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EAN : 9782072822407
192 pages
Éditeur : Gallimard (07/03/2019)

Note moyenne : 3.71/5 (sur 36 notes)
Résumé :
'Je passe mon temps à voler des gens. Dans le métro, dans la rue, au café, sur la plage. Ce peut être une femme, un homme, un adolescent, une enfant, un couple... J'ai toujours un carnet et un stylo sur moi. Je tente de les deviner, aucun ne doit me rester étranger, je veux les garder, je finis par les inventer, ce que je nomme voler.' Avec ces soixante-cinq récits brefs, Arnaud Cathrine capte les vies potentielles de celles et ceux qu'il croise, tout en renvoyant a... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
fanfanouche24
  04 août 2019
Comment résister à un pareil titre ?!
"J'entends des regards que vous croyez muets"... Magnifique...
Après des lectures passionnantes mais sombres, "lourdes"... j'ai choisi un recueil de courts textes jubilatoires d'un auteur découvert avec bonheur en 2011, avec un texte très réussi , enthousiaste et communicatif , "Nos vies romancées"...!! "
Là, il s'agit de croquis, de textes saisis dans le quotidien, de débuts d'histoires imaginées par l'écrivain, à partir de ses observations des gens...dans sa vie de tous les jours, dans la rue, les jardins, les terrasses des cafés, le métro, au bord de la mer, etc. Comme il le formule très justement, avec une sorte d'ironie à son encontre: "prédateur", "voleur" impénitent des bribes de vie d'inconnus, rencontrés au hasard des jours !!! Mais à des degrés différents, ne le sommes-nous tous pas un peu, un jour... ??
"Je suis un prédateur joyeux à la recherche de sa prochaine proie, impatient de vous dépecer et ravi à l'idée que les hyènes passeront à côté de votre cadavre sans rien remarquer, ni des restes qu'elles
auraient à terminer, ni du butin dont j'ai joui et que j'emporte jalousement dans mon carnet." (p. 61)
J'avoue moi-même le regard "glouton"... lors de mes promenades,
flâneries ... L'imagination s'envole par des paroles entendus, des sourires,
des visages (nous parlant plus que d'autres)...J'ai moi-même toujours sur
moi, bloc et crayon... pour noter des idées ou des réflexions naissant
justement de ces "Regards que vous croyez muets" !!
Des textes légers, déjantés, drôles ou plus graves...un ensemble très large
d'émotions... des morceaux bouleversants sur la solitude des individus, dans nos villes et sociétés d'écrans et d'amitiés virtuelles...!
Comme les recueils des nouvelles... il y a obligatoirement des proses inégales...ou qui nous marquent moins.... Avec Arnaud Cathrine , ces proses brèves tiennent aussi de la graphomanie, du besoin irrépressible de "garder trace"... d'instants fugaces, de ceux qui peuvent apparaître insignifiants à des moments nettement plus graves et forts
en émotion... L'éventail est large , tour à tour gris ou coloré, quelques évocations d'enfance ou du passé, des pieds de nez amusants comme ces pages assez drôles sur un livre "mémorable" de la grand-mère paternelle de l'écrivain: "Convenances et bonnes manières" de Berthe Bernage...
"Je me dis, incrédule : un homme est venu mourir devant chez moi, j'ai vu un homme mourir. Je me dis des choses comme ça dont il n'y a rien à penser : ce sont des phrases toutes faites qui se portent à mon secours et entendent faire barrage à l'effroi. (...) Je contemple l'homme mort . Qui est-il ? Je comprends qu'aucune fiction n'est possible en l'occurrence." (p. 140)
Nous avons même l'extrême surprise de croiser au détour d'une de ces
courtes proses... Marguerite Duras !!
""Vous avez été visionnaire, Marguerite [Duras]- A quel propos ? - Quand vous avez déclaré que nous serions bientôt noyés dans l'information, que nous aurions des écrans partout.- J'ai dit ça en 85.-
Mais vous avez dit aussi qu'il resterait la mer quand même. Toujours elle.- Les océans. Et la lecture. Les gens vont redécouvrir ça. Un homme, un jour, lira. Et puis tout recommencera." (p. 80)
Une lecture agréable...comme une légère brise de mer par une journée ensoleillée... des brèves ironiques ou humoristiques...côtoient le drame , ou le chagrin ,comme la vie tout court !!
De plus, J'apprécie le regard très bienveillant et la sensibilité de Arnaud Cathrine !....
"Je te préviens : je n'ai pas du tout envie de me retrouver dans ton livre. Tu te prends pour Sophie Calle ou quoi ? "(p. 171)

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pilyen
  23 avril 2019
"J'entends des regards que vous croyez muets" , le titre sonne beau et, une fois n'est pas coutume, le texte qui se cache derrière l'est tout autant !
A proprement parlé, il ne s'agit pas d'un roman, mais d'une suite de soixante-cinq récits assez brefs qui nous accroche dès la première phrase ( "Je passe mon temps à voler les gens." ) et ne nous lâche qu'à la dernière ("Qu'on laisse mon voisin en vie."). Rien qu'avec cette dizaine de mots, on perçoit déjà le regard d'Arnaud Cathrine, fait d'une réelle bienveillance pour les inconnus qu'il croise ou observe au hasard d'un déplacement. Et s'il se qualifie de voleur, ce n'est bien évidemment que pour la bonne cause littéraire, couchant sur papier avec son talent d'écrivain, ce que tout un chacun s'amuse à faire peu ou prou, qui dans une salle d'attente, qui dans un train, ou un bar : imaginer la vie d'inconnus.
Si l'exercice peut sembler assez banal, cette succession de petites histoires histoires remarquablement écrites, façonne au fil des pages un jeu de miroir vertigineux. En brossant le portrait de toutes ces personnes, parfois à peine observées quelques minutes, en leur imaginant un passé, un présent, voire un avenir, juste en s'accrochant à leurs gestes, leurs vêtements, leur voix, en apparaît, en filigrane, un autre, celui de l'auteur. le lecteur, dont visiblement on pousse la curiosité, devient doublement observateur ( j'aurai pu dire voyeur, mais le terme aurait été grossier face à la finesse non dénuée de piquant de l'auteur). Touché, ému, intrigué par ces inconnus décrits et partiellement réinventés, il pénètre aussi dans une partie de l'intimité de l'écrivain, piquant çà et là quelques éléments qui, de façon pointilliste, dressent, en creux, la silhouette d'un quarantenaire qui, bien qu' intellectuel parisien, renvoie le lecteur à sa propre image.
On a tous quelque chose d'Arnaud Cathrine et de ces (ses?) inconnus aux histoires qui ne peuvent naître que du propre vécu de celui qui les écrit. Alors, avoir un visage pas forcément aimable, faire la vaisselle à la main, parfois du naturisme, prendre des anti-dépresseurs, faire des courses à la supérette d'à côté, subir une intervention médicale, aller en vacances en France, en train, plutôt en bord de mer, à la plage de la Salie ( tiens... moi aussi ), s'intéresser aux autres... difficile de ne pas y attraper quelque chose de soi ( sans parler des nombreuses situations contées). Et dans ce kaléidoscope de sensations diverses, apparaît un autre miroir, celui de notre société où l'on remarque beaucoup d'êtres solitaires, très solitaires, même quand ils vont par deux. Sous les vernis, les barbes, les cheveux teints, derrière les lunettes de soleil, les écrans de smartphones, les cartes de restaurants, des individus luttent contre ce mal généré par nos sociétés de vitrine perpétuelle ( dans les vraies, l'auteur pointe une marque de vêtements appelée " Enfants riches déprimés" ) : la solitude !
D'une très belle écriture facile à lire car directement connectée à nos vies lambdas, les récits de " J'entends des regards que vous croyez muets" nous emballent. On ne peut résister à l'envie de les lire à haute voix à notre entourage et ils nous offrent un réel plaisir de lecture où, ici, la bienveillance n'est pas un vain mot ni un concept marketing. Arnaud Cathrine possède un regard franc et généreux, et son dernier livre se déguste comme une belle friandise acidulée qui fait autant de bien à l'âme qu'à l'esprit.
Lien : http://sansconnivence.blogsp..
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oiseaulire
  03 janvier 2020
Délicieuses et émouvantes tranches de vie volées à des passants dans la rue, les cafés, le métro, les restaurants, les plages, partout où des inconnus se croisent et dévoilent à leur insu des moments de leur intimité. L'imagination fait le reste.
Belle écriture, simplicité de cadrage, sensibilité sans mièvrerie, quelques surprises comme la vie en réserve.
J'ai vraiment passé un excellent moment en compagnie de cet auteur que je ne connaissais que de nom.
Cela me donne envie de fouiller cette piste, d'autant qu'Arnaud Cathrine a de multiples talents : parolier, scénariste, écrivain pour la jeunesse.
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igolenerougier
  20 mai 2019

Ce serait une fresque sur laquelle l'artiste aurait peint soixante-cinq vies qu'il aurait « volées » : « je passe mon temps à voler des gens. Dans le métro, dans la rue, au café, sur la plage. Mon regard s'arrime, je tente de les deviner, je veux les garder, je finis par les inventer, je leur prête beaucoup de moi ». Chaque personnage, ou chaque duo, est « en situation » lorsque le regard d'Arnaud le saisit : on connait la silhouette, la corpulence, la couleur des yeux et des cheveux, le teint, la manière de porter le corps ; on sait où cela se passe, le nom du café ou de la plage ou de la rue. Ce que l'on ne sait pas, et c'est là le suspense qui fait de ces petites aventures un vrai livre, c'est à quel moment la fiction s'empare de la réalité. Quand Arnaud se met-il à inventer ? Quand ces regards cessent-ils d'être muets ? Quand les personnes deviennent-elles des personnages ? C'est cette aventure qui est proposée au lecteur, avec un réalisme, une sincérité, une aisance qui vous embarque à coup sûr. Pour fil rouge entre toutes ces vies disparates, tout ce qu'Arnaud « prête », à ces femmes et à ces hommes, jusqu'à faire de ce livre un quasi autoportrait pointilliste dans lequel chacune et chacun des soixante-cinq donne sa ligne ou sa couleur. Un livre qui, sous une lecture facile, va au plus profond de l'être, de celui qui parle comme de ceux dont il est question. Avec conviction, sans fausse modestie, sans ostentation. Un livre qui sonne juste. Un livre VRAI.
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Melieetleslivres
  24 mars 2019

'Je passe mon temps à voler des gens. Dans le métro, dans la rue, au café, sur la plage. Ce peut être une femme, un homme, un adolescent, une enfant, un couple... J'ai toujours un carnet et un stylo sur moi. Je tente de les deviner, aucun ne doit me rester étranger, je veux les garder, je finis par les inventer, ce que je nomme voler.' Avec ces soixante-cinq récits brefs, Arnaud Cathrine capte les vies potentielles de celles et ceux qu'il croise, tout en renvoyant aux fantasmes de celui qui les regarde. J'entends des regards que vous croyez muets propose donc un jeu de miroirs entre ces inconnus propices à la fiction et l'autoportrait de l'auteur devenu à son tour un personnage à part entière.

Équipé de son carnet et d'un crayon, l'auteur cherche, ou tombe sur un personnage, ou un duo, entend des bribes de conversation, note des mots-clés ou de petites descriptions qui lui donneront plus tard matière à des portraits, drôles ou sombres, des portraits qui seront en même temps nourris de son imagination, de sa vie, de ses expériences.
Par de petits fragments de deux à quatre pages, Arnaud Cathrine nous invite à faire connaissance avec son voisin insomniaque, qui parle, crie, insulte ses douleurs, avec sa caissière de supermarché habituelle, avec ses mimiques et ses mots, avec ses rencontres dans le métro, le RER, le bus, le train sur le chemin des vacances.. il n'engage pas la conversation, non ; il observe de pas trop loin, ni de trop près surtout, des gens seuls ou à deux, les regards dans le vague, et de ces quelques traits il nous donne à voir une histoire. Parfois à la terrasse des cafés. Parfois à la plage. En Normandie, dans les Landes. Des vies qu'il rencontre, des personnages qui le hantent, parfois le besoin de faire raconter ses propres histoires, souvenirs, par des personnes qu'il a croisées. de tout âge, hommes et femmes, parfois familles, petits enfants.
J'aime beaucoup ce genre de livres, ces fragments. On arrête, on y revient, certains nous touchent plus que d'autres, on ne sait pourquoi, et certains sont inoubliables. Des grains de sable sur la plage..
Le style de l'auteur colle parfaitement avec ces histoires en miroir, l'écriture est claire, simple, fluide. À nous de voir à travers ce miroir...


J'entends des regards que vous croyez muets - Arnaud Cathrine - Editions Verticales, mars 2019, 177 pages, 18 €
Lien : https://melieetleslivres.wor..
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critiques presse (6)
Actualitte   01 juillet 2019
Tout cela est bien amusant et distrayant. Seulement, quand on aime profondément la littérature, on ne peut pas se contenter de ça.
Lire la critique sur le site : Actualitte
NonFiction   10 juin 2019
Arnaud Cathrine offre dans ces récits des incipits parfaits. Il manie avec un grand art la forme brève et l’art de la chute.
Lire la critique sur le site : NonFiction
LaLibreBelgique   13 mai 2019
L’écrivain capte le quotidien, entend les regards, livre des récits brefs, intenses, fulgurants.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LeFigaro   03 mai 2019
Des choses vues et entendues. Soixante-cinq récits brefs sur des inconnus croisés au hasard à Paris ou en province.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Liberation   15 avril 2019
La conversation de la table d’à côté, les liens familiaux faciles à démêler, ou pas, quand on observe les voyageurs dans le train, les horaires, les bruits et les habitudes de l’immeuble : c’est le romanesque à la portée de chacun d’entre nous, fugitif, quotidien.
Lire la critique sur le site : Liberation
LeMonde   29 mars 2019
Une collection de courts textes maîtrisés dans lesquels l’auteur observe le réel pour mieux le fictionner.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24fanfanouche24   03 août 2019
elle sort plusieurs fois par jour. Des courses à faire en fin de matinée, puis de nouveau en fin d'après-midi. (...)
l'éternité d'une vie qui ne veut pas finir quand bien même l'ennui la lance comme une douleur têtue. Elle ne voit personne sinon les commerçants à qui elle adresse des mots sans dents (...) Il est à peu près certain qu'elle n'a ni mari ni enfant. Très peu d'argent. Quelques plaisirs: ses cigarettes donc, le café, le vin qu'elle a mauvais, mais qui est là pour l'entendre ? Je ne m'explique pas comment elle tient. Elle tient parce qu'elle est encore en vie, c'est tout. (...) Elle est le cauchemar de nos jours derniers. Nous projeter en elle incite à presser le pas, la frayeur chasse l'empathie. Et moi aussi je passe. Je passe sans savoir quoi faire, sinon l'écrire. (p. 94)
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fanfanouche24fanfanouche24   04 août 2019
[cf: Michel Abescat

Telerama n°3610-Créé le 19/03/2019.]

"Dans Nos vies romancées, paru en 2011, Arnaud Cathrine s’était déjà essayé à l’autoportrait en convoquant quel­ques livres fondateurs : Carson Mc­Cullers, Françoise Sagan, Fritz Zorn ou Sarah Kane. Cette fois-ci, c’est en s’appliquant à « voler des gens », c’est-à-dire en imaginant l’histoire d’anonymes rencontrés dans les trains ou aux terrasses de café, qu’il se dévoile à nouveau, devenant en miroir de ses personnages l’acteur principal de ces soixante-cinq récits, aussi courts que vifs. Depuis l’origine, il y a maintenant vingt ans, les romans d’Arnaud Cathrine composent d’ailleurs, à la manière d’un puzzle subtil, une sorte d’autoportrait crypté, les masques de la fiction servant à faire tomber ceux de la vie réelle. En se plaçant aujour­d’hui au premier plan, maître d’un théâtre où s’improvisent et se rêvent les histoires de ceux qu’il croise, ce sont ses propres fantasmes qui occupent l’avant-scène où il se montre pour la première fois à poil, tel qu’en lui-même.

Ce quatorzième livre dessine ainsi une géographie familière, entre Paris, la Normandie et Arcachon. Les plages souvent vides des basses saisons, les cafés, les restaurants, les gares et les trains évoquent une certaine solitude. La récurrence de son intérêt pour les très jeunes gens, souvent empêtrés dans le carcan familial, ou bien pour les femmes âgées, à la gloire passée, dit, une fois encore, la difficulté d’échapper à un destin trop bourgeois et trop conforme, le goût des garçons longtemps caché, l’angoisse du vieillissement et de la mort. Comme Luka, héroïne d’un roman paru en 2002, Arnaud Cathrine invente des vies pour mieux affirmer la sienne, met à nu un long chemin où dominent la mélancolie, la difficulté de supporter sa liberté, et la nostalgie de ce qui n’a pas eu lieu, rencontres trop éphémères, amours dérobées. La beauté du livre tient à l’acuité du regard et du verbe, à sa quête bouleversante de la vérité. « Ce fut épuisant et long de devenir nous-mêmes, mais nous pouvons être fiers d’y avoir consenti. » "
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fanfanouche24fanfanouche24   03 août 2019
Nous sommes à marée basse, la plage est immense(...) elle s'installe : elle étale son pagne, ôte sa robe légère. Elle doit avoir un peu moins de soixante dix-ans. Ma soeur lui envoie un regard noir, je fais une moue gris foncé, mais rien n'y fait : elle y est, elle y reste (variante du syndrome Cathrine : ces esseulés dans les trains qui veulent absolument bavarder avec vous, ignorant obstinément le livre que vous brandissez comme un bouclier) (p. 125)
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fanfanouche24fanfanouche24   03 août 2019
"Vous avez été visionnaire, Marguerite [Duras]- A quel propos ? - Quand vous avez déclaré que nous serions bientôt noyés dans l'information, que nous aurions des écrans partout.- J'ai dit ça en 85.- Mais vous avez dit aussi qu'il resterait la mer quand même. Toujours elle.- Les océans. Et la lecture. Les gens vont redécouvrir ça. Un homme, un jour, lira. Et puis tout recommencera. (p. 80)
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fanfanouche24fanfanouche24   01 août 2019
Cet homme n'attend personne. Il est juste descendu de chez lui. On est dimanche et c'est un jour où les gens seuls sont particulièrement seuls. un homme seul n'espère rien de personne un dimanche d'été (...) il est même probable que le sentiment de l'été, ajouté au dimanche, laisse cet homme plus seul que jamais. (p; 59)
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Vidéo de Arnaud Cathrine
Vince a 16 ans, rêve d'un monde "post-gay" où l'on ne le définirait plus par sa sexualité et cherche l'Amour, celui qui dévore le cœur et change le monde !
Vince, c'est le héros de "Romance" d'Arnaud Cathrine, et je vous invite à sa rencontre ♥ L'occasion, également, d'échanger sur l'homosexualité, l'homoparentalité dans la littérature ado et young adult et d'imaginer - comme Vince - à un monde post-gay, où la Journée mondiale de lutte contre l'homophobie et la transphobie (17 mai) n'aurait plus lieu d'être...
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