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ISBN : 207035542X
Éditeur : Gallimard (22/05/2008)

Note moyenne : 3.33/5 (sur 49 notes)
Résumé :
Qui est Richard Taylor ? Un fils et un frère modèle, l'époux ordinaire d'une vie trop commune, un jeune père sans relief, un banal employé de la BBC ? Un peu tout cela à la fois. Pourquoi vient-il de s'évanouir de sa propre existence ? La réponse n'est jamais donnée qu'en creux, par ouïe-dire, au gré des témoignages d'une dizaine de femmes ayant côtoyé le disparu. Parmi elles : l'épouse, la mère, la voisine de palier, la collègue de bureau, l'amie transsexuelle, l'a... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
monito
  26 septembre 2009
Un jour, un homme quitte tout, femme, enfant, famille, travail, comme après une nuit trop longue de 30 ans il s'éveille, se découvre lui-même, prend le large pour échapper à ce qu'il est devenu sans s'en apercevoir et en quête de ce qu'il ne trouvera sans doute jamais.
Tel est le premier thème évoqué par cette disparition, le manque et le jugement porté par les autres sur cet homme en constituent le second. Arnaud Cathrine avec originalité et brio fait parler les femmes qui jalonnent le parcours de Richard, mêlant le temps on croise toutes celles qu'il a croisées et qui parlent de lui, pensent à lui et s'en souviennent.
Réflexion sur l'absence, ce roman se lit d'une traite, il porte des thématiques déjà développées dans un ouvrage précédent de l'auteur.
La chute est rude, à tous les sens du terme. C'est l'histoire d'un homme malheureux qui ne suscite guère que de l'incompréhension et une certaine forme de colère devant son incapacité à faire face, mais est-ce si simple ?
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Rebka
  11 octobre 2016
Je constate qu'il y a un thème récurent dans plusieurs de mes dernières lecture : la disparition, la déconstruction, la décomposition des êtres. Alors oui, tout d'abord l'évaporation progressive et inéluctable De Claire dans Les solidarités mystérieuses, puis la dissolution de Bartle qui se perd dans la guerre (Yellow Birds) et maintenant, cette disparition de Richard Taylor
Cet homme s'extirpe brusquement des mensonges et de l'étouffement de sa vie, il disparaît du jour au lendemain, sans prévenir personne, et cette crise identitaire nous est dévoilée à travers le regard de différentes femmes qui l'on croisé, avant ou après sa disparition. Comme un puzzle, chaque pièce vient s'emboiter dans la précédente et au fil des témoignages l'histoire prend peu à peu son sens et dévoile sa noirceur.
Du coup, la forme rejoint le fond puisque nous n'entendons jamais la voix du personnage principal qui est absent, seules des autres l'évoquent, la femme, la mère, la soeur, l'amie, l'amante… Richard Taylor a disparu dès le début mais en avançant dans les pages, il apparaît petit à petit aux yeux du lecteur, son portrait se dessine, des facettes de sa personnalité et des morceaux de son histoire nous sont livrés. Avec ça, ces blessures, ces manques, ces interrogations, on essaye de construire cet homme, sans y parvenir totalement bien sûr. Mais cela suffit, on comprend sa fuite (d'ailleurs qui n'a jamais pensé un jour à tout quitter ?) et on devine que pour lui il est désormais trop tard…
J'ai aimé ce livre dont on dévore les pages, il y a quelques maladresses et quelques clichés mais il est à découvrir malgré ses imperfections. Être ou ne pas être, telle est bien véritablement la question, n'est ce pas ?
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lacrocheteuse
  10 juillet 2014
Un homme (Richard) du trentaine d'année disparaît, quittant femme, enfant et travail. Dégoût de lui même et de la vie... Plusieurs femmes qui l'ont aimé, côtoyé, témoignent et essaient de comprendre cette fuite. Quelques passage marquant :
-la déclaration de Rebecca
- la fameuse lettre reçue par la mère à l'hôpital et la fin de Jennifer Wilson. Sa femme et l'enfant se sont foutue en l'air en se jetant par la fenêtre.
Roman polyphonique. Epistolaire, monologue et dialogue. Abandon, solitude, mensonge et deuil.
Le portrait de Richard se dessine peu à peu, au fil des pages.
Ecriture ciselée. Parle au féminin sur un sujet masculin. Roman sensible. Pertes et repères et d'identité.
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Mariondoc
  08 novembre 2009
Richard Taylor a décidé de tout quitter, sa femme, sa famille, sa mère, toute sa vie...
Pourquoi ?
Nul ou surtout nulle ne le sait.
En l'occurence, sa femme, sa collègue de travail, sa maîtresse, sa mère, toutes ses femmes nous racontent cet homme qu'elles ont connu, croisé ou aimé à travers cette fuite en avant qu'il a choisit de suivre et qu'il leur fait subir...
Comme d'habitude chez Arnaud Cathrine on se retrouve avec un roman pas franchement joyeux mais vraiment beau...
Il nous raconte ici l'histoire d'un homme qui n'a jamais réussi à vivre, à supporter la vie, à être là où il était censé être. Un étranger à sa propre vie.
Peut-être Richard Taylor aimait-il trop la vie pour la supporter telle qu'elle est devenue aux cotés d'une femme aigrie, d'une mère étouffante, d'un frère peu compréhensif, d'un enfant qui lui est indifférent... Une vie qui malgré tout ça file un peu trop vite! C'est pourquoi , et on le comprend, une fois la trentaine arrivée, il décide de faire le deuil d'en faire le deuil!
Un roman à plusieurs voix pour dresser le portrait d'un trentenaire d'aujourd'hui. Un portrait écrit à travers les femmes qui l'ont aimé pour un livre très émouvant (pour ne pas dire déprimant je l'avoue). Comme d'habitude chez Arnaud Cathrine j'ai du lutter plusieurs fois pour ne pas verser ma petite larme et je crois d'ailleurs que j'ai échoué à plusieurs reprises. Il faut dire qu'on a tous un jour envie de vivre "pour de vrai" et de tout quitter! ...
Bref un coup de coeur énorme, mais bon je ne suis pas très objective quand il s'agit d'Arnaud Cathrine puisque j'adore ce qu'il fait. ;)
Lien : http://lewebpedagogique.com/..
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marianne
  30 octobre 2016
Je n'ai pas pu résister. Dans la foulée de mes dernières lectures, j'ai acheté La disparition de richard taylor d'Arnaud Cathrine.


L'histoire : Richard Taylor, la trentaine, plaque femme et bébé du jour au lendemain. Une dizaine de femmes qui l'ont cotoyé font un récit en rapport avec lui. Ces récits sont classés dans trois chapitres : 1998, 1998-2002 et 2005-2006.

J'ai trouvé ce roman moins intense qu'Exercices de deuil, ce qui ne m'a pas empéchée de le lire d'une traite. Alors, conquise encore et toujours par ce dernier livre d'Arnaud Cathrine !!
Extraits :
"Nous sommes capables de désirer beaucoup mais de vivre très peu."
"J"ai aimé ça, tu sais : être un modèle, faire tout ce qu'il fallait faire. Il n'y a rien de plus pratique dans la vie que de faire ce qu'on attend de nous. Rien de plus pratique pour passer inaperçu. Et avoir la paix. Je l'ai eue, d'une certaine façon. Pendant longtemps."
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
NotaBeneNotaBene   09 avril 2012
Pour gagner, il faut perdre dit-on. J'ai choisi de tout perdre et je crains de n'avoir rien gagné. Je fais sans doute partie de ces gens que l'on doit se résoudre à classer dans la catégorie "malentendu", je veux dire : de ces êtres que l'on invente et idéalise, sans doute parce qu'ils souffrent d'un cruel défaut de personnalité et accueillent, comme une pâte à modeler, les fantasmes de tout un chacun. Une fois le masque tombé, on admet que le coquillage sonne creux et qu'on n'y entend pas la mer, mais le vide le plus absolu.
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NeigelineNeigeline   04 juin 2009
Richard, lui, ne m'a rien laissé croire ; me voilà pourtant enchaînée à cet endroit du monde où l'on me dit que les arbres ne poussent pas, forçant mes jeunes racines à pénétrer une terre aride qui jamais ne me nourrira, acharnée, cherchant l'eau là où il n'y a que désert. J'aime cet homme.
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RebkaRebka   11 octobre 2016
C’est alors que j’ai commencé à l’aimer contre mon gré, c’est alors que j’ai commencé à m’en défendre, à me l’interdire, et à échouer.
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RebkaRebka   11 octobre 2016
Alors la question s’est posée. Car quand on commence à aimer, il s’agit de décider si l’on va aimer. Ou non. Je veux dire : s’abandonner. Ou pas.
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RebkaRebka   11 octobre 2016
On ne fantasme jamais seule, on ne se voit jamais sur le point de faillir par son seul désir, il faut bien qu’il y ait quelqu’un en face pour t’inspirer le désir, le désir d’une histoire, et surtout : te l’autoriser ; on s’engouffre dans la brèche que quelqu’un à ouverte sous tes yeux.
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Videos de Arnaud Cathrine (32) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Arnaud Cathrine
Arnaud Cathrine s'est inspiré de vous dans son dernier livre « J?entends des regards que vous croyez muets » publié aux éditions Verticales. Dans le métro, sur la plage ou depuis la terrasse d?un café, le romancier observe les anonymes et laisse courir son imagination pour leur inventer une vie.
Le résultat, ce sont 65 portraits volés. de courtes histoires de vies inventées qui dessinent, en creux, l?autobiographie de leur auteur.
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