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ISBN : 2266261800
Éditeur : Pocket (19/05/2016)

Note moyenne : 3.75/5 (sur 85 notes)
Résumé :
Russie polonaise, 1741. Tombée dans la misère, la comtesse Boruwlaska vend son fils à une amie fortunée.
Comme jouet humain.
À neuf ans, Joseph a la taille d'un enfant à la naissance. Idéalement proportionné, les traits fins, ravissant. C'est une « réduction humaine », un lilliputien. Doué d'une intelligence exceptionnelle.
Un monstre parfait.
Le sort qui l'attend est celui d'un animal de compagnie ou d'une bête de foire. « Joujou » va vi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (33) Voir plus Ajouter une critique
Mimeko
  06 janvier 2017
Après le suicide de son mari qui a ruiné la famille, la comtesse Boruwlaska vend son fils Joseph comme jouet humain. De taille réduite (il n'atteindra que 99 cms à l'âge adulte) mais bien proportionné, il est ensuite recueilli par la comtesse Humieska qui développe son intelligence et ses dons (la musique, les langues étrangères, l'art de la conversation) devenant Joujou. Grâce à sa force de caractère, Joujou parvient à se faire apprécier et épousera une jeune franco-polonaise avec laquelle il émigre en Angleterre pour y vivre de ses concerts. Après quelques années en France, pendant la révolution, il s'installera définitivement à Durham où il meurt à 98 ans...La mairie de Durham a depuis, érigé une statue à l'échelle de ce personnage hors du commun.
Un destin hors du commun, un conte cruel qui nous plonge à l'époque où l'on commençait seulement à s'intéresser à l'enfant, cessant de le considérer comme un adulte miniature, mais comme un esprit qui doit faire un apprentissage et qui possède sa sensibilité propre....alors que dire d'un enfant minuscule, bien proportionné mais que l'on traite comme un objet ou comme un animal de compagnie, un bichon, puis un
Joujou, que l'on met sur ses genoux ou que l'on pose sur la console de la cheminée pour le punir et d'où il ne peut s'échapper sous peine de se fracasser les os. Heureusement son intelligence et sa capacité d'adaptation vont lui permettre de tirer profit des situations, pour exister en tant qu'être humain et se voir reconnaître par quelques personnes comme un être exceptionnel.
J'ai acheté ce roman d'Ève de Castro, grâce à la quatrième de couverture, et bien m'en a pris, j'ai découvert cette histoire étonnante et édifiante, me propulsant dans une époque cruelle et ignorante, où les scientifiques se frottaient les mains à l'idée de pouvoir disséquer cet être étonnamment bien proportionné mais lilliputien, une époque où la différence était moquée ou montrée dans les foires, sans scrupule et sans penser à mal.
Un roman édifiant et surprenant sur un personnage hors norme.
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Commenter  J’apprécie          280
selena_974
  23 janvier 2015
Joseph Boruwlaski est le fils d'un comte et d'une comtesse polonais. Il a à peine 9 ans lorsque son père se suicide, laissant sa mère et leurs enfants dans une misère telle qu'elle se voit contrainte de laisser cet enfant qu'elle aime tant à une riche starostine, qui promet de prendre soin de lui. Car Joseph n'est pas un enfant ordinaire, c'est un Lilliputien. Pas un nain, non, car malgré sa petite taille, son corps a conservé des proportions tout à fait normales et harmonieuses. Neuf ans, c'est tôt pour quitter une mère qu'on aime tant... et pour découvrir la cruauté de la vie. Car la starostine n'a d'autre idée en tête que d'en faire son attraction principale, un monstre de foire qu'elle renomme "affectueusement" Joujou, et le traite comme le jouet qu'elle pense qu'il est...
"Préambule où nous parlerons d'une malédiction, des plombs de l'horloge,
d'une famille aux abois et d'une fausse fée polonaise"
Ainsi se nomme le premier chapitre de Joujou, donnant tout de suite au lecteur le ton de l'histoire... Car même si le fond de l'intrigue est hautement cruel, et que les expériences et humiliations que Joseph devra surmonter tout au long de sa vie sont innommables, Eve de Castro nous raconte tout ça comme un conte, avec un détachement qui nous permet d'apprécier l'histoire sans en être véritablement touché. On peut ainsi lire sans peine la vie telle que Joseph la vit, à la découverte de lui-même, de son esprit avide de connaissances, de musique et de découvertes en tous genres, de son corps avide d'expériences que tout jeune homme normal a envie de connaître, de son coeur sensible comme tout un chacun à la maladie d'amour et au besoin de reconnaissance pour l'homme qu'il est et non la distraction qu'il peut apporter...
Ce livre m'intriguait par son sujet, et avec du recul je pense qu'un récit classique m'aurait vite lassée. Mais l'histoire telle que la raconte Eve de Castro a su me tenir sans peine de la première à la dernière page, et j'ai au final passé un très bon moment de lecture. Écrit comme un conte, j'ai fini par me persuader que c'en était un, mais dans ses remerciements l'auteur nous apprend que Joseph Boruwlaski, le célèbre nain polonais, a réellement existé. Quelle est la part de fiction et de réalité dans ce récit ? Je l'ignore, mais ce que j'ai pu en lire sur internet se retrouve dans ce roman, qui m'apparait à présent sous un jour tout nouveau... Joseph est mort à 97 ans, mesurant 99 cm, après une vie dans laquelle il a côtoyé tellement de passions, d'humiliations et de misère qu'on ne peut que l'admirer d'avoir vécu aussi longtemps.
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talou61
  18 mai 2017
Un bon roman historique retraçant la vie de Józef Boruwłaski
Au XVIIIe siècle, vendu par sa mère comme une attraction, il a su survivre et même s'épanouir dans cette société rude.
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VivianeB
  04 mars 2015
Un livre d'histoire sur le phénomène des jouets humains. Joujou, atteint de nanisme, sera le « jouet humain » de riches dames et qui malgré tout pourra vivre une vie d'homme tout en vivant de sa différence. Un livre qui montre que la moquerie, l'exploitation de la différence et l'ambiguité de vivre de cette différence ne datent pas d'aujourd'hui. Peut-on exploiter l'autre par qu'il n'est pas comme les autres mais peut-on jouer de sa propre différence pour avoir une vie « normale », telle est la question posée par ce beau livre qui dresse le portrait touchant et révoltant d'un homme.
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nelly76
  02 juin 2017
Dans ce roman,Eve de Castro,s'est inspirée d'une histoire vraie;l'histoire de ce nain qui mesurait 99cms à l'âge adulte,surnommé JOUJOU,et connu dans toutes les cours d'Europe,cela se passe au 18ème siècle.
Joseph,issu d'une fratrie de six enfants dont trois affligés de nanisme (deux garçons dont lui,et sa soeur qu'il adore)
est né à Halicz en Pologne,en 1739.Hélas, son père ,joueur invétéré :le comte Boruwlaska, n'a d'autre choix que de se suicider par noyade,"étranglé "par ses dettes de jeu.La comtesse,tombée dans la misère va vendre sur un banc son "petit" Joseph,âgé de neuf ans à la starostine :Mme de Caorliz qui en fera son jouet ;sa nouvelle attraction , pour son plus grand plaisir,attirera beaucoup de nobles dans ses salons.Jusqu'au jour ou,enceinte de peur de mettre un enfant nain au monde,elle se sépare de Joujou et le vend à son amie :la comtesse Humieka. Dès lors la vie de ce petit homme,va basculer,car la comtesse a décelé chez lui une intelligence vive et à surpris sa grande détresse et sa fragilité. Elle n'en fera pas "un nain de foire" mais un nain cultivé, elle va parfaire son éducation, ensemble ils voyageront et côtoyeront les plus grands des cours Européennes, de Vienne à Munich en passant par Versailles. Joujou,lui est totalement dévoué et profondément reconnaissant jusqu'à ce jour qui sera maudit par sa bienfaitrice:le jour où il rencontre l'amour.
A partir de là, la vie de Joujou ne sera plus faite de "hauts mais de "bas",mais j'arrête là mon bavardage.Cette histoire surprenante,enrichissante par bien des côtés et bien retranscrite m'a amené à faire des recherches sur ce nain illustre et je pense acheter le livre qu'il a écrit en français :Mémoires du célèbre nain Joseph Boruwlaski ,gentilhomme polonais,réédité chez Flamarion.
Un bon livre détente à conseiller☆☆☆
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critiques presse (1)
LesEchos   10 décembre 2014
Un roman haut en couleurs pour un tout petit homme.
Lire la critique sur le site : LesEchos
Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
cecilitcecilit   25 mai 2016
- J'ai souvent pensė qu'il serait plaisant de faire un mariage entre ces deux êtres. Ce qui en résulterait résoudrait les questions que nous nous posons.
Une voix d'homme renchérit :
- Savez-vous où trouver cette Anastasia ?
-Elle vit en Pologne chez une connaissance de Zofia Boruwlaska qui l'a prise par charité.
Une voix de femme demande:
-Et si l'on tentait l'expérience avec une femme de taille normale, que pensez-vous qu'il en résulterait ?
-La chose est impossible ! Voit-on des carlins s'accoupler avec des dogues femelles ?
-Ou des coqs avec des paonnes ?
-Et pourquoi pas ? Malgré la difference de taille, la gymnastique pour deux humains ne serait pas très compliquée.
-Aurions-nous ici deux humains au sens où nous l'entendons ?
-Je préfère pour ma part l'idée de Joujou et de sa soeur. Une portée de lutins à leur image, ce serait ravissant.
-Anastasia n'est pas une chatte, selon toute vraisemblance elle n'aurait qu'un ou deux bébés à la fois.
-Alors nous remettrions l'ouvrage sur le métier jusqu'à obtenir une lignée ! Une lignée de poupées Boruwlaski blondes aux yeux bleus!
-J'en veux une!
-Moi aussi !
-Seront-elles à vendre ?
- Tout dépendra du nombre de produits obtenus. S'il n'y a que deux ou trois, je les garderai pour moi.
-Quel égoïsme !
-Je vous les échangerai contre la paire de juments albinos , celles que vous admirez chaque fois que je les fais atteler.
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cecilitcecilit   22 mai 2016
Le tailleur n'en revient pas. Le bottier et le chapelier non plus. Le gantier encore moins. Ils reprennent leurs mesures une fois, trois fois, dix fois. Joseph Boruwlaski, neuf ans, yeux bleus, cheveux dorés, mesure un pied huit pouces, qui font cinquante centimètres, soit la taille moyenne d'un garçon ordinaire à la naissance. Cinquante centimètres des talons à l'occiput, avec le tour de crâne, de poitrine et de hanches, la longueur des membres et du cou, celle des mains et des pieds parfaitement proportionnés à cette hauteur. Le nouveau protégé de la starostine n'est pas un nain à grosse tête et courtes pattes comme on en voit dans les foires.
'C'est un enfant minutiarisė', dit le peintre appelé pour croquer au fusain la gracieuse silhouette.
'Une réduction d'humain', dit le médecin qui l'examine avec le sérieux et les instruments de la science.
'Un lilliputien égaré sur nos terres', dit le lecteur de Madame de Caorliz qui vient d'achever Les voyages du capitaine Lemuel Gulliver, traduction de l'abbé Desfontaines de l'ouvrage du sieur Jonathan Swift.
'Un miracle incarné' dit le chapelain qui se signe discrètement chaque fois qu'il croise Joseph, au cas improbable mais néanmoins possible où ce miracle serait l'oeuvre du Prince des ténèbres et non celle du Très -Haut.
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nelly76nelly76   26 mai 2017
PRÉAMBULE OÙ NOUS PARLERONS D'UNE MALÉDICTION DES PLOMBS DE L'HORLOGE,D'UNE FAMILLE AUX ABOIS ET D'UNE FAUSSE FÉE POLONAISE

Nous voici dans un vaste jardin un matin de brume épaisse, en Russie polonaise.Le soleil déjà haut peine à percer.Les arbres sont nus, les allées ratissées, les buis alignés et taillés. Un bassin coupe la perspective de la pelouse centrale.L'eau étale reflète le ciel blanc .Tapi sous un banc un enfant écoute la conversation des deux femmes qui viennent de s'asseoir sur la pierre froide.La mère de l'enfant ,vêtue de noir des bottines au chapeau,se plaint du sort mauvais qui s'acharne sur elle depuis le jour où elle a rencontré son fou ,son traître de mari.Trois fois sur six ,une sorcière a deforme9 les nourrissons qu' il lui avait mis au ventre,et lui,sans écouter ses supplications, s'obstinait à vouloir l'engrosser au motif que Dieu chérit les pauvres de corps et d'esprit avant les autres,et que si disgraciés fussent-ils,ses rejetons nés ou à naître n'en resteraient pas moins ceux du seigneur.
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WictorianeWictoriane   07 avril 2015
Le haut du pavé de Varsovie n'en attend pas moins de lui. On le hisse sur un fauteuil. On fait cercle, on demande le silence. Il raconte Lunéville où Emilie de Châtelet, l'égérie de M.Voltaire, est morte des suites de ses couches tardives, comme quoi il est imprudent d'enfanter à quarante ans, même lorsque l'on porte le fruit des œuvres d'un grand philosophe. En baissant le voix, parce que ce chapitre le met mal à l'aise, il raconte que Bébé (*) est tombé malade peu après avoir reçu les verges, que dans les mois suivants il a perdu la parole, puis l'ouïe, puis progressivement toutes ses forces, que les soins des médecins n'ont pu empêcher de dépérir, et qu'il est mort dans les bras de sa mère que le duc de Lorraine avait envoyé chercher. Pour distraire sa mauvaise conscience il ranime ensuite le cri des chalands le long de la Seine, le chant des novices à l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés, les clins d’œil des courtisanes sous les arcades du Palais-Royal, le langage des mouches sur le visage des élégantes, leurs jupes si larges qu'elles se mettent de travers pour passer les portes, les girafes de la Ménagerie royale et la retraite du Parc aux cerfs qu'on surnomme le "trébuchet" parce que le maître de céans y piège de jeunes, très jeunes oiselles. Tout le monde voulant admirer ici celui que tout le monde a voulu admirer là-bas, Mme Humieska est furieusement à la mode. Nourri de compliments et de mets fins, il ne pense plus à l'élevage de nains, ni à sa mère dont la comtesse n'a pas retrouvé la trace. Il se réjouit d'être ce qu'il est, et il ne désire rien de plus que ce qu'il a.
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selena_974selena_974   22 janvier 2015
- Votre Joujou, comtesse, a atteint ses quarante ans. Pour les gens de sa sorte, c'est un grand âge. Si vous tardez à le marier, il mourra sans descendance. Que diriez-vous de lui donner une épouse de son format et d'un beau noir luisant ? La demoiselle à laquelle je pense est nubile, véritablement exotique, et quand on la menace du fouet elle fait tout ce qu'on veut. Le produit de cette union serait une nouveauté absolue, un progrès inestimable pour l'agrément et pour la science. N'est-ce pas là une belle et bonne idée ?
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