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ISBN : 9791032904374
Éditeur : Éditions de l'Observatoire (22/08/2018)

Note moyenne : 2.54/5 (sur 13 notes)
Résumé :
Dans une petite ville de l'est de la France, au mois d'août, Emma s'ennuie ferme. Jusqu'au jour où des graffitis fleurissent dans tous les quartiers de la ville. Emma en est convaincue : Bob, le graffeur, a un lien avec les cygnes décapités qu'on découvre bientôt dans le canal. Mais bien sûr, comme d'habitude, les adultes, trop occupésà sauver les apparences au prix de petits arrangements et de grands mensonges, font semblant de rien. Il faut la mort d'une jeune ser... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
mumuboc
  02 décembre 2018
Dès les premières pages j'ai eu le sentiment d'avoir déjà lu ce roman….. jeunesse désoeuvrée, sans repères, adolescents des cités ou des beaux quartiers mais tous mal dans leurs peaux, un été caniculaire, le calme avant la tempête. Oui c'est un sujet que l'on retrouve dans d'autres romans, dont certains ont été primés et pour ma part je pense à deux que j'ai lu : Leurs enfants après eux et Fief.
L'auteure y a mêlé une intrigue policière : les décapitations de cygnes, des tags « BOB » un peu partout dans la ville et le meurtre d'une serveuse. Avec ces événements, tous les personnages vont se trouver à un moment ou à un autre mêlés à cette enquête, en direct ou à travers leur famille, mais celle-ci n'est que le prétexte pour une radioscopie de la jeunesse et du rapport entre enfants et parents, du manque de communications entre eux, de l'ennui de la vie de province, où tout le monde se connaît ou croit se connaître,
J'ai trouvé les personnages assez caricaturaux : l'adolescente qui ne comprend plus ni sa mère, ni sa soeur, celle-ci ayant une imagination débordante, le fils de bonne famille qui veut comprendre pourquoi sa mère et son oncle ont vu leurs vies basculées après un accident, un jeune adulte souffrant de troubles mentaux depuis un douloureux événement et dont le frère aîné, étudiant, disparaît toutes les nuits, une mère célibataire, caissière qui essaie tant bien que mal de mener vies professionnelle, familiale et amoureuse et je ne vous parle pas des couples au bord de la rupture, du père handicapé épris de boisson à longueur de journée, de la copine issue de l'immigration, orpheline vivant avec sa grand-mère, du policier impuissant à aider sa fille droguée…..
Et pourtant à force de lire ce genre de récits on commence à se dire que ce n'est malheureusement que la photographie de notre société, frappée à tous les étages par un mal-être, une souffrance, par les mots qui ne sortent plus, par une certaine misère, un manque de visibilité de l'avenir, avec souvent la présence de l'alcool et la drogue, la présence des réseaux sociaux dans le quotidien, l'instantanéité des événements, sans recul, la diffusion des vidéos, des mauvaises interprétations de faits, le désoeuvrement. Pas très gai tout cela.
Je souhaite différencier dans mon avis le fait que c'est un sujet comme je l'ai dit plus haut qui a été traité récemment, de façon similaire dans plusieurs romans, du traitement et de l'écriture. Parler de notre société, de sa jeunesse, des parents, des poisons qui gangrènent toute une population, normal puisque cela fait partie de notre environnement, de notre société. Les romans sont là pour relater des époques, des faits, de ce que les auteurs voient, entendent et tentent de comprendre (sans pour cela donner une solution, ce n'est pas le but), oui mais là malheureusement j'ai eu l'impression de déjà lu.
L'écriture est agréable, fluide, ne tombant pas dans l'utilisation du langage des banlieues, verlan etc….., dans des scènes scabreuses, la construction en utilisant les principaux protagonistes comme narrateurs est habile et ne gêne pas la lecture. Je suis entrée dans l'histoire rapidement mais les rebondissements étaient assez prévisibles.
Voilà c'est cela ce qui manque à ce récit : de l'originalité dans son traitement….. Mais la vie, la vie de ces jeunes n'est pas originale, c'est d'une banalité à pleurer : des parents qui ne se préoccupent pas de leur progéniture, ou trop, ou mal, ils sont le plus souvent livrés à eux-mêmes sans perspective d'en sortir.
Laure Catherine a introduit comme support aux événements un livre le massacre de Pangbourne de James Graham Ballard, livre qui a réellement été publié en 1997, que les adolescents pensent être l'inspirateur des crimes, qui raconte le kidnapping d'enfants et le massacre de leurs parents dans un lieu privilégié, sous surveillance vidéo et pour lesquels la police ne possède aucun indice à part une vidéo….. Similitude entre le livre et les événements vécus ? L'assassin s'est-il inspiré de ce roman ? Un livre de science-fiction qui allie société future et cauchemar et qu'ils pensent être la solution aux mystères.
Ce roman est le premier de l'auteure qui a publié auparavant des essais sur le monde de la musique rock et ses idoles. J'ai pensé à plusieurs moments qu'il conviendrait à un public de jeunes adultes. Pour ma part j'ai eu du mal à m'attacher aux personnages, à leur devenir et à la résolution de l'énigme il me manquait un petit « je ne sais quoi » pour avoir un avis plus favorable. Peut-être si je n'avais pas lu plusieurs romans traitant du même sujet, de la même manière.
Lien : http://mumudanslebocage.word..
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Ogrimoire
  03 novembre 2018
Je pense que je n'ai pas lu ce livre au bon moment. Mais, en même temps, je n'ai pas de certitude sur le fait que j'aurais davantage accroché à un autre moment.
En fait, j'ai l'impression que je ne suis pas assez rock pour cette histoire. Sur la quatrième de couverture, on apprend en effet que Laure Catherine est une journaliste qui, elle, est plutôt rock : elle a écrit une biographie de Pete Doherty, un essai sur le phénomène des groupies, un livre sur la scène rock des années 2000, un récit sur la vie d'Amy Winehouse.
On passe d'un personnage à un autre, sans forcément de lien évident – et le lien, à la fin, me semble un peu artificiel -. L'histoire n'avance pas vraiment, l'enquête non plus, on ne saura en réalité jamais vraiment pourquoi les cygnes ont été sacrifiés, ni ce que cela signifie réellement.
Ce qui rappelle le rock, c'est le côté adolescent, la rébellion contre l'ordre installé, la dimension contestataire. Mais j'ai trouvé que les personnages manquaient de profondeur : Emma, Anisha, Arthur, Paul, Boris, Baptiste, tous semblent nager dans un costume trop grand pour eux, et ils donnent l'impression de survoler l'histoire de loin.
Bref, sentiment de rester à la surface, de ne pas avoir de porte d'entrée dans cette révolte qui n'en est pas une. Et même lorsque, à la fin, les mensonges et les faux-semblants des adultes éclatent en partie, finalement, il ne se passe rien. Aucun choix, aucune décision, aucune progression. de mon côté, encéphalogramme plat…
Lien : https://wordpress.com/post/o..
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Faura
  22 août 2018
J'ai gagné ce premier roman (rentrée littéraire 2018) de la journaliste écrivain Laure Catherine lors du pique-nique Babelio, et j'en remercie également les Editions de l'Observatoire.
Emma, 16 ans, mène une vie bien tranquille, mais surtout bien ennuyeuse dans « une ville paumée de l'Est d'où aucun grand homme n'était jamais sorti, et encore moins une grande femme » entre sa mère qui a du mal à joindre les deux bouts et sa petite soeur Amélie surdouée. Elles ne doivent pas avoir de contact avec leurs voisins du 14, un père et ses deux fils.
La meilleure amie d'Emma, Anisha, fait du running pour se remettre d'une ancienne agression.
Arrhur et Paul veulent échapper à leur mère rescapée d'un accident de la route qui a peur de tout et à leur père magouilleur, grand ami du maire.
Des graffeurs, des squatteurs, tout un petit monde de jeunesse dans des quartiers très populaires dont la vie va être bouleversée quand des tags apparaissent le jour même où des cygnes sont décapités.
Les jeunes désoeuvrés s'interrogent, jusqu'au moment où une jeune serveuse est retrouvée morte noyée dans le canal. Est-ce le même auteur des faits?
Le lieutenant DaSilva enquête et se demande si le livre de JG Ballardle Massacre de Pangbourne dans lequel les enfants se retournent contre leurs parents et qui circule parmi les jeunes, joue un rôle dans les événements.
J'ai bien aimé la façon de raconter l'histoire, on rentre tout de suite dans le vif du sujet, carrément dans la tête d'Emma lors de son premier interrogatoire par DaSilva. Mais ce n'est pas que l'histoire d'Emma et d'Amélie et de leurs copains.
Sur un mois, on suit des très jeunes gens dont l'univers se résume à l'alcool et à la drogue car il n'y a rien d'autre à faire. de leurs cerveaux embrumés, on essaye d'extirper un peu d'action révolutionnaire - les jeunes « friqués » qui se retrouvent parmi les squatteurs, celui qui voulait devenir boxeur mais qui se dit non-violent -, mais on trouve surtout une étrange tristesse due au manque d'intérêt de leur vie adolescente.
Les préoccupations des adolescents, presque des adultes, l'amour, l'orientation scolaire ou professionnelle, la vision des parents, sont particulièrement bien décrites, avec des personnalités bien campées. Et puis les entrelacs d'histoire sont bien trouvés, jusqu'à la désignation du coupable.
Un premier roman très réussi.
lirelanuitoupas.wordpress.com
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motspourmots
  24 août 2018
La jeune Emma s'ennuie dans sa petite ville de province ; des cygnes sont retrouvés morts dans l'étang avant que ce ne soit le corps d'une jeune femme qui agite les eaux calmes de ce même étang. Une bande d'ados, des problèmes d'ados, des familles qui s'évitent, des vieilles querelles...
La jeune Emma s'ennuie et le lecteur aussi avec ce roman qui s'étire, s'étire... Donc, on peut estimer que c'est une réussite si l'auteure voulait nous faire éprouver très exactement ce qu'est l'ennui. Sinon... l'intérêt pour ces ados s'émousse très vite, tout comme pour les histoires qui font trembloter cette petite communauté...
En tout cas, je suis allée au bout, sans souffrir mais sans non plus y trouver de plaisir. Malgré la superbe couverture, je crois que cet univers n'est pas pour moi.
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HUBRISLIBRIS
  26 octobre 2018
La jeunesse et son cloaque de désirs. C'est Emma qui dégoise son vocabulaire, ses mensonges. Un dialogue avec un flic. Des phrases qui se perdent, recommencent. Un lien complexe à entrapercevoir au début. Qui sont-ils ? de quoi parle t-elle ? Où sommes-nous ? Il faut plusieurs pages avant de poser le décor. Difficile d'entrer dans le roman, d'y faufiler une jambe. Surviennent ensuite d'autres personnages. Une foule. Pluralité qui déconcerte de premier abord. Anisha, la copine au dialogue perché. Gaspard, le frère qui musèle sa violence. Amélie, soeur d'Emma à l'imagination débordante. Des squatteurs. Des parents. Et Baptiste, peut-être le seul marmot qui a su m'intriguer, m'intéresser. Petiot égaré à ses souvenirs, n'ayant que Batman pour compagnie de ses rêveries.
Au milieu de la jeunesse, des tags, des animaux tués, et un meurtre. Il y a comme des allures de polar, comme une impression de s'immerger dans un vieux Chair de Poule, et la sensation se renforce lorsqu'un livre est évoqué, le Massacre de Pangbourne, roman engageant les enfants à tuer les adultes. Malheureusement, l'intrigue ne suit pas. le meurtre n'est qu'une excuse, un ballon qui se dégonfle. D'un univers que j'imaginais noir, bardé de menaces, on stagne aux bavardages des adolescents, à leurs conjectures qui n'amènent jamais autre chose que la passivité.
Plusieurs thèmes abordés, impression que rien ne s'achève. Des adultes qui gravitent avec leurs secrets. Des histoires au passé qui s'entremêlent, se révèlent, sans que cela offre un intérêt à la lecture. Dommage. Un roman qui ouvre plusieurs portes, arpente différents chemins mais ne sait finalement pas clôturer toutes les idées exposées.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
OgrimoireOgrimoire   03 novembre 2018
Camille haussa les épaules, prit son ton de youtubeur. Le livre illustrait la peur des parents d’être dépassés par leurs enfants, d’une part, et de les voir se retourner contre eux, d’autre part, par lassitude d’avoir été considérés uniquement comme des objets, voire des extensions d’eux-mêmes.
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BibaliceBibalice   04 juillet 2018
Ravagée par la pauvreté, les tentes, les bouts de tôle, de tissu et de plastique, la clairière y avait peut-être gagné une autre beauté, mais la trouver nécessitait de creuser un peu : c'était la beauté du désastre, la splendeur bancale conférée par la volonté de survivre et l'immense contradiction entre la nature si majestueuse et les constructions précaires, presque risibles, qui la piétinaient allègrement.
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BibaliceBibalice   04 juillet 2018
Les graffitis étaient apparus le matin même : le lendemain de son retour, le jour même de la mort des cygnes.
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FauraFaura   22 août 2018
Sa mère lui faisait des recommandations pour la journée - les brocolis à préparer ce midi, les fenêtres et les volets à ouvrir à tel étage et à telle heure selon l’ensoleillement, le livre qu’elle lui avait acheté pour lui permettre de s’avancer dans le programme scolaire... Des trucs de caserne... 
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FauraFaura   22 août 2018
Où commençait la folie qui découpait des cadavres en rondelles, en fait, et combien de dingues étaient considérés comme de gentils excentriques par leurs voisins jusqu’au moment où ils décidaient de faire un carnage à la kalach?
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