AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontresLe Carnet

Vincent Tassy (Autre)
EAN : 9782376865230
350 pages
Editions ActuSF (21/10/2022)
4/5   8 notes
Résumé :
Dans un salon illuminé de chandeliers, un vampire super bien coiffé force le journaliste d'une radio locale à écouter l'interminable récit de sa vie. Comment deux siècles plus tôt, il fut séduit par un inconnu d’une beauté très supérieure à la moyenne, et emporté dans un tourbillon ébouriffant de mort et de passion.

De La Nouvelle- Orléans aux Carpates : plongez dans un périple parsemé de personnalités toxiques, de multiples contrariétés et de lament... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique

Avant-propos

Je remercie Jérôme Vincent et les Éditions ActuSF pour l'envoi de ce service presse ! Je suis une inconditionnelle des oeuvres de Vincent Tassy, et suis également les parutions de Morgane Caussarieu ; deux enfants de la nuit, qui ont une connexion bien particulière avec les vampires et les écrits d'Anne Rice. C'est à l'annonce du décès de cette dernière que les deux amis décident de lui rendre hommage… via une parodie.

Le résultat est ce roman largement inspiré d'Entretien avec un vampire, truffé de références de la dame Anne Rice, saupoudré avec largesse d'un humour noir. Comment tourner en dérision les vampires, demandez-vous ? Eh bien, venez faire la connaissance, comme ce malheureux journaliste, avec Jean Louis David !

.

Introduction

Attention les yeux, Vincent Tassy et Morgane Caussarieu nous livrent une oeuvre désopilante ou autodérision et absurde se mêlent pour rendre hommage à Anne Rice et aux vampires. Voilà une parodie décomplexée qui ne se prend pas absolument pas au sérieux, résultat d'une jolie amitié entre Vincent et Morgane, les descendants français de Anne Rice.

.

Rencontre avec… Jean Louis David

Tout commence avec la rencontre inopinée entre un journaliste et un envoûtant androgyne… Évidemment, la trame d'Entretien avec un vampire est ici exploitée, mais admettez qu'un vampire diva qui se bat avec une personne âgée pour le dernier fer à friser du rayon, c'est plus que désopilant. Et le pauvre journaliste, adepte des tranches de vie pour son émission radio, en manque sérieux d'auditeurs, n'a pas idée de sa malchance à aborder ce bel inconnu. Car celui-ci le ramène chez lui pour lui raconter son histoire. Une histoire de deux siècles, un mélodrame domestique, de lamentations, de meubles anciens, de beaux éphèbes, d'une mère dominatrice, de Jésus, de Draculasse ou encore du mythe originel en la figure de Ceux Qui Peuvent Bronzer.

Le journaliste a rencontré Jean Louis David, vampire superficiel, raciste, qui se pose en victime parfaitement permanentée alors qu'il retient contre son gré le journaliste. Ce dernier, qui pensait avoir flairé le sujet parfait pour son émission, va vite se rendre compte de son erreur. Il s'insurge de la mentalité de Jean Louis David, immuable depuis sa transformation, décroche de son récit dès qu'il parle de meubles, tente de lui ouvrir les yeux quant à sa relation toxique avec Richard… Mais rien n'y fait, il va devoir écouter jusqu'au bout le vampire clinquant, dans son appartement kitch. Toutefois, il n'est pas pressé qu'arrive le mot « fin », car son hôte lui a promis de le vider de son sang juste après.

.

Réinventer les personnages

Les deux auteurs ont pris un malin plaisir à réinventer les personnages phares d'Anne Rice : Louis devient Jean Louis David ; Lestat, Richard Court de Lion ; Claudia, Claudie (une femme âgée, noire et malodorante) ; Armand, Jésus… Mais ils ne se sont pas arrêtés là : de nombreuses références sont distillées : Draculasse, Marie la vierge (appartenant à une certaine lignée de tueuses), la reine des camées, les atlantes…

Jean Louis David, malgré son physique parfait, se révèle superficiel, obtus, naïf aussi. Seule la beauté l'intéresse, et aussi les caniches, au début de sa condition de vampire. C'est un castrat qui est devenu prostitué lorsqu'il s'est abimé les cordes vocales pour plaire à un roi. C'est là que Richard tombe sous son charme et décide de lui offrir le Don Sombre. Jean Louis David voit son avenir se réaliser, mais c'est sans compter la présence de la mère dominatrice de son aimé Richard, avec laquelle une relation incestueuse rend jaloux Jean Louis David, et la maladive soif de sang de Richard qui laisse à chacun de ses passages des quantités de cadavres des victimes qu'il a tuées.

Richard est un marquis, il a peur et adore sa mère, mortelle, qu'il adore contrarier pour qu'elle le punisse. Bien sûr, il est beau, mais c'est un pervers narcissique. Jean Louis David n'y voit que du feu. Pourtant il cherche à être le favori de Richard. Un incendie plus tard, les voilà à devoir trouver un appartement, mais enfin les voilà uniquement à deux. L'idylle ne va pas durer comme prévu, au point que Jean Louis David finisse par se nourrir de sang humain, lui qui ne se nourrissait que de sang animal – pour garder des veines saines et légères – au grand désarroi de son compagnon.

Dans une rue condamnée à cause de la peste, Jean Louis David rencontre Claudie. Si cette dernière n'est pas une enfant comme dans Entretien avec un vampire, son apparence vilaine et son odeur nauséabonde dont rien ne vient à bout la handicapera tout autant pour trouver ses proies. Richard voit en Claudie une réincarnation de sa mère, au grand dam de Jean Louis David, vous vous en doutez bien. Pourtant, il finira par l'apprécier, au point de conserver ses poupées qu'elle trimballe partout.

Mais voilà le moment de partir, et de quitter Richard. Claudie entraîne Jean Louis David sur les traces des mythiques Ceux Qui Peuvent Bronzer. Leur périple les conduira au château de Draculasse, sur les terres saintes jusque dans les souterrains de Jésus. Toutefois demeure le mystère par excellence : celui de la reine des camées, la mère vampirique de Jésus.

.

Vampires stylisés

Le tout est, comme je le disais plus haut, désopilant et émaillé d'absurde. Baroque et bling-bling, con aussi : c'est de l'humour à prendre au second degré. Si l'ensemble se trouve édulcoré, notamment à travers le regard plein d'étoiles de Jean Louis David (oui oui, comme dans les mangas shōjo), il s'agit d'humour noir ; comme mentionné au tout début de l'ouvrage, tous les trigger warning figurent dans ce récit. Nous nous indignons comme le journaliste de la morale de Jean Louis David, qui se targue pourtant d'un regard métaphysique (*tousse*). En deux siècles d'existence, la mentalité de Jean Louis David n'a pas évolué d'un iota, au mois Richard pourra se vanter d'avoir finalement appris à lire et à écrire... ^^

Au kitch du récit (les vêtements, les chevelures à la l'Oréal, les beaux mâles, les coups de foudre de collégienne de Jean Louis David etc), nous retrouvons la pattes de Morgane et de Vincent. le côté « sale » de la seconde renaissance de Jean Louis David (qui est subjugué par ses excréments), la relation incestueuse… de Morgane : une touche extrême que ne dénigrerait pas Poppy Z Brite. Les jolis phrasés et les longues phrases de Vincent, ici en mode autodérison et kitch.

Tout cela enrobe la figure du vampire, à travers plusieurs de ses représentations : du séducteur à la bête. Plusieurs types de vampires sont présentés et d'autres références sont citées. Draculasse (vieux vampire), Jésus le vampire (le gourou), un clin d'oeil ironique à Twilight (dont Jean Louis David adore les paillettes, bien sûr). Mais qu'alors, qu'est-ce un vrai vampire ? Un vieux comte au style passé doté de dons ? Un sensuel gourou prêchant une morale ? Des adonis clinquants ? Une reine Qui Peut Bronzer ?

.

En bref : Pour rendre hommage à Anne Rice, Vincent Tassy et Morgane Caussarieu ont rédigé ce roman à quatre mains, une parodie désopilante riche en références pop (Buffy, Dracula, Vampire Diaries, Twilight…) mais aussi mythologiques (les Atlantes). Humour noir à prendre au second degré, univers édulcoré et bling-bling, c'est avant tout une histoire d'amour, celle de Jean Louis David et de Richard, celle de Vincent et Morgane pour les vampires et l'oeuvre de Anne Rice.

Entrevue choc avec un vampire, c'est un joyeux mélange vampirique tourné en dérision ; alors que Jean Louis David cherche à gravir un piédestal, la figure du vampire est tournée en ridicule. le récit est absurde, et tout ce baroque est jouissif. Se moquant des vampires à la Twilight tout comme des vampires conservateurs, le duo Morgane/Vincent livrent un style de vampire différent encore : superficiel, bête et niais.

Si vous aimez les vampires, cette lecture complétement décalée ne pourra que vous plaire, à des degrés d'hilarité différentes sans doute, mais elle se lit toute seule !


Lien : http://maude-elyther.over-bl..
Commenter  J’apprécie          10

Orléans de nos jours, un journaliste assiste à une étrange scène dans un supermarché. Il décide de suivre le fauteur de trouble pour l'interviewer mais celui-ci s'avère être un vampire. Il accepte de raconter son histoire de vie des plus atypiques au journaliste mais le prévient qu'il ne lui laissera pas la vie sauve…

J'ai vraiment passé un excellent moment de lecture avec ce roman ! J'avais deux inquiétudes avant de m'y lancer mais elles ont vite été balayées.

Ma première inquiétude, c'était que je n'ai jamais lu (ni vu) Entretien avec un vampire et que j'avais donc peur de passer à côté de ma lecture faute d'avoir toutes les références. Alors c'est une certitude, je n'ai aucune idée de ce qui faisait référence au roman original, mais d'une part ça ne posait pas de problème de compréhension, et d'autre part j'ai trouvé des clins d'oeil à d'autres choses qui m'ont beaucoup plus enthousiasmé. Je pense notamment aux quelques références, plus ou moins évidentes, à Buffy. Je dis plus ou moins évidentes parce que même si Claudie n'a rien à voir avec le personnage de Drusilla dans Buffy, je doute que ses discours décousus, un brin illuminés, et sa tendance à punir ses poupées quand elles ne sont pas sages soit un hasard total.

Ma seconde inquiétude était liée au caractère parodique du roman. Si j'aime bien avoir de l'humour dans les romans, il n'en reste pas moins vrai que celui-ci doit être bien dosé et qu'on doit y être réceptif, sans quoi le récit peut vite devenir extrêmement lourd. Pour le coup je n'ai vraiment ressenti aucune lourdeur, et c'est notamment grâce à un décalage très intéressant entre le niveau de langue et ce qui est concrètement dit. Pour faire simple, les auteurs parviennent à faire dire des horreurs à notre cher Jean Louis David, mais toujours avec élégance, en utilisant un langage plutôt châtié. J'ai vraiment beaucoup apprécié ce contraste, très efficace, entre le fond et la forme.

Un autre point que j'ai apprécié c'est le traitement de la sensualité dans le roman. On connaît le vampire comme une figure sulfureuse très liée au sexe et à la sensualité. Ici on laisse de côté l'aspect sexuel (pour des raisons évidentes de sang qui ne circule plus dans le corps et qui empêche donc certains processus biologiques) mais ça n'empêche pas la sensualité de rester très présente. Alors oui, elle est liée à des activités assez glauques (ça reste une histoire de vampires pas très sympathiques) mais j'ai bien aimé cette façon d'aborder les choses. Bon et ça n'empêche pas non plus les sous entendus sexuels tout au long du récit.

Ceci étant dit, le roman ne pourra pas plaire à tout le monde et il faut en être conscient. Déjà, beaucoup de gens sont vraiment réfractaires à l'humour dans les romans et celui-ci ne leur conviendra donc probablement pas. Il y a aussi un aspect profondément blasphématoire (qui, encore une fois, est assez cohérent avec la figure du vampire) qui pourrait déranger certains, même si j'avoue être très friand de ça pour le coup. Et puis il faut quand même noter que le roman dépeint des relations vraiment très toxiques et dysfonctionnelles qui pourraient, j'imagine, déranger des personnes plus sensibles. Gardez donc ça en tête avant de vous décider à tenter, ou non, l'expérience. Pour ma part, je ne regrette pas de l'avoir tentée !

Commenter  J’apprécie          50

Paru dernièrement aux éditions ActuSF, Entrevue Choc avec un Vampire est comme le suggère cet intitulé une parodie du célèbre roman, Entretien avec un Vampire. Non contents de vouloir faire rire leurs lecteurs, Morgane Caussarieu et Vincent Tassy ont surtout cherché ici à rendre hommage à Anne Rice dont les nombreux récits ont largement nourri leur imaginaire respectif.

Alors qu'il se triture les méninges pour trouver l'idée qui sauvera son émission de radio, un journaliste assiste bien malgré lui à une étrange altercation entre un éphèbe fort bien coiffé et une ménagère se disputant l'ultime exemplaire d'un sèche-cheveux dernier cri. Si la scène prête à rire, elle a surtout le mérite d'avoir attiré la curiosité de ce chasseur de scoop qui espère bien en comprendre les tenants et les aboutissants en emboîtant le pas à l'androgyne afin de l'aborder. Mais, bien mal lui en a pris car celui-ci va l'obliger à écouter son interminable monologue portant sur sa longue vie d'immortel en remontant deux siècles plus tôt. Or, ne dit-on pas que la curiosité est un vilain défaut ? Il faut croire que la concupiscence aussi.

Dans Entrevue Choc avec un Vampire, les auteurs ont réinterprété à leur manière le trio de personnages mis en scène dans la version originale. Déjà, ils ont fait de Louis, un jeune castrat originaire d'Italie qui a francisé son nom en Jean-Louis David. Ce qui a le double intérêt de faire un clin d'oeil au roman, La Voix des Anges d'Anne Rice mais aussi au coiffeur éponyme dont la coupe étudiée du vampire aurait sans doute ravi le maître des ciseaux si d'aventure le livre lui était tombé entre les mains. Ensuite, Lestat partage avec sa nouvelle version Richard Court de Lion, son insolente beauté doublée d'une indéfectible fougue. Enfin, Claudia a bien mûri sous les plumes impertinentes de notre duo d'auteurs puisqu'elle prend les traits d'une vieille femme noire à l'odeur nauséabonde. Si la gamine regrettait son apparence de poupée l'empêchant de séduire ses proies en accord avec la maturité de son immortalité, Claudie est soumise aux mêmes affres en raison de son physique repoussant et malodorant. Avouez que ce trio ne manque pas de charme surtout pour venir pimenter cette histoire que vous pensiez pourtant bien connaître mais comptez sur eux pour y mettre leur grain de sel.

Si ce roman suit dans les grandes lignes le récit initial en prenant notamment le même point de départ, à savoir un entretien entre un journaliste et un vampire, il substitue quand même son ambiance feutrée par une atmosphère plus clinquante. Il faut dire que l'obsession du narrateur aux dents longues pour le beau mobilier y est sans doute pour beaucoup dans cette impression. de même que les deux livres partagent le modèle du road-trip vampirique dans lequel certaines péripéties du premier récit sont conservées, notamment en ce qui concerne l'évolution du relationnel qu'entretiennent les vampires entre eux. Néanmoins, on notera les quelques libertés scénaristiques prises par les auteurs qui leur sont nécessaires pour introduire les nombreuses références aux autres romans d'Anne Rice. On ne s'étonne donc pas de recroiser entre ces lignes, une certaine reine des damnés rebaptisée pour l'occasion mais qui parlera à bien des lecteurs, pas plus que de renouer avec l'origine atlante de notre créature surnaturelle préférée dont il est d'ailleurs question dans Prince Lestat et l'Atlantide.

Entrevue Choc avec un Vampire, c'est d'abord le challenge de deux inconditionnels de la plume de l'inénarrable Anne Rice qui ont souhaité lui faire honneur mais, c'est aussi le défi relevé d'écrire à quatre mains un texte baroque et désopilant. A vous de voir si le charme opère de votre côté !


Lien : https://fantasyalacarte.blog..
Commenter  J’apprécie          50

Morgane Caussarieu et Vincent Tassy sont amis et férus de vampires. Tous les deux admirent également Anne Rice et ils ont décidé, après la mort de l'autrice américaine, d'écrire un roman à 4 mains qui serait à la fois un hommage et une parodie de son oeuvre. Ainsi est né Entrevue choc avec un vampire, publié aux édictions Actusf en octobre. Il vaut mieux à mon sens connaître les romans d'Anne Rice, ou au moins le film tiré d'Entretien avec un vampire pour vraiment apprécier complètement ce roman bourré de clins d'oeils et de références.

A Orléans (l'ancienne, pas la Nouvelle !), un journaliste assiste à une étrange scène dans un supermarché : une dispute autour d'un appareil de coiffage entre une femme et une autre personne étrange, au teint blafard mais fort séduisante. Poussé par sa curiosité, il décide de suivre le fauteur de trouble en espérant en savoir plus sur lui, et aussi obtenir une interview qui pourrait relancer son émission de radio. L'individu accepte de lui parler et se révèle être un vampire ayant une grande envie de se confier. Voilà donc notre journaliste embarqué chez le vampire pendant de longues heures, durant lesquelles ce dernier lui racontera toute sa vie avec la promesse de ne pas lui laisser la vie sauve une fois son histoire achevée.

Hormis la dispute autour du babyliss, le début du roman ressemble trait pour trait au roman d'Anne Rice. La suite va continuer de suivre le récit d'Entretien avec un vampire: l'histoire du vampire, sa rencontre avec Lestat, leur vie à la Nouvelle Orléans, Claudia…Mais bien entendu plusieurs détails parodiques font leur apparition. Louis devient italien et son nom francisais est Jean Louis David (d'où son fort attrait pour les appareils de coiffage). Lestat s'appelle Richard Court de Lion, pousse toujours la chansonnette, mais a une relation pour le moins étrange avec sa maman. Claudie remplace Claudia et n'a pas tout à fait le même âge. La quête autour de l'origine des vampires est aussi détournée de manière parodique et caustique. L'humour est présent tout au long du roman sous forme de second degré, en se jouant des différentes oeuvres d'Anne Rice, et pas seulement celles avec les vampires. Certains traits d'humour sont plus réussis que d'autres, mais globalement on passe un bon moment avec le sourire aux lèvres tout au long de la lecture.

Les clins d'oeil à l'univers des vampires dans la culture pop sont également très nombreux. On trouve plusieurs références à Buffy, que ce soit par le personnage de la tueuse, mais aussi au personnage de Drusilla et à son amour pour les poupées. Dracula est aussi présent dans l'histoire, tout comme des séries bien connues sur les personnes aux canines proéminentes. Toutes ces références sont savoureuses et bien amenées. Les auteurs parviennent à garder un style élégant tout en faisant dire de véritables horreurs à Jean Louis David. le contraste est assez marquant et efficace. Dans la postface, les deux auteurs expliquent comment est née l'idée du roman et leur vécu par rapport aux romans d'Anne Rice. Leurs mots dans cette postface sont assez émouvants, j'ai beaucoup apprécié qu'elle figure à la fin du livre.

Entrevue choc avec un vampire est ainsi un roman à l'humour caustique qui rend hommage à l'écrivaine Anne Rice. Morgane Caussarieu et Vincent Tassy ont suivi la trame générale des chroniques de vampires tout en les détournant avec second degré. Ben entendu, il vaut mieux aimer le genre et connaître les différents univers vampiriques pour pleinement goûter à l'humour de ce roman. Mais si c'est le cas, vous passerez sûrement un très bon moment dans cette sorte de Voici un beau Gala de vampire…


Lien : https://aupaysdescavetrolls...
Commenter  J’apprécie          30

J'enchaîne donc avec une lecture parfaite pour le mois d'octobre. Je remercie encore Jérôme Vincent et les éditions ActuSF pour l'envoi de ce roman en service presse. Amis des vampires, vous trouverez largement votre compte dans cette parodie désopilante de l'oeuvre d'Anne Rice.

Le point majeur de cette lecture reste le plaisir que j'ai eu à m'immerger dans cet univers à la fois très sombre mais plein d'humour. le changement soudain d'un cadre très sérieux aux facéties de Jean Louis David le vampire et de ses camarades m'a permis de passer un excellent moment. Difficile de vous les décrire ici mais je peux vous assurer que je me suis bien bidonné avec les blagues potaches des 2 auteurs (non elles ne sont pas nulles Vincent Tassy). Vous ne pourrez qu'apprécier l'histoire de Jean Louis David, de Richard Court de Lion (et de sa moman), de Claudie leur laide compagne et de leurs péripéties avec Jésus et Draculasse, pouvant parfois partir complètement en vrille (notamment tout ce qui concerne l'origine des vampires).

Je voue une affection particulière pour la figure du vampire découverte dans divers films (dont Entretien avec un

Vampire) et romans (Stoker, Jeanne A Debats et bien d'autres). J'ai ainsi eu un immense plaisir à suivre l'ensemble des protagonistes du livre. Les auteurs arrivent à parfaitement retranscrire tout ce qui me fascine dans ces êtres si différents de l'humain: leur vie au quotidien, l'immortalité et ce qui en découle, leur généalogie, leur interaction avec les autres et bien d'autres petits détails… Ils m'ont clairement donné envie de poursuivre ma découverte de ces créatures si particulières au travers de leurs romans (j'ai craqué pour la réédition d'Apostasie collector) mais également au travers de l'oeuvre d'Anne Rice.

J'avoue avoir été ému par les mots des auteurs à la fin de ce roman, de la fascination qu'ils ont pour la figure du vampire et de leur tristesse lors de la disparition d'Anne Rice. Je souhaitais en tout cas les remercier d'avoir publier ce livre qui peut selon constituer une introduction plutôt comique à cet univers.

En résumé, si vous êtes fans des créatures occultes suceuses de sang et que vous aimez vous bidonnez avec des blagues en tout genre, foncez lire ce roman. Évasion et dépaysement garantis avec Jean Louis David (le roi du lissage de cheveux) et l'histoire de sa vie.

Commenter  J’apprécie          10

Citations et extraits (1) Ajouter une citation

— Ah bon, vous me trouvez beau ? s'étonne le journaliste, qui ne peut s'empêcher de se sentir flatté.

Le vampire lui adresse un sourire séducteur, et le journaliste rougit. D'un coup, il lui en veut un peu moins, il est prêt à passer l'éponge sur son racisme, sur son étroitesse d'esprit. Même sur les menaces de mort.

C'est que le vampire est si beau. Et le journaliste se sent soudain grandi, d'avoir été remarqué par un être au physique parfait. L'espace d'un instant, il comprend la puissance des principes esthétiques énoncés par le vampire. Puis il se reprend et se trouve bien bête. Non, il ne pardonnera pas tout à ce monstre, sous prétexte qu'il est sublime. Ou peut-être que si ?

Il se donnerait des baffes.

Commenter  J’apprécie          00

Videos de Morgane Caussarieu (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Morgane Caussarieu
Festival des Utopiales à Nantes
Dans le film Soleil Vert tiré du roman de Harry Harrison, on voit l'humanité, ayant tout consumé autour d'elle, condamnée à se dévorer elle-même. La consommation de viande des pays développés serait, entre autres, l'un des facteurs cruciaux qui contribuent au réchauffement climatique, mais également nuirait à la santé des citoyens. Et ce non seulement à cause de la viande elle-même mais également du fait de sa contamination par les polluants. Serons-nous simplement consommables demain ?
Avec : Christophe Carpentier, Morgane Caussarieu, Charlotte Sinding, Olivier Gechter Modération : Benoît Tonson, The Conversation
+ Lire la suite
autres livres classés : parodieVoir plus
Notre sélection Imaginaire Voir plus





Quiz Voir plus

Vous avez dit vampires ?

Qui a écrit "Dracula" ?

Oscar Wilde
Bram Stoker
Arthur Conan Doyle
Mary Selley

15 questions
1957 lecteurs ont répondu
Thèmes : fantastique , vampiresCréer un quiz sur ce livre