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EAN : 9782226471642
Albin Michel (15/06/2022)
4.37/5   43 notes
Résumé :
Toujours à la poursuite des Démons Invisibles, responsables de la mort de ses parents, Andrea Cort se rend sur la lointaine planète Vlhan. Ses imposants habitants y pratiquent un rituel qui tient tout autant du spectacle de danse que du suicide collectif. Une fois, par le passé, le ballet a dégénéré, et les habitants de Vlhan se sont retournés contre les spectateurs présents pour les massacrer. Andrea est convaincue qu’élucider le mystère à l’origine de cette tragéd... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
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JustAWord
  29 juin 2022
En janvier 2021, Albin Michel Imaginaire se lance dans la publication du cycle de l'américain Adam-Troy Castro consacré à une enquêtrice galactique aussi coriace que charismatique : Andrea Cort.
Après Émissaires des morts et La Troisième griffe de Dieu, la série trouve sa conclusion (temporaire ?) avec ce troisième volume intitulé La Guerre des Marionnettes et toujours traduit par l'excellent Benoît Domis.
À l'instar de ses ainés, l'ouvrage agrémente son histoire principale de deux textes plus court : la novella « Les Lames qui sculptent les Marionnettes » et la nouvelle-épilogue « La Cachette ».
L'occasion parfaite pour Adam-Troy Castro de développer un univers déjà riche et passionnant !
Sacrifier une part de soi
Ce troisième volume s'ouvre donc sur une novella : « Les Lames qui sculptent les Marionnettes ». Celle-ci a une double-fonction au sein du récit global de la Guerre des Marionnettes.
D'une part, explorer le passé de Jason Bettelhine, l'un des personnages périphériques de la Troisième griffe de Dieu notamment entrevu dans la dernière partie de l'intrigue et dont l'histoire avait été rapidement survolée par Adam-Troy Castro.
De l'autre, plonger dans l'étrange phénomène appelé Ballet de la planète Vlhan, élément également évoqué à la fin de la Troisième griffe de Dieu qui deviendra central dans le présent opus.
Au lieu cependant d'emmener directement Andrea Cort sur Vlhan, Adam-Troy Castro choisit de l'exclure temporairement pour se concentrer sur Jason. de cette façon, l'américain parvient à la fois à approfondir les éléments très congrus dont nous disposions à propos de celui-ci mais aussi à mettre tous les éléments en place pour que le lecteur comprenne d'emblée ce qu'il se joue sur la planète Vlhan par la suite.
Jason, avant de s'unir à soeur Jelaine pour devenir un inseps, survivait sur une terrible planète : Deriflys. Jusqu'au jour où les IAs-sources on fini par le tirer de là… grâce à Harille, sa compagne de souffrance. Mais le but de cette extraction n'était pas désintéressé puisqu'il s'agissait de transformer Harille pour qu'elle puisse participer au fameux Ballet des Vlhanis.
Ces extra-terrestres constitué d'un corps/tête sphérique et de tentacules fouets ont pris l'habitude de se livrer à une étrange représentation au but tout à fait mystérieux appelé Ballet, un évènement particulièrement meurtrier puisque tous les « Danseurs » qui y prennent part meurent d'épuisement à la fin. Évidemment, du fait des différences morphologiques flagrantes entre Humains et Vlhanis, d'importantes chirurgies augmentatrices sont nécessaires pour permettre aux premiers de danser avec les seconds.
Harille, intimement convaincue qu'elle a un rôle à jouer dans cet évènement planétaire, s'est donc laissé persuadée assez facilement par les IAs-sources de la reconstruire intégralement. Jason, impuissant, va donc assister à la chirurgie brutale et extrême endurée par la femme qu'il aime en secret.
Si « Les Lames qui sculptent les Marionnettes » s'ouvre et se ferme sur la quête de Jason et Jelaine revenu sur Vlhan pour découvrir le destin d'Harille, c'est bel et bien l'histoire d'Harille et de Jason qui occupe l'essentiel de la novella. Adam-Troy Castro s'enfonce dans la noirceur de son univers, une noirceur que l'on avait déjà exploré à plusieurs reprises dans le volet précédent notamment en s'apercevant du cruel destin d'une majorité de monde humain et de l'emprise pernicieuse des Bettelhine sur la Confédération (et les multiples atrocités qui en découlent). Mais cette fois, il le fait de façon encore plus frontale et graphique (proche du body-horror) avec cette transformation autant physique que psychique qui en coûte autant à celle qui la subit, Harille, qu'à celui qui en est le témoin impuissant, Jason.
Dans ce texte remarquable, l'américain construit une histoire d'amour qui n'a jamais eu lieu et montre le difficile respect de la croyance de l'autre, même au prix de ce que l'on a de plus cher et, surtout, quand celle-ci n'a aucun sens pour soi. C'est d'autant plus bouleversant qu'Adam-Troy Castro n'hésite pas à revenir sur le supplice de Deriflys et ce qu'il en a coûté à Harille et Jason pour mettre en relief le lien unique qui les unit. Au centre, reste pourtant une idée qui sera l'un des moteurs du reste de la Guerre des Marionnettes : celle du sacrifice et de ce que l'on est prêt à perdre pour celui-ci.
« Les Lames qui sculptent les Marionnettes » met donc la barre très haut pour commencer.
Pluralité narratives
Pour la suite, Adam-Troy Castro revient à la forme longue avec le roman central : La Guerre des Marionnettes.
Cette fois, pas (ou peu) de préambule puisque l'on retrouve Andrea Cort dans les griffes, ou plutôt les fouets, d'un Vlhani en pleine tentative de communication inter-espèces. Une communication qui tourne court tant les équipements de traduction à disposition de notre Procureure sont rudimentaires. À sa décharge, il faut dire qu'aucune des races sentientes de la galaxie n'a encore réussi à percer le langage ultra-complexe des Vlhanis.
Après quelques émotions fortes, Andrea et seschéris, les Porrinyards (un couple d'inseps, comprendre deux individus qui ont psychiquement fusionné et se comportent comme une seule personne disposant de deux corps), se dirigent vers le gigantesque amphithéâtre où doit avoir lieu le fameux Ballet des Vlhanis.
Mais comme toujours lorsqu'Andrea Cort se trouve dans les parages, les choses se compliquent et certains Vlhanis se mettent à attaquer sauvagement les délégations sentientes pourtant pacifiques des différentes ambassades venues assister à l'évènement…avant de se retourner contre leurs propres congénères ! C'est le début d'une course contre la montre planétaire où Andrea Cort doit découvrir comment empêcher les Vlhanis et les Humains de s'annihiler mutuellement !
Désormais solidement installé dans l'esprit du lecteur, l'univers d'Adam-Troy Castro se concentre ici sur ce qu'il sait faire de mieux : créer le suspense en mêlant intrigue policière et aventures tonitruantes tout en tirant le portrait d'une étrange race extra-terrestre. Pour mener à bien cette quête, qui d'autre qu'Andrea Cort, personnage torturé à souhait, à la fois d'une grande fragilité et d'une immense force mentale ? Andrea se retrouve au milieu d'un jeu de dupes qu'elle met longtemps à percer et va devoir affronter ses propres démons, et pas forcément invisibles pour le coup. Toujours aussi charismatique et aussi nuancée, l'enquêtrice touche à la fois par sa force de caractère et par ses blessures, qu'elles soient anciennes ou beaucoup plus récentes. Adam-Troy Castro confirme encore une fois son talent incroyable pour saisir toutes les contradictions de cette héroïne haute en couleurs qui, pourtant, ne serait pas grand-chose sans ses compagnons, les Porrinyards, de loin la meilleure invention de l'américain pour ce cycle science-fictif qui n'en manque pourtant pas. Cette fois, Adam-Troy Castro va jouer avec les caractéristiques uniques du couple d'inseps pour permettre de tordre la narration en la scindant puis en la réunissant, à la fois pour donner au lecteur l'impression de participer au conglomérat humain que sont les Porrinyards (et ainsi de mieux comprendre ce qu'ils perçoivent eux-mêmes) mais aussi pour déployer des lignes narratives plus amples et plus souples qui lui permettent de suivre des évènements distants de plusieurs centaines de kilomètres avec une efficacité remarquable. Les deux autres personnages principaux de la Guerre des Marionnettes auront également un grand rôle à jouer dans cette histoire d'apocalypse planétaire. D'un côté Tara Fox, une mystérieuse assistante et épouse d'un homme non moins mystérieux à la recherche de leur fille disparue, Merin. de l'autre, Ch'tpok, fille adoptive d'un extraterrestre de la race Riirgaannienne sous le coup d'une punition unique dans l'histoire de cette race sentiente. Toutes les deux seront des éléments-clés à la fois pour l'intrigue mais aussi pour le développement d'Andrea Cort elle-même…
La Vérité en face
L'une des principales qualités du cycle imaginé par Adam-Troy Castro, c'est de parvenir à faire évoluer son personnage principal au gré des confrontations/épreuves/énigmes qu'elle doit surmonter… et La Guerre des Marionnettes ne fait pas exception. Ce qui étonne par contre, et on n'avait déjà commencé à l'entrevoir avec le premier texte de ce volume, c'est à quel point l'américain peut assumer une noirceur totale sans portant s'y étouffer. Car si La Guerre des Marionnettes est un récit sombre et terrible par moment, il sait aussi doser une certaine forme d'humour et rythmer une aventure qui ressemble moins à une enquête qu'à une partie d'échecs entre les deux grandes factions rivales qui se disputent le destin de la Galaxie à son insu. Au milieu, la race des Vlhanis s'avère une formidable trouvaille, à la fois étrange et inquiétante, qui permet à Adam-Troy Castro d'explorer les problèmes de communications inter-espèces comme il l'avait déjà fait dans Émissaires des Morts.
Cette fois, le but n'est pas tant de résoudre une enquête que de stopper une Apocalypse annoncée. Revient alors la notion de sacrifice qui irrigue à la fois la race des IAs-sources et Andrea Cort, sans parler, dans un certain sens, des Vlhanis. Que sont prêts à sacrifier les différents partis en présence pour sauver les leurs ? La notion du choix et de la compréhension de ce que ce choix implique reste donc au centre des questionnements de ce roman bourré de surprises. La vérité finale, celle qui fait mal, sera d'autant plus difficile pour Andrea et les autres, questionnant à la fois le manichéisme apparent de la situation initiale et les possibilités qui s'offrent pour les uns et les autres.
Mine de rien, Adam-Troy Castro, pour qui l'enfer est définitivement pavé de bonnes intentions, parvient à construire une fin qui n'est ni joyeuse ni mauvaise. Une chose que viendra confirmer la nouvelle « La Cachette » qui clôt l'ouvrage.
Ce qu'il en coûte
Occupant une part non négligeable des trois histoires de la Guerre des Marionnettes, la notion d'amour et d'union trouve sa pleine expression dans « La Cachette ». Andrea Cort, peu après les évènements sur Vlhan, est appelée par une ancienne collègue et amie pour démêler une histoire de meurtre dans laquelle un trio d'inseps a tué un quatrième homme. Peut-on considérer les trois « individus » coupables ou pas ? Si cette question semble être le point de mire de la nouvelle, c'est rapidement vers ce qu'implique l'union entre les différentes parties d'un inseps que se tourne la réflexion d'Adam-Troy Castro. de nouveau, on retrouve ici une vraie interrogation sur ce que l'on laisse si l'on choisit de s'unir à l'autre de façon aussi radicale que le permet la technologie des inseps. Ce que l'on laisse…et ce que l'on apporte aussi. Car un couple va toujours dans les deux sens. L'américain se sert de son enquête comme d'un prétexte pour explorer les doutes qui rongent notre Procureure favorite et termine son récit par une scène de fin aussi humaine que poignante où tout semble encore à (re)faire. Parvenu à la fin de ce nouveau pavé, force est de constater que la force narrative et l'imagination débordante d'Adam-Troy Castro sont intactes.
L'équilibre trouvé entre science-fiction old-school et polar noir, exploration de l'intime et aventure à l'échelle galactique, foisonnement de races étranges et humanité profonde des personnages, tout cela semble faire du cycle d'Andrea Cort une franche et grande réussite pour le genre. Tellement qu'on se prend, un jour, à espérer une suite…
Dense, parfaitement narré et rythmé, intelligent et porté par une noirceur inattendue, La Guerre des Marionnettes marque le point d'orgue d'un cycle foisonnant et passionnant. Grâce à son personnage principal tout en nuances et à ses races extra-terrestres brillamment imaginées, le cycle d'Andrea Cort risque bien de devenir un incontournable de la science-fiction pour ceux qui aiment mêler aventure et réflexion.

Lien : https://bit.ly/3NuuR3p
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Lenocherdeslivres
  20 juin 2022
Andrea Cort, tome 3. Je l'espérais, celui-là, sans trop y croire, tant Gilles Dumay, le directeur de la collection Albin Michel Imaginaire disait que les ventes des deux premiers tomes semblaient insuffisantes pour espérer sa parution. Et puis voilà quelques mois, miracle, La Guerre des Marionnettes est apparue dans la liste « À paraître » du catalogue. Tout cela pour dire que je l'attendais de pied ferme et que je m'y suis mis dès que je l'ai reçu. Alors, mon attente a-t-elle été récompensée ?
Une fois encore, ce livre est un assemblage de plusieurs textes : deux nouvelles et un roman éponyme. Une fois encore, la parution originale de ces textes révèle des surprises. le roman n'existe pas autrement que sous forme audio en langue anglaise et il est paru pour la première fois en Allemagne. Surprenant, non ? À présent, prenons les histoires les unes après les autres.
Les Lames qui sculptent les marionnettes (The Knifes that Carve the Marionettes, 2019)
Ce récit, qui a été écrit près de dix ans après le roman qui donne son nom à ce livre, réussit le tour de force de nous préparer à suivre les aventures d'Andrea Cort. Mais sans elle ! Nous sommes sur Vlhan, la planète que l'on découvrira dans le roman et nous sommes confrontés à ses habitants étranges qui, chaque année, se prêtent à une danse mystique. Un massacre rituel en fait : des centaines, des milliers d'entre eux se suicident lors d'une cérémonie dont personne ne comprend le but ni la signification. Qui sont-elles, ces créatures ? Elles ressemblent à de gigantesques sphères sombres et très dures (en chitine) juchées sur des bras-jambes, fouets immenses qui servent aussi bien à marcher qu'à attraper, à toucher qu'à tuer. L'illustration de Manchu (très belle au demeurant) correspond bien à ce que je pouvais m'imaginer. Et donnent une idée possible de leur aspect physique, fascinant et effrayant à la fois.
Si elle ne nous offre pas la joie de revoir Andrea Cort, la nouvelle met en scène un personnage croisé dans La Troisième Griffe de Dieu, Jason Bettelhine. On y avait eu un aperçu de son passé : il est ici détaillé davantage. Surtout son passage sur Deriflys, là où le jeune homme issu d'une famille terriblement riche et puissante avait failli mourir et là où il avait vécu des moments traumatisants. Il vient sur Vlhan pour rechercher Harille, une jeune femme avec qui il avait survécu dans cet enfer. Or, elle fait partie de ces quelques pèlerins, de plus en plus nombreux chaque année, qui se sentent appelés par la danse mortelle de Vlhan. Ces « élus » sont persuadés qu'ils peuvent apporter quelque chose à la chorégraphie. Tellement persuadés qu'ils sont prêts à subir des modifications physiques extrêmes nécessitant de très longues et douloureuses opérations. Un vrai acte de foi. Tout cela, pour finir massacrés lors de la danse. Étrange et déroutant, surtout quand on tient à une de ces personnes. D'où les nombreuses tentatives de Jason de faire renoncer Harille. Et c'est là le côté attachant et terrible de cette histoire. Comment une relation peut être faussée dès le départ par des désirs, des buts différents. Même si j'ai été un peu déçu de ne pas trouvé dès le début Andrea Cort, ce texte m'a plu car il offrait un bon aperçu de la planète Vlhan, toile de fond de la Guerre des Marionnettes. Mais il m'a surtout touché par la force des sentiments évoqués, même si la tonalité est plutôt sombre.
La Guerre des marionnettes (War of the Marionettes, 2010)
Retour d'Andrea, donc. La voilà sur Vlhan peu de temps avant la danse rituelle. Elle est venue là pour continuer à jouer son rôle dans la guerre qui oppose les deux groupes d'IA : celui qui l'a engagée et souhaite qu'elle l'aide à mourir ; celui qui veut continuer à exister, résiste, et est à l'origine de nombreux massacres, dont celui qui a fait d'Andrea Cort ce qu'elle est aujourd'hui : une femme à l'intellect brillant et craint dans le monde entier, mais une femme détruite, qui ne tient que grâce à des bouts de scotch glanés de-ci de-là. Et à l'amour des Porrinyard, ces inseps au calme légendaire et aux prouesses physiques remarquables (dans tous les domaines). Une piste l'a conduite sur Vlhan dans un climat tendu : chaque année, les pèlerins sont plus nombreux à venir mourir pour la danse et les gouvernements des différents peuples (surtout les Homsaps, dont les représentants sont parmi les plus nombreux à venir rejoindre le spectacle : pourquoi ?) s'inquiètent. D'autant plus que des accidents ont déjà eu lieu. Voilà plusieurs années, un groupe de Vlhanis a attaqué des humains en dehors du rituel de la danse et les ont tués. Les causes ont été comprises, mais la confiance n'est plus là. À juste titre. Car, on s'en doutait un peu, tout va partir de travers et Andrea va se retrouver au centre d'un gigantesque maelström de violence.
Pas de véritable enquête dans ce roman. On quitte les sentiers balisés au profit d'une fuite à travers Vlhan. Andrea est rapidement prise pour cible et doit sauver sa peau par tous les moyens. Or, elle ignore les tenants et aboutissants de cette situation. Pas facile, dans ces conditions, de savoir quoi faire. Là est le mystère : comprendre ce que tout cela signifie. Ce n'est donc pas réellement une enquête, mais la tentative de résolution d'un mystère vieux de plusieurs centaines d'années qui aura des conséquences bien réelles sur le présent. Et sur Andrea. Car une fois de plus, tout repose sur ses épaules. Adam-Troy Castro se montre bien cruel avec son personnage qu'il secoue, blesse, maltraite aussi bien physiquement que moralement. Andrea Cort reçoit des coups de partout et ne doit sa survie qu'à une force mentale exceptionnelle. Dont on approche les limites. Je disais plus haut que le premier texte, Les Lames qui sculptent les marionnettes, était sombre. Que dire alors de celui-là ? Pourtant, sa lecture n'est pas une chute sans fond vers un abîme de désespoir. Mais il ne faut pas s'attendre à un feu d'artifice final, avec départ des héros sur un coucher de soleil et une musique joyeuse en arrière-plan. Andrea Cort est un personnage martyr et ne peut échapper à son destin. Qu'il soit décidé par une divinité ou des IA sans coeur. La Guerre des marionnettes est un roman d'aventures de haute tenue qui promène son lecteur à travers des mondes et des idées fascinants et place régulièrement le personnage d'Andrea devant des choix dignes de Corneille. Glaçant.
La Cachette (Hiding Place, 2011)
Pour finir, une intrigue plus classique. Enfin, classique dans son déroulement : c'est une enquête où Andrea Cort va faire preuve de ses qualités de déduction exceptionnelles. Mais pas classique dans son enjeu car il traite d'inseps. Un homicide a été commis : le coupable a tout avoué. Il a été arrêté. Point barre ? Non. En effet, après avoir tué celui que tout le monde considérait comme un monstre, il s'est associé à un couple d'inseps, formant ainsi un trio. Vous voyez le dilemme ? Si seul une personne du trio est coupable, comment enfermer les trois ? Et si l'on n'en enferme qu'un seul, grâce aux deux autres qui sont libres, le coupable, même en prison, se sentira comme en liberté. Cornélien, tout cela. Encore. Sauf que, Andrea est là. Et qu'elle est capable de résoudre ce véritable salmigondis. Mais quel prix va-t-elle payer ? Car, on le sait bien maintenant qu'on la suit depuis tant de pages, les aventures dans lesquelles elle est plongée servent de révélateurs à ses besoins ou orientent sa vie. de façon souvent terrible. Andrea Cort est l'héroïne d'une tragédie. Un point c'est tout.
La Guerre des Marionnettes met le point final aux aventures d'Andrea Cort puisque, avec les deux autres volumes, il propose l'ensemble des textes qui tournent autour de ce personnage. Mais il semblerait que l'auteur, Adam-Troy Castro, ait signalé récemment son envie de se pencher à nouveau sur ce personnage. Ce n'est pas moi qui m'en plaindrais. Car, même si ce troisième tome n'est pas mon préféré, il m'a permis de voyager à nouveau avec Andrea et de plonger davantage encore dans ses pensées. Leur richesse et leur complexité (il faut bien être les Porrinyard pour la supporter au quotidien – et même eux ont parfois du mal) font le sel de ces histoires. Car, bien que l'intrigue soit essentielle pour le plaisir de lecture, on est tout de même surtout attentif à l'évolution du personnage d'Andrea Cort, à ses sentiments et à sa capacité à s'en sortir malgré l'accumulation dantesque de problèmes qu'Adam-Troy Castro fait pleuvoir sur elle. Et avec La Guerre des Marionnettes, il offre un final grandiose à son héroïne, digne de son énergie et de son courage.
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FeyGirl
  29 novembre 2022
Et c'est parti pour le dernier tome des aventures d'Andrea Cort, composé de deux nouvelles et d'un roman, dans un univers Space-Opera où plusieurs espèces sapientes cohabitent.
Les lames qui sculptent les marionnettes : pour commencer, l'éditeur nous propose une nouvelle qui se déroule juste avant le roman. On n'y croise pas Andrea, mais deux personnages rencontrés lors du roman précédent, Jason et Jelaine. C'est l'occasion de découvrir ce qui est arrivé au jeune homme pendant sa longue disparition, et surtout on entrevoit les Vlhanis — les « marionnettes » – peuple qu'on connaîtra mieux lors du roman. Récit sombre et prenant — le soin apporté au protagoniste-narrateur est à souligner — avec une conclusion qui incite à se jeter sur le roman qui suit ! Précisons toutefois que ce n'est pas seulement une nouvelle d'introduction au roman : elle offre une histoire complète et marquante, dans la veine d'une série sombre.
La cachette : une dernière nouvelle pour clore le tome. Je vous en parle maintenant, pour ensuite prendre le temps de commenter le roman. Dans une tonalité encore une fois sombre (on est dans la série Andrea Cort, hein !), notre héroïne se retrouve face à une impasse juridique : un meurtre a été commis par un membre d'un inseps, avant la fusion de son esprit avec deux autres humains. Si on l'emprisonne, son esprit ne le sera pas tout à fait, puisqu'il sera présent dans sa plénitude dans les deux autres corps. Mais on ne peut pas emprisonner les deux autres non plus, qui ne sont pas coupables. L'auteur en profite pour décortiquer les mécanismes et les limites d'une des créations de son univers, à savoir ici les inseps, un seul esprit dans deux ou trois corps. Pertinent, avec toujours cette personnalité propre à Andrea Cort : un pessimisme mêlé à des remarques tranchantes.
La Guerre des marionnettes : Revoici Andrea Cort, procureure du Corps Diplomatique et agente secrète des IA-source (lisez les premiers tomes pour comprendre !). Ces IA-source l'envoient sur Vlhan sans lui en donner la raison. Accompagnée des inseps Skye et Oscin (deux êtres humains qui ont fusionné leur esprit), elle débarque juste avant le Ballet annuel, étrange rite où des Vlhanis se font massacrer après une danse. Depuis quelques années, des jeunes homsaps (humains) sont irrésistiblement attirés par ce Ballet et entament une longue transformation physique et psychique pour y participer, convaincus d'aider à la quête supposée des Vlhanis. Ces illuminés finissent tous découpés en rondelle.
Car les Vlhanis sont une espèce à part : ils sont formés de sphères d'où sortent des immenses lames, surnommées fouets, qui leur permettent de se déplacer et de communiquer. En effet, les « danses » des fouets dessinent des schémas encore mystérieux pour les autres espèces, qui, fascinées, cherchent à décrypter la promesse d'un nouveau savoir : les Vlhanis sont réputés très intelligents et suscitent une forte curiosité. Mais ces mêmes lames peuvent aussi trancher un corps.
Quand Andrea et ses amis débarqueront sur Vlhan, tout va partir en vrille.
Ce tome est captivant, la tension monte et on craint pour chacun des personnages, y compris les plus secondaires. L'auteur a un talent narratif indéniable, et ce récit ne manque pas d'actions, de rebondissements et de scènes dramatiques. le destin de certains personnages secondaires est terrible tandis que d'autres s'enfoncent dans la médiocrité. le lecteur assiste à une tragédie grecque, tant les acteurs ont eux-mêmes scellé leur funeste destin.
La narration interne — ici avec Andrea mais aussi Skye — nous permet d'entrer dans les méandres de l'esprit complexe d'Andrea, peu sociable mais qui a fortement évolué et qui n'est pas dénué de morale, au contraire. Et c'est bien son problème. On suit son cheminement, comme lors des tomes précédents, et on aimerait un peu d'espoir pour elle.
La conclusion critique en creux l'humanité. Ça m'a toujours amusée de constater que tant d'écrivains de SF pensent que les autres espèces sapientes seraient forcément plus sages ou plus rationnelles que nous, parti-pris lié au dégoût des massacres et guerres de notre Histoire. Jusqu'à preuve du contraire, les autres ont peut-être plus de carnages à leur passif (c'est facile pour moi d'écrire cette remarque : je doute d'être démentie dans un futur proche, à défaut d'un « premier contact » imminent).
Revenons aux Vlhanis et à leurs mystères. Toute la galaxie s'est mêlée du destin de cette espèce, à un moment ou à un autre. Ces marionnettes sont réellement le jouet des autres, et la planète devient le théâtre d'une lutte entre puissances alors que cette espèce ne se doute de rien. Quant à la conclusion de la saga, elle est très sombre (on est dans la série Andrea Cort, encore une fois), voire un brin défaitiste, mais logique et réussie.
Un très bon dernier tome de saga : sombre, palpitant, et une galerie de personnages marquants. Il semblerait toutefois que l'auteur puisse écrire encore d'autres textes dans cet univers, et ce serait une excellente nouvelle !

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Le_chien_critique
  03 novembre 2022
Aubaldévlhanis, aubaldévlhanis, ohé, ohé
Aubaldévlhanis, aubaldévlhanis, ohé, ohé
Aubaldévlhanis, aubaldévlhanis, ohé, ohé
Aubaldévlhanis, aubaldévlhanis, ohé, ohé
Au bal, au bal mortel, ohé, ohé
Elle danse, elle danse, elle danse au bal mortel
Elle ne peut pas s'arrêter, ohé, ohé
De danser, danser, danser au bal mortel
Au bal, au bal mortel, ohé, ohé
Au bal, au bal, au bal, au bal mortel
Elle ne peut pas s'arrêter, ohé, ohé
De danser, danser, danser, danser, danser
Après quelques tergiversations pour savoir si la suite des aventures d'Andrea Cort allait se faire, la réponse est là : OUI (sûrement grâce à mon billet où je jouais avec les lecteurs comme avec des pantins). Pour celles et ceux qui n'ont pas suivi, vous n'aviez qu'à suivre en temps et en heure... Comme avec ce tome : Faut-il lire les autres tomes ? L'éditeur, dans son introduction au livre, répond non. Normal pour un éditeur. Mais je suis d'accord avec lui, à l'inverse de nombreux collègues blogueurs. de toute manière, tu fais comme tu veux, c'est à cause de toi, toi qui n'a pas lu les deux premiers tomes, que ce livre a failli ne pas voir le jour. Mais peu importe, la seule question qui vaille est : ce troisième tome vaut-il le coup ? On ouvre le bal avec la nouvelle
Les Lames qui sculptent les Marionnettes
Sur notre chère Terre a lieu chaque année un bal populaire avec en guise d'apothéose un feu d'artifice. Sur Vlhan, c'est le même principe, mais en version hardcore. Il s'agit d'un ballet dans un amphithéâtre où les participants meurent à la fin. Pourquoi ? Les us et coutumes...
On suit les pas de deux jeunes qui vont se trouver confronter à ce ballet funèbre. Même si on retrouve avec plaisir l'écriture d'Adam-Troy Castro, la surprise est dans l'absence d'Andrea et de sa personnalité. Une mise en bouche pas désagréable qui permet de prendre connaissance de l'histoire de certains protagonistes rencontrés dans les autres récits. Reste un goût d'inachevé que les autres textes devrait combler.
On continue avec le plat de résistance, le roman
La guerre des Marionnettes
Toujours sur Vlhan, mais Andréa fait cette fois son retour, crépusculaire. C'est comme avec le bal des fin d'année qui clôture une époque, un âge. Cela faisait deux tomes que nous la suivions, nous demandant si elle allait comprendre le pourquoi du carnage qui a fait d'elle ce qu'elle est devenue. La réponse est au bout du chemin, sanglant et sombre.
J'ai eu un peu de mal à rentrer dans le récit, l'arrivée d'Andrea sur cette planète étant à mon sens un peu fumeuse et il m'a manqué une vraie enquête comme elle m'avait habitué. Nous sommes ici dans la géopolitique avec les principales races rencontrées au cours de ses périples. Mais qu'importe cette légère déception, cela reste un roman offrant d'autres qualités, l'auteur arrivant à nous offrir autres choses que sa sempiternelle enquête.
L'ensemble ce clôt par la nouvelle
La Cachette
Un meurtre, un coupable, des aveux. L'enquête est close dès les premières lignes alors que vient faire Andreas là dedans ?
Une des particularités de ce cycle, c'est que l'un des protagonistes est un inseps. Késako ? Des personnes qui sont liés par leurs personnalités, souvenirs, sensations entre elles. Bref, pour faire simple, un cerveau, plusieurs personnes.
Dans notre problème, le coupable est devenu insep après son crime. Si on l'envoie en prison, on envoie avec qui il est lié. Dilemme moral...
Beaucoup plus linéaire, c'est le texte que j'ai le moins aimé bien qu'il nous mette dans la tête d'Andrea.
Ce troisième tome est donc celui que j'ai le moins apprécié, mais aussi celui qui m'a le plus marqué par ces images affreuses qu'il dégage. Si l'auteur, et l'éditeur, poursuit son chemin avec son personnage, nul doute que je ferai parti de l'aventure.
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Tachan
  13 juillet 2022
Retrouver la plume d'Adam-Troy Castro et l'univers de son héroïne Andrea Corp et de ses amants, les Porrinyard ainsi que leurs ennemis, les Démons invisibles, est toujours un grand moment pour moi, un pur divertissement que je sens dès les premières lignes et un ravage émotionnel qui vient au fil des chapitres. Merci beaucoup à Albin Michel Imaginaire d'éditer cette saga malgré les difficultés qu'elle rencontre, à tort !, à trouver son public.
Avec ce nouvel opus, l'éditeur français aura publié l'ensemble des textes disponibles autour de cette héroïne et cet univers. Il nous compulse ici un roman et les deux nouvelles qui entourent celui-ci dans un tome d'un peu plus de 500 pages que j'ai pourtant lu d'une traite telle j'étais entraînée par la plume aventureuse et sensible de l'auteur.
Il nous entraîne, dans la lignée des tomes précédents, dans une nouvelle aventure qui va mettre notre héroïne à rude épreuve. Culotté, il nous propose d'abord une nouvelle d'une centaine de pages pour nous mettre en jambe et découvrir le nouveau lieu singulier où va se dérouler sa prochaine aventure : la planète des Marionnettes, et pour cela pas d'Andrea en vu. Il nous plonge dans une société inconnu auprès de héros qui ne nous disent rien où l'un d'eux va connaître une transformation irréversible pour devenir quelque chose d'autre. C'est un très joli clin d'oeil aux créatures de la Guerre des Mondes de Wells mais également une aventure qui nous emmène loin dans ce qui est faisable et supportable dans les transformations souhaitées par les êtres humains, nous poussant à la réflexion quand à notre attachement à notre corps et à nos relations.
Les Lames qui sculptent les Marionnettes sont ainsi une introduction indispensable à l'aventure qu'Andrea va connaître par la suite auprès de celles-ci et une continuité toute trouvée quant aux questions qu'elle se pose elle-même sur le devenir de sa relation avec les Porrinyard. J'ai adoré !
La Guerre des Marionnettes, elle, est un roman d'environ 350 pages dans la lignée de ce que nous a proposé l'auteur précédemment. Il nous emmène avec son héroïne et ses amants sur une nouvelle planète pour une nouvelle mission diplomatique qui bien sûr va connaître des soubresauts. Action, émotion et réflexion sont à nouveau au rendez-vous de cette aventure enlevée qui ne nous laisse que rarement respirer.
Avec le rythme percutant qu'on lui connaît, Adam-Trop Castro nous pose sur Vlhan, planète singulière, où un étrange pèlerinage attire des hommes et femmes un brin suicidaires pour venir assister à une danse de créatures qui semblent tout droit échappé de l'imagination de Wells avec leurs allures de tripodes (et +) parfaitement rendu en couverture ! Et dès les premières pages, Andrea a des ennuis, ce qui ne se dément pas ensuite. J'ai beaucoup aimé plonger dans les méandres de cette société, tenter de démêler ce que cache ces pèlerinage, parler de différentes manières de communiquer et échanger entre espèces, des limites du langage mais aussi du besoin de se rapprocher de son semblable et de lui être similaire ou non et jusqu'à quel point. L'auteur apporte à nouveau une aventure aux réflexions très riches et avec de nombreux niveaux de lectures que je préfère vous laisser découvrir.
La surprise de ce tome vient également de sa narration partagée au bout d'un moment entre Andrea d'un côté et un des membres de Porrinyard de l'autre. On a tellement l'habitude de voir ceux-ci agir toujours ensemble que c'était intéressant de les voir avec leurs corps séparés et de comprendre ainsi mieux les implications de ce qu'ils signifient vraiment comme être unique à deux corps. C'était important surtout quand on sait leur demande de voir Andrea les rejoindre pour former un nouvel être à trois têtes.
Pour le reste, nous sommes dans la continuité avec des I.A. toujours aussi sombres dans leurs objectifs et manipulations de tous les êtres qu'ils croisent. Alors qu'on pensait avoir atteint une sorte de statu-quo après le dernier choix d'Andrea, celui-ci est bien mis à mal ici, malgré les interactions régulières avec le camp qu'elle a choisi pour tenter de comprendre leurs implications ici. Andrea va donc être mise à rude épreuve à plusieurs niveau.
Le roman et la nouvelle qui le suit, La Cachette (d'environ 50 pages) voient donc notre héroïne beaucoup se questionner et évoluer sensiblement. Il est bien loin le temps de l'aventurière insensible et froide des débuts. Sous ses dehors de casse-cou intransigeante, c'est devenue une femme beaucoup plus ouverte aux autres et inquiète de ce qu'il peut leur arriver. J'aime cette nouvelle Andrea et je suis perturbée à l'idée du choix qu'elle pourrait faire. Tout comme son amie, je m'interroge sur la portée de ce nouvel insept qu'elle veut peut-être former avec Porrinyard. Est-ce vraiment ce qu'elle veut ? Ne risque-t-elle pas de les perdre ainsi en tant qu'amants et dans le rôle qu'elle apprécie tant de leur part dans sa vie ? Et elle, que restera-t-il d'elle et de la femme qu'on aime tant désormais ? Beaucoup de questions en suspend dont j'espère trouver des réponses dans les prochains écrits de l'auteur puisqu'il a dit ne pas en avoir fini avec elle.
Andrea Corp est donc définitivement pour moi une valeur sûre. Cet univers de SF mélangeant western, I.A. et interrogation sur ce qui définit l'être humain et les formes qu'il pourrait prendre par le futur, est vraiment très jouissif à lire. J'adore la plume entraînante de l'auteur, les multiples réflexions qu'il nous pousse à avoir, le tout toujours dans des aventures enlevées et originales où il se renouvelle à chaque fois. Je croise les doigts pour le retrouver à l'avenir.
Lien : https://lesblablasdetachan.w..
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
JustAWordJustAWord   29 juin 2022
Les gens sont humains. Ils commettent des fautes. Mais ils compartimentent, ils rangent leurs transgressions dans une boîte, pour pouvoir continuer à bien agir dans une autre.
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stephanerenardstephanerenard   01 septembre 2022
-Que s'est-il passé?
-Ce qui s'est passé? Tu étais là, non? Parmi les spectateurs?
-Désolé mais il faisait sombre, et nous étions tous un peu trop occupés à rester en vie.
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stephanerenardstephanerenard   25 août 2022
Croyd n’a rien d’exotique, et sa marginalité ne le rend pas beau. C’est juste un type trop secoué pour porter un slip.
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aerobaceaerobace   20 août 2022
si on lui en offrait la possibilité, qui ne choisirait pas de devenir une partie de quelqu’un de meilleur?
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