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EAN : 9782072840432
Éditeur : Gallimard (09/01/2020)

Note moyenne : 3.67/5 (sur 29 notes)
Résumé :
« C'est déjà arrivé. J'ai lu mille choses comme celle-là. Une fille vient sonner chez ses parents dix ans après sa disparition. Elle leur lance : Vous me reconnaissez ? Et la vie reprend. [...]Les miracles arrivent quand il n'y a plus d'espoir.»

Dix ans après la disparition de leur fille Hortense, alors âgée de quatre ans, Carl et sa femme vivent toujours dans l'ombre terrible de ce drame. Des marches blanches ont été organisées, l'enquête se poursui... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
Ladybirdy
  20 février 2020
J'ai tenu bon plus de la moitié du livre mais non, j'abandonne, je capitule et j'avoue, je n'ai pas aimé ce livre à moins que ce soit ce livre qui ne m'était pas destiné.
L'histoire est simple, c'est celle d'une enfant kidnappée à l'âge de quatre ans dont la mère ne se remet pas dix ans plus tard. Quand de nouveaux voisins emménagent, la mère imagine que la gamine de ce couple est sa fille. Elle en fait une fixation.
Je n'ai donc pas aimé ce roman.
Parce qu'il manque cruellement de sentiments. C'est comme un roman mort, sans poumon, sans émoi, qui flotte inlassablement sur du vide.
Parce que la mère de la petite Hortense poursuit sa vie et son bout de chemin sans cri ni rage.
Parce qu'il n'y a pas de dialogues, que tout est figé dans une latence glaciale.
Parce que l'écriture balance entre drame, tragédie et détails de la vie de tous les jours.
Parce que pas moyen de m'attacher à qui que ce soit. Les personnages sonnent creux.
Parce que et enfin, dans pareil cas, je serai à cent lieues de cette histoire sans âme, je crierai de rage et de haine et l'absence de la chair de ma chair me bannirait de la vie, des autres, de moi.
Puis et ce n'est pas négligeable, j'ai rongé tous mes ongles tant ce livre m'a tantôt agacée tantôt ennuyée. C'est malin maintenant.
Ce roman par sa quatrième de couverture m'a rappelé ce très beau film avec Catherine Frot : « L'empreinte de l'ange ». Un film fort et bouleversant avec des émotions qui se devinent sur un simple regard.
L'histoire est à peu près la même sauf que pour une fois c'est un film qui remporte le carton plein et que ce livre ira tout droit dans ma poubelle. Quelle déception.
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Christophe_bj
  18 février 2020
Il y a dix ans, en 2008, la fille de narratrice, Hortense, a disparu dans un parc au cours d'une partie de cache-cache qu'elles faisaient toutes les deux. Depuis, la vie de la narratrice n'est qu'un long calvaire, que ni son mari Carl ni son amie d'enfance Adrienne ne parviennent à adoucir. Lorsqu'une famille vient s'installer en face de chez eux, la narratrice croit reconnaître sa fille en Hélène, la fille de ces voisins. Un éditeur avide de sensationnel, pressentant le potentiel commercial de l'histoire, fait son siège pour qu'elle accepte d'en faire un livre. ● Ce court roman très bien écrit, tout en finesse, est glaçant. Grâce à une narration à la première personne, on se met aisément à la place de la mère et on vit avec elle les affres de son existence « orpheline de sa fille ». On assiste à la lente dégradation mentale de la narratrice (avec quelques longueurs) jusqu'à un finale qui, si on l'a quand même un peu vu arriver, n'en est pas moins intense.
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Bazart
  05 février 2020
Parce qu'elle a perdu il y a dix ans de cela sa fille Hortense, 4 ans à l'époque, une mère, la narratrice du roman de Caire Castillon, est persuadée de la voir partout et notamment dans les traits de l'adolescente de 14 ans qui vient d'emménager devant chez elle.
Obsédée par cette jeune fille, cette mère devient de plus en plus sujette à des crises de déraison incontrolable au grand dam de son mari, Carl, lui aussi totalement détruit par la disparition de sa fille....
Totalement monomaniaque, la narratrice toute en souffrance rentrée ira au bout de ses obsessions...
" Un jour, il m'a rétorqué que le pardon n'était rien qu'une seconde peine que le bourreau réclamait à sa victime. Je n'ai pas compris, et j'ai cru que le bourreau, c'était lui. En fait, il ne peut pas me pardonner, c'est ce que j'ai compris après, mais il le garde pour lui parce qu'il n'aimerait pas qu'Hortense le voie me haïr. "
On avait laissé la romancière Claire Castillon avec son roman jeunesse "River" dans lequel elle nous plongeait dans les psychés d'une jeune adolescente torturée et un peu névrosé.
Un roman jeunesse âpre et cruel, assez proche des écrits précédents de la romancière qui n'a jamais été une reine de la gaudriole et de la légereté ( en même temps ce n'est pas forcément ce qu'on lui demande) qui augurait sans doute cette marche blanche, qui met encore la cruauté et la noirceur un cran au dessus.
Avec ferveur et un vrai sens du suspens psychologique, Claire Castillon nous immerge dans l'intimité et l'esprit ô combien tourmenté de cette femme d'une fragilité indéniable, qui laisse libre court à son irrationnalité d'esprit.
Avec ses phrases courtes, aiguisées comme un canif, Claire Castillon livre un modèle de suspens psychologique à glacer le sang sur les différents visages que la monstruosité humaine peut prendre,et en ce sens, le dénouement ne déçoit pas.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Mesmotssurlesleurs
  24 février 2020
Ce livre m'a bouleversée. J'ai lu, ça et là, des avis tranchés à son sujet, on l'aime ou on le déteste. Moi, je l'ai adoré. Tellement que je viens vous en parler, tout de suite, sans trop retoucher mes mots, sans me relire mille fois, sans attendre comme je le fais toujours. Besoin de dire vite, comme je l'ai lu. J'ai inspiré en le commençant, puis bloqué l'air pendant 167 pages. Il est temps de relâcher. Expiration.
Poumons pleins, j'ai avancé dans l'esprit torturé de cette mère. J'ai entendu sa rage, partagé sa souffrance, ses errances. J'ai serré ses poings dans les miens. Dix ans plus tôt, Hortense, son Hortense, a disparu. Sous ses yeux fermés. A peine 30 secondes. Un cache-cache jamais terminé. Depuis, ce sont dix années pleines d'espoir et de folie, de peut-être, de recherches. Dix années à se demander. Dix années à tourner, autour, dedans, dehors, à rabâcher, ressasser. Cette journée, les autres. Souvenirs de l'avant, du pendant. Impossible construction de l'après. Et puis viennent de nouveaux voisins, et leurs enfants. Leur fille. La sienne. Peut-être. C'est sûr. Il n'y a qu'une mère pour savoir ça, pour le sentir. Ça ne peut qu'être vrai. C'est elle. Évidemment.
L'enfant partie laisse place à son absence, pleine et entière. Étouffante. Omnisciente. Empêchée de siéger, la raison fuit, le couple aussi. Restent quelques regards, et du vide. Et l'espoir qui rend fou. Tout ça pour tenter de coller des morceaux de vie qui ne feront de cette femme qu'une poupée de chiffons, mal cousue, tenue par les fils d'un esprit morcelé. Alors bien sûr, cette mère-là fait peu de bruit. Ses cris résonnent à l'intérieur, ses doutes se cognent dedans. Personne d'autre ne pourra comprendre. Elle seule sait.
En entrant dans la tête de cette mère, j'ai manqué d'air, doucement. Dangereuse apnée. Alors j'ai lu vite. Je devais sortir. Je sentais que ça tournait, que, petit à petit, je m'enfonçais. le parc, la chaussure de poulain vert, les marches, les affiches, les voisins. Je perdais pied mais, comme elle, je ne pouvais pas lâcher. Et puis lui, le mari. Lui, réconfortant. Lui, maison de gilet gris. Lui, dedans. Dehors. Il souffre. Il essaie. Mais rien ni personne ne peut entrer. La tête maternelle est pleine de celle qui manque. Plus de place.
Que vous dire ? Rien d'autre. Il faut que vous veniez vous aussi. Ouvrez ce livre et comptez.
1,2,3... Hortense...
...
15,16,17...L'absence, démente...
...
25, 26, 27... Sa mère...
...
29... Ouvrez ses yeux...
30. Cachée.
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jg69
  30 mars 2020
Il y a dix ans qu'Hortense a disparu, le 23 janvier 2008. La petite fille de quatre ans a disparu dans un parc des Rousses où vivent ses parents alors qu'elle jouait à cache-cache avec sa mère. Depuis ce drame son père Carl continue à coller des avis de recherche pour maintenir sa femme à flots et à organiser une marche blanche tous les ans à la date anniversaire de la disparition de la petite fille. C'est la voix de la mère d'Hortense qui nous raconte leur histoire qui prend un tournant particulier le jour où de nouveaux voisins aménagent dans la maison d'en face. En effet, en voyant Hélène leur fille de quatorze ans, la mère croit reconnaitre Hortense, Hélène a au-dessus de la lèvre la même cicatrice que celle qu'avait Hortense...
La mère d'Hortense n'a jamais abandonné l'espoir de retrouver sa fille, elle circule en voiture vitres baissées pour entendre les éventuels cris de sa fille. Elle se souvient du passé, des moments vécus avec sa fille mais aussi de sa difficulté parfois à s'occuper d'elle alors, qu'institutrice, elle n'avait aucun mal à s'occuper des enfants des autres. Elle évoque une maternité qu'elle ne vivait pas toujours comme un idéal à l'instar de sa vie de couple de l'époque. Selon elle son mari Carl n'est devenu un excellent père et un mari impeccable que depuis la disparition d'Hortense. Elle se souvient aussi des soupçons qui ont pesé sur elle au début de l'enquête.
Cette mère-accordéon qui ne ressent " rien d'autre que l'absence de sa fille " semble prête à basculer dans la folie, elle échafaude mille hypothèses, un jour elle sait que la petite voisine n'est pas sa fille, le lendemain elle ne sait plus...
Je m'attendais à lire un roman sur l'absence, sur la difficulté à survivre à une disparition d'enfant comme le suggéraient le titre, le résumé de l'éditeur et quelques avis dont j'avais entendu parler. Une absence après disparition est d'autant plus difficile à vivre que le deuil est impossible et que l'espoir subsiste toujours avec la crainte que ce que vive son enfant soit pire que la mort. Or le thème principal de ce roman n'est pas du tout celui-là, je me suis sentie trompée... L'absence est bien entendu évoquée mais de façon assez survolée, le thème principal est la montée en puissance de la folie de la mère, l'auteure nous plonge dans la tête d'une mère qui vit une lente dégradation mentale certes liée à la disparition de sa fille mais pas seulement... mais impossible d'en dire plus sans tout dévoiler... même si l'auteure distille tout au long de son roman des indices qui nous permettent de deviner beaucoup trop tôt le dénouement final. La psychologie de la mère est assez bien analysée brossant le portrait d'une femme et d'une mère d'une grande ambiguïté dans ses tourments, ses délires et son obsession mais un certain nombre d'éléments sonnent complètement faux; par contre j'ai trouvé la psychologie du père tellement peu fouillée qu'il reste une vraie énigme pour moi. le style est efficace pour rendre l'atmosphère très pesante mais il est aussi très sec totalement dépourvu d'émotions et assez racoleur pour me faire soupçonner l'auteure d'être tombée dans la facilité.
Lien : http://leslivresdejoelle.blo..
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critiques presse (1)
Culturebox   28 février 2020
Avec ce douzième roman, Claire Castillon plonge le lecteur dans la tête d'une mère ravagée par la disparition de sa fille. Marche blanche emmène le lecteur au cœur des souffrances d'une mère sur des chemins inattendus, avec en arrière-plan une interrogation sur la maternité.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Citations et extraits (4) Ajouter une citation
BazartBazart   29 janvier 2020
Je me promène dans les Rousses avec Hortense dans la tête, Hortense, qui depuis sa disparition, se pose souvent sur les visages que je croise. Alors je leur souris doucement, à ces visages étoiles, à ces maitresses d'école, àces vétérinaires. Il n'est pas rare qu'Hortense me rejoigne en ballade, que j'ouvre la portière arrière de la voiture avant la mienne pour assoir son fantôme dans le siègne enfant trop petit pour elle.
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Pau_linePau_line   12 mars 2020
Depuis qu'Hortense n'est plus là, il veut qu'on forme un socle, ces fondations dont je parlais à Hortense, petite, quand je lui disais que toutes deux on fabriquait une chapelle où on s'abriterait toute notre vie. Chaque câlin donnait une pierre, chaque ploum du ciment, chaque dispute une poutre, chaque regard un vitrail, et chaque baiser une note d'orgue.
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aimylitHKaimylitHK   18 février 2020
Elle n'est plus là, parce qu'elle n'est plus nulle part. Elle est dans mon coeur, elle peut très bien y vivre. Je la fais battre. Pour la réanimer.
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SquirelitoSquirelito   07 février 2020
Je n’épie pas, je promène mes yeux
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Videos de Claire Castillon (16) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Claire Castillon
Entretien avec Claire Castillon à l'occasion de la rencontre entre l'auteur et les lecteurs de Babelio.com dans nos locaux, le 9 février 2018. Découvrez les 5 mots choisis par l'auteur pour évoquer son roman "Proxima du centaure"
La page du livre : https://www.babelio.com/livres/Castillon-Proxima-du-Centaure/1013729
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