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EAN : 9782940632015
280 pages
Éditeur : Balland (14/02/1900)
3.67/5   6 notes
Résumé :
En janvier 1960, la voiture à bord de laquelle Albert Camus rentre à Paris dérape en ligne droite et s'écrase sur un arbre à une centaine de kilomètres de la capitale. Avec Camus, son éditeur et ami Michel Gallimard, qui conduisait, meurt aussi. Après plus de quarante ans, une note émerge des journaux intimes du traducteur et poète tchèque Jan Zàbrana qui jette un nouvel éclairage sur ce qui était alors considéré comme un accident. Sur la mort de Camus s'étend l'omb... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
dido600
  19 mai 2019
l'écrivain italien Giovanni Catelli, , essaie de résoudre l'énigme de l'accident de voiture qui a tué Albert Camus et l‘éditeur Michel Gallimard, le 4 janvier 1960 à Villeblevin (Yonne, France).
Accident ou meurtre ? C'est la problématique que tente l'écrivain et universitaire italien de résoudre dans son livre-enquête de 280 pages, La mort de Camus, traduit par Danielle Dubroca. Tout a commencé depuis que Giovanni Catelli avait découvert un passage du journal de l'écrivain tchèque, Jan Zabrana, qui évoque une confidence qu'on lui aurait faite dans la Tchécoslovaquie des années où l'URSS était commandée par Léonid Brejnev.
D'après le journal, l'auteur de la Peste, qui avait dit un jour que «le comble de l'absurdité serait de mourir dans un accident de la route», n'aurait pas été victime d'un accident «absurde», mais d'un attentat perpétré par les services secrets soviétiques. Jan Zabrana n'a révélé l'existence du journal à sa femme, Maria Zabranova, que deux semaines avant sa mort d'un cancer, mais il n'indiquait pas l'origine de ses informations.
L'écrivain tchèque a évoqué clairement que l'accident de Camus aurait été organisé pour punir l'écrivain à cause de son activité anti-soviétique et pour sa condamnation publique de l'invasion de la Hongrie. C'est ainsi que l'auteur, sur la base de ces faits, a consacré des recherches minutieuses pour rechercher des témoins encore vivants pour accréditer la thèse de l'assassinat , selon laquelle lui et son éditeur auraient été victimes d'un meurtre prémédité.
Tout en fournissant une multitude de preuves, de déclarations recoupées et de faits têtus, l'auteur, qui a donné des leçons de littérature italienne dans les universités de Prague, Olomouc, Bratislava, Nitra ainsi que d'Odessa, Kiev et Lvov, change le plomb en or pour suggérer que l'accident de voiture devrait être classé au rang d'«assassinat politique», avec comme trame de fond la guerre des services de renseignement entre l'URSS et la France.
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lecottageauxlivresFanny
  17 mai 2019
Albert Camus a-t-il été assassiné ? L'accident de voiture qui a coûté la vie au prix Nobel en était-il vraiment un ? Et si L Histoire avait passé sous silence la vérité sur ce qu'il s'est passé le 4 janvier 1960  ?
Giovanni Catelli ne se contente pas de se poser ces questions mais il y répond dans La mort de Camus.
Albert Camus est mort depuis bien longtemps lorsque l'auteur découvre une curieuse note dans le journal intime du traducteur et poète tchèque Jan Zàbrana. Durant l'été 1980, il écrit qu'un de ses amis a appris de source sûre que l'accident qui a tué Albert Camus maquillait un meurtre. le pneu de la voiture de la famille Gallimard aurait été volontairement tailladé. L'ordre de tuer Camus avait été donné par le ministre des affaires étrangères Sepilov et aurait été exécuté par un espion russe. 
Depuis 1957, Albert Camus attaque explicitement ce ministre russe dans des discours en dénonçant son rôle dans les massacres qui suivirent la révolution hongroise de 1956. Les Soviétiques ne pardonnent pas non plus à Camus d'avoir soutenu la candidature et l'obtention du prix Nobel de Boris Pasternak en 1958. Pasternak, dont le Docteur Jivago est interdit en URSS, est considéré comme un ennemi public. 
Par ses prises de parole, Camus gêne l'URSS mais aussi la France qui s'apprête à organiser une rencontre entre le Général de Gaulle et Krouchtchev en mars 1960. Les services secrets français sont infiltrés par des espions du KGB  qui ont tout intérêt à taire les véritables causes de la mort de Camus.
En suivant les traces de Camus, Pasternak et Zàbrana, entre Paris, Moscou et Prague, l'auteur réunit des témoignages et propose cette hypothèse à laquelle nous avons envie de croire. le lecteur suit cette enquête avec un plaisir évident découvrant les milieux intellectuels pendant la Guerre froide mais aussi un récit glaçant des faits et gestes du KGB parvenant à dissimuler leurs crimes sous les apparences de simples accidents.  
La mort d'Albert Camus se lit d'une traite, comme un roman policier haletant qui interroge le passé pour tenter de restaurer la vérité des faits.
Lien : http://lecottageauxlivres.ha..
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Alexmotamots
  27 mai 2019
On nous cache tout, et surtout l'essentiel dans la mort d'Albert Camus : ce n'était pas un accident mais un coup de russes.
L'auteur découvre par hasard une phrase dans un livre de Jan Zabrana, auteur tchécoslovaque, expliquant que l'accident dans lequel était décédé Albert Camus était l'oeuvre de l'espionnage soviétique.
L'auteur revient sur cette période des années 60 : la rébellion hongroise soutenue par Camus, et la colère Russe.
Il explique également le parcours de la voiture des Gallimard qui remontait à Paris avec l'écrivain, et la trace trouvée sur le pneu de la voiture réduite en morceaux, l'enquête de police rapide et bâclée, les ami(e)s qui auraient pu renseigner.
J'ai aimé cette plongée dans une époque que je ne connaissais pas : les antagonismes politiques des deux côtés du rideau de fer, qui se prolongent sur le sol français.
J'ai découvert la puissance du Parti Communiste Français qui avait noyauté toutes les sphères du pouvoir jusqu'aux plus hautes. Impressionnant !
Une enquête menée à la façon d'un thriller : quand l'auteur tente d'approcher certaines sources sensibles, et qui ne sont pas mortes, il est espionné et menacé.
J'ai appris un peu de slovène : Pravda vitezi : la vérité vaincra. Heureusement qu'il y a encore des hommes (et des femmes) qui se battent pour la vérité.
L'image que je retiendrai :
L'auteur ne montre pas de photos de l'accident, mais avec ses descriptions, on imagine la violence du choc.
Lien : https://alexmotamots.fr/la-m..
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michelrenard1222
  19 mars 2019
Une théorie folle et pourtant au fil des pages on ne peut s'empêcher de se laisser convaincre : la mort de Camus résulterait d'un complot. Elle aurait été orchestrée par Sepilov, ministre des affaires étrangères en URSS qui n'aurait pas apprécié le combat pour la justice et la liberté de Camus, notamment envers le peuple hongrois envahi. Une enquête littéraire haletante.
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cournee-bablot
  30 avril 2019
C'est un temps que les moins de 20 ans devraient apprendre à connaître...Les bottes sont elles si loin aujourd'hui ou vont elles prendre une autre forme ?
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
michelrenard1222michelrenard1222   19 mars 2019
On dit qu’il a fallu trois ans pour que les services d’espionnage puissent mener à son terme cette mission. Mais à la fin ils ont réussi, et de manière si parfaite que le monde jusqu’à aujourd’hui a cru que Camus était mort d’un banal accident de la route, comme il peut en arriver à n’importe qui.
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Giovanni Catelli en la Unvime
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