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Batgirl tome 7 sur 5

Carmine Di Giandomenico (Illustrateur)Cian Tormey (Illustrateur)
EAN : 9781779502469
192 pages
DC Comics (16/06/2020)
5/5   1 notes
Résumé :
The Return of Oracle!

As Killer Moth descends on Gotham once again, this time having been given a mysterious "offer" of power by Lex Luthor, Batgirl has her hands full. But before she can even begin to exterminate the villain's plans, she's confronted with an even greater powerhouse of evil--the Terrible Trio, now joined by her own rogue creation, Oracle!

When her spinal injury kept her from working as Batgirl, Barbara provided intel to... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Ce tome fait suite à Batgirl Vol. 6: Old Enemies (épisodes 30 à 36) qu'il vaut mieux avoir lu avant pour comprendre la relation de Barbara Gordon avec Jason Bard, ainsi que la référence à Gordon Clean Energy. Il contient les épisodes 37 à 44, initialement parus en 2019/2020, écrits par Cecil Castellucci, dessinés et encrés par Carmine di Giandomenico (épisodes 37 à 42) avec une mise en couleurs de Jordie Bellaire, et par Cian Tormey (é43 & é44) avec une mise en couleurs de Chris Sotomayor. Les couvertures ont été réalisées par Giuseppe Camuncoli (dessins), Cam Smith (encrage) et Jean-Francois Beaulieu (couleurs). Ce tome comprend également les couvertures variantes réalisées par Joshua Middleton (*2), Jeff Dekal, Javi Fernandez, Dustin Nguyen, Rachel & Terry Dodson (*4).

Épisodes 37 à 42. Au coeur des montagnes Blue Ridge, le trio de supercriminels pas très doués (Fox, Shark, Vulture) a fini par atteindre un quartier général abandonné. Vulture explique aux deux autres qu'on trouve toujours des choses abandonnées dans ce genre de repaire, et qu'ils n'auront aucune difficulté à les récupérer et à les fourguer. Ils pénètrent dans une suite de pièces bourrées de haute technologie, et arrivent devant une porte avec un code. Shark n'hésite pas longtemps et balance un grand coup de poing sur le module de sécurité ce qui déclenche l'ouverture de la porte. À l'intérieur se tient une forme robotique féminine qui reprend ses fonctions avec l'intrusion. Oracle somme les intrus de lui donner le mot de passe. À Gotham, Batgirl se balance au bout de son filin, en pleine poursuite de Killer Moth (Drury Walker), un supercriminel de troisième zone, aussi minable qu'inefficace. Mais voilà : il a investi ses économies dans des armes défensives et offensives dernier cri et il en fait vraiment baver à Batgirl. Dans le quartier général de campagne de la membre du congrès Luciana Alejo, Jason Bard déplore l'absence de Barbara Gordon, auprès d'Izzy, alors qu'ils prennent leurs affaires pour rentrer chacun chez eux.

Avec ce tome, une nouvelle scénariste succède à Mairghread Scott qui avait donné un ton enjoué à l'héroïne. Avec cette première histoire, Cecil Castelucci reprend plusieurs éléments établis depuis le début de cette saison : la relation compliquée avec Jason Bard du fait de ses actions sous l'influence de Hush, la faillite de Gordon Clean Energy, l'éloignement entre Barbara et James Gordon. Elle utilise le nom Oracle pour un nouveau personnage, ce qui inscrit de fait cette intelligence artificielle dans l'histoire personnelle de Barbara Gordon. le fond de l'intrigue réside dans le fait que Batgirl doit se confronter sa propre création, une créature disposant d'un accès total à l'information. le lecteur peut y voir le thème usé jusqu'à la corde du créateur incapable de maîtriser sa créature. Il peut aussi y voir Barbara Gordon se trouvant face à l'incarnation de ce qu'elle fut auparavant quand elle ne pouvait plus marcher, mais sans sa chaleur humaine. La scénariste ne se contente pas d'une opposition manichéenne qui culmine en un affrontement physique. le lecteur trouve bien ce schéma, le combat correspondant également à un affrontement de convictions personnelles, servant donc d'incarnation de ce conflit moral. Elle reprend également le trio gugusses peu crédibles qu'est le trio terrible : des êtres humains avec des têtes d'animaux, pas loin du degré zéro de l'imagination en termes de supercriminels. Elle s'amuse avec Killer Moth. Elle n'oublie pas la vie privée et professionnelle de Barbra Gordon, avec Jason Bard et Francine (Frankie) Charles.

Le lecteur prend vite conscience que l'écriture de l'autrice est dense, plus dense qu'un comics de superhéros habituel : il faut une fois et demie plus de temps pour lire un épisode. Elle n'écrit pas pour ne rien dire ou pour meubler, mais pour donner de la consistance à ses personnages, en plus de dialogues informatifs pour faire progresser l'intrigue. Elle fait en sorte d'être explicite afin d'être comprise par le plus grand nombre, mais elle ne suppose pas que l'intelligence ou l'attention du lecteur sont limitées. Ce dernier se rend compte que l'artiste est totalement en phase avec cette caractéristique narrative : ses dessins présentent une forte densité d'informations visuelles. C'est patent dès le début avec les plaques métalliques dans le quartier général abandonné, mais il s'agit d'un truc pour remplir les surfaces, plutôt que d'une description factuelle. Pour autant, de séquence en séquence, le lecteur relève des éléments concrets qui ne s'apparentent plus à du remplissage : les façades d'immeubles pleines de caractère pendant la course-poursuite entre Batgirl et Killer Moth, les couloirs du métro, la salle d'entraînement, la multitude de drones, le beffroi, le marché découvert, etc. di Giandomenico détoure les formes avec un trait fin sans être cassant, lui permettant de mettre de nombreux éléments visuels dans chaque case. Jordie Bellaire accomplit un travail remarquable pour que les couleurs accentuent la distinction entre les différents éléments dessinés, afin de faciliter la lecture, de faire ressortir chaque élément pour améliorer la lisibilité. Ces caractéristiques visuelles incitent le lecteur à prendre son temps pour une lecture plus posée, ce qui lui permet également de prendre le temps pour lire tous les dialogues.

Dans un premier temps, le lecteur est pris par surprise par la narration très nourrie, autant sur le plan de l'intrigue, des relations interpersonnelles, que des rebondissements, des informations visuelles. En fonction de sa sensibilité, il peut y voir la volonté des créateurs de faire leur preuve en donnant pour son argent au lecteur, ou une forme de narration tombée en désuétude qui veut qu'un comics de vingt pages ne se lise pas en 5mn, qu'il y ait de la matière. Cela aboutit au fait que le lecteur croit en la stratégie que Batgirl se force à adopter pour surprendre Oracle, qu'il croit en cette remise en question qui serait apparue très mécanique si la narration avait été moins consistante.

Épisodes 43 & 44. À Gotham, dans Central Park, Margaret Lew, une femme âgée aux cheveux blancs, se fait attaquer deux monstres anthropoïdes avec des cornes, quatre yeux, des dents acérées. Batgirl a tout vu : elle s'interpose et parvient à faire fuir les monstres. La scène est observée en catimini par deux individus : Ernest Hinton et Prince Travesty. Margaret Lew fuit également sans demander son reste, et elle laisse derrière elle un livre : The Prince of Unearth, écrit par Ernest Hinton. Par suite d'un concours de circonstances, Ernest Hinton et Prince Travesty ont réussi à faire venir Margaret Lew, Batgirl et Jason Bard, dans le royaume magique de Unearth.

Houlà ! Ça fait peur. Batgirl dans une histoire d'Heroic Fantasy à la mie de pain. En plus, changement de dessinateur et de metteuse en couleurs. Cian Tormey réalise des dessins avec une densité d'informations plus faible, et avec une personnalité graphique moins marquée. Ce n'est pas à en être fade, mais la narration visuelle devient plus convenue, que ce soient les personnages, ou les plans de prise de vue. Effectivement le royaume d'Unearth est bien pauvre visuellement, que ce soit son unique château, ou l'armure du chevalier. Les personnages restent expressifs, mais les visages perdent en nuance et en naturel. La mise en couleurs perd également en termes de personnalité. Pour autant, l'histoire est facile à suivre : la narration visuelle est claire et suffisante. Elle manque juste d'emphase et d'éléments originaux. le lecteur craint également le pire avec cette histoire d'écrivain vivant dans le monde qu'il a créé car il a vraiment pris forme, et qui enlève la femme dont il est amoureux et qui n'a jamais voulu de lui. Il ne reste plus qu'à Batgirl à combattre le dragon et délivrer la princesse, même si elle est un peu âgée. Sauf que… là encore Cecil Castellucci ne se contente pas d'une intrigue linéaire et convenue, ni même de juste renverser les codes en donnant le rôle fort aux femmes. Certes elle le fait : Margaret Lew n'a rien d'une écervelée sans défense en détresse. Batgirl ne peut pas faire grand-chose contre le dragon. le lecteur se prend vite au jeu, presque malgré lui, de cette aventure en terre de Fantaisie, avec un combat contre le méchant dragon. Il se joue des choses complexes entre l'écrivain à succès Ernest Hinton et Margaret Lew qui fut sa responsable éditoriale. Il se joue quelque chose de tout aussi complexe entre Batgirl et Jason Bard, d'une manière inattendue, et les rapports de ces deux duos se répondent sans être identiques. Alors même qu'il se doutait bien de la volonté de l'autrice de rapprocher Jason et Barbara malgré tout, le lecteur ne s'attendait pas à finir par y croire. Il était persuadé que la scénariste ne parviendrait pas à le convaincre, que le chemin pour y parvenir serait trop artificiel. Contre toute attente, là aussi l'investissement et l'implication de Castellucci font toute la différence.

Mairghread Scott avait réussi à insuffler une forte personnalité à Barbara Gordon, et une saveur unique à la série, et le lecteur donne la nouvelle scénariste perdante a priori. Il découvre un premier récit consistant, une lecture roborative grâce aux dialogues et aux dessins, une intrigue qui débouche sur un combat physique qui incarne un combat de valeurs, comme dans les récits de superhéros les mieux maîtrisés. Il passe ensuite à une histoire en 2 épisodes qu'il entame par acquis de conscience, et qu'il finit avec le sourire aux lèvres, car à nouveau la scénariste assure beaucoup plus que le service minimum. Il s'en faut de peu que cette nouvelle version de Batgirl soit inoubliable, peut-être un rythme plus dynamique, et une narration graphique avec un peu plus d'emphase.
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