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ISBN : 2752911289
Éditeur : Phébus (17/08/2017)

Note moyenne : 2.94/5 (sur 24 notes)
Résumé :
Tout a commencé sur l'île où je passe mes vacances. Pour une bouchée de pain, j'achète une étrange tablette de bois. En voulant comprendre les signes gravés sur ses flancs, je rencontre Elisabeth. Il s'agit d'une écriture, me dit-elle : le rongo-rongo de l'île de Pâques. Plages immenses et sentiers dans la forêt, odeur de l'océan et des immortelles, corps alanguis au soleil : un bel été commence. Mais voilà, mon ami Ficelle doit me rejoindre dans la grande maison su... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
Souri7
  25 août 2017
"Rouquin" passe ses vacances sur une île où il fait l'acquisition lors d'une brocante d'une étrange tablette aux inscriptions mystérieuses venant selon les dires de la vendeuse de l'île de Pâques. Notre jeune adolescent attiré par ce côté mystérieux décide de mener quelques recherches et ainsi, rencontre Élisabeth une femme mûre et bibliothécaire sur l'île. S'en suit pour notre adolescent une quête à la fois historique et amoureuse... Les parents de Rouquin s'absentant, "Ficelle" son ami le rejoint dans la propriété familiale où l'ambiance change du tout au tout avec alcool, drogue, dérive en tout genre.

Ce roman me laisse en toute honnêteté sur ma faim. 😕 Je suis déçue dans les grandes lignes par ce livre qui me semble non abouti.
D'une part, j'ai eu énormément de mal à m'attacher aux personnages dénommés par des pseudo : Rouquin et Ficelle. Certes cela permet de suite de leur attribuer un élément distinctif, mais cela rend le récit très distant avec le lecteur.
Ensuite, la disparité entre l'histoire de deux adolescents fleuretant avec le danger et le style de l'auteur quelque peu guindé dans son vocabulaire et tournures de phrases, cela ne donne pas au lecteur la sensation d'un récit relaté par un jeune adolescent... Cela donne au contraire un effet artificiel rendant le texte sans âme.
Enfin, la structure du texte a été pour moi un chemin de croix. L'auteur choisit d'intégrer les dialogues dans les paragraphes, réduit la ponctuation à son strict nécessaire (obligeant le lecteur à relire plusieurs fois la même phrase pour bien en intégrer le sens), enrobe son récit de nombreuses métaphores : le tout rendant la lecture désagréable au possible.

En ce qui concerne le récit lui-même, le récit se décompose en deux récits s'alternant plus ou moins et proposant presque deux vies différentes du même personnage. D'un côté, la quête de Rouquin concernant sa tablette et ses premiers émois amoureux le faisant gravir au septième ciel et mûrir ; de l'autre, Ficelle et sa descente aux enfers. Deux personnages antinomiques qui vont prendre chacun des chemins différents. le tout est relaté de manière poétique.... mais cela semble si loin des adolescents d'aujourd'hui...

Globalement, déçue par le livre dès les premières pages. le récit dans l'ensemble est trop cartésien, trop réfléchi dans son vocabulaire, sa manière d'être structuré et manque cruellement de naturel pour capter le lecteur et lui donner envie de suivre les aventures ou mésaventures de Rouquin. le tout est trop académique et pas assez "humain".

Un grand merci aux éditions Phébus pour cet envoi. Cette maison d'édition propose des livres étonnants avec un soin apporté aux couvertures. Dommage que celui-ci ne soit pas un de mes préférés... Un grand merci également à Masse Critique Babelio pour cette proposition de lecture.
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AgatheDumaurier
  25 septembre 2017
Allez savoir pourquoi, je m'attendais à un livre pour adolescents...Mais c'est un livre sur l'adolescence, sur la fabrique des souvenirs doux-amers d'autrefois.
Un jeune homme (j'ai eu du mal à lui donner un âge, et puis à force d'indices, j'ai conclu à 19 ans) passe comme tous les ans ses vacances sur une île (Oléron, je pense, à peine camouflée, phare de Gésiron-Chassiron, vélo à gogo, Saint qui rime avec Saint-Trojan), dans la maison familiale en bord de plage (oh la chance !!!) Vient s'incruster une autre île, exotique, étrangère, l'île de Pâques, Rapa-Nui, à travers une tablette que le narrateur achète au tout début du récit dans une broquante. Elle est couverte de signes intraduisibles...Mais sur l'île d'O...il y a comme par hasard une spécialiste de ce langage, en la personne de la bibliothécaire, jeune femme d'une trentaine d'années très séduisante. Ajoutez à cela que le meilleur pote du Rouquin, Ficelle, qui touche un peu trop à la drogue, arrive incessamment sur l'île, quand les parents et la soeurs du Rouquin seront partis pour l'Angleterre...
C'est un roman sur le passage à l'âge adulte, symboliquement incarné par les deux îles : l'île familière et familiale, au langage connu, et l'île de Pâques, indéchiffrable, inconnue, incarnée par des signes au début illisible, mais qui conduisent le narrateur vers les sentiments plus matures et la liberté, incarnés par la bibliothécaire. le côté sombre de cette liberté, c'est Ficelle, l'ami qui ne vous veut pas forcément du bien, paumé et tentateur.
C'est beau sur le papier, c'est classique, mais malheureusement ça ne fonctionne pas, principalement à cause du style. L'écriture de l'auteur est alambiquée, trop soutenue pour son propos. Et "Rouquin" et "Ficelle", ça ne marche pas pour des "ados" de presque vingt ans...C'est pour l'universalité, d'accord, mais c'est étrange. Je ne demande pas de les appeler Beyoncé, Jay-Z et Kev, mais enfin quand même...Entre Rouquin et Jay-Z, il y a une marge...Je connais et j'adore Oléron, et même Ré, mais je n'ai pas retrouvé l'air marin...Bref, l'écriture et les personnages m'ont posé problème, quand bien même les thèmes sont très plaisants.
C'est très subjectif, cette histoire d'écriture, donc le texte fonctionnera peut-être, sûrement, pour certains.
C'est un conte d'été, en quelque sorte, qui ne m'a pas ensorcelée comme le film Rohmer, mais qui peut éventuellement le faire...
En tout cas, je remercie Babelio et les éditions Phébus pour cette découverte.
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KRYSALINE555
  12 septembre 2017
L'opération Masse Critique qu'organise régulièrement Babelio proposait cette fois-ci « îles flottantes » de Jean-Luc CATTACIN aux éditions Phébus et je les remercie vivement de m'avoir donné l'opportunité de découvrir cet auteur et plus particulièrement ce roman et son univers si particulier.
Pour commencer, je souhaite dire un mot de la couverture : magnifique, en papier gros grain, avec effet "tissu" crème avec d'étranges signes qui recouvre la majeure partie de la page. Il s'agit d'écriture Rongo-Rongo (dont on entendra beaucoup parler dans ce livre), provenant de l'île de Pâques (ou l'île de Rapa Nui) et dont personne à ce jour n'a réussi à en percer le mystère. Cette langue indéchiffrable gardera ses mystères et sa signification peut-être à jamais… Et ce sera le fil conducteur de ce livre.
Ce roman de vacances, c'est l'histoire de "Rouquin" qui commence sur une autre île, Peut-être celle d'Oléron (je dis ça à cause de sa référence au "phare de Gésiron" qui me fait furieusement penser au "phare de Chassiron" et à la ville de "St-Arjan" au sud de l'île qui fait sans doute référence à la ville de "St-Trojan"). « Rouquin » est un adolescent paisible, qui aime la campagne, la mer, la plage des "Belles" et surtout celle de "Roulefaux", il aime les promenades sur sa bécane antique "Rosalie". Il est en vacances sur cette île avec ses parents et profite pleinement de ce repos estival, loin de sa banlieue qu'on devienne parisienne peut-être, Preterny, mais qui peut être n'importe où aux alentours d'une grande ville de France.
Sur l'île donc, où il démarre les vacances d'été avec ses parents, le narrateur fera au détour d'une brocante, l'acquisition d'une étrange tablette en bois gravée de signes kabbalistiques qui se révèlent donc être du Rongo-Rongo, langage de l'île de pâques aujourd'hui oublié, île d'où proviendrai cette tablette, selon la vendeuse.
Son âme romantique et curieuse le mènera donc tout naturellement à la bibliothèque municipale de la ville pour faire de plus ample recherche sur ces hiéroglyphes (ou logogrammes écrits en boustrophédon inversé – c'est-à-dire qu'en partant de la ligne inférieure du support, on lit la première ligne de la gauche vers la droite, puis on fait tourner le support de 180°, on lit également la deuxième ligne de la gauche vers la droite, et ainsi de suite). Là, il y fera la connaissance d'Elisabeth la jolie bibliothécaire, pourtant plus âgée que lui, qui ne tardera pourtant pas à occuper toutes les pensées de notre ami.
Mais si dans cette première partie il est question de poésie, de romantisme et de doux rêves, il est aussi question de l'attente de l'arrivée de l'ami de "Rouquin": "Ficelle" qu'il admire mais qu'il craint également car ce dernier semble selon la description soit tout, sauf romantique. Ficelle est un pur "sirop de la rue", un ado qui joue avec le feu, qui transgresse allègrement les interdits et qui n'a cure des "bonnes manières", qui flirte avec tous les excès (alcools et stupéfiants en tout genre) et finira même par s'improviser cambrioleur pour subvenir à ses besoins de plus en plus impérieux en diverses drogues.
"Rouquin", dans la seconde partie est donc partagé entre son envie de suivre son ami partout, y compris sur les chemins interdits, dangereux et retors de la drogue, sa fascination pour celui-ci et son attirance pour la poésie et la petite bibliothécaire. Il ne choisira d'ailleurs pas vraiment, il suivra le mouvement. Celui d'abord de ficelle, dont les "tryp" bad ou non, sont décrits avec force précision et un vocabulaire fort riche (et parfois anachronique voire pompeux) pour nous emmener à travers leurs délires et même si cette description reste malgré tout, toute poétique, on n'en ressent pas moins les effets néfastes et destructeurs.
Alors, autant je me suis attaché au narrateur dont on ne connaitra finalement que le surnom de « Rouquin », autant « Ficelle » le casse-cou perturbateur m'a agacé un brin. Un chien dans un jeu de quilles qui vient gâcher le beau tableau tranquille, bucolique et romantique de l'île et qui entraine le narrateur dans ses égarements malsains qui les emmèneront aux portes du point de non-retour. Mais justement, cet agitateur arrive pile dans le paysage à un moment où la « romance » et la mièvrerie risquent de prendre le pas et de devenir ennuyeux. Il fait office de « détonateur » et de troisième temps dans la valse bien ordonnée qui s'opère jusqu'à présent. Il « casse le rythme » et apporte plusieurs inconnues à cette équation qui sans lui aurait été peut-être un peu trop plate et fade sans lui.
L'écriture si douce et poétique au tout début fait place à un tempo plus syncopé où se mêlent dialogues et récit sans distinction de forme et telle la marée, les flashbacks amènent la tension et le souvenir des galères puis succède le présent qui amène un peu de paix et de calme jusqu'à ce que finalement, les deux se mêlent et s'entremêlent, se déchirent, ne fassent plus qu'un et puis que tel le soleil après la tempête, le vent « mauvais » se retire et que le calme et la tranquillité revienne.
Ce livre est une divagation poétique et lyrique sur l'adolescence et ses émois mais elle n'est pas a proprement parlé une lecture pour ados. Certes elle parle de cet âge trouble et flottant où les ados perdus se posent mille et une questions, toutes plus saugrenues les unes que les autres mais elle n'est pas "fléchée" et destinée aux ados.
Tout au long des parties suivantes on sent monter une "tension" avec la méchante impression que "cela va mal se terminer", comme si un drame allait fatalement arriver. En cela les descriptions des "voyages sous acide" est terriblement dramatique et la montée en puissance de leurs intensités annoncent la catastrophe, inévitable....
Je ne suis pas en train de dire qu'il s'agit d'un thriller, loin de là, mais il y a une tension dramatique dans ce livre, palpable et bien transcrite.
Je note au passage que la construction des phrases est parfois assez étonnante, incluant des dialogues et omettant des virgules ce qui rend la lecture parfois malaisée voire un peu pénible. J'avoue que le choix du vocabulaire, les envolées lyriques du texte, la prose à visée poétique m'a parfois laissée sceptique et n'a pas eu toujours l'effet escompté. Pourtant cette écriture si particulière, rend la description des « voyages sous acide » tellement réelle car l'alignement des mots sans suite logique comme une litanie sans limites, puisque privé de ponctuation sème la confusion chez le lecteur ce qui l'emmène à avoir une impression de vertige qui transcrit l'état exact des protagonistes au moment de leurs délires. En cela la construction lexicale est intéressante et fait mouche à mon sens.
Globalement je trouve ce roman léger et rafraichissant malgré la pesanteur de certains sujets abordés ; c'est une expérience de lecture intéressante que je suis prête à renouveler avec plaisir avec cet auteur.
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Ktyminilit
  22 août 2017
Dans le cadre de masses critiques, je remercie Babelio et les éditions Phébus pour leur confiance. Ce roman de Jean-Luc Cattacin, est à classer dans la rubrique jeunesse tant par les personnages y faisant figures que par l'intrigue du récit.
Je m'attendais donc à trouver une histoire d'adolescents en vacances contée dans une écriture simple et abordable , celle du narrateur.
Ce dernier est un jeune homme lycéen en vacances avec ses parents dans leur maison en bord de mer sur une île. Lors des quelques jours passés ensemble, l'adolescent va faire l'acquisition d'une singulière tablette en bois chez une dame qui lui indique sa provenance de l'île de Pâques.
Sur cet objet se trouvent des inscriptions que le jeune homme va tenter de déchiffrer en se rendant à la bibliothèque municipale. Il y fera la connaissance d'Elisabeth.
Les parents laissent leur fils seul dans la maison et un ami de lycée viendra le rejoindre, il s'agit de Ficelle.
La construction du roman est structurée autour de deux axes principaux.
Ficelle est le personnage clé du premier thème. Sous son étiquette de copain de classe, il symbolise l'enchainement de réactions complètement désinhibées flirtant avec drogue, alcool, vol, manque de respect et j'en passe.
Elisabeth est le personnage central de l'autre grand volet du roman. Les sentiments, l'échappée amoureuse flottent autour de sa chevelure.
Enfin, la famille représente un repère évident pour le narrateur, cet adolescent en équilibre instable entre l'attrait du vice et la poursuite d'un chemin sain.
L'intrigue du roman est plaisante, tient en haleine, je ne l'ai néanmoins pas trouvée aboutie.
On ressent une recherche approfondie du vocabulaire qui m'est à maintes reprises paru surfait, inapproprié, artificiel. Par exemple, l'utilisation du mot « ire » pour exprimer la colère me semble mal choisi, issu d'un tout autre registre que celui convenant au texte qui s'est vu alourdi plutôt qu'enjolivé. Peut-être figurait-il en premier dans le dictionnaire des synonymes !
L'usage métaphorique à outrance m'a quelque peu dérangée par son manque d'élégance ôtant de sa fluidité au texte.
La ponctuation quasi inexistant m'a contrainte à relire parfois plusieurs fois certaines phrases afin d'en discerner le sens. J'ai pensé à la présence d'un style original, à part. Et puis, je m'en suis vite lassée et plutôt laissée décevoir.
Il en est de même quant aux dialogues qui ne sont pas mis en forme, simplement ajoutés en vrac les uns derrière les autres ce qui aurait pu conférer une originalité au récit à laquelle je n'ai pas été sensible. Peut être suis-je trop traditionnelle dans mon appréciation de la langue Française ?
Jean-Luc Cattacin est titulaire d'un DEA de civilisation irlandaise et remarquable essayiste sur le sujet. A mon avis, ce registre est le sien.
Un historien ne s'invente pas romancier d'un coup de baguette magique même si les ingrédients sont là. Un peu trop de sucre, pas assez de farine et la pâte ne prend pas !
Mon impression, vous l'aurez remarqué, reste en demi teinte par rapport à cette lecture.

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Cindol
  22 août 2017
Depuis que j'ai eu la chance de commencer à recevoir des romans par le biais des Masse Critiques, j'espérais secrètement que jamais ce jour n'arriverait, car on se sent d'une certaine manière redevable d'en bénéficier……mais je me dois d'être honnête et me rendre à l'évidence, c'est arrivé : je n'ai pas du tout aimé ma lecture, mais alors pas du tout !!!
Je remercie malgré tout le concours de Babélio et des Editions PHEBUS pour cet envoi car, si je fais abstraction de mon ressenti, ça reste pour moi une chance de pouvoir découvrir des histoires en avant-première et ça, je le savoure toujours avec le même plaisir.
Pour ce qui est de notre roman, ça partait pourtant bien car le livre est très qualitatif, et le quatrième de couverture très alléchant, mais malheureusement pour moi, les côtés positifs devaient en rester là. Dès les premières pages, j'ai été très surpris et surtout dérangé par cette écriture qui est très atypique : peu de ponctuation (tellement peu que je me suis demandé si je n'aurai pas dû suivre des cours d'apnée avant d'attaquer ma lecture de certains passage. et ils sont légions...), les dialogues sont intégrés dans la narration off sans prévenir, ni de mise en page spécifique et j'ai eu parfois la sensation que des actions sur la conjonction de coordination « ET » avaient été mise en vente sans que je le sache tant il y en a à tous les coins de ligne. Non seulement ça m'a été insupportable à la lecture, mais je me suis surpris du coup à lire le texte de manière monocorde dans ma tête à cause de ça. J'avais l'impression de n'avoir qu'une énumération de mots les uns à la suite des autres, mais sans vie….rien à ma lecture ne faisait chanter ces mots et j'ai détesté ça.
Dans la continuité, qu'ont donc certains professeurs ou ex professeurs qui se mettent à écrire des romans à vouloir comme ça étaler leurs connaissances en vocabulaire comme on étale de la confiture? Quand le contexte s'y prête, ou que les personnages correspondent à ce type de parler, oui, (et je suis dans ce cas-là le premier demandeur), mais là…. Nous sommes censés incarner un adolescent avec tout ce que ça comporte d'essayage de drogue, de langage châtié, etc… dans ce roman….. Mais par contre, lorsque l'auteur nous divulgue ses pensées, on a tout d'un coup dans notre tête un vocabulaire riche, voir soutenu par moment et on part sans prévenir dans des envolées lyriques qui feraient pâlir bons nombres de poètes en herbe….. Je n'ai pas compris le pourquoi du comment et je n'ai surtout pas trouvé ça crédible du tout !
Et pour ce qui est du l'histoire, là aussi grosse déception pour moi. Moi qui m'attendais à la lecture du 4ème de couverture à, soit me faire transporter dans une belle histoire où les sentiments m'auraient submergés, soit dans un autre registre, à en apprendre plein sur l'histoire de l'Ile de Pâques et ses mystères par l'intermédiaire de cette fameuse tablette dénichée dans une brocante….. Il y a eu pour moi tromperie sur la marchandise !!!
Le gros problème de ce roman pour moi, c'est qu'il n'y a pas vraiment de fil conducteur à cette histoire et que tout part dans tous les sens. Si on décortique un à un les aspects de ce livre, il n'y a pas forcément de point négatif en soi. Mais les uns associés avec les autres…. C'est un peu comme dans le monde du sport collectif, ce n'est pas parce qu'on a que de très bonnes individualités qu'on va forcément avoir une très bonne équipe…
En définitive, moi qui attend d'un livre de me faire voyager dans un autre monde, et ce quel que soit le genre (le voyage n'est tout simplement pas le même), l'expérience a été raté pour moi avec celui-ci.
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Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
Souri7Souri7   20 août 2017
[...]Serrés les uns contre les autres, les livres s'y tiennent debout comme des humains de tailles et de corpulences différentes. Il y en a de grands et minces, de petits épais, de petits chétifs et de grands forts, divers et soudés, de toutes les couleurs, ils me font face et se tiennent par les bras comme des manifestants au premier rang d'un défilé du premier mai. Je penche la tête pour lire les titres et me déplace lentement de rayon en rayon, d'étagère en étagère et parfois je m'arrête et prends un livre que j'ouvre pour le feuilleter. Je suis en train d'oublier ce pour quoi je suis venu. C'est que je suis certain d'avoir déjà eu certains d'entre eux entre les mains, empruntés lorsque, enfant, je fréquentais l'ancienne bibliothèque. Je redécouvre, au verso des couvertures épaisses, la pochette collée qui contient une carte sur laquelle sous le titre du livre trois colonnes indiquent de gauche à droite date d'emprunt, nom de l'emprunteur et date de retour. Dates et noms s'empilent ainsi, des emprunts les plus reculés aux plus récents, et bientôt je me cherche avec fébrilité dans les listes verticales de certains livres dont il me semble me souvenir que je les ai lus.
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KtyminilitKtyminilit   21 août 2017
Cela fait trois jours maintenant que je ne l'ai pas vue et ils raccourcissent, les jours. Chaque soir le soleil se couche quelques minutes plus tôt comme pour me dire regarde l'été se termine et cette fois tu l'as manqué et, oui, j'ai l'impression qu'il a raison. Pourtant j'ai l'habitude: j'ai toujours été triste quand il fallait songer à repartir pour Préterny, et lorsque j'étais enfant je pleurais chaque année en quittant l'île, et mes parents croyant me consoler me disaient que c'était la preuve que j'avais eu de belles vacances. Mais depuis que j'ai dit au revoir à Elisabeth pour la première fois j'ai l'impression que je suis passé cette année à côté de ce que mon séjour sur l'île avait à m'offrir. Et maintenant l'été fait son sac et le soleil se couche avec les poules.
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KRYSALINE555KRYSALINE555   13 septembre 2017
[...] et puis après un moment sans pouvoir dire quoi je sens bien qu'il se passe quelque chose. Et pour Ficelle aussi je crois car lorsque nos yeux se rouvrent et que nos regards se croisent je lis dans le sien le reflet de mon état nouveau et je referme les yeux. Lente montée de chaleur la musique familière cesse de l'être et écoutée déjà mille fois se retrouve peu à peu renouvellement inouïe. Je perçois chacun de ses temps de ses instants chaque instrument me parle bientôt isolément avant de rejoindre les autres et d'enfanter avec eux une harmonie parfaite et les yeux fermés là sur mon lit qui tourne je la comprends enfin à cent pour cent la musique et m'en émerveille.
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LeCombatOculaireLeCombatOculaire   23 août 2017
Mais comme elle soulevait la bâche transparente dans le soleil revenu afin qu'il évapore l'eau qui du ciel avait tout gagné quelques heures plus tôt, la tablette brune couchée là sans vie m'a soudain comme sauté aux yeux de son corps de bois sombre. Sorte de sole solide, ni rectangle ni ovale, plaque allongée plate et trapue à la fois aux angles arrondis aux tranchants émoussés, évidente et tout de même étrange, elle s'affinait sur l'un de ses côtés, poisson de bois sans nageoires, sans queue ni tête. Le contact de l'eau sur une partie de sa surface l'avait rendue bicolore, pie, camée miel et châtaigne, cuir sec/cuir humide, caramel/chocolat. M'arrêtant alors je vis que comme d'écailles elle semblait partout recouverte de marques irrégulières, de petits dessins grossiers alignés, et sans réfléchir soudain curieux j'ai tendu vers elle ma main qui serrait un billet donné un peu plus tôt par mon père, et posé la pointe d'un index inquisiteur sur le flanc plat, et l'ai senti scarifié de fins sillons, qui formaient des figures.
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Bobby_The_Rasta_LamaBobby_The_Rasta_Lama   25 août 2017
Pourquoi tu éteins Rouquin ? Regarde, dis-je en tendant un doigt vers la traînée de poudre blanche qui est apparue dans le ciel maintenant noir, c'est la Voie Lactée. Je le distingue spectral dans la lumière lunaire, qui reste un moment bouche bée à ma regarder. Tu sais que tu es en train de devenir dingue, hein, qu'est qu'on en a à foutre de la Voie Lactée, Rouquin... tu peux me le dire ?
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