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ISBN : 2070344479
Éditeur : Gallimard (25/05/2007)

Note moyenne : 3.46/5 (sur 55 notes)
Résumé :
Trois étés où se joue le destin d'une famille. Trois étés à dix ans d'intervalle. Et la même plage, au bord de la Manche. Dans ce "doux foyer", Susan, la mère, veut mettre fin à ses jours. À son chevet : un mari abîmé par plusieurs années de désamour et son frère cadet, Remo, son double fantomatique. Mais surtout trois enfants - Lily, Vincent et Martin - qui vont tour à tour prendre la parole, tentant de démêler leur vérité parmi les silences pesants dont ils ont hé... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Shan_Ze
  08 mai 2019
Portrait de famille, portraits de ces frères et soeur qui vivent le temps de plusieurs étés, des moments entre silence et partage, la dépression de la mère qui marquera durablement leurs esprits. Lily ouvre le bal, adolescente qui découvre l'amour et voit sa mère s'enfonçer dans son atonie. Ensuite, Vincent, le frère jumeau qui prend la relais une dizaine d'années après, puis enfin, le petit dernier Martin, encore plus tard. Les relations entre frères et soeur est assez particulière, les ainés protègent un Martin rêveur hanté par des souvenirs. Une famille qui continue d'avancer mais qui semble marquée par cette perte subite. Arnaud Cathrine a le don de raconter des vies, de laisser se deviner les choses, d'entrevoir cette intimité touchante, comme dans Les choses impossibles. Un auteur que je continue à suivre de près.
Commenter  J’apprécie          360
carre
  04 avril 2012
Trois enfants Lily, Martin et Vincent se retrouvent dans la maison familiiale pendant trois étés sur une dizaine d'années. Entre une mère suicidaire puis défunte, un père enfermé dans ces silences par l'incompréhension face au comportement de son épouse et puis
l'oncle personnage effacé. Les blessures familiales sont béantes mais Lily, Martin et Vincent chacun à leur manière apprendront à s'émanciper à grandir et à vivre au delà des douleurs. le portrait des personnages est d'une justesse remarquable. Cathrine continue de traquer les failles de nos vies avec une justesse, une pudeur, une sensibilité à fleur de peau. Son écriture dessine les contours de nos blessures avec une rare finesse et nous parle de choses intimes avec un talent certain. "Sweet home" vous prend souvent à la gorge et Cathrine confirme un talent qui ne cesse de grandir, livre à livre. Poignant.
Commenter  J’apprécie          230
monito
  18 septembre 2009
Tout n'est pas dû à l'écriture d'Arnaud Cathrine, rapide, ciselée, puissante, simple et juste.
Tout n'est pas dû à la forme employée dans ce roman, suite de réflexions de deux hommes et une femmes, une fratrie, à dix ans d'intervalle, su sujet d'une autre femme : la mère.
Tout n'est pas dû à la nature même du propos : le souvenir d'une mère, les souvenirs d'une famille, le temps qui passe et les destins qui se forgent, les vies qui se figent, les occasions qui se perdent, les regrets, les silences et les renoncements qui pèsent, les non-dits qui s'installent…
Non, tout n'est pas dû à chacun de ces éléments, c'est le propre d'un roman de les associer et Arnaud Cathrine produit alors un effet percutant, bouleversant, dans moins de 200 pages qui se lisent d'une traite et vous isolent du monde pendant un instant.
Finir un livre les joues empourprées et brûlantes, rafraîchies seulement par les larmes qui, naturellement, coulent et provoquent le sanglot.
Voilà comment j'ai lu ce livre ; chacun le lira selon son humeur, le verra au travers du prisme de son état d'esprit, le placera peut-être dans son histoire personnelle et le résultat sera différent.
Ce livre a la force de la simplicité, de l'évidence, celle du retour sur soi somme seul foyer, de nature et de doute.
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MartezeBeajour
  16 août 2016
Bienvenue à Bénerville. Lugubre maison de vacances sur la mer, en bord de falaise, où chaque membre de la famille lutte pour ne pas tomber. Trois chapitres : le livre de Lily, la touche de féminité du roman, proche de la mère dépressive, le livre de Vincent, le jumeau de Lily, indépendant et en colère peut-être dans son for intérieur, le grand frère, terriblement attaché à la mère dépressive, le livre de Martin, l'homme grandissant au fil des pages, marqué par son souffle d'enfant, le porteur des secrets de la famille. Autour d'eux trois gravitent les ombres : le père maladroit, assez nul, assez ignoré aussi, la mère en partance, suicidée inéluctable, pourtant adorée, Rémo le frère du père, l'amant de la mère ?, le désoeuvré qui boit pour ne pas voir sombrer celle qu'il aime, Nathan le petit voisin, clé de communication entre tous. Un beau roman d'atmosphère, fragile et délicat comme chaque être de la fratrie, avec ses questionnements sur la descendance, les secrets de famille, le mal-être et l'identité sexuelle. Un univers proche d'Olivier Adam forcément, et de Christophe Honoré aussi je trouve.
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jfponge
  07 octobre 2018
Deux frères, une soeur, trois récits, chacun à quelques années d'intervalle. Lily, Vincent et Martin : une relation qui traverse les années, cimentée par la mort de la mère, Susan, soleil noir autour duquel gravitent "Papa" et son frère Rémo, Nathan et quelques autres au fil des amours et des naissances. La vie, quoi, avec ses hauts et ses bas, ses ratages et ses réussites. Malgré tout, un malaise subsiste, jusqu'à la toute fin, car ces personnages semblent plus faits de papier que de chair. Un court roman, assez bien écrit, qui n'aurait pas déplu aux apôtres du défunt "Nouveau Roman", tant la vie y semble faite avant tout de pages tournées…
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critiques presse (1)
Lecturejeune   01 mars 2006
Lecture jeune, n°117 - Sweet Home, c’est le titre du huitième roman d’Arnaud Cathrine mais aussi le surnom évocateur d’une maison de vacances, la Viguière, en Normandie : chaque été s’y réunit une famille (un couple avec ses trois enfants et un oncle célibataire). Mais au cours de l’été 1983, la mère, Susan, s’est suicidée. Ses trois enfants tiennent la chronique de la vie familiale dans cette tourmente. Chacun livre son point de vue, au fil de trois étés situés à une dizaine d’années d’intervalle : Lily en 1983, Vincent, le futur écrivain, en 1990 et Martin, le petit dernier, en 2003. Arnaud Cathrine écrit toujours (en jeunesse aussi) sur la famille et ses secrets, la maladie, la perte, «comment ça va la vie depuis la mort» : il saisit au vol les faits et gestes du quotidien, ne s’attarde pas en descriptions inutiles. De très nombreux dialogues révèlent les blessures de chacun, comme les non-dits, les silences complices. Après la disparition de Susan, la vie a repris mais elle est chaotique, marquée par l’instabilité affective. Lily, si proche de son frère puis de Nathan, son ami d’enfance «adopté» par la famille, met au monde trois enfants sans réussir à garder les pères près d’elle. Vincent quitte la femme aimée au moment où elle attend un enfant de lui et écrit un livre. Martin, alcoolique comme son père, dérive ; le secret autour de sa naissance, qui reste intouchable, plombe la vie familiale. Ces trois récits sur vingt ans approchent la vérité intime de chacun : tous, s’ils sont centrés sur l’insondable absence de la mère et la quête des traces de sa présence, relatent le combat toujours recommencé pour survivre, pouvoir aimer malgré tout et se libérer de la violence des rapports familiaux, des jalousies, des mensonges surtout. Après les Exercices de deuil, parus en 2004, en voici un nouveau, porté par une écriture toujours pudique, fluide et bouleversante, à rapprocher du tout aussi émouvant roman d’Olivier Adam, Falaises, qui aborde également le thème du suicide de la mère (voir notice 37). Marie-Françoise Brihaye
Lire la critique sur le site : Lecturejeune
Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
Shan_ZeShan_Ze   27 mars 2019
L’image a brusquement disparu. On n’a plus entendu que le ronflement du projecteur accompagné de l’odeur chaude du ventilateur.
Il n’est rien de pire, me suis-je dit que de regarder ces petits bonhommes avancer plus vite que la normale c’est là qu’on vous les arrache avec le plus de violence. Je sais ce qu’est le temps : une bobine qui vous restitue la torture des choses dérobées et pour finir au bout des trois brèves minutes, crache un blanc clair et définitif.
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NeigelineNeigeline   16 mai 2009
Sur les conseils de mon oncle, j'avais recopié une citation de Marcelle Sauvageot : "Vous savez bien qu'il n'était pas possible que vous me donniez du bonheur, parce que même aux moments où nous avons été le plus proches, vous avez toujours gardé un coin de vous... qui ne vibrait pas... qui me jugeait".
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NeigelineNeigeline   16 mai 2009
Je repense à la joie qui m'envahissait il y a encore quelques années à l'idée d'investir La Viguière pour l'été. Il ne m'en reste aujourd'hui qu'un souvenir entêtant, comme une part d'enfance disparue, impossible à rejoindre. Quelque chose s'est perdu, mais quoi ? Une vigueur naïve peut-être. Un élan inconséquent. Après s'être ébrouée avec bonheur, notre famille se traîne, comme une troupe de danseurs fatigués, incapables d'inventer de nouveaux gestes et contraints de singer l'âme d'un ballet dont il ne demeure plus que des figures lourdes et lasses.
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carrecarre   04 avril 2012
Il est pourtant clair qu'elle n'a jamais aimé son mari. Maman a tout juste consenti à une morne cohabitation. Elle s'est sans doute mariée avec le premier garçon qu'on lui a présenté. Elle avait dix-huit ans.
Commenter  J’apprécie          130
carrecarre   14 janvier 2012
La falaise s’effondre, lentement mais sûrement. C’est une sorte d’argile grise et meuble. De grosses pierres ont été disposées sur son flanc pour retarder les assauts inéluctables de la marée. On dit que les maisons comme la nôtre sont condamnées. Un jour, il faudra l’abandonner. Comme en toutes choses, nous sommes voués à la perte.
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Videos de Arnaud Cathrine (32) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Arnaud Cathrine
Arnaud Cathrine s'est inspiré de vous dans son dernier livre « J?entends des regards que vous croyez muets » publié aux éditions Verticales. Dans le métro, sur la plage ou depuis la terrasse d?un café, le romancier observe les anonymes et laisse courir son imagination pour leur inventer une vie.
Le résultat, ce sont 65 portraits volés. de courtes histoires de vies inventées qui dessinent, en creux, l?autobiographie de leur auteur.
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