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Cha Gonzalez (Autre)
EAN : 9791035205683
400 pages
Editions Thierry Magnier (21/09/2022)
3.58/5   128 notes
Résumé :
Grégoire est à deux doigts de ne plus jamais sortir de sa chambre. Tout, plutôt que retourner au lycée où un camarade de vestiaires s’est moqué de la taille de son sexe.
L’adolescent en est à présent persuadé : sa vie est fichue, il finira seul – et sans doute puceau. Il se plonge dans le seul plaisir qu’il lui reste : l’écriture. Max Egrogire et Chloé Rembrandt, ses personnages de fanfiction, lui font oublier sa détresse.
Mais leurs aventures imagin... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (44) Voir plus Ajouter une critique
3,58

sur 128 notes
A la suite d'une moquerie sur la taille de son sexe dans les vestiaires, Grégoire ne supporte plus les remarques et surnoms de ses camarades de lycée qui sont à la limite du harcèlement et décide de ne plus aller en cours. Ses parents, psys discutent beaucoup avec lui mais il leur cache le problème. Il se réfugie dans l'écriture en ligne.
J'ai déjà lu plusieurs livres de cette collection mais n'ai pas apprécié celui-ci. Je trouve que l'histoire fantastique puis érotique inventée par Grégoire n'apporte pas grand chose à l'histoire, j'ai même trouvé cela ennuyeux. Je pense que les jeunes lecteurs pourraient être perdus. La fin est trop ouverte. Un épilogue aurait été judicieux.
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Je viens de terminer le roman de Manu Causse, paru en 2022 dans la collection "l'ardeur" de l'éditeur Thierry Magnier.
Il était dans ma PAL avant son interdiction de vente aux moins de 18 ans qui date de juillet 2023. J'ai donc lu ce roman avec d'autant plus d'attention afin de me faire ma propre idée sur ce livre.
A mons sens, après une lecture attentive en tant que bibliothécaire et mère de deux adolescents de 13 et 15 ans, je pense que ce titre est abordable dès 16 ans.
C'est l'histoire de Grégoire, un lycéen de 15 ans, qui se retrouve complexé et incapable de surmonter la honte engendrée par une moquerie d'un de ses camarades au sujet de la taille de son pénis. Il en viendra même à ne plus vouloir retourner au lycée.
Greg est un garçon imaginatif et créatif qui met son imagination au service d'histoires qu'il écrit en ligne sur des plateformes de fanfictions. Les hormones commençant à faire leurs effets, un jour, un des textes de grégoire se termine sur une note un peu sulfureuse (ce qui n'est pas du tout son habitude). le retour des internautes est mitigé et son texte est d'ailleurs bloqué par les modérateurs. Un des internautes (fille ou garçon nous ne le savons pas), lui écrit un retour sur son texte directement en messagerie privée, en l'encourageant à aller plus loin et à écrire sur des plateformes plus permissives au genre érotique. S'en suit une correspondance entre Greglitt et kika93 qui va le pousser à faire vivre des aventures plus érotiques à son personnage féminin, tout en lui donnant son avis franc sur les stéréotypes que Greglitt ne manquera pas d'insérer dans ses histoires car il n'a aucune expérience de l'amour physique avec une autre personne. Il se nourrira donc de lectures en ligne de textes pornographiques à destination des adultes.
Il y a beaucoup de thèmes principaux et secondaires très intéressants dans ce roman comme la relation ado/parents, la problématique de la taille du pénis, les effets délétères des moqueries, les plaisirs et dangers d'une relation épistolaire avec un inconnu sur internet, la masturbation, l'homosexualité, la pansexualité et enfin l'importance de l'imaginaire à cet âge là et des sources qui nourrissent cet imaginaire érotique.
Manu causse écrit dans un style jeune et avec beaucoup d'humour. J'ai vraiment apprécié ce livre que j'ai dévoré en deux jours.
L'interdiction de vente aux moins de 18 ans est motivée par le fait qu'il y a des scènes de sexe explicites. Alors oui, il faut savoir qu'un des objectif de cette collection L'ardeur, est justement d'aborder les thèmes de la sexualité des adolescents de manière positive. le livre était conseillé qu'à partir de 15 ans car les lycéens sont tout à fait capables de lire ce livre et d'en comprendre le sens. On oublie vite les scènes où l'héroïne de Grégoire vit des moments de plaisirs (qui sont toujours discutés ensuite avec sa correspondante mystère et dont elle se moque bien souvent), pour finalement ne retenir que les messages principaux du livre à savoir que la taille du pénis n'est pas importante pour une sexualité réussie, que les moqueries d'ado sont traumatisantes mais qu'on peut aussi penser que la moquerie est peut-être le signe que quelque chose d'intime, d'inavouable, se joue pour le moqueur et enfin que l'imaginaire érotique fait partie de la vie des adolescents avant 18 ans et qu'il faut arrêter de se voiler la face mais plutôt accompagner ces questionnements, ces désirs naissants par des lectures de qualité (comme celle-ci) qui leur donnent le sentiment que ce qu'ils vivent est normal, peut-être aussi des réponses à leurs questionnements mais surtout d'enrichir leur future vie sexuelle d'adulte avec un imaginaire qui soit respecteux de l'autre et non culpabilisant.
Voilà, il y aurait d'autres choses à dire mais je pense qu'un cercle de lecture, à destination des jeunes adultes, où l'on discuterait de ce livre avec eux, serait vraiment intéressant. Avis aux bibliothécaires qui me lisent !
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Pas si petit

« Ce que je comprends, c'est qu'il n'en sait pas beaucoup plus long que moi. Apparemment, c'est surtout ça qu'il faut accepter, l'ignorance. »
C'est d'abord un livre d'une grande justesse sur le harcèlement. Grégoire, 15 ans, en est la victime, après avoir été dans le camp des bourreaux en ne s'y opposant pas.
« Harcèlement. Les adultes exagèrent, ils ont des mots vraiment trop forts pour ce qu'on se fait subir entre nous. Enfin, c'est ce que je me suis dit à l'époque. Même quand Naïma a arrêté de venir en cours. »
Grégoire est en seconde lorsqu'un garçon de sa classe, Antoine, se moque de la petitesse de ses attributs aperçus dans les vestiaires de la piscine. Dès lors, il lui devient impossible de continuer le lycée. La présence de son harceleur fait résonner sa question : son pénis est-il vraiment trop petit ? Et est-ce qu'une fille pourra un jour s'en satisfaire ? On ne saurait énoncer question plus universelle, si l'on en juge par les requêtes Google et les offres d'allonger son pénis qui polluent les boîtes mail.
Fréquentant un forum de jeunes auteurs, Grégoire écrit une histoire dans laquelle il loge ses inquiétudes, ses questions et ses fantasmes d'adolescent sans expérience. Rêverie et écriture sont, pour lui, des arrangements avec son mal-être. Une lectrice anonyme, Kika93, lui répond, et ainsi débute un dialogue tout à fait pertinent sur la sexualité et ses représentations.
Pour satisfaire cette mystérieuse Kika93, Grégoire écrit et réécrit la quête de son héroïne, Chloé Rembrandt, qui suit la piste de son désir. La manière dont le sujet est travaillé, physiquement et mentalement, par le désir est finement observée.

La dimension sexuelle prétendument explicite qui a rendu ce roman célèbre, c'est d'abord la solution que trouve cet adolescent pour affronter ce que ce harcèlement défait en lui.
Comment supporter sa différence à une supposée norme sexuelle ?
Sur quoi prendre appui lorsque les représentations du corps et de la vie amoureuse sont faussées ?
Comment composer avec les clichés machistes qui dominent l'imaginaire de la sexualité et la transforment en compétition permanente ?
La vraie vie, c'est autre chose, comme le souligne Kika93 à propos des outrances de la pornographie, où sont surreprésentés « les seins et sexes énormes et épilés, les gens minces et musclés, ainsi que les exploits physiques. […] dans la vraie vie il y a des petits ventres et des petites bites, des seins rigolos, des poils et parfois quelques boutons de moustique, des imperfections, des défauts. »
Dans une langue vive et moderne, maniant humour et profondeur de champ, Manu Causse suit, pas à pas, l'évolution de cet adolescent aux prises avec l'énigme du sexuel. D'abord replié sur lui-même et refusant le dialogue avec ses parents, il finit par se laisser apprivoiser par la patience paternelle.
"Et, tu vois, au final, précise le père, je me dis qu'il n'y a pas de taille idéale. Pas de mode d'emploi universel. C'est à chacun de se connaître, de s'accepter – et, dans un couple, enfin, avec une personne avec qui tu as des rapports sexuels, il faut aussi apprendre à connaître l'autre, à le rencontrer, à le respecter. […] Tu comprends ce que je veux dire ?"
Il y a une grande justesse dans ce récit qui laisse apparaître, une fois de plus, la sensibilité et la finesse de cet auteur.
Alors, est-ce obscène ? me demanderez-vous. Non, assurément pas. Et les personnes qui vous diront le contraire ne l'ont probablement pas lu jusqu'au bout, ou bien à travers une grille de lecture mortifère et déconnectée des réalités que vivent les adolescents d'aujourd'hui. Il y a, dans la moindre série Netflix accessible aux ados sans autorisation parentale, plus de crudité et de trash qu'il n'y en aura jamais dans un livre comme celui-ci, écrit à hauteur d'ados pour des ados. La polémique, par elle-même, se révèle d'une grande obscénité. Les dark-romances qui présentent la sexualité comme une soumission perverse et que les adolescentes se refilent dès le collège me semblent bien plus problématiques. Sans parler de la téléréalité et de ses représentations absurdes de la vie amoureuse. Ni de la pornographie que l'auteur démonte habilement dans ce livre.
La vente de Bien trop petit est interdite aux mineurs mais je ne saurais trop conseiller aux parents de se l'offrir. D'abord pour le lire eux-mêmes, car ce livre est très enseignant, y compris dans le champ de la parentalité. À eux de juger, après lecture, s'il vaut mieux le laisser traîner sur la table basse ou dans l'enfer de leur bibliothèque où leurs ados sauront bien le trouver en temps voulu.
Encore une fois, l'obscénité n'est pas dans ce livre, pas plus qu'elle n'est dans la question sexuelle. Elle est partout ailleurs. Mais ça, c'est un autre sujet...

Bien trop petit de Manu Causse
Éditions Thierry Magnier, coll. L'Ardeur


Lien : https://francoiseguerin.word..
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Grégoire a quatorze ans et depuis une réflexion dans les vestiaires de la piscine, il prend conscience que son pénis est tout petit. Il n'ose plus aller au lycée et passe son temps dans sa chambre dans laquelle il écrit des fanfictions de fantasy sous le pseudonyme de Gregglit33 en mettant en scène les personnages de Max Egrogire et Chloé Rembrandt sur le site Plumedange.net. Excédé, il commence à faire vivre à ses personnages des histoires torrides, ce qui attire l'attention de Kika93.

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Manu Causse est né en 1972. Il est principalement l'auteur de recueils de nouvelles, de pièces de théâtre et de romans. Il est également traducteur sous le nom d'Emmanuel Plisson. Il est d'abord professeur de français puis se consacre uniquement à l'écriture.

En roman pour la jeunesse, il a publié successivement chez Talents hauts, Romeo@Juliette en 2006, Fair play en 2007, Solo rock en 2010, My love, mon vampire en 2013, Les fils de George en 2016, Les intraterrestres en 2017, Like a rolling stone en 2021, chez Thierry Magnier, Nouvelles re-vertes en 2008, le pire concert de l'histoire du rock en 2014, le bonheur est un déchet toxique en 2017, le point sublime en 2020, Bien trop petit en 2022, chez Bayard, Nos coeurs tordus en 2017, La malédiction de Catacomb Hill en 2019, chez Nathan, Outrageusement romantique en 2021, chez Belin, Ma bande olympique en 2021.

“Je suis né au début des années 70 en région parisienne – mais je m'en souviens à peine, parce que mes parents ont très vite déménagé dans un village de l'Aveyron, où j'ai grandi. Au bord d'un gouffre, d'ailleurs, mais c'est une autre histoire.
Enfant et adolescent, je rêvais d'écrire. Ou de devenir rock star. Mais comme les études dans ces deux matières n'existaient pas encore, j'ai fini prof de français, un métier que j'ai exercé pendant quinze ans un peu partout en France, et principalement dans le Gers.
En 2005, j'ai décidé de dépoussiérer mes vieux rêves ; j'ai arrêté d'enseigner pour me consacrer à l'écriture. Depuis, je vis à Toulouse et je partage mon temps entre traductions, romans adultes et adolescents, musique, ainsi que diverses activités artistiques indéfinissables – le tout avec ma compagne, écrivain et traductrice elle aussi, et quatre adorables ados qui restent une grande source d'inspiration. Et de bonheur, aussi.” source : site Internet de l'auteur ManuCausse.net

Manu Causse est au coeur de l'actualité à l'été 2023 puisque son roman Bien trop petit, paru en septembre 2022 aux éditions Thierry Magnier dans la collection L'Ardeur, est, depuis le 17 juillet 2023, interdit à la vente aux mineurs. Signé par le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, l'arrêté d'interdiction s'appuie sur la loi du 16 juillet 1949 sur les publications à destination de la jeunesse. Il considère que ce récit « constitue un contenu à caractère pornographique », présentant « un danger pour les mineurs qui pourraient l'acquérir ou le consulter ».

Cette décision a ému le monde de l'édition. le Syndicat national de l'édition (SNE) a alors rappelé « son attachement indéfectible aux principes de liberté de création et de publication, dans le respect des dispositions légales destinées à protéger les personnes mineures » mais il a demandé que soit révisée la loi du 16 juillet 1949. Si le texte présente comme dangereux les contenus « à caractère pornographique ou susceptibles d'inciter au crime ou à la violence, à la discrimination ou à la haine contre une personne déterminée ou un groupe de personnes, aux atteintes à la dignité humaine, à l'usage, à la détention ou au trafic de stupéfiants ou de substances psychotropes », le SNE interroge pour sa part « la cohérence et l'efficacité de règles définies il y a près de 75 ans, alors que n'existaient pas les principaux vecteurs actuels d'exposition des mineurs aux contenus visés par la loi. »

De la même manière, la Société des gens de lettres (SGDL) a souligné l'incohérence, voire l'hypocrisie, d'une telle interdiction, compte-tenu de la libre diffusion, notamment sur le Web, de contenus qui, eux, relèvent bien des critères énoncés par ladite loi. « Les critères d'appréciation sur lesquels le ministre de l'Intérieur a fondé sa décision (…) suscitent pour le moins l'étonnement et la perplexité », a ainsi déclaré la SGDL, rappelant que « le livre de Manu Causse, qui traite de la sexualité, des complexes et des inquiétudes qu'elle fait naître chez les adolescents, ne semble a priori relever d'aucun des motifs précités ». - source : Livres Hebdo

Après la décision de Gérald Darmanin, le romancier Nicolas Mathieu, prix Goncourt en 2018, a lancé un appel à témoignages, avec le hashtag #WhenIWas15. Il a proposé d'« ensevelir Darmanin sous nos histoires de cul » dans un entretien au magazine Télérama. le romancier a récolté de nombreux témoignages dont il a tiré un livre Lire et dire le désir : #whenIwas15.

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Manu Causse livre tout d'abord un portrait intéressant d'un adolescent débordé par sa puberté et les changements brutaux de son corps et la force de ses pulsions sexuelles. Cette première partie reflète avec justesse l'esprit de la collection comme nous l'avions lu dans d'autres titres de L'Ardeur. Il y a un effet miroir assez juste pour des adolescents lecteurs.

Ensuite, le héros se lance dans la rédaction de récits érotiques et il peut sembler que Manu Causse se soit beaucoup documenté sur ce sujet, retrouvant des textes emblématiques. de ce fait, les récits érotiques dans le récit se veulent certainement des pastiches mais ils peuvent sembler justement rédigés par un écrivain adulte, à la fois par la langue soutenue et la précision des descriptions. Il y a une sorte d'emportement frénétique. Il est vrai que le héros auteur est présenté comme un adolescent particulièrement imaginatif et cultivé, enfant de parents psychiatres et psychothérapeutes et par ailleurs, le ou la destinataire de ces récits pointe à la fois les maladresses de style mises en scène par l'auteur mais aussi les stéréotypes des scènes sexuelles cherchant à mettre en évidence les habitudes des adolescents en matière de pornographie. Néanmoins, il est possible de s'interroger à la fois sur la vraisemblance romanesque et le jeu de mise en abyme de la pornographie. Enfin, le mystère autour de l'identité du ou de la destinataire sans interrogation sur les risques de cybercriminalité questionne dans une publication pour la jeunesse. de ce fait, il est effectivement dommage qu'il n'y ait pas eu de débat entre l'auteur, l'éditeur et le censeur.
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Comme beaucoup, ce n'est pas un hasard si je lis ce livre maintenant. Suite à la censure du gouvernement, je tenais à lire ce titre pour savoir ce qu'il en retournait. En même temps, pour parler d'un livre, la meilleure chose à faire est de le lire non ?

Bon honnêtement, il ne partait pas gagnant, bien que cette collection se destine aux jeunes à partir de 15 ans, j'ai un peu de mal avec les titres qui mettent autant en avant la sexualité, ces scènes ont tendance à me faire décrocher, j'avais peur de ne pas réussir à entrer dans cette histoire et pourtant.

Et oui pourtant, ce livre est réellement une belle surprise. Nous découvrons un jeune homme qui subit du harcèlement de la part de ses camarades à cause de la taille de son sexe, il développe alors une peur du lycée. le seul endroit où il se sent bien, c'est dans la fanfiction qu'il écrit, et dans la correspondance étonnante qu'il entretient avec une lectrice.

Rien qu'avec ce résumé, vous voyez se dessiner différents thèmes qui sont abordés, bien sur le harcèlement scolaire qui est assez courant en littérature, mais aussi le complexe lié à la taille de son sexe qui est moins commun. Nous voilà à suivre Grégoire dans ce grand drame, persuadé qu'il ne pourra jamais avoir de rapport, que personne ne voudra jamais de lui avec ce sexe si petit. En plus, il se demande s'il n'est pas détraqué, il se masturbe souvent, il pense aussi souvent au sexe, très souvent, peut-être un peu trop ? Mais vers qui peut-il se tourner pour parler de toutes ces questions qui ne cessent de l'obséder. Il se sent seul et démuni, comme de nombreux ados à son âge.
Nous sommes en 2023, les cours d'éducation sexuelle sont nombreux et pourtant, la sexualité reste tabou, c'est toujours un sujet dont on a honte de parler. Les ados n'arrivent pas à poser des questions à l'infimier.e et les parents ? Encore moins. Ils se comparent les uns aux autres, c'est à celui qui a le plus d'expérience et les autres qui complexent en silence.
Pourtant, les Greg sont nombreux.

Voilà le genre de titre dont on manque dans la littérature, un texte réaliste, simple, respectueux, intelligent et bien écrit qui n'oublie pas de parler du consentement et qui montre que l'on a tout à gagner à discuter, qu'il n'y a rien de honteux et que non, le sexe n'est pas une question de taille. J'ai aimé suivre Greg dans ce parcours qu'il a tout au long de ce titre.

La seule chose que je regrette est la fin ouverte qui m'a, et c'est le cas de la dire, un peu laissé sur ma faim. J'aurai aimé en lire plus.
Sinon j'ai vraiment aimé cette lecture!

Maintenant, que j'ai lu le contenu de ce titre, je trouve encore plus regrettable choix de Mr Darmanin d'interdire ce livre aux mineurs alors qu'il a pourtant toute sa place dans les CDI des lycées. L'a-t-il seulement lu ? J'en doute fort. Au temps des réseaux sociaux, alors que de nombreux jeunes choisissent les sites pornographiques pour s'informer, il est au contraire important qu'ils puissent lire des titres comme ceux-ci.
Je n'ai plus qu'une chose à dire: oser l'ardeur
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critiques presse (1)
Ricochet
06 janvier 2023
Il n’empêche que Manu Causse s’attaque à l’universelle problématique du complexe à l’adolescence, qui peut aller au ravage si l’on n’est pas inventif et réflexif comme le narrateur Grégoire.
Lire la critique sur le site : Ricochet
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
C'est l'histoire d'un concours de quéquette.
Du point de vue de celui qui perd.
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- Mon chéri, est-ce que tu as déjà... tu vois, genre...
- Quoi, maman ?
- Tu as déjà eu des rapports sexuels avec des filles ?
- Ou avec des garçons ?
Merci, Papa. Je sentais que tu pouvais ajouter ton grain de sel à ce moment de gêne absolue.
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Petite-bite. C'est flamboyant d'intelligence, de maturité, d'originalité.
[...]
Franchement, c'est un peu court. Il y avait plein d'autres possibilités, en somme.
Frikiki - un freak avec un tout petit kiki. Zobinul. Pinanmoins. Courtebite. Dickless Greg. Chibrion.
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Tu es un garçon hypersensible… c’est loin de constituer un handicap, c’est une force une richesse c est ton caractère à toi .
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Un bon amant, ça doit être un peu plus qu'un sexe.
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Videos de Manu Causse (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Manu Causse
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