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ISBN : 2842717732
Éditeur : La Musardine (13/10/2016)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 4 notes)
Résumé :
« Être pédé comme un Grec » : cette insulte populaire témoigne de ce que l'homosexualité des Grecs anciens est désormais proverbiale. Mais que sait-on vraiment de l'amour entre hommes tel que le pratiquaient les Hellènes, deux mille ans avant nous ? À quoi correspond la notion de pédérastie, si chère à Platon et à ses contemporains, et en quoi diffère-t-elle de l'homosexualité telle que nous la concevons aujourd'hui ? Donnant la parole aux sources antiques, textuell... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
belette2911
  03 novembre 2016
Chouette,au prochain repas de famille, j'aurais un autre sujet de conversation croustillant ! Et attention, si je le rendrai croustillant, ce n'est sera pas moins avec des accents d'érudition...
Mais comment est née la pédérastie ? Ou du moins, comment certains hommes ont commencé à pratiquer le frotti-frotta entre eux ? (plus, si affinités).
Voilà un ouvrage très sérieux qui nous raconte la vie des Hellènes et des garçons...
Enfin, d'après l'auteur, les éromènes (ceux qu'on aime) n'étaient pas de trop jeunes garçons, quand aux érastes (ceux qui aiment), ce n'étaient pas non plus des vieux satyres, mais des adultes d'un peu plus de 20 ans.
Bref, la première partie qui m'explique le pourquoi du comment est vachement intéressante, sans être trop technique ou historique : on apprend la place de la femme dans la société grecque de l'époque (cloitrée, chez les familles aisées), l'auteur nous explique que si la pédérastie était normalement pratiquée dans les milieux assez haut de la société, elle était mal vue par le peuple d'en bas.
Le tout étant agrémenté de quelques extraits de céramiques avec des hommes nus.
Non, rien de porno car pour l'époque, la représentation de gros machins était mal vue et s'apparentaient aux satyres.
Franchement, j'ai ouvert grand mes yeux parce que ce n'était pas tout à fait comme je le pensais et on est loin de la débauche de Sodome et Gomorrhe et loin de la pédophilie aussi.
La seconde partie, plus importante 120 pages contre 50), nous raconte, sous forme de petites histoires, l'homosexualité vue avec les dieux de l'Olympe ou avec des personnages ayant véritablement existé, comme Alexandre le Grand.
Ces dernières, je les ai lues comme on lit des histoires quand on est enfant : une tous les soirs.
Si celles avec Zeus, Apollon, Héraclès m'intéressaient un peu moins (on est dans la mythologie !), si celle d'Achille appartient à la littérature, celles d'Alexandre et de Socrate étaient plus dans le réel.
On sent bien (oups) le travail de l'auteur et rien qu'à voir la bibliographie, on comprend qu'il y a du travail sérieux derrière tout ça.
Mon seul bémol sera pour le fait que j'eusse aimé que la première partie soit plus importante que la seconde, j'aurais aimé continuer de dévorer de l'Histoire grecque et en savoir encore plus.
Anybref, voilà un livre que je n'aurais sans doute pas coché dans les nouveautés de la rentrée, et que, sans l'opération de Babelio, jamais je n'aurais lu, ce qui aurait été dommage pour ma culture et pour les futurs repas de famille.
Vivement la fin de l'année que je leur parle de cette époque où les éromènes ne se faisaient pas sodomiser !
Un petit livre très intéressant que je ne regrette pas d'avoir ouvert car dans le mot "culture", il y a aussi le mot "cul"...

Lien : https://thecanniballecteur.w..
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Choupi333
  07 novembre 2016
Je tiens tout d'abord à remercier l'équipe Babelio et les éditions La Musardine pour leur envoi :)
Je tiens ensuite à préciser qu'il faut voir ce livre comme un livre d'Histoire, avec des faits, des explications rationnelles sur une société ancienne que nous connaissons finalement très peu.
J'ai tout simplement adoré la première partie de ce livre. L'auteur nous explique ce qu'est la pédérastie, qu'il ne faut pas confondre cette notion avec la notion d'homosexualité (bien que celles-ci soient étroitement liées).
Pour vous résumer : la pédérastie est la relation entre deux hommes ayant pour but le passage à l'age adulte du plus jeune.
L'éraste est l'homme dominant de la relation (ayant le droit d'exprimer sa passion) alors que l'éromène est le dominé (devant rester impassible).
L'éraste a pour devoir d'instruire l'éromène et d'en faire un bon "citoyen", et en tant que remerciement l'éromène lui permet d'avoir des relation "non biblique" avec lui.
Cette relation était cependant limitée dans le temps et avait des règles strictes à respecter (Autant dire que c'était chaud patate s'ils étaient amoureux !).
L'auteur évoque et cite des philosophes tel qu'Aristote, Platon, Socrate, ce qui nous montre que le livre est très documenté et a été écrit avec beaucoup de sérieux.
Malheureusement, la deuxième partie (la plus longue du livre en fait) ne m'a pas autant "happée".
L'auteur nous donne en exemple certaines relations pédérastiques, notamment entre hommes et dieux. Je pense que certaines parties trainaient un peu en longueur, et que tout aurait pu être simplifié.
Il ne faut pas oublier que nous ne sommes pas des historiens, et que la description d'une généalogie entière peut vite devenir assommante.
J'ai quand même apprécié le chapitre sur Achille et celui sur Alexandre car elles restent beaucoup plus réalistes.
Un avis mitigé pour ce livre donc, mais je ne regrette tout de même pas de l'avoir lu, il a été très instructif :)
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Andarta
  20 février 2017
Avec « petites et grandes histoires homosexuelles de l'Antiquité grecque » en sous-titre, l'auteur nous indique déjà quelles questions seront abordées dans ce petit essai de 127 pages.
De fait, en présentant et en replaçant les valeurs morales de base de l'homosexualité en Grèce antique, il nous permet de saisir un concept mal appréhendé et surtout totalement faussé dans notre vision moderne.
Du coup, les mythes d'Apollon, Hercule, Ganymède et autre Achille prennent un éclairage nouveau à travers le prisme de valeurs extrêmement codifiées et dont la moralité nous semble si étrangère dans notre société à base chrétienne.
Evidemment, il faut garder une ouverture d'esprit certaine mais ce n'est pas comme si le titre avait été trompeur. Outre cette étude éclairante sur une pratique ancienne de l'éraste et l'éromène, avec ses droits et surtout ses devoirs moraux, et d'où viennent certaines de nos expressions ou injures françaises peu glorieuses, c'est aussi tout un pan culturel qui s'ouvre à nous, toute une partie d'une civilisation qui au-delà des anciens textes, des bâtiments et des sculptures, restent somme toute inconnue, difficile à appréhender dans son ensemble par le lecteur moderne, bien souvent englué dans ses propres valeurs et moeurs qui lui servent de mètre-étalon.
Le livre en lui-même a un aspect très sobre, avec quelques illustrations disséminées ici ou là, issues des figures peintes sur les poteries grecques. Aucune vulgarité, ni de voyeurisme ici. Il s'agit avant tout d'une étude et d'une relecture des principaux mythes où l'homosexualité est plus ou moins évidente, étude qui aiderait bon nombre d'esprits fermés à s'ouvrir un peu sur ceux qui sont différents.
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fantasyae
  08 décembre 2016
Je remercie Babelio et les éditions de la Musardine pour cet envoi.
L'auteur disserte sur les origines de la pédérastie dans l'antiquité grecque. Dans un premier temps, l'auteur prend le temps d'expliquer les termes employés. Par exemple, l'éraste est un homme adulte et dans un couple, désigne celui qui aime. L'éromène est encore un adolescent et est celui qui est aimé.
Dans l'antiquité grecque, l'amour homosexuel était réservé à l'élite, c'est-à-dire aux hommes d'une catégorie sociale élevée. L'éraste faisait la cour à son éromène, ils philosophaient sur des sujets divers avant de vraiment passer à l'acte. C'est pour ainsi dire un rite de passage à l'âge adulte. Passé un certain âge, l'éromène devient à son tour éraste et choisit un éromène et ainsi de suite. Il était très mal vue qu'un homme passé la vingtaine reste éromène.
Dans un second temps, l'auteur revient sur les amours homosexuels qui découlent des mythes, comme l'enlèvement de Ganymède par Zeus, les nombreuses aventures d'Apollon ou encore la passion qu'a nourrit Alexandre pour Héphaïstion, entre beaucoup d'autres.
L'auteur s'appuie sur des sources historiques comme des gravures, mais aussi des citations des philosophes. Chaque « histoire » s'appuie sur une bibliographie sûre. Ce livre est une étude tout à fait sérieuse à lire en tant que telle, comme on lirait un livre d'histoire.
Pour ma part, je l'ai trouvé vraiment très intéressant et j'ai vraiment apprécié cette lecture.
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CROCBOOKS
  17 janvier 2017
Après avoir décidé qu'en 2017, je mettrai en avant la littérature M/M j'ai pensé qu'il serait judicieux de définir clairement la pédérastie. Comme l'indique la seconde moitié de son titre, ce court ouvrage parvient à nous expliquer dans quelle(s) mesure(s), la catégorisation de toute pratique homosexuelle est abusive. Page après page, les témoignages issus de certains grands noms de la Grèce Antique éclairent la vocation sociale du choix d'un homme pour un jeune garçon. Je ne souhaite pas rentrer dans les détails afin que les lecteurs puissent les découvrir par eux-même. Plus qu'une pratique sexuelle, il s'agissait de communiquer et d'éduquer les adolescents en vue de leur passage à l'âge adulte.
La plume de monsieur Cartelet est fluide. Elle apporte une touche de modernité au style alambiqué des textes anciens qui, (si on est pas attentif à ce qu'on lit) peut rebuter. Ce voyage dans le temps m'a apporté la satisfaction d'apprendre beaucoup sur l'évolution des mentalités.
Je souhaite à tout le monde de très belles lectures en ce début d'année !
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
AndartaAndarta   20 février 2017
Mais si l’amour entre hommes avait ses avantages au combat, reconnus de tous, la passion qu’il développait chez les amants les plus impétueux était jugée douteuse. D’une manière générale, les Grecs regardaient la passion d’un œil suspect, comme la mère de tous les vices. C’était d’autant plus vrai face à la passion amoureuse (et en particulier homosexuelle), car l’Eros était de l’avis général, le domaine du déraisonnable et des élans incontrôlés. L’amant trop passionnément épris d’un jeune homme risquait de sombrer dans la démesure (l’hubris), péché mortel dont naissaient les violences de toutes sortes – le rapt, le viol, la grossièreté…
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Videos de Nicolas Cartelet (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Nicolas Cartelet
Dernières fleurs avant la fin du monde de Nicolas Cartelet
***
Un futur sans abeilles, étouffé dans la grisaille de gigantesques latifundia. Un futur où l?humanité se meurt, privée de descendance. Albert, journalier agricole, répand le pollen à la main. Manon, sa compagne engagée à l?usine, sombre peu à peu dans la folie. Et dans la morosité du quotidien, une lueur, Apolline sous les cerisiers? les dernières fleurs avant la fin du monde. Après Petit Blanc, conte cruel et onirique, Nicolas Cartelet incarne son héros Albert Villeneuve dans un futur désenchanté, où les hommes luttent contre leur impuissance.
***
Infos techniques : Date de sortie : 23 mai 2018 ISBN papier : 978-2-490239-02-3 ISBN numérique : 978-2-490239-03-0 Prix papier : 18,00? TTC Prix numérique : 5,99? TTC Nombre de pages (papier) : 192 Format : 130x200mm ; Broché, pelliculage mat Couverture : Jean-Emmanuel Aubert Dépôt légal : mai 2018
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