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EAN : 9782742760695
80 pages
Éditeur : Actes Sud (08/03/2006)

Note moyenne : 4/5 (sur 1 notes)
Résumé :
La poésie de Georges Castera ne tolère pas la nostalgie. Ce n'est pas au passé mais à la rébellion qu'elle est restée fidèle. L'entrée en poésie (en créole de surcroît, dans cette langue qui, dans les années 1950, n'est pas encore reconnue telle par les doctes comme par le grand monde) constituera d'ailleurs la plus grande rébellion. Quand on se nomme Georges Castera fils, on se doit de devenir médecin comme son père, surtout après deux ans de France, onze ans d'Esp... >Voir plus
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
LaliLali   04 juillet 2013
Certitude

Ce n’est pas avec de l’encre
que je t’écris
c’est avec ma voix de tambour
assiégé par des chutes de pierres

Je n’appartiens pas au temps des grammairiens
mais à celui de l’éloquence
étouffée
Aime-moi comme une maison qui brûle.
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LaliLali   07 juillet 2013
Accent circonflexe sur le A

je sortais quelquefois de la blessure
ouverte de la mer
telle la dernière minute de ton regard
vers les paroles invisibles
qu’on ne peut toucher du doigt
matière tambourinante des rêves
dont les notes sont de grandes cages
d’oiseaux
où toutes nos mémoires
sont sur la plus haute tige

dans le silence mal ponctué
la première porte qui s’ouvre
c’est ton corps
embué dans sa déclivité interminable.
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LaliLali   08 juillet 2013
Dédicace de la page du milieu

femme démesurément femme
dans la cassure du présent
les jours de solitude inhabitable
s’il t’arrive de t’interroger
sur les choses informulées
souviens-toi
dans la plus pure errance de la parole
que je suis entré dans ton sourire
pour habiter ton doute.
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LaliLali   05 juillet 2013
le peu de temps qui nous reste
à lécher les songes
penche
dans la nuit des mots
avec rafales d’yeux entre les branches

la mer insuffle la peur
de parler aux rames

parfois
tes yeux sont introuvables
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LaliLali   09 juillet 2013
Lali
8 juillet 2013
Demeure 7
Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59 Modifier

À suivre

fatiguée dans ses vieux papiers
résineux
la mer brûle une dernière lampe
dans nos enclos de nudité

ô mer recouvrant les draps
des grands départs
la tonte des étoiles a commencé

les poètes ne dorment plus

dans mon pays
les chemins se suicident
dans la mer
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