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ISBN : 2867468361
Éditeur : Liana Lévi (03/10/2016)

Note moyenne : 3.46/5 (sur 65 notes)
Résumé :
Dans un monologue adressé au plus jeune de ses fils, Louis Catella relate son parcours. A 16 ans, il découvre la pénibilité du travail en usine. Plus tard, il s'engage dans les combats de Mai 68, rencontre Rose avec qui il a trois fils et décide à l'âge de 40 ans de reprendre des cours. Alors qu'il meurt suite à un accident du travail, l'impossible monologue se poursuit. Premier roman.
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Critiques, Analyses et Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
Bazart
  28 septembre 2015
Un père parle à son fils, et c'est le monde ouvrier qui prend la parole, un monde invisible et muet qui a pourtant tant de chose à dire et à transmettre. Alors le père parle, explique, analyse et sa parole est d'or. le fils écoute attentif.
Ah oui, il faut dire que le père est mort d'un accident du travail en juillet 1974 ( le début de la fin du monde ouvrier en occident) et ce père mort continue de parler et sa vie est édifiante : l'usine à seize ans , l'apprentissage, le syndicat, l'église, le parti communiste, les camarades, l'odeur âcre du métal en fusion, le corps qui souffre, la 2cv puis la bourgeoise Ami 8, l'envie de voir réussir ses trois fils, la famille, l'absence, le manque. le père parle de tout cela, même après sa mort, il se raconte à son plus jeune qui, lui, a réussi au-delà de ses espérances.
Repose en paix Louis, ton fils vient de nous raconter la vie d'un père formidable et digne qui s'est battu pour tenter d'effacer la honte indicible d'appartenir à un monde invisible. Récit poignant, qui donne la parole à des ouvriers courageux mais contraints à des rendements infernaux.
Récit émouvant qui parle de cette France qui a cru aux lendemains qui chantent des trente glorieuses et qui a pris de pleins fouet les trente piteuses. de journal, le récit devient dialogue : mots d'un père à son fils et, c'est sûr, les mots guérissent.
Tendre et poignant, c'est la gorge serrée que vous refermerez « Après le silence » un des grands livres de la rentrée.

Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Commenter  J’apprécie          340
xst
  22 janvier 2016
Dans un long monologue, un fils fait parler son père. Un père ouvrier, fils d'alcoolique, ayant quitté l'école à 13 ans pour entrer à l'usine comme on entre en sacerdoce, délégué syndical, communiste et croyant. Un père qui disparaît alors qu'il n'a que 7 ans, tué à l'usine un 16 juillet 1974, quelques semaines avant les vacances, écrasé sous un moule de 7 tonnes. Un accident qui aurait pu être évité. L'enfant est trop petit. On lui dénie le droit de faire le deuil de ce père qui devient alors trop présent dans son absence.
Et tout au long du livre, le père prend la parole par l'écriture du fils qui le réinvente et lui dessine une personnalité faussée par les souvenirs de ceux qui l'ont connu.
Didier Castino, d'une écriture fluide nous fait revivre une époque: la fin des années soixante-dix, la vie des ouvriers luttant contre l'exploitation, les occupations d'usine, les boîtes dans lesquelles on enferme les économies, la première voiture avec la barre au milieu qui rentre dans le « cul » des enfants assis à l'arrière, les gauloises bleues au bord des lèvres et les 45 tours de Johnny Halliday.
Excellent roman
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MelleFifi
  30 août 2015
Louis Catella, le narrateur, s'adresse à son plus jeune fils. Il lui raconte son histoire, sa vie, ses combats avant l'accident fatal.
A 16 ans, il commence à travailler à l'usine et s'engage dans les combats de Mai 68. Il raconte sa vie à l'usine et son combat contre les patrons et les injustices mais aussi sa vie de famille, ses relations avec sa femme et ses enfants, les vacances en Savoie et les premières voitures. Il parle aussi de ses difficultés devant la lecture mais entreprend de reprendre des cours du soir pour se perfectionner. Il rêve de pouvoir lire les livres d'Albert Camus « dans le textes ».
Quelques jours avant le départ en vacances, c'est l'accident. L'instant où tout bascule. Son fils ainé est présent, il travaille à l'usine pendant l'été. le narrateur passe de l'autre côté de la vie mais continue d'observer les réactions de sa famille, de ses fils. Comment chacun gère l'absence du père comme il le peut. le père nous livre ce qu'il imagine de la vie et des réactions de sa famille…
Puis, le fils prend la parole et nous livre sa colère d'avoir vécu sans père, son désir de ne pas reproduire le schéma paternel…
J'ai beaucoup aimé l'écriture et la justesse des mots choisis pour décrire l'accident, les sentiments des personnages et le contexte. Beaucoup de belles images et de références historiques. On ressent bien le milieu ouvrier sans caricature ni voyeurisme.
J'ai été surprise lors des changements de points de vue des personnages. Parfois, les voix du fils et du père se mélangent et l'alternance des propos n'est pas forcément régulière.
J'ai été séduite par ce premier roman. A lire…
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umezzu
  09 février 2016
Encore un roman qui a perdu en quelques pages tout chance d'intéresser le simple lecteur que je suis.
Non pas à cause du fond ou du sujet, mais du fait d'une forme alambiquée, difficilement lisible, étalant des paragraphes sans fin, écartant tout dialogue au profit de propos rapportés. le style est lourd, sans doute délibérément travaillé, et on n'est guère surpris de voir en quatrième de couverture que l'auteur est professeur de lettres. Espérons qu'il n'attend pas de ses élèves des copies aussi peu digestes.
Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement selon Boileau. Et bien cet hommage à la condition ouvrière des trente glorieuses et à l'âpreté du travail en usine perd totalement en clarté par l'excès de circonvolutions verbeuses.
Et c'est bien dommage, car de part en part, il a dans ce livre quelques moments de grâce liés au souvenir d'un père, investi dans son usine, dans sa camaraderie avec ses collègues et dans ses idées politiques. Les souvenirs de vacances simples mais heureuses en Savoie, les petites améliorations du quotidien qui parviennent dans la maisonnée, sont des moments réussis. D'autres parties sont plus contestables, comme le choix de continuer de donner la parole à la première personne du singulier au père de famille après sa mort dans un accident du travail. du coup, la dénonciation du mépris des règles de sécurité dans l'industrie au début des années 1970 s'affadit dans cet étrange récit.
Le sujet pouvait permettre de faire revivre une classe sociale dans le contexte des années 60 et 70, mais la prose de l'auteur est trop pesante à mon goût.
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lilicrapota
  13 janvier 2016
C'est l'excellente critique parue dans le matricule des anges qui m'a soufflé l'envie d'acheter ce bouquin. Chose faite! Alors?
Eh bien j'ai failli arrêter la lecture plusieurs fois!!! Non que le style est déplaisant, au contraire. Non que l'histoire est inintéressante, au contraire. Mais ce long monologue... était long, justement. Trop de redites, et à la fois une envie d'aller jusqu'au bout, pour voir.
Donc j'ai vu ; je me suis demandé d'où ça sortait, tout ça, c'était quoi la vie de Didier Castino, d'où venait cette âpreté de l'usine, cette vie qui sent le vécu, ces combats d'ouvriers où on est "dedans", les misérables modernes, enfin modernes, c'est toujours une tuerie cette usine...
Je sais pertinemment qu'il ne me restera pas "dans le coeur", celui-là; mais je suis contente de l'avoir découvert!
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critiques presse (1)
Telerama   09 septembre 2015
Après le silence est un livre d'amour, profondément marquant. Tout simplement magnifique.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
BazartBazart   21 septembre 2015
« Comment peut-on mourir avant les vacances, juste avant ? Quand j’y pense… Toute l’année travailler sans vacances d’été au bout, c’est du vol. Le mois d’août, il m’en manque un, on me le doit. Le mois d’aout raté sur le fil, pour presque rien. Le mois d’août 1974, sans moi. Rose et vous trois. Mes fils. Seize ans, dix et sept, c’est ça le mois d’aout 1974. Le mois d’aout que l’on voudrait repousser, que l’on n’attend plus avec impatience mais auquel il faut désormais penser comme un devoir, à une contrainte, comme à une épreuve. »
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fanfanouche24fanfanouche24   26 août 2018
Je suis quelqu'un qui avant tout travaille, a toujours travaillé. C'est ma vie, la reconnaissance et la sécurité. (...)
Si tu veux raconter ma vie, tu ne peux parler de moi à l'école. J'ai dû y aller comme y vont les enfants de 1930, mais moi c'est le travail surtout. très peu d'argent à la maison , on le met dans des boites et on essaie de le garder , ne pas s'en servir pour être plus riche un jour, alors l'école... (...)Très tôt on comprend que certaines choses nous sont étrangères. (...) il n'y a pas de révolte, pas encore, la vie s'épuise ainsi (...) Aller à l'école, je n'y pense même pas, je gagnerai de l'argent et j'en mettrai dans des boites, à mon tour. (p. 11)
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fanfanouche24fanfanouche24   02 février 2019
Très tôt on comprend que certaines choses nous sont étrangères, tout s'organise entre ceux qui peuvent et ceux qui ne peuvent pas, ceux qui vont à l'école et ceux qui travaillent, c'est l'un ou l'autre. Il n'y a pas de révolte, pas encore, la vie s'épuise ainsi (...) (p. 11)
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StellarStellar   07 février 2016
Je rentre à l'usine. J'ai treize ans. Je me souviens surtout de ça. Un nouvel élan, une ouverture sur un monde inconnu mais dont beaucoup parlent autour de moi, un monde difficile mais grâce auquel on devient un homme. L'usine est donc la promotion qui permet de rejoindre le sillage de mon père et de m'éloigner de celle qui aurait dû être ma soeur, de devenir un peu plus homme, un peu moins enfant. C'est peut-être pour ça que le souvenir est si aigu, me recouvre. Un sursaut, si tu veux, une prise de conscience, comme un traumatisme qui déterminera ma vie et mes désirs, mes révoltes et beaucoup de mes doutes. J'ai vraiment existé à partir de l'usine, comme si je venais d'elle. Excuse-moi d'insister, mais c'est par elle, l'usine, que j'ai pu grandir enfin et devenir un homme.
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JenouchJenouch   23 novembre 2015
Moi, ce n'est pas pareil. Je ne lis pas mais j'aime les livres. Je choisis des titres. Des auteurs dont j'entend parler autour de moi, dans le journal, au parti... Aragon, je pourrais, mais je me dis que j'aurai toujours le temps. On sait qu'il faut le lire, tout le monde le connaît, on le lira plus tard. Je préfère offrir des classiques. C'est plus solennel, il ne faut pas choisir à l'aveuglette. J'aime les livres parce qu'il y a tout. J'aime le temps que l'on prend, aller lire et revenir muet, maladroit, ne rien dire, ne pas raconter. Lire ne se raconte pas.
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