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EAN : 9782075124034
480 pages
Éditeur : Gallimard Jeunesse (16/05/2019)
4.45/5   60 notes
Résumé :
En Gitabrie, l'invention d'un petit oiseau mécanique a attiré les espions de tous les territoires. Chacun est prêt à tuer pour mettre la main sur ce prodige animé par une magie puissante et dangereuse. Et c'est justement là que se dirigent Kelen, Rakis et Furia, les vagabonds les plus recherchés du continent.

Un monde au bord du chaos, des retrouvailles familiales inattendues et des bagarres féroces. Une grande fresque originale, riche et pleine d'hum... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
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Lunartic
  30 juin 2019
Coucou mes petits amis ! Aujourd'hui, je vous retrouve pour la chronique d'un livre que j'ai tout simplement dévoré en un rien de temps, comme ses deux prédécesseurs, tant je n'ai pas vu les pages défiler. de toute façon, avec L'Anti-Magicien, c'est la frénésie de lecture garantie. Vous l'aurez compris, je vais vous parler du tome trois de cette saga enchanteresse qui compte désormais indéniablement parmi mes préférées et qui se nomme à juste titre L'Ensorceleuse. Mais avant cela, je tenais juste à remercier chaleureusement les éditions Gallimard Jeunesse pour cet envoi qui m'a tout bonnement conquise et à souligner qu'une fois n'est pas coutume, les illustrateurs ont été au rendez-vous pour la couverture française. Regardez-moi donc un peu cette beauté ! Et encore, les lumières de l'écran d'ordinateur ne font pas du tout justice à l'éclat éblouissant des couleurs utilisées pour les couvertures de chaque ouvrage de cette série absolument fabuleuse. Si vous aviez l'objet-livre en main, vous pourriez constater de vos propres yeux à quel point ses finitions sont superbes et l'ensemble de l'illustration, représentant une carte de jeu époustouflante (ceux qui ont déjà commencé à se plonger dans la saga comprendront pourquoi), digne d'un travail d'orfèvre. Non, non, ce n'est absolument pas une incitation à l'achat (je suis une bien piètre menteuse) ! Quoiqu'il en soit, je souhaitais juste dire un grand BRAVO à Noémie Chevallier pour l'élaboration de cette splendide nouvelle carte de discordance, largement à la hauteur des deux précédentes, ainsi qu'à Matthieu Roussel pour cet oiseau mécanique plus vrai que nature et tout bonnement épatant. On ne félicite jamais assez les illustrateurs de romans pour la tâche si ardue qu'ils ont de faire prendre vie à tout un univers sous nos yeux ébahis et constellés d'étoiles. D'autant plus que chaque couverture d'un opus de L'Anti-Magicien concentre littéralement tout ce qui fait le livre et on ne le comprend véritablement qu'à la toute fin, qu'une fois que l'on a découvert l'intégralité l'histoire et ses tenants et aboutissants. Je trouve cela tout simplement prodigieux. Une pure idée de génie, en somme. Je vous conseille de vous habituer rapidement à ce florilège d'éloges car ce n'est là que le début !
En effet, la saga de L'Anti-Magicien a ce don de véritablement se bonifier au fil des tomes. Plus on avance, mieux c'est et l'on ne cesse jamais d'être agréablement surpris car l'auteur ne laisse passer aucune faille entre les mailles de sa plume acérée. Cette constance dans l'excellence fait de cette saga littéraire un véritable plaisir à savourer sans modération aucune. Et ce que j'apprécie d'autant plus, c'est le fait que Sébastien de Castell continue de nous faire voyager dans l'univers si vaste et si riche qu'il a su créer grâce à son exceptionnelle imagination qui ne semble pas avoir de fin. Chaque tome se consacre ainsi à la découverte en profondeur d'une à deux contrées de ce monde incroyablement diversifié et haut en couleurs. Cette fois-ci, c'est la Gitabrie qui est à l'honneur et ce ne fut pas pour me déplaire : les Gitabriens sont en effet une communauté qui estime grandement la créativité au service du beau et du bien. Ce sont des esprits extraordinairement agiles pour tout ce qui est de donner naissance aux inventions les plus extravagantes, merveilleuses et ahurissantes, qui marquent la rétine mais aussi le coeur à tout jamais. J'aime cette manière de penser en regardant vers l'avant la tête haute, en ayant une foi inébranlable en l'avenir et le désir ardent de rendre service à son prochain grâce à la fructification et l'amélioration de ses talents. Ne sachant jamais quoi faire de mes dix doigts, je n'ai pu que rester admirative face à l'oeuvre monumentale d'un peuple qui sait non seulement réparer les mécanismes dysfonctionnels, les rouages brisés, mais aussi en faire naître de nouveaux, plus opérationnels et délicats encore. Certes, je me suis beaucoup plus retrouvée dans la philosophie des Sept Sables, région centrale du tome précédent, qui prône la recherche éternelle de la connaissance au service de l'Humanité et de la cohabitation entre tous les hommes, l'éradication de l'ignorance pour un monde en paix et égalitaire, saint de corps et d'esprit, mais c'est bien de la Gitabrie dont je garderai les souvenirs les plus vivaces. A l'heure où j'écris ces mots, mon coeur saigne encore des événements tragiques qui s'y sont déroulés mais passons... Ce que je souhaitais surtout mettre en avant et que j'évoquais en début de paragraphe, c'est le fait indéniable que Sébastien de Castell prend la peine de nous faire explorer chaque petit recoin de son monde en long, en large et en travers, de creuser l'histoire de chaque tome et l'identité, les coutumes et les idéaux de chaque peuple, de donner l'importance qu'elle mérite à cette caractéristique cosmopolite de notre propre Terre qui la rend si belle et si riche, si émouvante et si unique et ça, c'est particulièrement appréciable.
Depuis le premier tome, mais je m'en suis pleinement rendue compte au cours de ma lecture de L'Ensorceleuse, l'auteur nous fait passer un magnifique et percutant message de non-jugement et d'ouverture d'esprit vis-à-vis des personnes et des cultures du monde entier. le parallèle qui peut être dressé entre le monde de Kelen et celui dans lequel, nous lecteurs, vivons est en effet saisissant et nous permet de comprendre, si ce n'était pas déjà le cas, que chaque pays, chaque population, chaque mode de vie et chaque croyance a une beauté et une valeur singulière à ne certainement pas négliger, mais au contraire à embrasser et à célébrer. Pourtant, il semblerait qu'autant dans L'Anti-Magicien qu'au sein de notre monde actuel, nous soyons incapable d'éviter une guerre dès qu'elle se présente à cause de nos différents mais aussi de notre différence. Sébastien de Castell appuie là où ça fait mal et nous pose l'épineuse et douloureuse question du POURQUOI cela. Il nous invite à réfléchir sur notre incapacité flagrante à partager et à se montrer humble, compréhensif et respectueux envers autrui. L'univers qu'il a construit au fil d'heures et d'heures d'encre se posant sur le papier est d'autant plus crédible et réaliste car il est foncièrement complexe et imparfait, à l'image du nôtre dont il tire son inspiration. Cette habilité de la nature humaine d'extraire le meilleur comme le pire de chaque situation et de chaque être n'a jamais cessé de me faire trembler de tous mes membres et ce rappel brutal mais nécessaire de la cruauté de notre monde m'a été autant bénéfique qu'éprouvant. Trouverons-nous un jour un terrain d'entente où tous les êtres humains pourront s'accorder à l'unisson ? Franchement, je l'ignore, mais Sébastien de Castell a su me donner une immense dose de courage supplémentaire pour affronter ce de quoi demain sera fait.
Au niveau de la structure même du récit, je suis de nouveau extrêmement satisfaite car ce dernier a également été découpé en fonction des principes argosi qui sont désormais si chers à mon coeur et cette fois-ci, on prend plus particulièrement conscience de la volonté de fer de ces individus qui se battent pour l'espoir d'un monde meilleur (je pense que Furia est la championne dans cette catégorie) grâce aux explications données au début de chaque partie sur les différentes voies qu'ils choisissent emprunter en fonction de ce que leur dicte leur conscience. Cela apporte une fois de plus un éclairage bienvenu sur les événements du récit et ça nous permet de comprendre beaucoup de choses, notamment au niveau des réactions des divers personnages. Mais ce qui m'a fait spécialement plaisir, c'est de constater que Kelen a enfin commencé à véritablement arpenter le chemin qui est le sien, même si cela a eu également pour conséquence de me briser le coeur (je suis une fille compliquée, que voulez-vous - mais si vous lisez ce livre, vous comprendrez mon actuel état émotionnel instable), et à faire un peu plus confiance à son propre raisonnement, même si la route sera encore longue avant que notre jeune ami qui devient grand s'accepte tel qu'il est. Une chose est sûre, je serai présente jusqu'au bout pour le soutenir dans sa démarche qui est celle de trouver sa véritable identité (est-ce que l'on y parvient vraiment un jour, au fond ?) et pour me retrouver bouche bée face à sa démentielle intelligence qui ne cessera jamais de me prendre de court.
Pour ce qui est des protagonistes, j'avoue que j'avais une petite idée de qui pouvait bien être la fameuse ensorceleuse à laquelle le titre fait référence, ce qui ne m'a pas empêcher in fine de rester coi lors de la révélation de son identité. Il faut dire que les personnages de Sébastien de Castell ont le don de faire des entrées remarquées. Passer par la petite porte, ça, ils ne connaissent pas, et ce pour mon plus grand bonheur car ainsi, ils parviennent toujours à me surprendre. Concernant notre mystérieuse ensorceleuse, j'aimerais, et je vais éviter, de vous dévoiler de qui il s'agit afin que le suspens reste entier pour vous. Tout ce que je peux vous dire, c'est que je suis infiniment reconnaissante à l'auteur d'avoir fait connaître à ce personnage une évolution aussi spectaculaire car ce dernier méritait amplement de s'affranchir de ses chaînes et d'enfin goûter à la liberté dont il rêvait depuis toujours. Honnêtement, je dis merci à Sébastien de Castell pour ce cadeau presque miraculeux qui redonne énormément d'espoir. Au niveau de mon trio adoré, je ne cesserai probablement jamais de répéter à cors et à cris à quel point je les aime d'amour mais je me permets juste de souligner que Kelen et Furia ont franchi un palier déterminant dans leur relation. Cela peut sembler imperceptible à première vue ; néanmoins, l'auteur nous offre à vivre des scènes fugaces mais mémorables et bouleversantes où ces deux-là, le mentor et son teysan (« élève » en argosi), font preuve d'une telle sollicitude et tendresse l'un envers l'autre que j'avais sérieusement envie d'en pleurer d'émotion. A tout du moins, ces merveilleux instants m'ont fait poussé des petits couinements de joie qui auraient certainement inquiété toute personne autour de moi dans ces moments-là. Mais que voulez-vous, j'ai été incapable de réprimer mes sentiments au cours de cette lecture ; que ce soit de l'amour, de la tristesse, de la rage aussi, il fallait que cela sorte. L'Anti-Magicien est une saga qui nous fait vivre intensément les choses. Il est tout bonnement impossible de rester insensible à ce qu'il s'y passe et cela vaut également pour chaque personnage que l'on croise au cours de cette folle aventure. Principaux comme secondaires, voire même tout ce qu'il y a de plus passagers, ils ont tous leur rôle à jouer (comme disait Shakespeare, le monde est un théâtre) et ils sont tous représentatifs des mille et une nuances de notre humanité (voir paragraphe trois de cette chronique), ce qui fait que même les personnages les plus détestables ont une façon d'agir qui nous semble cohérente car on finit par comprendre ce qui les anime, comment ils en sont arrivés là. C'est comme si l'on se regardait dans un miroir et ça en devient purement et simplement troublant. Là réside la magie de la plume de Sébastien de Castell selon moi.
Pour conclure, je pense vous avoir fait comprendre que j'ai été véritablement séduite par ce troisième tome qui est clairement à la hauteur des précédents. Je dirais qu'il s'agit certainement là de l'opus le plus sombre de la saga jusqu'à présent. Certes, l'humour mordant si caractéristique de la redoutable plume de Sébastien de Castell est toujours omniprésent, et c'est encore une fois un pur régal, mais j'ai eu la sensation que l'auteur avait gagné en maturité avec ce récit-là et que cela se reflétait dans chacun de ses aspects. Nous en sommes désormais à la moitié de la saga (disgrâce infâme, pourquoi cela passe-t-il donc si vite ?) et l'auteur est en train d'aborder un tournant décisif de son histoire, c'est aussi clair que de l'eau de roche. Va-t-on en ressortir indemnes ? Une chose est sûre, j'ai vécu L'ensorceleuse comme un véritable déchirement et le fait de devoir attendre jusque septembre pour avoir le quatrième tome entre mes mains prolonge d'autant plus la souffrance qui m'a été infligée avec cette lecture-ci... COUP DE FOUDRE ϟ
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culturevsnews
  03 juin 2019
Une fois de plus, nous rejoignons nos protagonistes, le mage en exil Kellen, son mentor Argosi Ferius et le chat écureuil Reichis en voyage vers leur prochaine destination dans ce troisième volet de la série Spellslinger. S'appuyant sur les événements des deux premiers livres, Charmcaster nous emmène hors du désert et dans le pays de Gitabria, où nos personnages espèrent retrouver et aider les premières des nombreuses victimes ciblées par une conspiration Jan'Tep. Cependant, étant lui-même un homme recherché, Kellen trouve tous ses pas poursuivis par des mercenaires. Mais alors, par un coup du sort, sa dernière confrontation avec un groupe de chasseurs de primes l'amène à sauver un autre mage en fuite, qui s'avère être Nephenia, une vieille amie (et amoureuse secrète) de sa vie avant son exil.
Après une brève récupération, nos personnages continuent leur chemin vers la capitale, où ils ont la chance d'assister au dévoilement d'une nouvelle invention miraculeuse. Alors que la plupart des gens sont éblouis par le spectacle, seuls quelques uns, dont Ferius, sont conscients de la menace que cela pourrait représenter pour le monde entier si cette technologie tombait entre de mauvaises mains. Malheureusement, il semble que des factions dangereuses aient déjà eu vent des innovations révolutionnaires en Gitabre, car la fille de l'inventeur s'avère être une de leurs cibles. Après avoir fait l'expérience directe des résultats dévastateurs des méthodes de ses ennemis dans le dernier livre, Kellen est déterminé à faire tout ce qu'il faut pour libérer la fille de leur mauvaise influence.
Suivant la tendance établie nous sommes introduits à un nouveau décor, à de nouvelles cultures et à de nouveaux personnages secondaires dans ce prochain chapitre du voyage de Kellen. Cela dit, le format semble très épisodique en ce sens que chaque volume comporte une aventure autonome, mais qu'ensemble, ils forment une intrigue de série globale. En tant que tel, il est toujours impératif de commencer par le début et de lire les livres dans l'ordre.
Cela dit, je commence à remarquer quelques schémas répétitifs dans la narration. L'introduction a été faite en parallèle avec les premiers chapitres du livre précédent, qui commence par une attaque que nos héros parviennent à peine à déjouer et se termine par l'ajout d'un nouveau membre à leur groupe, mais pour une raison ou une autre, j'ai senti qu'il a fallu beaucoup plus de temps à CL'Ensorceleuse pour décoller. Par contre, j'ai eu le plaisir de revoir Nephenia, bien que son caractère ait beaucoup changé par rapport à celui de la fille que Kellen connaissait auparavant. Une partie importante de ce livre traite des retombées de ce qui s'est passé chez nous pendant que notre protagoniste était en fuite, et une partie de ce qui explique pourquoi Nephenia est devenue si différente. En fait, je dirais que la force de ce roman réside dans le caractère et l'établissement de relations, parce que même si nous voyons l'intrigue globale aller de l'avant, il est vrai que ce n'est pas de beaucoup.
Pourtant, je m'amuse bien. Comme ses deux prédécesseurs, L'Ensorceleuse est amusant, vivant, et...enfin, charmant. Sébastien de Castell continue d'agrandir son univers en ajoutant encore plus de détails et d'intrigues à ce décor déjà riche. En Gitabrie, nos personnages rencontrent une nouvelle terre avec une culture, une politique et des traditions différentes. Ils rencontrent de nouvelles personnes qui leur enseignent - et nous enseignent - de nouvelles choses. Par exemple, l'une de mes rencontres préférées dans ce livre a permis à Kellen et au lecteur d'avoir un aperçu du passé mystérieux de Ferius, révélant qu'elle aussi était une personne très différente dans sa jeunesse. Et bien sûr, Reichis était son moi grossier habituel, livrant la plus grande partie du soulagement comique. de plus, Kellen est forcé d'affronter la dure vérité au sujet de sa famille et d'accepter le fait qu'ils ne sont plus les gens qu'il pensait qu'ils étaient autrefois. Inutile de dire que ce livre voit notre protagoniste grandir rapidement, qu'il le veuille ou non.
Mais c'est là que réside la beauté de cette série. Kellen a commencé tout cela comme un garçon naïf et abrité de quinze ans, mais petit à petit, il devient un homme. Chaque aventure est une expérience d'apprentissage pour lui, et avec chaque livre, les leçons sont de plus en plus difficiles. Comparé aux deux premiers livres, j'ai trouvé que L'Ensorceleuse était un peu plus sombre dans son ton, présentant à Kellen des problèmes plus compliqués et dérangeants. Pourtant, notre protagoniste a conservé l'essence de qui il est, la bonté qui lui permet de prendre les bonnes décisions, et j'en suis reconnaissant à l'auteur.
Note : 9/10
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oursinculte
  15 juin 2019
Voilà bien longtemps que j'avais laissé Kelen et ses compagnons. Après deux premiers tomes lus en VO (Spellslinger et Shadowblack), Gallimard a décidé de publier la série Spellslinger chez nous et a tenu un bon rythme donc j'ai attendu la VF pour reprendre la saga (et racheter les deux premiers), titrée L'anti-magicien chez nous. On replonge donc.
Kelen, Furia et Rakis (Kellen, Ferius et Reichis en VO) poursuivent leur quête pour débarrasser les différents royaumes de l'influence d'une conspiration Jan'tep, et ils débarquent cette fois-ci en Gitabrie, pays pacifique dont la culture tourne entièrement autour de la science et des inventions. Notre trio va évidemment se faire attaquer dès le début du roman parce que la tête de Kelen est toujours mise à prix par ses compatriotes. En arrivant à destination, ils vont tomber sur une exposition où le clou du spectacle est une invention révolutionnaire de la plus grande ingénieure du pays, invention inoffensive au premier abord mais qui va déchainer toute une cascade d'emmerdes et de complots pour tout le monde. Et c'est reparti pour un tour de piste avec ces protagonistes toujours aussi classes et marrants, et quelques guest-stars qui reviennent.
Sebastien de Castell opte pour une série où chaque tome représente une aventure complète, mais avec un fil rouge qui s'étoffe au fur et à mesure. Ici, l'histoire des inventeurs de Gitabrie est en soi très bien menée et équilibrée, même si on note quelques schémas récurrents avec le second tome. Pourtant, c'est tellement amusant qu'on plonge dedans sans se faire prier. Ce pays d'inventeurs permet évidemment d'aborder le fameux thème de la « science sans conscience » en plaçant les personnages au coeur d'une tempête de caca scientifique où tout le monde veut s'approprier une invention pour exploiter son potentiel de maléfiquitude presque insoupçonné. Les nouveaux personnages qui portent cette problématique, Janucha et sa famille, permettent d'explorer la thématique avec nuance et de manière touchante, mettant pas mal d'éléments humains et de drames dans la balance.
Mais le fun est toujours là, évidemment à travers les dialogues croustillants entre Rakis et Kelen qui s'amusent à prendre le lecteur à contre-pied avec humour, légèreté et une petite dose de folie meurtrière dans le cas du chacureuil psychopathe. L'auteur déroule son histoire à un rythme implacable, un « tourne-page » sans temps mort avec son dosage précis d'action, de tension, d'humour et de retournements de situation improbables mais rigolos. On explore aussi avec grand plaisir un peu du passé de Furia grâce à l'arrivée de deux mystérieux personnages qui semblent bien la connaitre, et vont poser un dilemme à Kelen face à son mentor. La mythologie des Argosi est toujours fascinante. de Castell n'en finit plus d'étoffer son univers avec un sens du dosage et de la révélation assez chirurgical, on en apprend assez pour être satisfait mais on laisse un soupçon de mystère pour donner au lecteur toujours envie d'en avoir plus.
Que vous soyez ado ou pas, ne vous privez pas de cette série solide et drôle dont le ton léger rappellera un certain Gabriel Katz aux lecteurs français de fantasy. le sixième et dernier tome sort cette année en VO et Gallimard tient un bon tempo puisque le quatrième roman devrait arriver pour la fin de l'été.
Lien : http://ours-inculte.fr/lanti..
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AlouquaLecture
  11 janvier 2020
Décidémment, ce troisième opus continue de me confirmer que j'aime énormément cette saga ! Ce serait plutôt l'inverse qui serait des plus étonnants, je trouve que tout est présent ici pour passer un excellent moment, pour se sentir totalement enfermé dans une bulle lorsque nous parcourons les pages. Et le super bonus, c'est quand même que les couvertures sont superbes, je suis totalement fan, cela ne se voit pas avec la couverture numérique, mais chacune des couvertures est brillante et en léger relief sur certains éléments, bref, elles sont superbes !
J'ai trouvé ce troisième tome un peu plus sombre que les précédents, mais peut-être est-ce juste une impression de ma part. Néanmoins, tout ce que j'avais aimé précédemment, est toujours bien présent ici, que ce soit le suspens, l'action, l'humour, les rebondissements,… Je confirme également que je ne serais pas surprise de finir par avoir un gros coup de coeur pour au moins un tome de cette saga qui se dit être une saga jeunesse, mais dans laquelle j'adore me plonger magré que je ne fais plus partie de cette catégorie de lecteurs depuis … bien longtemps…
Cette fois encore, j'ai adoré explorer le monde selon Sébastien de Castell, un monde varié et finalement proche du nôtre de par sa diversité. Je ne peux m'empêcher de faire un parallèle entre cette saga et ce qu'elle nous apporte, et notre réalité. Tout comme dans cette saga, notre monde est peuplé de différences, de peuples qui ont tous quelque chose à apporter.
L'auteur ne laisse absolument rien au hasard, chaque chose est expliquée en temps et en heure. Chaque comportement n'est pas présent pour rien ou pour faire joli, non, cela aussi nous est expliqué le moment venu. Si à un moment nous ne comprenons pas réellement, eh bien il suffit de faire preuve de patience car l'explication viendra un peu plus tard. Je suis d'accord que sur le moment, c'est assez frustrant de ne pas connaître la raison, mais lorsque celle-ci nous est révélée, c'est là que l'on se dit que finalement tout est logique. Il suffit de savoir ronger son frein et de patienter un peu, tout vient à point à qui sait attendre. Mais c'est cela aussi qui rend chaque découverte totalement addictive, on veut absolument continuer de tourner les pages pour avoir cette explication que nous attendons. Mais lorsque celle-ci arrive, il y a autre chose qui nous turlupine, du coup impossible de lâcher notre livre.
Cette saga, je ne la recommande pas que pour les jeunes, mais aux adultes également, car sous ses airs de saga jeunesse, croyez-moi que celle-ci renferme énormément de choses.
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LysandreAsaelo
  09 mai 2021
Eeet c'est encore un gros oui pour cette saga !!
Les tomes 1 et 2 avait été des grosses réussites pour moi, et avec ce tome 3, cette saga s'avance avec assurance sur la voie du gros coup de coeur !
Déjà, j'ai ÉNORMÉMENT AIMÉ le pays dans lequel se passait ce tome, la Gitabrie. C'est une nation d'inventeur, de progrès, de recherche. J'aime beaucoup ce genre d'ambiance qui d'ailleurs, me rappelle un peu Babel dans La passe miroir ! du coup, j'ai adoré découvrir les décors, les lieux de cette intrigue. Et depuis le début de la saga, l'auteur n'est pas avare en détail sur son univers ! On en apprend d'ailleurs plus sur la situation géopolitique de tout cet univers.
L'intrigue de ce tome est, je pense, ma préférée de la saga pour l'instant. J'ai vraiment été transportée, chaque révélation m'a fait me poser plein de questions et les retournements de situation étaient imprévisibles. L'intrigue s'approfondit en termes d'enjeux aussi, les menaces sont encore plus réelles et directes, et plus seulement envers les personnages principaux.
On rencontre de nouveaux personnages propres à l'intrigue, que j'ai beaucoup aimé aussi. Encore une fois, c'est surtout notre trio (rejoins par d'autres personnages en fonction des tomes) qui est une mine de dialogues incongrus et hilarants, avec une vraie complicité et des situations vraiment géniales.
Je trouve que Kelen évolue pas mal, j'ai beaucoup aimé ce tome pour ça. Il fait parfois des trucs super bête, mais bon, c'est un peu sa nature 😂
Et puis la fiiin ouah ! J'ai tellement eu peur pour les personnages, la tension était à son comble c'était vraiment incroyable ! Les dernières pages m'ont un peu fait rager, mais encore une fois, j'ai qu'une hâte : lire le tome 4 !
D'ailleurs j'aime toujours autant la couverture, et surtout, les illustrations à l'intérieur du livre qui sont vraiment magnifiques.
Bref bref bref, j'espère vous avoir donné envie de découvrir cette saga, et si c'est déjà le cas, j'espère que ce tome 3 vous plaira !
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
AlouquaLectureAlouquaLecture   11 janvier 2020
Son expression se fit sinistre comme son regard cherchait le mien.

– A l’instant où ma fille mourra, la Gitabrie entrera en guerre.
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Video de Sebastien de Castell (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Sebastien de Castell
Sébastien de Castell nous accueille chez lui, à Vancouver, et nous parle de ses inspirations et de sa méthode de travail pour créer sa série en 6 tomes, "L'Anti-Magicien".
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