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ISBN : 2710369761
Éditeur : La Table ronde (25/10/2012)

Note moyenne : 3.98/5 (sur 21 notes)
Résumé :
Pierre Rabhi est né dans l'oasis de Kenadsa, dans le Sud algérien. Au contact des Occidentaux lors de sa venue en France, il constate que la Terre n'est pas perçue comme une source de vie. Installé en Ardèche, il pratique en pionnier l'agroécologie. Il en enseigne les méthodes et les bienfaits dans plusieurs pays d'Europe et d'Afrique. «De ses propres mains, écrit son ami Yehudi Menuhin, Pierre Rabhi a transmis la vie au sable du désert, car la vie est une, et la fé... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (3) Ajouter une critique
petitsoleil
12 mai 2013
Un beau livre d'entretiens, de belles pages, de belles phrases, et partout l'incroyable présence de Pierre Rabhi ...
ce "petit bonhomme", de "52 kilos tout mouillé" (il aime rire de lui-même, prendre la vie avec humour), c'est quand même un grand bonhomme aussi
un visionnaire, qui a fui la ville et un travail d'OS à la fin des années 50 avec sa femme, pour la campagne et une vie plus vraie ... à une époque où les "Trente Glorieuses" battaient leur plein, où la surconsommation était érigée en norme, où la publicité, les supermarchés et le monde "moderne" étaient de plus en plus présents, et pour certains étouffants ...
que retenir de ce livre ? le môme de l'oasis n'a jamais oublié le mystère de l'eau, de la terre, le lent et patient travail des paysans, qu'il faudrait retrouver, car aujourd'hui on l'a presque oublié et beaucoup nié en utilisant toujours plus de produits chimiques, d'outils sophistiqués, de plannings productivistes, de méthodes tordues pour élever des animaux "rentables" et cultiver des champs "productifs" ...
il nous incite à voir partout la beauté de la nature, l'incroyable fertilité de "Notre Mère la Terre", et son rapport à notre planète est plein de tendresse ...
il nous incite tous à retrouver la raison, à trouver ce qui nous est vraiment nécessaire, une sobriété heureuse, pour ne pas gaspiller, ne pas voler les autres, partager les richesses de notre planète
retrouver une certaine humilité, le sens du partage et de la fraternité ...
Pierre Rabhi donne un véritable sens à l'expression "conscience écologique", c'est tout à la fois un poète, un paysan et un humaniste
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philippe91
06 octobre 2014
Un ouvrage qui ne peut laisser personne indifférent.
Rachel et jean pierre CARTIER livrent leurs entretiens, réalisés il y a une dizaine avec Pierre RABHI, Agro écologiste, humaniste et philosophe. Ces entretiens son complétés par ceux d'Anne-Sophie NOVEL réalisés en 2012.
Cet homme, arraché à sa terre natale, a choisi d'échapper au destin d'ouvrier spécialisé qui l'attendait pour un retour aux sources, en Ardèche, sur une terre prétendue hostile, en communions avec la nature et les hommes.
Loin des discours résolument utopistes et politico écologiste, il nous livre, avec beaucoup de philosophie et de poésie, ses réflexions sur notre société en s'appuyant sur son parcours et son engagement entre la France et l'Afrique: agriculture, éducation, société de consommation, économie de marché …
Sans catastrophisme et pessimisme exacerbé, avec la volonté d'éduquer plutôt que de convaincre, il dresse un portrait du cercle vicieux dans lequel les hommes sont engagés, bon gré ou malgré eux, et présente les solutions qu'il a mis en oeuvre, avec son épouse et ses cinq enfants, aux travers de ses choix de vie.
Il nous amène sur le chemin de la compassion et de la contemplation, en repositionnant notre terre nourricière à son statut de sacré.
L'ensemble relève bu bon sens, on ne peut qu'adhérer, car exempt de tout caractère idéologique.
Ne refusons pas le confort et le progrès mais apprenons les vertus de la sobriété, une première étape sera alors franchie !
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lilasviolet
28 mars 2014
Si j'ai choisi de lire cet ouvrage, c'est que j'ai voulu comprendre l'enthousiasme autour de Pierre Rhabi. En effet, ses idées sont intéressantes car il propose un modèle de vie alternatif face à celui dans lequel nous vivons. Certains faits sont un peu dépassés, voir démodés malgré la mise à jour du livre, mais cela ne gêne en aucun cas la compréhension de sa pensée.
Justement dans sa pensée, la nature a une place centrale. J'ai apprécié ce lien qu'il entretient avec la "terre nourricière". Finalement, cet ouvrage amène le lecteur a réfléchir sur ses propres rapports avec la nature. Pierre Rhabi alerte ses interlocuteurs sur l'esprit de compétition qui règne dès l'entrée à l'école. Les enfants sont souvent angoissés car tout au long de leur scolarité, ils sont mis en concurrence. A mon avis, le phénomène s'est fortement amplifié aujourd'hui.
Pierre Rhabi dénonce également le fait que l'Occident ait toujours voulu imposer son modèle dans le monde alors que le contexte environnemental, social, économique et culturel n'est pas le même partout. Les méthodes qui ont fonctionné en Occident ne fonctionneront pas ailleurs pour ces raisons, pour ces différences. Pierre Rabhi est bien placé pour le savoir car il est né dans le Sud Algérien où il a passé les premières années de sa vie, puis il a été "adopté" par un couple français qui l'a emmené en France.
Je trouve que la première partie est à prendre avec un peu de recul car Jean-Pierre et Rachel Cartier analysent les propos de Pierre Rhabi avec beaucoup de subjectivité. C'est au lecteur de se faire sa propre opinion. La deuxième partie est plus neutre car elle a été écrite par Anne-Sophie Novel qui a souhaité "actualiser et prolonger" la précédente édition.

Lien : http://lilasviolet.blogspot...
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Citations & extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
petitsoleilpetitsoleil12 mai 2013
Je suis persuadé qu'avoir la foi, c'est être sensible à la nature, à l'animal, aux arbres, aux plantes. (...) Si nous ne revenons pas au sacré, nous sommes perdus. (...)
La véritable éducation serait celle qui rendrait les jeunes conscients de l'aspect sacré de la nature. Cela devrait être une priorité absolue (...)

J'affirme que les créatures qui nous entourent ont autant de droits que nous. Je ne vois pas pourquoi nous aurions seuls le droit d'exister.
J'invite les êtres humains à cesser d'être des prédateurs et à regarder les bêtes avec gratitude pour tout ce qu'elles nous donnent. Moi, je ne cesse de m'émerveiller. (...)

L'homme n'est pas l'être supérieur qu'il croit être. Il n'est vraiment supérieur que lorsqu'il cultive cette vertu trop rare qu'est la compassion.
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petitsoleilpetitsoleil12 mai 2013
Depuis des siècles et des siècles, au Sahel, les Peuls élèvent des zébus, ces bêtes magnifiques avec leurs bosses. Ces zébus donnent une viande délicieuse parce qu'ils ne mangent que de l'herbe et les Peuls ont depuis longtemps l'habitude d'aller les vendre en Côte d'Ivoire ou au Ghana (...) à 500 kilomètres. (...) Il s'agit de centaines de bêtes et ils n'ont jamais eu de mal à s'en débarrasser. Cela conditionne leur survie car, avec cet argent, ils peuvent acheter tout ce dont ils vont avoir besoin au cours de l'année. Ce système donnait satisfaction à tout le monde, aux acheteurs noirs parce qu'ils étaient certains d'avoir la meilleure viande et aux Peuls parce qu'ils avaient un débouché assuré et les ressources nécessaires.

Un jour pourtant, il y a seulement quelques années (...) ils ont eu l'horrible surprise d'entendre leurs clients habituels leur dire : "Cette année, nous ne prendrons que 5 ou 10% de ce que nous vous prenons d'habitude car nous venons de recevoir des quantités astronomiques de carcasses en provenance d'Argentine".

Pourquoi cela ? (...) à un certain moment il y a eu dans le monde une pénurie de cuir. Surtout à cause de la mode des blousons qui sévissait chez les jeunes de tous les pays occidentaux. Les indicateurs économiques étaient d'accord pour affirmer : "Dans deux ans, la demande en cuir va doubler."
Les Argentins ont de gigantesques pampas et ils ont tout fait pour augmenter leur cheptel. Ils ont prélevé les peaux (...) et ils ont mis le reste dans des containers congelés qu'ils ont expédiés sur les marchés d'Asie et d'Afrique. C'était une viande très bon marché qui a tout de suite trouvé preneur.
Lorsque les malheureux Peuls sont arrivés avec leurs zébus, ils n'ont presque rien vendu.

Rendez-vous compte à quel point cela a été tragique pour eux.
Ils étaient là, avec leurs zébus après cet interminable voyage et personne n'en voulait. Il n'était pas question pour eux de rentrer avec leurs troupeaux. Ils n'auraient pas eu de quoi les nourrir. Ils ont bradé ce qu'ils ont pu et ils ont dû laisser le reste errer dans la savane. Et ils sont rentrés chez eux pour une année de misère.

Nous devons être conscients de ces mécanismes, de la réalité telle qu'elle est aujourd'hui.
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petitsoleilpetitsoleil12 mai 2013
Je ne suis absolument pas contre le progrès technique mais je veux qu'il devienne l'auxiliaire du genre humain, qu'il contribue à améliorer l'existence de l'homme sans en faire son esclave.

Je ne suis pas non plus contre l'argent. Les hommes ont besoin d'échanger et on n'a pas trouvé de meilleur moyen. Je ne diabolise pas l'argent. Il fait circuler la vie. Mais il devient nuisible lorsqu'il sort de son rôle strict d'échange pour prendre une autre nature. En ce moment, il devient de plus en plus inconsistant, de plus en plus virtuel pour employer une expression à la mode. Il est devenu avant tout spéculatif au point de tout dominer et de susciter une démence universelle. Sa nature n'est pas mauvaise mais son usage s'est perverti.
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philippe91philippe9106 octobre 2014
Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! »

Et le colibri lui répondit :« Je le sais, mais je fais ma part. »

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petitsoleilpetitsoleil12 mai 2013
Nous aurions pu, nous aussi, entrer dans le productivisme, avoir cent chèvres ou plus. Alors, c'est certain, Michèle et moi, nous n'aurions pas eu le temps de nous impliquer dans la solidarité avec d'autres peuples.
Voilà pourquoi nous avons placé la limite à une trentaine de chèvres.

La société nous dit qu'avec de l'argent on peut tout résoudre mais ce n'est pas vrai, vous le savez bien. Là aussi, il faut trouver l'équilibre. Je sais que ce n'est pas facile mais cette limite, chacun d'entre nous se doit de la trouver.
C'est un état de conscience.
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Video de Jean-Pierre Cartier (1) Voir plusAjouter une vidéo

Post scriptum : émission du 11 janvier 1971
Edgar MORIN présente son "Journal de Californie" (le Seuil). Jean-Pierre CARTIER présente son livre "L'Univers des hippies" chez Fayard. Jean-François REVEL : "Ni Marx ni Jésus" (Laffont). Jean-Marie DOMENACH participe au débat. François REICHENBACH, Jean-François BIZOT et Clément ROSSET participent au débat de l'émission à propos des Etats-Unis, des hippies...
>Techniques spécifiques, équipement>Culture et récolte>Méthodes de culture : jachère, assolement irrigation (10)
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