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Marcel C. Kahn (Traducteur)
EAN : 9782070324910
340 pages
Gallimard (30/11/-1)
4.02/5   95 notes
Résumé :
" En toi rien n'a vraiment changé. " Ainsi se terminait le précédent livre de Carlos Castaneda, (Les enseignements d'un sorcier yaqui). C'est le même sorcier indien, dont Juan Matus, qui constitue la figure centrale du Voyage à Ixtlan. Deux conceptions du monde s'affrontent ici. Elles ont pour enjeu la conscience de l'auteur qui se voit soumis à un déconditionnement intensif, auquel il se prête avec curiosité, tout en s'efforçant de comprendre ce qui lui arrive. >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Unhomosapiens
  18 juillet 2020
Un ami m'a recommandé ce livre à la suite de ma lecture des « Quatre accords toltèques » de Miguel Ruiz. Me disant que c'était encore plus profond. Effectivement cette initiation ésotérique du narrateur par un chamane amérindien entre Arizona et Mexique avait tout pour me séduire et me parle beaucoup. Depuis très longtemps, je cherche une autre voie, un moyen de sortir de cette vie quotidienne de production/consommation à laquelle nous incite la société. Je suis toujours en quête d'une vie tournée vers la spiritualité, l'ésotérisme, et économiquement tournée vers la décroissance. Car c'est là, à mon humble avis, que se trouve l'avenir de l'humanité et d'une manière plus générale celle du vivant et de la Terre. Finalement la seule chose qui m'importe et de me sentir en adéquation, en harmonie avec le monde qui m'entoure, avec L Univers. En ces temps plus que troublés, dans tous les domaines, dont on ne sait comment on en sortira, tout ce qui peut m'encourager dans cette voie est bon à prendre. C'est donc avec une grande curiosité que j'aborde Castaneda. Mais peut-être un peu tard.
Au début, tout est à peu près clair et l'on comprend très bien les propos de don Juan envers son jeune apprenti. Il s'agit de découvrir l'envers des choses, les esprits, voir ce que la société nous empêche de voir dans notre vie quotidienne. Ce que l'on découvre d'une autre manière dans les philosophies et religions extrêmes orientales. Une sagesse ! L'enseignement de don Juan est très puissant. Comment devenir un « guerrier », un « chasseur » ? Je prends ces termes au sens symbolique. Il s'agît surtout je pense pour Castaneda de devenir un « Homme » digne, capable d'assumer ses choix et d'en affronter ses conséquences. de savoir se maîtriser en toute circonstance. Être en harmonie avec son environnement naturel, accepter le monde des rêves comme tangible, accepter de ne pas tout comprendre du monde de la nature. Sur le fond, c'est parfait. Mais c'est sur la forme que pour moi, ça coince un peu. J'ai vraiment été captivé jusqu'à environ la moitié du livre. Après, j'ai lu souvent en diagonale. Beaucoup de redondances. L'arrivée des amis de don Gennaro, la fête au Mexique, la jeune femme... pour parfaire l'enseignement du narrateur, me semblent inutiles. Et le lecteur ne comprend plus vraiment où don Juan veut en venir. La fin du récit se dilue dans des propos volontairement abscons. Je me suis même demandé si don Juan ne se moque pas de son jeune élève.
C'est pourtant un voyage ésotérique et spirituel que je ne regrette pas. Seulement une légère impression d'inabouti.
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Snarkk
  03 janvier 2015
De tous les livres de Carlos Castaneda - du moins ceux que j'ai lu - "Le voyage à Ixtlan" est à mon avis le plus puissant. Quoique très différent de "L'herbe du diable et la petite fumée", y compris dans la construction du récit, on peut lui attribuer un grand nombre de qualités.

La première, pour moi, est la clarté de la philosophie enseignée par Don Juan. Cela n'en fait pas une pensée au rabais, loin de là. Comme dans toute philosophie élaborée et travaillée, on peut y distinguer plusieurs niveaux de lecture, qui vont bien plus loin qu'une simple contestation de l'ordre matérialiste qui nous entoure et/ou nous détermine en tant qu'individus. L'intérêt de la "représentation des sorciers" est qu'elle s'affranchit de tout dogme, tout en prenant bien soin de ne pas en devenir un par elle-même. L'apprentissage n'est pas didactique ou ludique, mais se fait principalement grâce à la ruse de Don Juan qui, pour amener Carlos à modifier sa manière de voir le monde, travaille principalement à changer le ressenti du corps de ce dernier.

Ce qui ne fonctionne pas, c'est le côté ingénu de Carlos Castaneda, à chacune des leçons dispensées par Don Juan. Cela en devient même irritant, mais est nécessaire à la trame initiatique. Cela contrebalance même l'aspect purement rationnel, opposé à l'enseignement du sorcier, que représente l'auteur de ce récit.

On ne ressort pas transformé de ce livre, à moins de l'avoir lu relativement jeune. Mais il est loin d'être une pure branlette intellectuelle, si vous me passez l'expression. Il y a peu d'ouvrages qui permettent une démarche d'approche simple pour une pensée bien plus complexe. Pas d'élitisme, pas de formules alambiquées, pas de concepts nébuleux. Une pensée puissante dont la réalisation et quasi-inaccessible au commun des mortels ; mais présentée en toute simplicité, en dehors des effets de style propre à l'enseignement de Don Juan. Simple, mais puissant.
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arcade_d
  27 juin 2017
Ma rencontre avec Carlos Castaneda date de 1982 et j'ai lu tout ce qui avait été publié depuis, dans le temps des publications et je n'ai pas lu les trois derniers
L'Herbe du diable et la Petite Fumée 1968 1982
Voir 1971 1982
Le Voyage à Ixtlan 1972 1982
Histoires de pouvoir 1974 1982
Le Second Anneau de pouvoir 1977 1982
Le Don de l'Aigle 1981 1982
Le Feu du dedans 1984 1984
La Force du silence 1987 1987
L'Art de rêver 1993 1993
1982, une période de ma vie trouble, devenu totalement athée, sans beaucoup d'espoir, mon père me disait que Mitterrand était un ancien collaborateur et je ne le croyais pas, j'étais un peu punk dans l'âme, tentant de poursuivre des études en Physique et en Philosophie et je tombe chez un ami de l'époque sur L'Herbe du diable et la Petite Fumée. Il me le prête. Je le lit !
Waouh ça décoiffe !
Je ne sais pas si c'est de l'art (ou du cochon), mais d'un point de vue de la poésie, et même « poésie agissante » c'est du lourd.
Je découvre alors l'existence du chamanisme, de la vision intérieure et d'une forme nouvelle d'expérience spirituelle.
Je crois que je ne me suis jamais posé la question du véridique, j'étais en suspension de crédulité volontaire et me laisser totalement absorbée par ce que je lisais et accepté d'une certaine façon d'en être transformé. L'expérience poétique vécu fut proche des expériences décrite.
Pourquoi « le Voyage à Ixtlan » est celle qui m'a le plus bouleversé, alors que « voir » m'avait angoissé (en pleine étude en physique quantique) ?
Je pense que c'est à ce moment que j'ai compris que je ne vivrais plus dans mon village de naissance et que je retrouverais plus le confort de l'enfance ! Il fut mon rite de passage vers l'adulte en 1982 à 20 ans.
J'ai lu tous les autres comme je lis aussi de grand poète comme Baudelaire ou Basho et il y a ce que je recherche en littérature, un accès aux autres dimensions du cosmos humain, s'approché de l'inconnaissable !
La polémique de savoir si don Juan a finalement existé est secondaire pour lire ces livres. Ce qui importe c'est les questions et les états qu'ils provoquent et que l'on vit avec. Dans ma pratique des arts martiaux (le Kendo pour être précis) je pense qu'une partie de mes progrès son dû au souvenir de ces lectures de 1982 à 1993.
Pourquoi je n'ai pas lu les trois derniers ?
En fait, Je ne sais pas.
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meyeleb
  28 septembre 2011
Récit initiatique d'un déconditionnement à l'égard de tout ce qui constitue le regard matérialiste sur le monde, l'ouvrage de Castaneda invite à concevoir une autre manière d'être au monde, à travers l'enseignement de Don Juan Matus. Un ouvrage de spiritualité qui a bouleversé la vie de certains lecteurs, paraît-il... Grand bien leur fasse! Je retourne à ma secte "poésie"...
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karlitodelacasa
  03 février 2013
Introduction intéressante, mais on ne comprend pas ce que fait Castaneda dans ce récit. Il est tout le temps perdu, et sa manière à tout décrire comme si c'était un roman est très lassant.
Les leçons de don Juan sont très bien, mais trop répétées. Malgré la répétition, Carlos est imperméable à ce pouvoir. On peut dire qu'il a de la patience le don Juan.
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Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
DanieljeanDanieljean   08 décembre 2019
Ici même je vais t'enseigner la première étape du pouvoir, annonça t-il comme s'il me dictait une lettre. Je vais t'enseigner comment élaborer le rêve.
Il me regarda en me demandant si j'avais compris. Ce ne pouvait être le cas. J'arrivais à peine à le suivre. Il expliqua qu'élaborer le rêve signifiait avoir un contrôle précis et pragmatique sur la situation générale d'un rêve, un contrôle exactement semblable à celui que l'on a au moment d'un choix dans le désert, par exemple grimper une colline ou demeurer dans l'ombre d'un canyon.
"II faut commencer par quelque chose de très simple, continua t-il. Cette nuit, dans tes rêves, tu regarderas tes mains."
J'éclatais de rire. Il venait de parler comme s'il s'agissait d'un acte des plus ordinaires.
"Pourquoi ris-tu ?" demanda t-il avec surprise.
- Comment puis-je regarder mes mains dans mes rêves,
- C'est très simple, concentre ton regard sur tes mains, comme ça..."
Il pencha sa tête en avant et fixa ses mains; il avait la bouche grande ouverte. Son expression était tellement comique que je ne pus m'empêcher de rire.
"Sérieusement, comment dois-je faire ?"
- Comme je te l'ai dit, répondit-il. Il est évident que tu peux, si bon te semble, regarder n'importe quoi d'autre, tes orteils, ton nombril, ou ton outil. J'ai mentionné les mains, parce que pour moi c'est la partie du corps la plus facile à voir. Ne crois pas que je plaisante. Rêver est aussi sérieux que voir ou mourir ou n'importe quoi d'autre dans ce monde effrayant et mystérieux.
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Clio1989Clio1989   25 février 2018
Un guerrier est un chasseur. Il calcule tout. Ça, c'est le contrôle. Mais une fois tout calculé, il agit. Ça, c'est l'abandon. Un guerrier n'est pas une feuille à la merci du vent. Personne ne peut le pousser. Personne ne peut rien lui faire accomplir contre lui-même ou contre son jugement réfléchi.
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UnhomosapiensUnhomosapiens   13 juillet 2020
Aujourd'hui nous avons capturé un petit serpent. J'ai dû lui présenter mes excuses pour lui ôter la vie si soudainement et si définitivement. J'ai fait ce que j'ai fait en sachant que ma propre vie sera aussi un jour tranchée, de façon très semblable, soudainement et définitivement. Par conséquent, en tout et pour tout, hommes et serpents sont sur le même plan. Aujourd'hui l'un d'eux nous a nourris.
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DanieljeanDanieljean   25 mars 2016
Le bonheur est d'agir avec la pleine conscience qu'il n'y a plus de temps; donc, les gestes ont un pouvoir particulier. Les gestes ont un pouvoir, particulièrement quand la personne qui fait l'action sait que ses gestes sont sa dernière bataille.
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DanieljeanDanieljean   25 mars 2016
Le monde est un mystère. Ceci, ce que vous regardez présentement, n'est pas tout ce qui est là. Il y a beaucoup plus, dans le monde, tellement plus, en fait, c'est sans fin. Ainsi quand vous essayez de le figurer, tout ce que vous faites vraiment c'est d'essayer de rendre le monde familier. Vous et Moi sommes ici, dans le monde que vous appelez vrai, simplement parce que nous le connaissons tous les deux. Vous ne connaissez pas le monde du pouvoir, donc vous ne pouvez pas vous en faire une image familière.
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