’homme, fabriqués dans ses laboratoires, et sans équivalent naturel.
Pour s’adapter à ces éléments inconnus, la vie aurait besoin de temps à l’échelle de la nature : c’est-à-dire de siècles. Si d’ailleurs, par quelque miracle, cette adaptation devenait possible, elle serait inutile, car un flot continuel de produits chimiques nouveaux sort des laboratoires : près de 500 par an aux États-Unis. Ce chiffre est effrayant, et ses implications difficiles à saisir : 500 nouveaux produits totalement étrangers à l’expérience biologique, auxquels l’homme et l’animal doivent s’adapter tant bien que mal chaque année !
Parmi ces produits, bon nombre sont utilisés par l’homme dans sa guerre contre la nature. Depuis le milieu des années 1940, plus de 200 produits – sans parler de leurs dérivés – ont été créés pour tuer les insectes, les mauvaises herbes, les rongeurs, tout ce que le jargon moderne appelle les « nuisibles ». Ces substances sont vendues sous plusieurs milliers de noms de marque différents.
Sprays, poudres, aérosols sont utilisés presque universellement dans les fermes, les jardins, les forêts, les maisons d’habitation ; ce sont des produits non sélectifs, qui tient aussi bien les « bons » insectes que les « mauvais », qui éteignent le chant des oiseaux, coupent l’élan des poissons dans les rivières, enduisent les feuilles d’une pellicule mortelle, et demeurent à l’affût dans le sol ; tout cela pour détruire une poignée d’herbes folles ou une malheureuse fourmilière.
Est-il réellement possible de tendre pareils barrages de poison sur la terre sans rendre notre planète impropre à toute vie ? Ces produits ne devraient pas être étiquetés « insecticides », mais « biocides ».
Cette démarche de pulvérisation semble nous entraîner dans une spirale sans fin. Depuis que le DDT a été homologué pour l’usage civil, un processus de surenchère s’est mis en place, qui nous a contraints à trouver des substances toujours plus toxiques. Les insectes, en effet, dans une splendide confirmation darwinienne de la « survie du plus adapté » ont évolué vers des super-races immunisées contre l’insecticide utilisé ; il faut donc toujours en trouver un nouveau plus meurtrier – et un autre, plus meurtrier encore. Cette obligation a engendré aussi des contre-attaques lancées par la nature : au lieu de tuer les insectes, les pulvérisations entraînent souvent leur multiplication, pour des raisons que nous expliquerons plus loin. La guerre chimique n’est donc jamais gagnée, et toutes les vies sont exposées à ces violents feux croisés.
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andreepierretteandreepierrette   17 décembre 2013
La raréfaction de la nourriture a durement aussi frappé les hirondelles qui naviguent dans le ciel en y absorbant les insectes de l'air, comme le hareng croise dans les mers en y prenant le plancton de l'eau. Les hirondelles ont été très touchées; tout le monde se plaint de leur petit nombre; nous en avions beaucoup plus il y a quatre ou cinq ans, a écrit un naturaliste du Wisconsin. Le ciel en était plein; à peine, maintenant en voit-on quelques unes... Cela peut provenir des pulvérisations qui ont soit chassé, soit empoisonné les insectes. page 119.
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odin062odin062   18 août 2014
Nous nous trouvons à l'orée d'un monde inquiétant. [...] Dans cet univers, la forêt enchantée des contes de fées laisse place au bois sombre où il suffit de mâcher une feuille, de sucer une goutte de sève pour être foudroyé. C'est un monde où la puce meurt d'avoir mordu le chien, où l'insecte est asphyxié par l’arôme de la plante, où l'abeille rapporte à sa ruche un nectar empoisonné, et fabrique du miel vénéneux.
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Charybde2Charybde2   21 février 2021
Fable pour demain
Il était une fois une petite ville au cœur de l’Amérique où toute vie semblait vivre en harmonie avec ce qui l’entourait. Cette ville était au centre d’un damier de fermes prospères, avec des champs de céréales et des coteaux de vergers où, au printemps, des nuages blancs de fleurs flottaient au-dessus des champs verts. À l’automne, érables, chênes et bouleaux formaient un incendie de couleurs qui brûlait et tremblait sur fond de pins. Les renards glapissaient dans les collines et les cerfs traversaient silencieusement les champs, à demi visibles dans les brumes matinales de novembre.
Le long des routes, les lauriers, les viornes, les aulnes, les hautes fougères et les fleurs sauvages enchantaient l’œil du voyageur presque toute l’année. Même en hiver, les bords des routes étaient beaux ; d’innombrables oiseaux venaient y picorer les baies et les graines que les herbes sèches laissaient pointer au-dessus de la neige. La campagne était d’ailleurs réputée pour l’abondance et la variété de ses oiseaux, et lorsque les flots de migrateurs déferlaient au printemps et à l’automne, les gens accouraient de très loin pour les observer. Des pêcheurs venaient aussi, attirés par les ruisseaux dont l’eau claire et fraîche descendait des collines, cherchant les trous ombreux affectionnés par les truites. Ainsi allaient les choses depuis les jours lointains où les premiers pionniers avaient édifié leurs maisons, creusé leurs puits et construit leurs granges.
Et puis un mal étrange s’insinua dans le pays, et tout commença à changer. Un mauvais sort s’était installé dans la communauté, de mystérieuses maladies décimèrent les basses-cours ; le gros bétail et les moutons dépérirent et moururent. Partout s’étendit l’ombre de la mort. Les fermiers déplorèrent de nombreux malades dans leurs familles. En ville, les médecins étaient de plus en plus déconcertés par de nouvelles sortes de dégénérescences qui apparaissaient chez leurs patients. Il survint plusieurs morts soudaines et inexpliquées, pas seulement chez les adultes, mais aussi chez les enfants, frappés alors qu’ils étaient en train de jouer, et qui mouraient en quelques heures.
Il y avait un étrange silence dans l’air. Les oiseaux par exemple – où étaient-ils passés ? On se le demandait, avec surprise et inquiétude. Ils ne venaient plus picorer dans les cours. Les quelques survivants paraissaient moribonds ; ils tremblaient, sans plus pouvoir voler. Ce fut un printemps sans voix. À l’aube, qui résonnait naguère du chœur des grives, des colombes, des geais, des roitelets et de cent autres chanteurs, plus un son ne se faisait désormais entendre ; le silence régnait sur les champs, les bois et les marais.
Dans les fermes, les poules couvaient, mais les poussins cessaient d’éclore. Les fermiers se plaignirent de ne plus pouvoir élever de porcs : les portées étaient faibles, et les petits mouraient au bout de quelques jours. Les pommiers fleurirent, mais aucune abeille n’y venait butiner, et sans pollinisation, il n’y avait plus de fruits.
Les bords des chemins, naguère si charmants, n’offrirent plus au regard qu’une végétation rousse et flétrie, comme si le feu y était passé. Eux aussi étaient silencieux, désertés de tout être vivant. Même les ruisseaux étaient sans vie, les poissons morts, et les pêcheurs partis.
Dans les gouttières, entre les bardeaux des toits, des paillettes de poudre blanche demeuraient visibles ; quelques semaines plus tôt, c’était tombé comme de la neige sur les toits et les pelouses, sur les champs et les ruisseaux.
Aucune sorcellerie, aucune guerre n’avait étouffé la renaissance de la vie dans ce monde sinistré. Les gens l’avaient fait eux-mêmes.
Cette ville n’existe pas, mais elle aurait facilement un millier d’équivalents aux États-Unis ou n’importe où dans le monde. Je ne connais aucun endroit qui a fait l’expérience de tous les malheurs que je décris. Et pourtant, chacun de ces désastres a réellement eu lieu quelque part, et de nombreuses communautés bien réelles ont déjà souffert d’un certain nombre d’entre eux. Un effroyable spectre s’est insinué parmi nous sans que nous nous en rendions compte, et cette tragédie imaginaire pourrait aisément devenir une réalité brutale que nous connaîtrons tous.
Qu’est-ce qui a déjà réduit au silence les voix du printemps dans d’innombrables villes américaines ? Ce livre essaie de l’expliquer.
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