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ISBN : 2352948541
Éditeur : Bragelonne (17/06/2015)

Note moyenne : 3.78/5 (sur 78 notes)
Résumé :
Le roi est mort.
Désormais considérés comme des traîtres, les Manteaux de gloire, son fidèle ordre, ont été séparés.
Falcio Val Mond et ses amis Kest et Brasti en sont réduits à travailler comme gardes du corps pour un noble qui refuse de les payer.
Cependant la situation pourrait être pire : leur employeur pourrait être étendu au sol, baignant dans son sang, au cœur d'une mise en scène faisant du trio le coupable idéal.

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Critiques, Analyses et Avis (42) Voir plus Ajouter une critique
fnitter
  25 juin 2015
Premier roman de l'auteur et très certainement premier tome d'une série à venir.
Cache-misère, Trattari, voilà ce que sont devenus les manteaux de gloire après leur échec à protéger leur roi, assassiné par les Ducs il y a maintenant 5 ans. Mais il leur reste une ultime mission : Trouver les Charoïtes du roi. Falcio, Kest et Brasti s'y emploient, mais ils ne savent même pas ce que sont ces Charoïtes. Bretteurs émérites, gardes du corps, anciens flics juges et bourreaux tout en un, baladés d'aventures en combats d'honneur et défense de la veuve et de l'orphelin. Nos amis auront déjà fort à faire pour ne serait-ce que rester en vie.
Nous naviguons dans un univers fin moyen-âge début renaissance avec un poil de magie.
Pour l'ambiance, je suis également obligé d'y aller de ma référence aux trois mousquetaires et jusqu'au trois quart du livre j'aurais comparé l'atmosphère à celle de la nouvelle série The musketteers un peu boueuse, un peu kitch, gentillette quoi. Et puis une belle scène de torture est venue muscler tout ça, mettre un peu de noirceur, de densité de puissance à l'ouvrage, y mettre du GoT en un acronyme, et lui a fait gagner des points.
Le ton est assez léger, même si ça zigouille à tout va. L'action est omniprésente et les combats à la rapière sont très bien orchestrés.
Les nombreux background nous permettent de mieux comprendre cet ancien corps d'élite que sont les manteaux de gloire, sorte de Judge Dred à l'ancienne, leurs motivations et les raisons de leur déchéance. L'auteur distille savamment quelques énigmes pour nous persuader qu'il y a plus qu'une simple aventure de cape (euh de manteau) et d'épée derrière tout ça.
L'histoire est centrée sur Falcio, un peu trop « honnête » et trop prompt à vouloir mourir pour la bonne cause, les personnages secondaires sont un peu oubliés et un peu caricaturaux mais ce n'est absolument pas rédhibitoire
Une aventure menée tambour battant, facile à lire et très divertissante.
Lu et critiquée dans le cadre d'une opération masse critique. Merci à Babelio et aux éditions Bragelonne.
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Commenter  J’apprécie          832
Alfaric
  02 juillet 2015
Merci Babelio, merci Masse Critique, merci Bragelonne !
J’ai passé un bon moment avec "Les Manteaux de gloire", premier roman du canadien Sebastien de Castell. Son idée de départ est géniale : marier les codes du cape et d’épée occidental au cape et d’épée oriental ! Quel kif !!!
Les manteaux de gloire du roi ont une bonne tête de mousquetaires du roi, et Falcio, Kest et Brasti ont de bons airs d’Athos, Porthos et Aramis, donc difficile de ne pas avoir en tête des images de la dernière adaptation en tête du chef-d’œuvre d’Alexandre Dumas (la série "The Musketeers" réalisée par le BBC). Alors si on rajoute une émule de Milady de Winter et quelques figures appartenant désormais aux archétypes du genre, la fête est complète !
Mais les potentats locaux corrompus jusqu’à la moelle, les caravanes marchandes solidement armées, les nombreux combats chorégraphiés, les maîtres assassins / empoisonneurs / tortionnaires… sont des archétypes du wuxia hongkongais ! On va même jusqu’à reprendre quelques réplique culte genre « la meilleure épée ne rien contre la balle d’un pistolet »… Et puis ce concept des magistrats itinérant œuvrant pour le bien et la justice, c’est un classique au en Chine, en Corée, au Japon… D’ailleurs je suis en train de lire un série manga qui reprendre le pitch de ce roman avec un magistrat itinérant qui seul et contre tous, œuvre à la survie du rêve de justicier de son roi et ami, assassiné par l’aristocratie… (Il s’agit du "Nouvel Angyo Onshi" de de Youn In-wan et Yang Kyung-il).

La 1ère partie respire donc le cape et d’épée, nous entraînant directement dans l’assassinat de l’employeur des manteaux de gloire déchus Falcio, Fest et Brasti par une Milady de Winter fantasy. Pour se refaire, ils doivent servir d’escorte à une un seigneur caravanier qui s’avère appartenir au camp de leurs pires ennemis. L’auteur nous balance dans son univers, et c’est petit à petit qu’on s’y retrouve avec une double narration à rebours :
- Falcio nous raconte comment les manteaux de gloire ont été dissous, le roi Paelis ayant demandé que ses porteurs de justice lui survivent plutôt qu’ils ne périssent avec lui dans un baroud d’honneur contre la révolte généralisée des nobles
- Falcio nous raconte comment les manteaux de gloire ont été créés, lorsqu’un jeune paysan ivre de vengeance fit la rencontre d’un prince qui détestait encore plus que lui l’injustice, la monarchie et l’aristocratie, avant qu’ils ne mettent en commun leur détermination au service de leur rêve idéaliste : justice for all, justice for ever !
Oui, à l’image du "Baiser du rasoir" de Daniel Polansky, ce livre est un pamphlet contre les homines crevarices, les méchants du roman étant inspirés de crevard über rich IRL. (D’ailleurs le grimm & gritty de ce roman est bien géré : les méchants sont tellement méchants qu’ils en deviennent too much et donc peu réalistes, ce qui désamorce la noirceur de certaines scènes qui sans cela auraient été insoutenables)
La 2e partie est excellente. Par un caprice du destin, la seule survivante de famille Tiarren portant le même prénom que sa défunte femme, Falcio se met Martel en tête de sauver la jeune Aline. L’auteur nous offre un survival qui tient carrément du page-turner, enchaînant les chouettes péripéties et en prenant un malin plaisir à faire miroitier l’espoir à son héros (et donc aux lecteurs/lectrices) avant de lui replonger systématiquement la tête sous l’eau…
La 3e partie renoue est un peu confuse. On enchaîne révélations et deus ex machina de manière d’autant plus précipitée qu’on met en avant des éléments pas spécialement développés auparavant :

Mais ce n’est pas bien grave car toute cela n’est que question de dosage et ce ciselage de la mise en scène alors qu’on est dans un premier roman : tout cela est amené à s’améliorer dans les prochaines ouvrages de l’auteur.

La narration à la première personne alterne bons dialogues, scènes d’introspection, souvent concentrés dans les chapitres flashbacks, et scènes d’action bien ficelées où l’auteur nous fait partager son gros kif pour l’escrime. C’est un style très plaisant une fois qu’on s’y est fait (gageons que le travail de traductrice Mathilde Roger, dont je pense le pus grand bien, ne doit pas y être étranger), mais le bât blesse au niveau des descriptions qui sont ici très limitées alors qu’elle aurait facilement pu apporter une grosse plus-value. Le worldbuilding fin Moyen-Âge / début Renaissance se milite à quelques évocations, et le décor de la ville mafieuse de Rijou n’est absolument pas exploité. Quant au concept des Saints, il fait carrément deus ex machina, et par deux fois !
Mais mine de rien, l’auteur développe pas mal de points intéressants :

Bref, un premier roman plein de panache pour un auteur plein de bonne humeur et de bonne volonté qui ne peut que gagner en vista dans ses prochains ouvrages que je me ferai un joie de lire ! (et puis enfin un auteur fantasy qui fait boire des infusions au miel à ses personnages et pas du thé, du café ou du chocolat avec du sucre… ^^)
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Commenter  J’apprécie          6012
Mariloup
  22 juin 2015
Je remercie Babelio et les éditions Bragelonne pour cette lecture en avant-première. Cela faisait longtemps que je n'avais pas lu un bon livre de fantasy, "Les Manteaux de Gloire" est un très bon roman d'aventure, avec une pointe de fantastique, de l'action et de l'humour.
#Spoilers#
Les Manteaux de Gloire sont des soldats faisant partis d'une sorte de caste de "chevaliers" (sans l'être pour autant, c'est un peu plus subtil, ça n'a même quasiment rien à voir) doués en beaucoup de domaines (combats, politique, philosophie, chimie...), ils rendaient la justice du roi dans le royaume, défendaient les opprimés... à l'époque, ils étaient considérés comme de vrais héros par la populace. Aujourd'hui, la caste a été dissoute avec la mort du roi Paelis. Les ducs avaient trahis leur roi et s'étaient emparés du pouvoir, du royaume, les Manteaux de Gloire n'avaient rien fais pour aider leur roi d'où leur mauvaise réputation mais bien sûr, il y a une explication à cela; leur roi, avant de périr, leur avait confié des missions à chacun, le trio principal devant retrouver des pierres précieuses assez spéciales.
Falcio, Brasti et Kest étaient trois Manteaux de Gloire au service du roi. Aujourd'hui, ils sont mal vus, ils n'ont pas une vie facile, on les traite de lâche, de cache-misère, de Trattari, ils ne sont jamais accueillis à bras ouvert. Leurs manteaux ne sont plus aussi pimpants qu'avant, même s'ils gardent leur importance. le trio ne vit plus que de petites missions pour des nobles, et en particulier pour un certain Tremondi, un noble important qui va être assassiné. Les trois hommes vont être accusés à tort. Cette accusation rend les choses encore plus durs pour les anciens soldats. Ils devront montrer continuellement ce qu'ils valent au combat. Leur nouvel employeur se révèle être une femme, antipathique à cause de ses parents qui ont un lien avec la disparition du roi. Les ducs/duchesses veulent faire d'elle la nouvelle reine du royaume, la parfaite marionnette. Au détour de leur cheminement, Falcio va prendre sous son aile une fille de 12 ans dernière survivante d'une famille de nobles fidèle au roi, Aline (qui a le même prénom que sa femme), fillette qui a une plus grande importance que prévu; Falcio va rencontrer de faux Manteaux de Gloire qui n'ont pas la même définition de ce que signifie être un "Manteau de Gloire"; Falcio va devoir affronter toute une ribambelle d'ennemis tous plus dangereux les uns que les autres. Tout au long du roman, ce sera révélation sur révélation, chaque personnage ayant un rôle à jouer que ce soit amis ou ennemis.
La base de l'histoire n'est pas exceptionnelle, c'est du déjà vu: des soldats qui veulent laver leur honneur, fidèle à leur défunt seigneur, des intrigues à gogo, des combats... mais ça marche, ça m'a plu parce que l'histoire est tellement dense, bien complexe, l'univers étant riche.
Pour moi, ce roman est un roman de cape et d'épée, le trio m'a rappelé indubitablement les Trois Mousquetaires, créés par Alexandre Dumas, avec leur code d'honneur, leur loyauté envers leur roi...
L'histoire est écrite du point de Falcio Val'Mond, Premier Cantor des Manteaux de Gloire, qui va nous conter l'histoire des Manteaux de Gloire de leur Âge d'Or jusqu'à leur déchéance, en passant par sa propre histoire avec une alternance entre les chapitres se déroulant dans le passé et dans le présent. Falcio nous raconte son enfance; sa rencontre avec ses deux meilleurs amis; ce qui est arrivé à sa femme Aline; sa rencontre avec le roi Paelis qui changera sa vie à jamais; les points communs entre lui, ancien paysan et un jeune prince qui monte sur le trône; la résurrection de la caste des Manteaux de Gloire; la trahison des ducs envers leur suzerain, réduisant à la caste à "néant".
En nous racontant l'histoire, Falcio nous conseille un peu comme un professeur comme s'il voulait qu'on devienne nous-même des Manteaux de Gloire, l'auteur fait donc intervenir le lecteur en un sens et j'ai trouvé l'idée sympa.
L'écriture est très adulte, précise, la compréhension était parfois difficile. Les dialogues sont dynamiques, le trio est très intéressant, les trois hommes étant tous différents; de plus, j'ai vraiment ressenti l'alchimie qu'il y avait entre eux, je les ai senti très proches, très loyaux les uns envers les autres et j'ai beaucoup aimé lorsqu'ils se lançaient des piques. La pointe d'humour dans le texte est bien présente et allège donc beaucoup l'histoire.
Falcio est le chef du trio, de tous les Manteaux de Gloire, le Premier Cantor, le plus fidèle envers son défunt roi. Il est fort sage et essaie toujours de parlementer avant d'en venir à l'épée. Il force le respect de par sa force de caractère, son idéalisme et son aisance à l'épée malgré son âge.
Kest est le plus calme des trois, il est plus posé et garde son sang-froid en tout temps, il est incroyablement redoutable à l'épée, rapide, le meilleur dans ce domaine et il n'hésite jamais à dire ce qu'il pense, à dire une vérité qui peut blesser.
Brasti est le plus jeune des trois, c'est une vraie pipelette, le rigolo de service, un bourreau des coeurs, vantard et le meilleur archer du royaume, il ne rate jamais sa cible.
Pour parler des combats, ils sont très réalistes, décrits au détail près. Je pense que le fait que l'auteur soit un chorégraphe de combats y soit pour quelque chose.
Par contre, j'ai un tout petit regret, c'est de ne pas avoir eue de carte (peut-être était-ce dû à mon épreuve non-corrigée, je ne sais pas...) pour m'aider à situer l'histoire vu qu'il y a quand même beaucoup de noms de villes etc..., pour suivre les pérégrinations du trio, ce qui aurait été un plus. Autre petit reproche que je pourrais faire, c'est que, comme l'histoire est racontée du point de vue de Falcio (à la première personne du singulier en plus), ses deux acolytes sont mis un peu en retrait et je ne sais donc pas tout sur eux, je n'aurais pas appris énormément sur eux, sans compter que pendant une grosse partie du roman, Falcio est séparé des deux autres donc l'histoire se concentre sur lui vu qu'il est le narrateur et c'est dommage.
Franchement, ce fut une bonne découverte, une bonne lecture, ce roman m'a permis de me remettre à la fantasy et ça fait du bien.
Vu comment le roman se termine, je sens bien une suite à venir donc je la lirais avec grand plaisir.
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bran_601
  11 juin 2015
Première incursion de Sébastien de Castell sur les sentiers de la Fantasy, "les manteaux de gloire" développe suffisamment de qualité pour plaire au plus grand nombre, non sans faire étalage de certaines faiblesses assez symptomatique du syndrome du premier roman d'auteur.
Que ce soit le pitch initial ou bien la somptueuse couverture de Xavier Collette, tous les signaux sont au vert pour tracer le chemin à un beau récit de Fantasy empreint d'une certaine évocation à l'œuvre du maitre Alexandre Dumas.
Et c'est vrai que le roman assume complètement cet aspect-là, un mariage parfait entre une littérature d'aventure, de valeurs et d'héroïsme, la quintessence d'une grande littérature populaire en soi.
En d'autres termes le livre est extrêmement plaisant à parcourir, on peut aisément le qualifier de "page Turner" même si tout n'est pas parfait, loin de là.
Dans tous les cas ce style simple et sans fioritures de Sébastien de Castell mais avec un vrai sens de la dramatisation et de la scénarisation, illustre un récit qui regorge de scènes particulièrement visuelles et bien pensées avec des passages pour le moins cinématographiques.
Si dans la version française, ce premier tome des manteaux de gloire reprend simplement la dénomination de la trilogie, en version originale il porte le sous-titre de "Traitor's Blade" ce qui est pour le coup bien plus évocateur tout en dressant un état des lieux de la situation initiale de nos héros.
Enfant, Falcio rêvait de devenir l'un des légendaires "manteaux de gloire", une épée royale au service du peuple pour délivrer la justice, il aura finalement fallu que sa vie se transforme en cauchemar pour que son rêve se réalise.
L'existence étant ce qu'elle est, une ligne courbe autour d'un axe, assez rapidement des évènements malheureux vont de nouveau s'abattre sur la bande à Falcio, Brasti et Kest. Suite à une sombre machination politique orchestrée par les ducs qui en auront eu assez de ce roi pantin voulant se délier de ses fils, ils auront finalement raison de la tête d'un roi sans armée et sans soutiens.
Sur ordre de leur souverain, l'ordre des manteaux de gloire se voit contraint de rester en retrait et de laisser la mort emporter celui qui symbolisait le renouveau et l'espoir, celui qui leur avait délégué le pouvoir d'apporter la lumière et la justice partout sur le royaume.
Ce qui est particulièrement intéressant dans ce premier volume, c'est la capacité de l'auteur à nous surprendre dans le développement de l'intrigue, tour à tour on suit le destin de ses trois anciens bretteurs/magistrats du roi (des Judges Dredd light), dans un premier temps gardes du corps d'un riche marchand, puis fugitifs et enfin mercenaires en cavale.
Même s'il y a comme point d'horizon cette quête testamentaire bien énigmatique, très vite on comprend que l'histoire ne suivra pas une route balisée au déroulement linéaire.
Par exemple, un long passage dans le roman est notamment consacré à Falcio qui se voit contraint de défendre pendant huit jours, la vie d'une jeune fille dont certains puissants ont décidé la mort. Un peu à la manière du film American nightmare, chaque année dans une cité, chacun est libre de s'en prendre à n'importe qui sans encourir aucune forme de jugement, certains hauts représentants comme le duc local, en profite pour organiser "légalement " l'assassinat de certains individus gênants et notamment d'anciens soutiens politiques au Roi.
Ce relativement long survival urbain en territoire complètement hostile, offre pour le coup des passages plutôt sympathiques avec une montée graduelle de l'adversité et, en point d'orgue un combat contre deux maitres assassins dont je me suis fait la représentation de ninjas.
L'auteur étant lui-même un escrimeur de talent, il excelle à rendre les phases d'action particulièrement réalistes et visuelles, notamment en adoptant un vocabulaire précis pour illustrer ses séquences et décrire tel ou tel geste technique, botte secrète, parade et autres diverses passes d'armes etc.
Enfin de manière assez équilibrée, l'auteur insert au récit des chapitres dévoilant les moments clefs du passé de Falcio, l'auteur se réservant le choix de nous révèler certaines informations qu'aux moments qu'il juge opportun, et çà fonctionne plutôt bien.
Finalement l'un des gros points faibles du roman c'est bien le manque de consistance que l'auteur accorde à la grande majorité des personnages secondaires et tertiaires, en fait à part véritablement Falcio on peut considérer que tous les autres ne sont que des personnages fonctionnels n'apportant pas grand-chose en matière de rendu émotionnel.
Il y a bien quelques passages assez bien menés où l'auteur nous fait même sourire quand il nous fait vivre les échanges auxquels peuvent se livrer nos trois lascars mais çà reste très succins.
Le personnage principal a des faux airs de "Vaelin al Sorna" de Blood Song d'Anthony Ryan avec un petit côté Fitz chevalerie de robin Hobb, j'ai trouvé le personnage plutôt convaincant, une sorte du captain America médiéval dont le récit révèlera certains aspects plus sombre de sa personnalité.
L'autre gros point négatif, c'est la capacité de l'auteur à user à répétition de ressorts scénaristiques douteux afin de sortir notre héros de toutes les postures les plus fâcheuses. Mais le plus agaçant étant que très souvent, par une pirouette, l'auteur nous prive de passages qui auraient pu se révéler très épiques.
Bien que frustrant sur pas mal d'aspects, il en ressort plus une envie de découvrir la suite des aventures de Falcio qu'à l'inverse de lâcher l'affaire. Sans être le roman de l'année des éditions Bragelonne, ce" Manteaux de gloire" n'en demeure pas moins un bon roman, prenant et efficace.

Pour ma part j'attend maintenant avec une certaine curiosité le prochain volume.
Lien : http://david-gemmell.frbb.ne..
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boudicca
  05 juin 2015
Le roi est mort et avec lui l'ordre qu'il avait créé afin de contrer l'influence des ducs et faire régner la justice dans l'ensemble du royaume. Esseulés, humiliés, décriés, les rares « Manteaux de gloire » qui arpentent encore les routes se voient forcés à la discrétion afin de ne pas subir la vindicte de la populace. Dans le reste du royaume, chaque duc complote pour s'emparer du trône resté vacant depuis le meurtre de son dernier possesseur. C'est dans ce contexte politique particulièrement troublé que le lecteur fait la connaissance de Falcio, Kest et Brasti, trois anciens « Manteaux de gloire » aujourd'hui réduis à vendre leurs services au plus offrant. Ou plutôt à celui ou celle qui accepterait d'engager des « caches-misères », nom ignominieux désignant désormais les rares survivants de cet ordre couvert d'opprobre. Si je ne n'irai certainement pas jusqu'à parler de nouvelle « révélation en matière de fantasy » comme le fait Bragelonne, Sébastien de Castell réussit malgré tout son entrée sur la scène française. le roman nous entraîne sans guère de temps mort dans les pas de ces trois aventuriers qui se retrouvent malgré eux embourbés dans les dangereuses machinations ourdis par les grands du royaume. L'action est au rendez-vous et ne décroît qu'à de rares moments tout au long de ces quelques trois cent pages qui se lisent avec une déconcertante rapidité.
Le principal intérêt du roman réside dans son protagoniste, homme brisé par la mort de sa femme, de son roi et de tous les idéaux qu'il s'était échiné à défendre. Les personnages secondaires sont quant à eux prometteurs, même si la plupart auraient mérité d'être davantage étoffés. C'est notamment le cas des deux plus proches compagnons de notre héros (l'un taciturne et bretteur d'exception, l'autre débonnaire et archer hors pair) à propos desquels on ne sait que très peu de choses et qui ne sont finalement mis en scène que peu de fois dans le roman. Et c'est d'autant plus dommage, car l'alchimie fonctionne parfaitement lorsque nos trois compères se trouvent réunis. Moqueries ou réparties mordantes ne tardent alors pas à fuser, et c'est dans ces moments que l'auteur parvient à véritablement nous faire ressentir la camaraderie et la profonde amitié unissant ces « Manteaux de gloire » qu'on ne peut alors s'empêcher d'assimiler brièvement aux célèbres mousquetaires de Dumas. Je serai un peu plus nuancée concernant la qualité de l'intrigue qui tend trop souvent vers la facilité, ainsi que par la fin, très décevante à mon goût. Autre aspect ennuyeux : l'univers dans lequel évoluent nos héros est finalement peu dépeint si bien que, en l'absence de précisions concernant le décor ou l'ambiance, j'ai à quelques reprises eu du mal à me représenter certaines scènes.
Un roman divertissant consacré aux épreuves traversées par les derniers représentants d'un ordre condamné et à deux doigts de sombrer dans l'oubli. C'est sans ennui aucun que l'on suit les aventures de Falcio et ses compagnons, même si l'intrigue et l'univers mis en scène par l'auteur se révèlent (pour l'instant) trop peu ambitieux à mon goût. Merci aux éditions Bragelonne et à Babélio pour cette découverte.
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critiques presse (1)
Elbakin.net   17 juin 2015
Fun et léché, voilà deux qualificatifs qui pourraient parfaitement convenir pour présenter brièvement le premier roman de Sébastien de Castell.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Citations et extraits (36) Voir plus Ajouter une citation
fnitterfnitter   26 juin 2015
Le deuxième sentiment le plus désagréable au monde est celui qui vous envahit quand votre corps comprend qu'il va encore devoir se battre pour défendre sa vie. Vos muscles se tendent, vous vous mettez à transpirer, vous empestez (heureusement, dans le feu de l'action, personne n'y prête attention) et votre estomac sombre, lesté de plomb.
Mais la première place revient à l'instant où votre corps s'aperçoit que le combat est fini. Vos muscles se relâchent, votre tête est traversée de douloureuses pulsations, vous transpirez toujours et cette fois, vous ne pouvez pas ignorer l'odeur.
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MariloupMariloup   13 juin 2015
Imaginez, juste un instant, que vous ayez réalisé votre voeux le plus cher. Pas juste le souhait raisonnable dont vous parlez avec vos amis. Non, le rêve bien caché près de votre cœur, celui que même enfant, vous hésitiez à formuler à haute voix. Imaginez, par exemple, que vous ayez toujours souhaité devenir un Manteau de Gloire, l'un des légendaires magistrats qui arpentaient autrefois le monde, l'épée au côté, du village le plus modeste à la plus éclatante cité pour s'assurer que tous, hommes et femmes, nobles et paysans, obéissent aux lois édictées par le roi. Un protecteur pour beaucoup, et même un héros pour certains. Sentez le cuir épais du manteau qui enveloppe vos épaules, la légèreté trompeuse des plaques d'os qui en tapissent l'intérieur comme une armure, les dizaines de poches dissimulées qui regorgent d'outils, d'ingénieuses trouvailles, de pilules et de potions. Vous posez la main sur la lame qui bat contre votre cuisse, conscient qu'en tant que Manteau de gloire, vous avez appris à vous si nécessaire, si brillamment que vous sauriez vaincre n'importe quel adversaire en combat singulier.
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fnitterfnitter   26 juin 2015
La première loi édicte que tout homme est libre car sans la liberté de choisir, les hommes ne peuvent servir leur cœur, et sans cœur, ils ne peuvent servir leurs dieux, leurs saints, ou leur roi.
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verobleueverobleue   05 juin 2015
Un dicton de Pertine dit que "la vie est un accord passé avec les dieux".
Si vous voulez devenir soldat, vous jurez de vous battre âprement et sans réserves toute votre existence; vous passez un accord avec Guerre et répandez le sang en son nom. En retour, elle vous accordera un squelette solide et un sang épais. Si vous souhaitez être marchand, vous faites voeu de parcourir le monde et de ne pas trop tromper vos clients, et vous jurez fidélité à la Monnaie, qui vous accordera des trajets sans risques et des clients naïfs. Moi, je passais un accord avec Amour, et jurai fidélité à une femme pour toute ma vie. En retour, il m'accorda de doux sourires et des nuits de chaleur partagée...
+ Lire la suite
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TatooaTatooa   30 mai 2015
Brasti était séduisant, un peu trop pour son propre bien. Ou celui des autres. Ses pommettes saillantes et sa bouche sensuelle entourée d'une barbe d'un blond aux reflets roux mettaient en valeur un sourire qui lui permettait de se tirer de presque toutes les bagarres provoquées par sa langue trop bien pendue. Pour les autres, son talent à l'arc réglait rapidement le problème. Mais quand il tentait de vous lancer un regard assassin, il donnait simplement l'impression de bouder comme une donzelle.
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Video de Sebastien De Castell (1) Voir plusAjouter une vidéo
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