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Guillaume Contré (Traducteur)
EAN : 9782377560097
176 pages
Éditeur : éditions de l'Ogre (18/04/2018)
3.81/5   8 notes
Résumé :
Brûlées, premier roman d’Adriadna Castellarnau, délivre une prose implacable, sèche et intensément belle, comme si les mots eux-mêmes avaient été réduits et purifiés par le feu. Le monde est en train de mourir. Ou il est peut-être déjà mort, mais il est encore habité par des survivants qui s’entendent sur la manière de mourir de faim, qui défendent leurs biens, qui prient pour l’avenir et qui abandonnent leurs enfants, parfois pour qu’ils aient une vie meilleure, pa... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Charybde2
  13 juin 2018
L'étrange et rugueuse poésie des lendemains de décisions collectives désespérées.
Sur le blog Charybde 27 : https://charybde2.wordpress.com/2018/06/13/note-de-lecture-brulees-ariadna-castellarnau/
Lien : https://charybde2.wordpress...
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TmbM
  19 août 2018
À la manière d'un faisceau lumineux, son livre met en évidence quelques survivantes et en dresse des portraits qui font travailler l'imagination, frappent l'esprit et affectent d'une vive exaltation.
L'article complet sur mon blog.
Lien : https://touchezmonblog.blogs..
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
Charybde2Charybde2   13 juin 2018
Je m’assis au bord du chemin, paralysée par l’ampleur des événements. Que devais-je faire ? Était-ce moi la coupable de toute cette folie ? Je venais de perdre mon foyer et le Gallois, et je n’avais aucune idée d’où aller. Jamais je ne m’étais sentie aussi perdue et en même temps aussi excitée. Une émotion commençait à monter dans mon estomac. Elle avait la forme d’une joie intense, débridée, irrationnelle.
Cela me prit un moment, peut-être des heures, mais je décidai finalement de la direction qu’allait prendre ma vie à partir de ce moment. Je décidai que j’allais commencer par me lever, pas à cet instant précis, mais bientôt, à peine aurais-je repris des forces, et qu’ensuite je partirais de là, en direction du continent. Le feu avait déblayé un chemin auparavant obstrué par des pensées inutiles, et je ne me laisserais plus distraire par rien de ce qui se mettrait en travers de ma route. J’étais complètement seule, fascinée par ce monde nouveau qui s’ouvrait devant mes yeux. Les gens pouvaient bien tous disparaître de la face de la terre demain matin, je résisterais quand même. Je survivrais comme les cafards. Dure et farouche.
Le moment était venu pour moi.
Maintenant, j’allais régner.
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Charybde2Charybde2   13 juin 2018
Il lui avait parlé de la maison, des longs moments de bonheur dans le jardin, de ses parents qui, supposait-il, étaient toujours en vie, et qui les accueilleraient les bras ouverts. Rita préférait ne pas le contredire. Elle aussi avait grandi à la campagne, dans un endroit assez lointain, une île reléguée au sud des cartes. Mais elle ne parlait de cela à personne, car elle voulait garder tous les souvenirs pour elle, comme des capsules de cyanure sous la langue.
La campagne n’était pas un endroit idyllique. Le mal était arrivé partout. Mais de toute façon elle accepta de faire ce voyage avec l’homme. Tout était mieux que rester en ville.
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AN_evesAN_eves   15 novembre 2020
L'attente use. Les enfants sans parents et les femmes enceintes qui ont essayé de s'en débarrasser, mais ne l'ont pas pu et qui trimballent maintenant leur paquet comme on trimballe un bidon d'essence et une allumette. Ça aussi ça use. Sans parler de la pluie, car il pleut presque tout le temps, même si toute la pluie du monde ne suffirait pas à nettoyer la saleté qui les ronge. Une saleté tellement incrustée dans la nature des choses qu'elle est devenue héréditaire.
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AN_evesAN_eves   15 novembre 2020
Un type somnole à côté de Silas. Sa figure est très bleue et, lorsque Silas le touche, il se rend compte qu'il est froid comme une pierre. Il y a de pires façons de mourir. Celle-ci a été pacifique. Tant de cris, de vols, de meurtres, alors que la seule chose que tout le monde veut, c'est trouver un endroit chaud où mourir.
L'essentiel. La substance du bonheur.
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Charybde2Charybde2   13 juin 2018
La nuit vient et Rita et l’homme m’ont toujours pas décidé qui des deux mangera la dernière pêche au sirop. C’est une décision importante, non seulement car c’est la dernière, mais aussi parce qu’ils ont également convenu qu’une fois la boîte terminée ils se laisseraient mourir de faim.
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