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ISBN : 1022402811
Éditeur : Michel Lafon (03/05/2018)

Note moyenne : 3.29/5 (sur 21 notes)
Résumé :

« Cette histoire n'est pas une fiction : c'est un journal de souffrances, véridique, authentique et justifié ». Un homme meurt à Rio, laissant un manuscrit qui commence ainsi : « J'avais quatorze ans et je ne savais pas qui j'étais… » Et nous voici aussitôt plongés dans le Portugal du XIXe siècle. Le petit João est élevé dans une école de village par le père Dinis, qui lu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
bilodoh
  02 août 2018
Pour les amateurs de grandes histoires d'A-a-a-amour contrarié.

Un roman du 19e siècle où les pères marient leur fille contre leur gré et où on trouve des hommes qui, lorsque leur jeune femme décède, se font moine et passent ensuite leur vie à prier sur son cercueil.

Malheureusement, j'avais choisi ce roman pour découvrir Lisbonne et son histoire. Ce fut donc une déception, malgré la qualité irréprochable de la prose de celui qu'on qualifie d'un des plus grands auteurs portugais.
Je n'y ai pas appris grand-chose sur l'histoire, juste que les dames qui se retiraient dans un couvent, non seulement devaient payer pour leur subsistance, mais pouvaient aussi y amener des domestiques pour les servir!

Je crois en avoir dit assez pour que vous sachiez si ce roman est pour vous. Certains adoreront ses quiproquos et ses secrets et apprécieront de plonger dans l'atmosphère d'églises, de courtisanes et de bâtards pendant plus de 600 pages (en grand format).

Quant aux autres, ils devront comme moi aller ailleurs pour découvrir Lisbonne…
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5Arabella
  02 septembre 2017
« J'étais un garçon de quatorze ans et je ne savais pas qui j'étais »
Ainsi débute ce roman de 600 grandes pages. Ces pages sont remplies de secrets de famille, d'amours passionnels, dont certains coupables, et d'autres malheureux, de duels, de meurtres, ou tout au moins de tentatives, de dévouements exemplaires, d'entrées au couvents...En un mot il s'agit d'un roman foisonnant, qui reprend des péripéties et des conventions du roman feuilleton en partie. Au centre du récit le personnage de Père Dinis, alias Sebestiao de Melo alias….Mais il ne faut pas révéler tous les mystères du personnage à ceux qui voudraient lire ce livre. Et il n'en manque pas.
Bon Samaritain, voulant apporter réconfort et soutien à ceux qui souffrent, comme le narrateur du début du récit, enfant abandonné dont la naissance cache des secrets inavouables et terribles, il est en contact avec énormément de gens, puissants ou humbles. Il ne semble ignorer aucun secret, ni aucun malheur. Autour de lui, une vaste comédie humaine, faite de violences, d'ambition, d'amours, de haines, se révèle petit à petit au lecteur.
Mais le malheur et la mort semblent suivre le père Dinis à la trace. La vie de ceux qui l'ont côtoyé, qui ont partagé sa route, à qui il a manifesté de la bienveillance ou qu'il a voulu aider, ne baigne pas dans le bonheur et la quiétude. Une fatalité semble s'abattre sur eux. Une langueur, une mélancolie, une fatalité, imprègnent tout le roman. Entre Lisbonne, Paris, et quelques autres lieux, les personnages vivent leur vies, comme des ombres, qu'ils sont plus ou moins rapidement destinés à devenir, en ayant connu avant de disparaître des malheurs, des souffrances, des tristesses.
Une lumière crépusculaire baigne le roman, une sorte de poétique du dépérissement, qui fait que les conventions du mélodrame sont en quelque sorte magnifiées, dépassées. C'est à la fois très prenant, plein de mystères, de révélations, de romanesque à l'état pur, et au-delà du romanesque dans une sorte de mystique, il s'agit d'une sorte d'élégie en honneur de personnages successifs, et au-delà peut être en honneur de l'espèce humaine, tellement inapte au bonheur.
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miriam
  18 août 2015

On plonge dans ce roman-fleuve où fourmillent des personnages complexes qui se croisent, se perdent, se retrouvent, se transforment, changent d'identité, de noms… C'est d'ailleurs le départ du roman : Joao, ne connait pas le mystère de sa naissance. Confié au Père Dinis, enseignant dans un collège religieux et à Dona Antonia, la soeur du prêtre, il retrouve à quinze ans sa mère Angela. Dans le premier livre composant les Mystères se déroule l'histoire triste d'Angela, ses amours malheureuses et son mariage tragique avec le Comte de Santa Barbara, un monstre qui la martyrise. le secret de la naissance de Joao qui devient Pedro da Silva se trouve levé mais d'autres mystères se profilent. Qui est donc ce riche Alberto de Magalhaes qui débarque du Brésil à Lisbonne, un riche parvenu ou le fils du roi ? Ce dernier refuse le duel pour l'honneur de la comtesse de Santa Barbara.
Il y a du Dumas dans le roman, mais sans cape et épée, la violence est sous-jacente mais jamais racontée. Pas de cape ni d'épée, plutôt des soutanes ou des habits de nonnes. Nous sommes au Portugal, au pays des couvents énormes et magnifiques où la religion est très prégnante. Religion et amour ? Les religieux entrent dans les ordres après un chagrin d'amour, même le vieux dominicain de Santarem, savant respecté, cache un chagrin d'amour. Et le père Dinis, qu'on appelle aussi Sebastiao de Melo ? Qui est-il vraiment ? Un religieux exemplaire, un sage dévoué aux autres ? Pourtant le personnage s'assombrit vers la fin du roman, tous ceux qui l'approchent meurent tragiquement, lui-même fuit son destin au Japon ou en Amérique, on ne sait pas bien…
Pour compliquer encore les mystères, aucun personnage n'est manichéen, tous se transforment. La rédemption touche le noir Comte de Barbara qui se repent sur son lit de mort, mais aussi Anacleta qui a sur la conscience la mort de son riche amant mais aussi celle de sa fille, on la classerait vite en « femme de mauvaise vie », elle devient la « sainte » pour les villageois où elle a décidé d'expier ses péchés. D'autres évolutions sont moins spectaculaires et moins explicables. Eugénia, la douce épouse de Magalhaes est la méchante servante qui espionnait la Comtesse dans le premier livre. Quel destin ?La servante devient maitresse. La m échante, un ange.
Le dernier livre apporte aussi d'autres surprises. On quitte le monde des couvents et des grandes quintas provinciales pour les salons, Camilo Castelo Branco brocarde les ridicules mondains qui ont passé quelques temps à Paris et se croient à la mode. Irrésistible baron qui ne connait ni la Reine de Saba ni Mithridate- apologie drolatique des sots mondains .Le roman se déroule en grande partie hors du Portugal, à Londres où le jeune Pedro fait ses études, puis à Paris., où il se croit poète. Occasion pour l'auteur de disserter sur le Romantisme. Amon plus grand plaisir !

Lien : http://miriampanigel.blog.le..
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ivredelivres
  24 juillet 2011
Qu'il faille un film pour voir éditer et traduit un classique de la littérature portugaise c'est à la fois navrant et heureux.
Ce livre est le cadeau d'un ami. Un ami qui n'hésite pas à faire voyager un gros livre juste pour vous faire plaisir et assouvir votre soif de lecture, voilà bien un ami véritable !
Le Portugal du XIXème siècle et un début très classique pour un grand livre d'amour et d'aventures : le héros Pedro Da Silva est élevé dans un collège religieux, il est pauvre et ignore tout sur sa naissance « J'étais un garçon de quatorze ans, et je ne savais pas qui j'étais. »
Un jour « une femme enveloppée dans une cape » entre dans sa vie et le Père Dinis qui jusque là se chargeait de son éducation va peu à peu lui livrer le secret de sa naissance.
Dit comme ça, ça n'a l'air de rien mais voilà que s'ouvre des aventures trépidantes.
« avalanche, cataracte d'avanies, de crimes, de désastres inattendus » Ce n'est pas moi qui parle c'est Raul Ruiz dans la préface !
j'avais plus modestement l'intention de parler d'amour passionné et contrarié, de fuites en calèches, d'aventures périlleuses, de vengeance, de voyages entre le Brésil, l'Italie et la France.
Tout est là : les personnages rongés par la jalousie et la soif de vengeance, d'ancien libertin converti en bon Père, un enfant illégitime, un pirate. On est emporté de péripétie en coup de théâtre, de révélations en rebondissements.
Un roman d'une extraordinaire richesse, où il faut faire une petite liste des personnages parce que sinon on est perdu, un roman ample et riche, qui a le souffle des meilleurs romans de Dumas. On pense forcément aussi à Eugène Sue et ses mystères de Paris dont Camilo Castelo Branco connaissait l'oeuvre. Petit bémol (mais petit vraiment) la traduction qui, faite peut être un peu dans l'urgence pour la sortie du film, est parfois un peu lourde.

Lien : http://asautsetagambades.hau..
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lelivredapres
  26 décembre 2018
« Mystères de Lisbonne » est un classique, publié au Portugal en 1854, représentatif des romans feuilletons de l'époque. Joao, un orphelin de quatorze ans, interne dans un collège religieux, ignore tout de ses origines lorsqu'il rencontre une jeune femme très émouvante dont il apprend rapidement qu'elle n'est autre que sa mère. Fille de la noblesse, Dona Angela a eu l'enfant de ses amours illégitimes avec un fils de nobles dont elle était éperdument amoureuse. Mariée ensuite de force par son père au Comte de Santa Barbara, elle se consume en regrets, tandis que son mari lui fait cruellement payer le mensonge de son père, quand il apprend que Dona Angela est déjà mère.
Heureusement, le père Dinis, aidé par sa soeur, la douce Dona Antonia, a recueilli et élevé Joao. Au début du roman, après avoir favorisé une première rencontre entre la mère et le fils, il aide Dona Angela à s'échapper de la maison du Comte, profitant d'une absence de celui-ci, et la cache chez lui.
« Dona Angela de Lima voyait se déchirer le brouillard qui lui cachait la face obscène du monde. Cependant, par répugnance, par dégoût, il lui semblait impossible de croire à ce visage ulcéreux, sordide de la société. Père Dinis sut que l'heure avait sonné de dessiller les yeux de cette pauvre femme, puisque la trahison, l'imposture, l'infamie assiégeaient son existence. La comtesse de Santa Barbara, tenue à l'écart, depuis ses dix-sept ans, du foyer de la grandeur dans le vice et le luxe, supposait que son père était le premier homme pervers, son mari le second, et que ces deux hommes, une fois retranchés de la famille humaine, laisseraient la société purgée de ses ordures. »
Dona Angela n'est pourtant pas au bout de ses peines, comme l'ensemble des personnages des « Mystères de Lisbonne », dont les aventures, ou plutôt les mésaventures, s'enchaînent. On découvre l'histoire mouvementée et passionnée du père Dinis, homme aux multiples identités, qui a connu « plusieurs vies », puis celle de toute une galerie de personnages.
« Mystères de Lisbonne » est un mélodrame aux multiples rebondissements, qui nous montre les turpitudes de l'âme humaine, mais aussi ses immenses capacités de pardon, de rachat, de rédemption. La société de l'époque, à Lisbonne, Londres et Paris, était hideuse, mais elle était tellement semblable à celle d'aujourd'hui… Paradoxale, elle était aussi le théâtre de passions magnifiques, dans une mélancolie ambiante permanente, qui est sans doute l'expression de la fameuse « saudade » portugaise, ce sentiment particulier et intraduisible mêlant tristesse, nostalgie et espoir.
On retrouve dans ce roman le plaisir de la lecture des grands classiques à feuilleton du dix-neuvième siècle : longues phrases, précision du vocabulaire, richesse de la description des sentiments, importance du fait religieux. « Mystères de Lisbonne », ce sont des élans de lyrisme, qu'il s'agisse de ferveur religieuse ou de flamme amoureuse, qui confinent parfois à la grandiloquence… du moins c'est ce que certains lecteurs ressentiront. Alors, si vous n'aimez pas cela, il vaut mieux vous abstenir, car vous en prendrez pour presque huit cents pages et de très longues heures ! Si au contraire, vous regrettez les classiques de cette époque, il vous suffira de quelques dizaines de pages pour vous réadapter et retrouver le plaisir de ce type de lecture : l'équivalent en littérature des grands espaces en géographie, et c'est quand même très agréable et surtout très enrichissant !
Lien : https://lelivredapres.wordpr..
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
5Arabella5Arabella   28 août 2017
Alberto de Magalhaes venait du Brésil. Quand et d'où il était parti, personne ne le savait, et il ne donnait pas l'occasion qu'on le lui demandât. La propension pour ce qui avait trait au mystère s'était chargée de le rendre célèbre. L'homme portait beau. Il n'était pas délicat dans ses formes, mais dans l'ensemble il dégageait une harmonie plaisante. Il avoisinait les quarante ans. Contrairement à l'usage, il entretenait une épaisse moustache noire, qui creusait les sillons de son visage, plus terrien que pâle et émacié. Son regard était hautain et effrayant à la fois. Observant les choses avec attention, il plissait le front et affichait un pénible ennui. Il parlait peu, mais personne ne disait que son silence était un signe de stupidité. Ses paroles étaient correctes et sentencieuses.
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TREMAOUEZANTREMAOUEZAN   11 juillet 2016
Le thème fécond de toutes les conversations à Lisbonne était la fugue de ma mère. La médisance, maquillée par les momeries et les mimiques de la religion, accablait l'inqualifiable comportement de la comtesse de Santa Bàrbara. Les illustres cousines de ma mère se plaignaient d'elle comme d'une tache sur le brocart de leurs blasons. Jamais on n'avait vu une telle attitude dans l'aristocratie ! Le sang bleu bouillonnait, indigné, dans les artères héraldiques de la race pure. L'écœurement affichait des grimaces d'indignation sur toutes ces physionomies limpides et sereines comme la vertu.
("Livre Premier" - page 150).
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TREMAOUEZANTREMAOUEZAN   10 juillet 2016
Les portes de l'église se refermèrent. Une voiture, dont le bruit des roues se perdait au loin, emmenait de la maison du Seigneur une femme qui venait, sur l'autel du juste, d'être marquée au front par le stigmate de son esclavage. Le code de Jésus-Christ, interprété par son ministre, avait sanctifié ce stigmate avec le titre pompeux de sacrement ! Et moi, seul sur le parvis du temple, la poitrine transpercée par une détresse qui me faisait vaciller dans ma foi, je me disais, seul à seul avec mon âme : "S'il n'existait pas d'autel, s'il n'existait pas de temple, s'il n'existait pas de prêtre, si l'athéisme était la raison suprême de l'humanité, cette malheureuse ne serait pas aujourd'hui esclave. Car l'autel est une caricature de la foi, le temple est devenu un bureau pour vendre l'âme et le corps, et le prêtre y est comme le concierge du lupanar qui conduit par la main le premier qui le paie à la chambre de la femme perdue, qui se vend."
(Livre Premier - page 114 - propos du Père Dinis)
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bilodohbilodoh   02 août 2018
Celui qui souffre avec de rares moments de répit, se familiarise avec la douleur. Chez des personnes très malheureuses, ils y a un renoncement volontaire au quignon de plaisir qui leur revient, quand elles parviennent à se convaincre de la stérilité de leurs efforts pour un sort meilleur.

(p. 69)
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nathalie_MarketMarcelnathalie_MarketMarcel   08 août 2017
Mes genoux se plièrent, et dans cet élan d’adoration extatique j’entendis un mot : « Mon… » Et quand je collai instinctivement mes lèvres contre la main de cette femme, la phrase sortit entière de sa bouche : « Mon fils ! ». Ne me demandez pas d’expliquer ce que je ressentis alors. Les paroles d’aujourd’hui ne peuvent traduire le silence de cet instant. Ce fut un ravissement qui tue la parole, et récompense le sentiment avec des larmes. L’apparition imprévue d’une mère à son fils, qui sent pulser dans le sien un cœur dont il ignorait l’existence ; une telle surprise apporte avec elle une terreur sainte, celle de la préexistence de l’homme en présence de Dieu.
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Bande annonce du film Le cahier noir (2018) de Valeria Sarmiento, adapté du roman "Livro negro de Padre Dinis" de Camilo Castelo Branco
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