AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
>

Critique de Takalirsa


Takalirsa
  07 septembre 2015
Le premier tiers du roman manque un peu d'action (puisque Gus est limité dans ses déplacements), mais compense en développant davantage la psychologie des deux héros. Je suis toujours aussi fan de la petite Césarine qui, du haut de ses sept ans, fait preuve d'une intelligence et d'une pertinence que bon nombre d'adultes n'ont pas ! Se découvrant une passion pour L'art de la guerre du général chinois Sun Tzu, elle va non seulement mettre les autres "sur le cul" (sic) avec sa maîtrise des arts martiaux, mais aussi faire des découvertes primordiales pour la suite des événements, alors que "tout le monde fait l'erreur de la sous-estimer". Tout simplement époustouflante, Césarine a sans conteste plus de maturité que son grand frère !
Il faut dire que celui-ci est en pleine remise en question. Mais s'il donne l'impression de s'apitoyer sur son sort "comme un gamin", on sent au fond de lui un mélange de rage, de frustration et de culpabilité qui apporte des nuances nouvelles à sa personnalité. Il faudra du temps mais Gus finira par "accepter sa peine" pour aller de l'avant et retrouver son esprit d'initiative.
En attendant, les Autodafeurs prennent de plus en plus d'assurance et de pouvoir et leur projet de destruction massive des livres fait une avancée significative... On en apprend beaucoup plus dans ce deuxième tome sur les détails de leur plan machiavélique, à grand renfort de références à 1984 de George Orwell ou encore Fahrenheit 451 de Ray Bradbury, deux romans d'anticipation incontournables sur des régimes totalitaires pratiquant la propagande pour asseoir leur domination. Car les Autodafeurs, après avoir joué les manipulateurs de l'Histoire, s'apprêtent à détruire les témoignages pouvant les incriminer en usant de technologies de pointe... le terrible Adam Murphy et son projet GoodBooks, tout à fait réaliste, fait froid dans le dos ! On note au passage une opposition entre le monde ultra high tech des Autodafeurs, et celui "unplugged" de la Confrérie, symbolisé par un Gus anti réseaux sociaux : "Je suis plutôt fier de vivre en marge de ce monde de dégénérés", clame-t-il, et bien lui en fait, vu les dérives dont il est témoin...
Dans le dernier tiers l'action redémarre, Gus prend un nouveau départ, lâchant "sa vie trop futile pour avoir encore du sens à ses yeux". L'intrigue se complexifie mais gagne en profondeur, et Murphy est plus enragé que jamais... Suite et fin dans le tome 3 !
Lien : http://www.takalirsa.fr/les-..
Commenter  J’apprécie          50



Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Ont apprécié cette critique (2)voir plus