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ISBN : 2072634261
Éditeur : Gallimard (03/09/2015)

Note moyenne : 3.09/5 (sur 11 notes)
Résumé :
"Ma grand-mère ne m'a jamais raconté en détail en quoi consistait l'activité de son père, tout d'abord parce qu'elle n'en savait pas grand-chose. Soixante-neuf ans après son arrestation, elle attendait encore des réponses : comment la Gestapo avait-elle découvert son dépôt d'armes, perdu en pleine campagne, et ces armes, d'où venaient-elles ? Bien sûr, savoir n'a jamais fait revenir les morts, mais si j'étais toujours impuissante à la consoler, je pouvais au moins e... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
missmolko1
  03 septembre 2015
"Enfant, j'avais une peur bleue des Allemands; ils peuplaient mes cauchemars bien plus sûrement que les monstres ou les hordes d'araignées qui s'y trouvaient parfois". C'est avec cette phrase (de l'avant-propos) que s'ouvre le nouveau livre de Marie Causse.
Ce roman se divise en deux, un première partie fictive et une seconde partie, beaucoup plus personnelle qui nous raconte sa quête de vérité sur cette part d'ombre de sa famille. Son arrière-grand-père a en effet été arrêté pendant la Seconde Guerre Mondiale et elle a cherché a savoir pourquoi.
C'est un travail de mémoire pour elle bien sur mais aussi un beau cadeau fait a sa grand mère qui n'avait pas toutes les réponses. On constate aussi le parcours parfois semer d'embûches, la difficulté des recherches aux archives et l'on se rend compte aussi que cette période de l'histoire pourtant si proche en terme d'années et tellement différente de la notre.
C'est un livre qui se lit vite, l'écriture de l'auteur y est pour beaucoup car elle donne un dynamique a son récit. Une belle découverte que je vous recommande.
Lien : http://missmolko1.blogspot.c..
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spleen
  14 octobre 2015
Le bercail est divisé en deux parties bien distinctes : la première est une fiction qui met en scène une jeune femme Esther .
Esther, pour financer ses études, aide les personnes âgées de son village natal, c'est une fille curieuse et plutôt fouineuse qui cherche à connaitre l'histoire de son arrière grand-père , un résistant qui a été arrêté par la Gestapo et qui est mort en déportation mais les gens du village sont plutôt taiseux sur cette affaire ...
Et lorsque , après de nombreuses années d'absence , Odette s'installe dans la maison de sa mère Marthe qui vient de mourir, Esther sent que c'est par elle qu'elle aura la clé de l'énigme et entre le repassage et l'astiquage, elle fait raconter à la vieille dame cette période cachée de la vie d'un village dans la tourmente .
C'est bien fait, simple, efficace et bien écrit.
La deuxième partie raconte les recherches effectuées par Marie Causse sur la disparition de son aïeul lors de la seconde guerre mondiale, aussi bien dans les archives que dans la mémoire des derniers survivants , quête longue et difficile mais essentielle pour elle comme un hommage à cet homme et un beau geste d'amour dédiée à sa grand-mère .
On peut féliciter l'auteur d' avoir mis en première partie l'histoire d'Esther, inspirée de sa propre famille car si les recherches sur le passé de son aïeul sont méritoires, cette partie du livre se lit avec un peu plus de difficultés.
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mumuboc
  02 octobre 2015
Livre lu dans le cadre de Masse Critique et je dois avouer que je suis assez perplexe pour écrire une critique. le livre se compose de deux parties, que je ne me suis pas tellement expliquée : une romanesque et une qui correspond à la réalisé de Marie Causse qui a recherché les réponses à la mort de son arrière grand-père pendant la deuxième guerre mondiale.
Lorsque j'ai lu la première partie je me suis très vite passionnée pour l'histoire de cette femme qui revient au pays lors de la mort de sa mère et qui cherche à savoir pourquoi celle-ci avait si mauvaise réputation (collaboration) dans le village ainsi que le rôle de sa propre famille pendant cette période.
Je suis restée un peu sur ma faim une fois cette première partie terminée.
Pour la deuxième partie qui retrace le chemin long et fastidieux pour retrouver les éléments nécessaires à la compréhension de ce qui était arrivé à son grand père, je me suis un peu perdue dans les différentes arcanes de ses recherches, des personnages, des lieux. Trop de détails sans intérêt (pour moi), et puis j'avais toujours en tête la première partie et je ne comprenais pas la relation entre les deux...... C'est presque un récit reportage du travail de recherches à travers les Archives Nationales et autres plutôt qu'un roman.
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LeilaRe
  15 octobre 2015
Enfant, Marie Causse était hantée par les allemands, elle redoutait qu'ils ne reviennent pour lui enlever la personne qu'elle aimait le plus au monde, sa grand-mère.
Emile, le père de celle-ci fut arrêté le 13 février 1944. En 2013, Marie décide de découvrir ce qui avait mené à l'arrestation de son arrière-grand-père, profitant des recherches pour écrire un roman qui s'inspirerait de l'histoire de l'Auvergne pendant la seconde guerre mondiale.
Ce « roman » se divise en deux parties. La première, le roman à proprement parler, retrace l'histoire de la jeune Esther qui, pour financer ses études fait des ménages chez les anciens de son village et en profite pour les faire parler de la guerre. Tout y passe, la résistance, la collaboration, les non-dits. On finit par s'attacher aux personnages. On s'imprègne de la magie des lettres jaunies et autres photos sépia. Puis on arrive à la page 109 et la deuxième partie est là… ? Eh bien, il va falloir oublier Esther, ses « petits vieux », enfin on oublie tout ! Sur le coup, je me demandais si j'avais raté quelque chose, j'ai relu les 6 dernières pages, mais non, c'est bien la fin de l'histoire. Et pour moi la fin du roman.
La deuxième partie retrace le long parcours de l'auteure pour honorer la mémoire de l'arrière-grand-père et aider sa grand-mère à comprendre pourquoi il a été tué et ainsi faire son deuil. Un chemin long, mais incroyablement fastidieux pour le lecteur, truffé de détails notamment les recherches aux archives nationales, les différents personnages. Enfin comme disait la grand-mère de Marie : « Tu vas y mélanger avec toutes les histoires ? »
L'auteure a fait le choix de ne pas mêler l'histoire de son arrière-grand-père avec la fiction pour être sûre de pouvoir démêler le vrai du faux. Ce qui a fait perdre à son livre le côté roman et en fait un docu-roman. Dommage, car elle a une très belle plume mais comme disait Saint Exupéry :
La perfection est atteinte non pas lorsqu'il n'y a plus rien à ajouter, mais lorsqu'il n'y a plus rien à retirer !
Lien : http://leeloosenlivre.blogsp..
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Chrys
  22 octobre 2015
Le roman se compose de deux parties:
Une première partie, romancée, raconte l'histoire d'Esther, petite-fille de Raoul et Jeanne et arrière-petite-fille d'Émile et Emma (si j'ai bien suivi....). Esther s'intéresse à l'histoire plus ou moins cachée de sa famille sous l'occupation... Cette première partie s'arrête assez brutalement alors que le lecteur commence tout juste à entrer dans l'histoire, à vouloir en savoir un peu plus sur ces étranges secrets de famille, etc...
Là, commence la seconde partie que l'on imagine être un écho à la première partie: un reflet réel et non plus romancé (hypothèse qui est confortée en fin de livre) de l'histoire familiale. Donc nous avons toujours notre personnage central, Esther, et ses grands-parents, arrière-grands-parents, oncles, etc... Une ribambelle de "personnages" qui portent maintenant un nom différent que dans la première partie, ce qui rend d'ailleurs la lecture laborieuse et confuse! Ainsi les grands-parents de la 1ère partie (Raoul et Jeanne) deviennent Jean et Paulette, etc...
Si l'on veut suivre l'histoire, ou à peu près, il est préférable de s'armer d'un stylo et d'un papier pour construire l'arbre généalogique! le mieux aurait été de nous le donner dans le livre...
Cette seconde partie relate point par point les recherches faites par l'auteur aux archives nationales avec qui l'a aidée et comment... J'imagine que tous ces détails-là sont intéressants pour la famille de l'auteur, pour les proches, pour les curieux de la recherche généalogique mais livrés ainsi dans un "roman", c'est très peu digeste et vite rebutant à lire.
En voulant rester, semble-t-il, au plus près du réel sans y mettre l'émotion, l'auteur a oublié le lecteur.
Bref tout ce travail de recherches est fabuleux pour le cercle familial mais la transmission à un public plus large est à mon gout peu réussie... C'est dommage car la première partie du livre présageait un contenu passionnant.
J'ai lu ce livre dans le cadre de l'opération MASSE CRITIQUE organisée par BABELIO. Je remercie l'éditeur GALLIMARD et BABELIO pour cette opportunité.

Lien : http://lejournaldechrys.blog..
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   22 août 2015
Malgré ce que j’ai pu croire dans mon enfance, avoir des ancêtres glorieux ne m’avait pas rendue plus courageuse. La crainte de n’être pas à ma place, d’apparaître pour l’ignorante que j’avais encore le sentiment d’être malgré mes deux diplômes universitaires me retenait d’aller au bout de mes recherches. J’avais du travail, certes, des traductions à rendre et un roman à terminer, autant d’excuses imparables pour ne pas me rendre aux archives, mais ce qui me retenait vraiment c’était la peur de me couvrir de ridicule et celle de ne rien trouver.
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rkhettaouirkhettaoui   22 août 2015
On n’aimait pas trop qu’elle fourre son nez partout, comme ça, mais en même temps, on n’avait jamais su la gronder. Curieuse comme une chatte, répétait Jeanne en faisant semblant de se mettre en colère, elle est curieuse comme une chatte, cette enfant-là ! Dans une famille où l’on considérait la discrétion comme la plus grande des qualités, elle s’étonnait encore parfois qu’on lui eût passé ce défaut, comme tous les autres.
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rkhettaouirkhettaoui   22 août 2015
L’Histoire, la grande histoire, celle qui a droit au H majuscule, elle ne la connaissait pas très bien, en revanche. Dans les grandes lignes comme tout le monde, les gentils, les méchants, les résistants et les collabos, mais les livres d’histoire l’intéressaient peu, ce qu’elle aimait, c’étaient les anecdotes, l’attaque de la gendarmerie, quand on avait volé des armes transportées ensuite à bicyclette et cachées chez un instituteur, la trouvaille géniale de dernière minute qui avait évité l’arrestation de réfractaires planqués dans une grange, les histoires de trahison aussi, et peut-être, plus quetout, l’ambiance qu’elle imaginait : l’aventure, tous les jours.
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rkhettaouirkhettaoui   22 août 2015
J’ai à nouveau regardé Le chagrin et la pitié, à la recherche d’un élément qui ferait tilt ou me permettrait au moins de me remettre les idées en place. Dans les films ou dans les livres policiers, c’est souvent un détail anodin qui fait un déclic dans l’esprit de l’enquêteur et lui permet de résoudre l’enquête. Naïvement, j’espérais ce genre de miracles.
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rkhettaouirkhettaoui   22 août 2015
Ils étaient là, leurs uniques faits d’armes, dans une certaine capacité à boire plus que de raison et à rentrer chez eux sans se faire prendre par leurs parents, ou à fumer des joints dans les toilettes du lycée quand ils étaient à peine plus jeunes ; certains avaient poussé l’héroïsme jusqu’à passer une nuit au poste pour ivresse sur la voie publique ou pour un peu d’herbe mal cachée.
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Video de Marie Causse (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Marie Causse
Vidéo réalisée d'après le roman «Bleu tatouage» de Marie Causse par le réalisateur Jérémy Laurichesse et des élèves du Lycée Blaise Pascal (63), dans le cadre de la 6ème édition des Escales Littéraires en lycée professionnel, en partenariat avec l'Association Sauve qui peut le court métrage et Le FAR, Espace d’éducation à l’image.
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