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ISBN : 2253122580
Éditeur : Le Livre de Poche (14/03/2008)

Note moyenne : 3.37/5 (sur 112 notes)
Résumé :
Arrivée à mi parcours ces nouvelles, je peux dire qu'elles sont caustiques, diablement déroutantes et parfois très dérangeantes.

On est bousculé, dans ses propres repères, dans ses propres croyances et c'est un risque que d'aller au bout de ce recueil sans encombre…

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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
missmolko1
  14 mai 2017
A l'amour ! Claire Castillon a décidé ici ce choisir ce thème pour son recueil de nouvelles. Mais attention, l'amour n'est pas un long fleuve tranquille, non, ici, elle choisit de nous en montrer tous les mauvais coté.
C'est caustique, parfois cru, souvent dérangeant mais au final, ça donne un bon recueil. Je ne dirais pas que j'ai aimé toutes les nouvelles, il y a en qui sortent vraiment du lot mais je dirais qu'il n'y a pas de grosses inégalités dans la qualité des nouvelles.
J'avais lu le recueil Les messieurs, il y a peu de temps, et je dois dire que le ton et la plume m'avait surprise, j'avais eu beaucoup de mal avec l'humour bien particulier de l'auteure. Ici, je savais a quoi m'attendre et je dois dire que j'ai nettement mieux apprécié.
Lien : http://missmolko1.blogspot.i..
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LiliGalipette
  13 décembre 2010
Recueil de nouvelles de Claire Castillon.
Comme cela n'a aucun sens de résumer des nouvelles aussi courtes, je préfère vous livrer un extrait de chacune, pour vous allécher...
On n'empêche pas un petit coeur d'aimer - "Ils se voient sur les quais, entre deux trains. Elle vient retrouver son homme, échanger les valises, discrètement. Les gens doivent se demander quelle substance interdite elles peuvent bien contenir. Leur amour? Leur amour infertile." (p. 10)
Gratin - "Je ne sais même plus pourquoi je me marie. Tu écoutes ce que je dis? Tu retires l'ail, hein, tu penses à mon gratin?" (p. 20)
Salarié ou chef d'entreprise - "Quand même, c'est rassurant d'être salarié... / Oui. / Mais c'est minant de rester salarié. / Aussi." (p. 24)
Une araignée au plafond - "Il a longtemps lutté, méprisé mes assauts, refusé mes regards, et ma main sous la table, mon pied contre son pied. Un temps, il a refusé de me voir. Je l'ai souvent fait rougir, obligé à regarder ses chaussures pour éviter mes cuisses, et admirer sa femme pour ne plus croiser mes yeux." (p. 30)
Tolérance mille - "Mon mari est un idiot. Je vis chaque bêtise comme une injure et chaque sortie comme une épreuve." (p. 35)
La grande plaine - "Au début, j'ai cru que ça passerait, j'ai tenu les voiles et soufflé le vent, il suffisait de l'aimer, mais ça fait des années, et ça ne cessera jamais, la boue est montée." (pp. 42-43)
Haut-vol ! - "Pourquoi lisez-vous ce livre? Vous suivez une analyse? Moi, j'ai arrêté le jour où j'ai compris que je cuisinais à des fins sexuelles et faisais l'amour pour des raisons morbides." (p. 45)
La prunelle de mon oeil - "Sa fourchette a ripé, elle a percé ma temps, mais c'est l'oeil qu'elle visait. Quelques points de suture, de l'alcool, un baiser, et c'était oublié. Depuis je préfère regarder mes pieds. On n'empêche pas les femmes de vivre, on les laisse parler et, pire, marcher dehors. On se fiche que la mienne ne puisse plus le supporter." (p. 51)
Petit coeur - "Tu es un radin, radasse, de la pire espèces des pingres, et maintenant que je crève, je te dis juste combien j'ai eu froid, voilà." (p. 58)
Bêtes à concours - "Tes membres doivent sentir qu'ils sont liés prisonniers. Quand je te libérerai, tu auras envie de danser." (p. 62)
Corvée de liberté - "Si tu as envie d'aboyer, va donc au travail, et fais des heures supplémentaires. Ici, tu obéis." (p. 67)
La douleur, il faut la tuer - "Pour faire taire le malheur, c'est vrai, on peut chanter. Mais pour vaincre la douleur, il faut la tuer." (p. 77)
Cellule familiale - "Mon mari et moi avons toujours été extrêmement pointilleux sur la communication dans notre couple. Dès le début, nous avons posé la question: devions-nous, chacun, garder notre jardin secret? Nous avons jugé ces enfantillages dépassés. [...] Alors, je lui dis tout, et lui, en retour, ne me cache presque rien." (p. 81)
Petite femme - "Je n'ai jamais vu d'enfant aimer aussi fort son père, et l'appeler ainsi mon papa. Elle est faite pour un seul homme, pourtant il la trompe, c'est sûr." (pp 88-89)
J'effraie - "Il paraît que mon caractère en impose. Je ne veux pas, pour autant, rester célibataire. Une occasion de trouver chaussure à son pied ne se refuse pas." (p. 93)
Arrache-coeur - "C'est l'histoire de deux âmes qui doivent finir d'aimer. L'une parce qu'elle est vieille, l'autre parce qu'elle se sent chassée. L'homme ne veut plus de la femme, il la trouve trop jeune. Elle ne jure que par lui, elle voudrait le garder." (p. 99)
Scène de ménage - "Ne dis rien à ta soeur, elle a eu assez de peine avec ses histoires d'hommes." (p.111)
Mort au rat - "La nuit, il est gentil; quelquefois, il m'embrasse dans le cou. Mais dès que j'ouvre un oeil, je deviens son objet, ou parfois sa souris de laboratoire." (p.117)
Thérèse déchirée - "Hier la serveuse a admiré le joli couple que je formais avec ma maman. Alors, Thérèse m'a reproché de ne jamais l'embrasser en public, d'être trop peu démonstratif." (p. 120)
Voyages - "Tu disais de ta vie qu'elle serait un voyage, j'avais terminé le mien aux coins de ton visage. Je t'ai fait disparaître." (p. 126)
Train-train - "Maintenant que tu sais les écrire, les envoyer, les effacer, tu pourras lui demander comment les éviter, les erreurs?" (p. 133)
Une belle indifférence - "Quelquefois, je me dis que, si je m'en allais, si je quittais mon mari, peut-être que je reverrai de nouveau." (p. 138)
Nos enfants ingrats - "Finalement, je ne sais pas pourquoi on les attend chaque soir, on est très bien ici, tous les deux, comme avant... On aurait jamais dû avoir d'enfants. Même loin d'eux, tranquilles, on y pense." (p. 148)
L'amour est mis à mal dans ce recueil. L'adultère, l'inceste et le vice ne sont pas les atteintes les plus douloureuses qu'on lui porte. L'auteure voulait intituler le recueil Infect. Et c'est bien ce que nous lisons, des amours infectes, des salissures d'amour, qui engendrent dégoût et répulsion mais qui suscitent aussi une macabre fascination et un intérêt trouble, avec une question ultime: peut-on faire pire? Non, c'est impossible, et pourtant...
Je n'ai pas apprécié tous les textes. Certains souffrent d'une narration trop tordue et d'autres sont vraiment trop dérangeants. Mais ce recueil se lit rapidement et réserve des surprises de taille!
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zabeth55
  09 septembre 2013
Un recueil de très courtes nouvelles tout à fait jubilatoire.
Et pourtant, je n'aime pas trop les nouvelles en général.
Et pourtant, celles-ci sont particulièrement cyniques, glauques parfois.
Mais quelle écriture percutante, quel humour, quel réalisme.
Toutes sortes de couples et de façons d'aimer sont passées au crible. Aucune concession. Tous les cas de figure y sont représentés. Et c'est grinçant, voire plus que grinçant.
A donner à ceux qui sont célibataires le goût d'y rester !
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carre
  19 décembre 2011
Dans ce recueil de nouvelles, Claire Castillon, nous parle une nouvelle fois d'amour, amour douloureux,incestueux, passionnel, pédophile etc. L'amour chez Castillon est toujours anxiogène comme si la souffrance était l'acte ultime de tout amour. On est parfois mal à l'aise devant ce coeur sec qui saigne de mal aimer. Forcément certaines nouvelles vous touchent plus que d'autres car l'écriture est parfois alambiquée et la chute soudaine mais Castillon continue au fil de ces romans de disséquer le coeur amoureux avec violence et un sérieux penchant pour les situations malsaines ou immorales. le coeur est sec, rancunier, dépressif. Mais son talent pour décrire ces mouvements ne laisse pas indifférent.
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sophronie
  12 août 2018
Dès que j'ai commencé la lecture de ce recueil avec le premier récit qui porte le titre de l'ensemble : on n'empêche pas un petit coeur d'aimer, j'ai accroché et su que j'irai au bout des histoires. Quel bonheur après 3 livres arrêtés !
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Citations et extraits (40) Voir plus Ajouter une citation
x-Kah-mix-Kah-mi   20 décembre 2010
Plus ça va, plus je vais être, hélas, enclin à la tromper. Elle le sait, elle encaisse. Je ne dois pas la quitter, c'est la seule chose qui lui tient à coeur. Rien ne m'empêchera de le faire, pourtant, si j'ai un coup de foudre. Mais ça va encore. Un souvenir commun, un gratin de courges ou du sucre à la crème, ses divines spécialités, viennent toujours me surprendre à temps.
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LiliGalipetteLiliGalipette   13 décembre 2010
Nos enfants ingrats - "Finalement, je ne sais pas pourquoi on les attend chaque soir, on est très bien ici, tous les deux, comme avant... On aurait jamais dû avoir d'enfants. Même loin d'eux, tranquilles, on y pense." (p. 148)

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x-Kah-mix-Kah-mi   20 décembre 2010
- On n'aurait jamais dû avoir d'enfants. Même loin d'eux, tranquilles, on y pense.
- On n'y peut rien, on est de bons parents, on se retourne, on fait le bilan, on ne peut pas laisser derrière nous Quétel, Apôtre, Clitorine et Endémence.
- Et pourtant si, ils vont sûrement nous survivre.
- C'est dégoûtant.
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LiliGalipetteLiliGalipette   13 décembre 2010
La douleur, il faut la tuer - "Pour faire taire le malheur, c'est vrai, on peut chanter. Mais pour vaincre la douleur, il faut la tuer." (p. 77)

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LiliGalipetteLiliGalipette   13 décembre 2010
La prunelle de mon oeil - "Sa fourchette a ripé, elle a percé ma temps, mais c'est l'oeil qu'elle visait. Quelques points de suture, de l'alcool, un baiser, et c'était oublié. Depuis je préfère regarder mes pieds. On n'empêche pas les femmes de vivre, on les laisse parler et, pire, marcher dehors. On se fiche que la mienne ne puisse plus le supporter." (p. 51)

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Videos de Claire Castillon (17) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Claire Castillon
Entretien avec Claire Castillon à l'occasion de la rencontre entre l'auteur et les lecteurs de Babelio.com dans nos locaux, le 9 février 2018. Découvrez les 5 mots choisis par l'auteur pour évoquer son roman "Proxima du centaure"
La page du livre : https://www.babelio.com/livres/Castillon-Proxima-du-Centaure/1013729
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