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EAN : 9782416003264
304 pages
Eyrolles (06/01/2022)
4.2/5   110 notes
Résumé :
Pour gagner sa vie, Edgar Olin traduit des notices d'appareils électroménagers. Mais sa véritable vocation c'est la littérature. Il écrit des romans policiers... qui ne se vendent pas. Il faut dire que ses voisins dégénérés ne le laissent jamais travailler en paix. Lassé de subir leurs assauts sonores, Edgar décide d'emménager dans une résidence pour séniors. Là-bas, il pourra écrire au calme, parce que c'est bien connu, les personnes âgées jouent aux cartes, regard... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (55) Voir plus Ajouter une critique
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sur 110 notes
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" Voir ses rêves doucement se refermer
Et les laisser s'estomper
Quitte à les perdre à jamais
Quitte à les perdre à jamais". Vieillir, Calogero.


Auteur de romans policiers, Edgar Olin loge dans une résidence pour Seniors, pour le... calme. Et, il accepté d'animer un atelier d'écriture, afin de pourvoir y rester pendant l'absence de sa tante Agatha.
Edgar veut du calme?


Dès la première nuit, 2 petites vieilles pénètrent dans son appartement:
"Cassandre, soulève un peu plus le drap, je veux voir s'il a de belles fesses?
- Doucement Maryse, il va se réveiller."


Dehors, Edgar manque d'être renversé par "une trottinette roulant à pleine vitesse." conduite par une mamie aux cheveux lavande et casque orange fluo !
- "Bouge de là, gamin!
- "Madame Dussol, un jour, vous tuerez quelqu'un sur cet engin de malheur!"
- Je t'emmerde, vieux con !"


Il y a Marthe qui met une cuite carabinée à Edgar, Mr Plomb, le colonel Serdagne... : les participants à son atelier d'écriture.
Et l'infirmière, la douce Zoélie, si jolie. Sans oublier sa fille Marnie (8ans) :
- "Tu vas appeler la sécurité parce qu' il y a une petite fille de 8 ans sur ton canapé? Tu vas vraiment passer pour un bébé."
- T'as pas de parents? fait Edgar.
- Bien sûr que j'ai des parents, c'est pas la cigogne qui porte les enfants!"


Qui a la clef de son appartement et corrige les épreuves de son roman en cours, pendant son absence?
"Alors c'était cela vieillir? Redevenir un enfant, s'amuser et oser crier, rire, sauter sans ce soucier des regards? Serait-ce comme retrouver un ami, perdu de vue depuis longtemps, et s'apercevoir en discutant que la complicité d'antan est toujours la même? Considérée sous cet angle la vieillesse paraissait séduisante."


"Vivre sans vieillir
Avant le temps du silence
Le regarder venir comme un présent
Le vivre en se disant que demain est en avance."
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Auteur de roman policier sans succès, traducteur de notices d'utilisation pour survivre, Edgar Olin décide de quitter la vie trop bruyante de Paris pour s'installer dans la maison de sa tante Agatha, dans un village de retraités.
Il compte y retrouver le calme et l'inspiration pour achever d'écrire le roman en cours... Un rêve qui vire au cauchemar, du moins est-ce ce que croit Monsieur Edgar.

Ce pourrait être un roman sur le conflit des générations ; mais ce n'est pas ce que voulait l'auteure. Alors même si l'atterrissage d'Edgar Olin au milieu des petits vieux, plutôt des petites vieilles pour commencer, est emprunt d'une certaine violence, c'est la bienveillance qui l'emporte rapidement. On tombe alors assez vite dans une fable façon Aurélie Valogne, avec un brin de mystère en plus.
Les personnages sont assez déjantés, et nous entraine dans des délires un peu caricaturaux qu'on a envie de pardonner à leur âge.
C'est assez bien écrit pour faire rêver un peu, voire verser une larme sur les ravages de la vieillesse. Ajoutons que l'humour ne manque pas, et nous avons là un bouquin qui se lit sans déplaisir, avec toutefois, parfois, une petite impatience...
Lien : http://michelgiraud.fr/2022/..
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Quand il accepte la proposition de sa tante Agatha d'occuper, en son absence, son pavillon dans une résidence sénior, Edgar ne sait pas encore dans quoi il vient de s'embarquer.

Il saute sur l'occasion qui lui est donné de fuir son logement et surtout ses voisins bien trop bruyants. Enfin, il va pouvoir se consacrer à l'écriture de son prochain roman, celui qui lui fera définitivement arrêter la traduction de notices d'appareils électroménagers. Et oui, il faut bien vivre !

Une fois sur place, il se retrouve bien malgré lui embarquer dans une situation qui pourrait bien très vite le dépasser…


Quel bonheur mais quel bonheur que ce roman !


J'ai découvert son autrice Coralie Caujolle à travers son compte Instagram @bouquinsetbiquettes. Des situations loufoques, un humour à toutes épreuves et une personnalité diablement attachante qui m'ont immédiatement donné envie de la lire quand j'ai su qu'elle avait écrit un roman. Que j'ai bien fait !

Personnages attachants, humour omniprésent et situations loufoques au-delà de toute espérance ! Comme j'ai aimé les suivre dans leurs mésaventures et comme je les ai quittés à regret !

Mention spéciale à Marthe et son goût pour les rythmes endiablés… Et puis la mère Dussol, cette teigne, c'est quelque chose, enfin quelqu'un plutôt. Il faut la voir, telle une fusée, fendre les couloirs sur son fidèle destrier, enfin sur sa trottinette ! Personnalité qui n'a pas été sans me rappeler Odette, feu ma grand-mère maternelle qui, octogénaire décida un jour de Noël de chevaucher la trottinette qu'une de ses petites filles venait de trouver glissée sous le sapin.

Et puis Les Impatients, un nom tellement bien trouvé. Dans les files d'attente, les caisses, les guichets, connaissez-vous plus pressés que les retraités ?

Au-delà de toute une galerie de personnages marquants et d'une atmosphère globalement bienveillante, la belle surprise vient aussi du style de la jeune autrice. Mais d'où tient-elle ce ton si unique, cet indéniable sens du rythme et cette belle plume aussi fluide qu'enlevée ? Diabolicoq aurait-il un début de réponse ?^^

Quand enfin elle ajoute à son histoire une intrigue policière inattendue, le bonheur est complet et le roman devient quasiment impossible à lâcher.


Un bonheur, une vraie petite pépite qui vous met du baume au coeur!

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C'est évidement réjouissant de se lancer dans le premier roman d'une femme qu'on admire et qui nous fait rire au quotidien. Mais ça devient carrément jouissif lorsque ce texte s'avère plein d'esprit et de qualités. Personnages bien campés, dialogues savoureux, sens du rythme et du détail, intrigue bourrée de trouvailles : tout y est.
Nous voilà embarqués dans les pas d'Edgar, écrivain accompli mais contrarié par sa vie, Paris, le bruit. Il saute donc sur l'occasion d'aller séjourner dans une résidence pour seniors, qu'il imagine tranquille à souhait, sans savoir dans quel beau bazar il met les pieds.
C'est pimpant, ça sonne juste. Et c'est plein de douceur cachée sous la comédie burlesque et décalée.
Je lis avec un sourire permanent, pouffant, appréciant de tout mon soûl l'inventivité de l'autrice. Tant par sa plume - quel sens de la formule ! - que dans l'histoire elle-même : par de belles mises en abime, on passe dans les coulisses de l'écriture puis dans le roman à énigme.
Je le termine en me demandant toutefois si je retrouverai les personnages auxquels je me suis attachée et que ce premier roman n'a pas pu totalement déployer... et surtout si l'autrice se lâchera plus encore dans le prochain car, malgré des litres de cocasseries, on sent qu'elle s'est canalisée !
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Un roman qui fait du bien.

Edgar est un jeune auteur de romans policiers, il est également traducteur de notices d'utilisation car il faut bien se nourrir de temps en temps et que l'écriture seule ne suffit pas.
Alors qu'il entame l'écriture de son nouveau roman, Edgar, exaspéré par ses voisins bien trop bruyants se voit dans l'obligation de lancer un appel à l'aide à ses amis afin de trouver un environnement plus calme. Et c'est sa tante Agatha qui va lui apporter la solution sur un plateau : il n'a qu'à venir s'installer quelques mois dans sa maison pendant son absence, elle habite aux « Impatients », une résidence pour seniors.
Bon, ce n'était pas ce qu'il s'était imaginé mais en terme de calme, il devrait être servi car après tout, « Les personnes âgées ne font pas de bruit. Elles ronflent devant Les feux de l'amour et Rex, et ne se réveillent que pour Des chiffres et des lettres. »
Vous vous en doutez, rien ne va se passer comme prévu, et notre jeune héro va très très vite s'en rendre compte…
Ce livre c'est un véritable Feel Good, il faudrait le prescrire en cas de petit coup de mou tellement il fait du bien. On s'attache très très vite aux personnages tous plus déjantés les uns que les autres (et c'est peu dire!), on rigole quasiment à chaque page.
Je pense qu'après la lecture de ce livre les personnes ayant la chance d'avoir encore leurs grand-parents vont avoir envie d'aller les visiter et de passer du temps avec eux car même si le ton est léger on prend conscience que le voyage se termine un jour.
J'ai été très touchée par cette lecture et je ne peux que vous conseiller de filer très vite chez votre libraire afin d'y prendre votre shoot de bonne humeur.
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Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
Malgré la maigre épaisseur des murs, mon petit appartement m'offrait une forme de protection contre mes cinglés de voisins. S'aventurer dans les parties communes, en revanche, s'apparentait à une mission en terrain hostile, ou à un épisode de Koh-Lanta, dans lequel je serais seul face à la tribu des dégénérés réunifiés.
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Alors c'était cela vieillir? Redevenir un enfant, s'amuser et oser crier, rire, sauter sans ce soucier des regards? Serait-ce comme retrouver un ami, perdu de vue depuis longtemps, et s'apercevoir en discutant que la complicité d'antan est toujours la même? Considérée sous cet angle la vieillesse paraissait séduisante.
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Pourtant, lorsque je n'écris pas, j'écris. Chaque tableau admiré, chaque arbre croisé, chaque personnage rencontré au gré d'une lecture, chaque conversation épiée à la volée dans un bus ou une file d'attente, le rire d'un enfant, le regard affole d'une personne âgée, l'exaspération d'une caissière, ne sert qu'à nourrir les futures phrases que j'écrirai.
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Lors de la rédaction de mes précédents tomes, j'étais parcouru par une sorte de frisson dès que je m'installais devant l'ordinateur et commençais à écrire. Certaines phrases s'entrechoquaient dans ma tête avec une telle urgence que j'avais l'impression que mes doigts tapaient trop lentement pour suivre le fil de mes pensées. Je n'écrivais pas des essais ou des pamphlets qui changeraient le monde, mais l'acte d'écrire me paraissait alors nécessaire, vital.
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Les seuls mourants que j'avais côtoyés vivaient dans mes livres. Je n'avais perdu personne, vu souffrir personne, et, si la littérature possède bien des pouvoirs, si elle nous ouvre des portes vers des mondes qui nous sont étrangers, elle ne nous prépare pas à cette peur viscérale de voir disparaître tout ce qui fait le caractère unique d'une personne qui nous est chère.
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