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ISBN : 2253033855
Éditeur : Le Livre de Poche (31/12/1998)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 72 notes)
Résumé :
Entre Bezons (banlieue de Paris) et le Machupicchu, entre la France et le Pérou, il y a plus de dix mille kilomètres.
Quatre homihes, aussi différents que l'on puisse être, vont les franchir le temps des vacances. Leur rencontre, dans une voiturè bringuebalante cheminant entre 3000 et 5 500 mètres d'altitude sur la route des Andes, va non seulement les entraîner dans d'abracadabrantes aventures, mais aussi changer à jamais leur vie.

Source : Le... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
tolbiac
  14 avril 2013
Il y a des souvenirs de lecture qui ne peuvent s'effacer. On oublie un peu l'histoire, mais on garde quelques images, quelques traces. On ne s'en rend pas compte tout de suite. Les années passent et parfois on se souvient. Au détour d'une couverture, d'un mot.
Et alors on remercie l'auteur. On sait qu'il est devenu un ami. de ceux qui ont laissé leurs traces sans le savoir, sans même qu'on s'en aperçoive nous même. Et comme avec les amis, on n'est pas d'accord avec tout ce qu'ils disent, mais on écoute, on entend. Et on suit. de livres en livres Cauvin a parlé de lui, de sa vision du monde, et il a légué le testament de son époque sous la forme sans prétention de petits livres qui se lisent comme autant de conversation entre potes autour d'une bière. Si vous avez la chance d'avoir un copain qui autour du feu, avec quelques munitions, peut vous raconter une histoire qui vous fera regarder les étoiles autrement, vous connaissez alors un frangin de Cauvin.
Les livres de Patrick Cauvin (de son vrai nom Claude Klotz) sont frais, léger, doux, souvent humaniste, souvent il place ses personnages face aux choix de la vie. Il s'agit souvent d'amour. Roman de midinette ? Probablement un peu. Mais derrière la façade de facilité, de livre de plage, il y a un océan. Et on prend la mer avec plaisir. Parce qu'il s'agit de plaisir, d'émotions. Pas de grandes phrases à l'emporte pièces, mais des images, des odeurs, des sensations.
On sent dans son écriture, que sa vie en banlieue a laissé des traces. Claude Klotz a été de 1964 à 1976, prof de français dans des lycées de la région parisienne, notamment dans des lycées techniques. Il a vécu dans des H.L.M. à Sarcelles. Je précise cet aspect de sa bio, parce qu'on retrouve dans ce roman, l'expérience du prof en lycée technique. On retrouve l'ambiance d'antan de la banlieue. le livre pourrait paraître daté, mais le fond, lui n'a pas bougé. Cauvin, amateur de cinéma, disait de son travail ;« Mon ambition, c'est de faire du lecteur un spectateur. À coups de dialogues qui sont mes moyens à moi de faire des champs et contrechamps. »….
Dans un de ces livres, il faisait dire à un des ses personnages ; « Il y a la vie qu'on rêve et la vie qu'on vit, c'est la première qui est la vraie. »
Et il n'y a pas loin à penser qu'il le disait pour lui-même…
Alors si vous cherchez du lyrique passez votre chemin, si vous voulez de la grande littérature passez votre chemin. Aucune autre ambition que d'être un raconteur d'histoires, un ami qui vous prend par la main. On ne demande pas aux amis d'être dans l'excellence, on ne leur demande rien, juste d'être là… Autour du feu en notre compagnie.
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jayrwa
  29 mai 2013
C'est l'histoire d'un prof de français de banlieue parisienne qui officie depuis une vingtaine d'année et qui n'a pas renoncé a guidé ses élèves vers les haut lieux de la culture littéraire. Il a pris l'habitude de leur faire entrevoir d'autres horizons à travers les lectures qu'ils leur impose, notamment d'un récit d'un cowboy américain qui gravite dans de grandes étendues. Ils s'amuse et s'émerveille encore des réactions, commentaires et/ou passivité de ses élèves qu'il sait conscients de leur avenir sombre: l'usine.
Côté vie privée, son quotidien, loin d'être merveilleux, pue la déprime et la mort. c'est la bibine et la nostalgie d'une femme disparue.
Un jour un de ses élèves attente à sa propre vie, dépité de l'avenir gris qui l'attend: être coincé dans le gris de la banlieue et l'usine. Ça interpelle le prof qui culpabilise de ne pas avoir su empêcher ça. S'appuyant sur la seul chose qui fasse encore rêver ce gosse, les Incas, il décide de l'emmener au Pérou. Aventure qui conduira à d'heureuses rencontres et la renaissance de plusieurs âmes esseulés.
Le livre se découpe en deux parties. La première, inattendue, décrit de manière assez juste la vie à l'école dans un banlieue parisienne, les dernières années avant la rude vie professionnelle qui attend ses jeunes gens déjà fort désabusés. Une sorte d"entre les murs" avant l'heure. Il y a là aussi quelques encouragement au profs d'école technico-professionnel à ne pas renoncer à transmettre de la haute culture (moliere, maupassant, marivauxetc; ca m rappelé l'excellent film "l'esquive") sous prétexte que ca ne les emballe pas et au contraire de trouver les moyens pour les y intéresser (j'ai croisé dernièrement une prof de français qui faisait lire à ses élèves de 17à20 ans du marc levy!!!). Beaucoup de vérité dans un langage adolescent (j'ai un peu eu du mal au début; je me suis rendu compte que c'est peut être ce qui m'a tant déplu dans l'autre livre du même auteur "e=mc au carré mon amour; ici ça passait parce que c'était approprié; amusant il était de découvrir que je n'aime pas lire une écriture qui pourtant à bien des égard ressemble fort à ma façon de parler; c'est aussi ce qui m'a tant déplu dans l'attrape-coeur ) qui m'ont souvent faites rire.
La seconde partie, c'est le voyage au Pérou. Moins drôle (à l'exception du passage avec la sociologue qui est hilarant). Beaucoup plus descriptifs ce qui fait sens mais me touche moins.
Globalement un bon livre qui donne un peu d'espoir et envie... de voyager.
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valreine
  12 février 2019
j'ai vraiment beaucoup aimé cette écriture, qui donne à connaître ce qui se déroule sous les yeux du personnage principal, qui raconte, aussi bien que les pensées de ce même personnage. tout s'entremêle, sans confusion. et l'histoire nous emporte de Bezons, banlieue grise au Pérou, dans une virée qui emprunte les chemins péruviens sans tomber dans le tourisme de masse, avec la conscience de la vie des uns et des autres sans jamais s'inclure dans leurs groupes. voyage libérateur et quatre semaines pour le moins inoubliables pour quatre hommes qui seront devenus les héros de leur vie.
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Stellabloggeuse
  26 octobre 2014
Ce roman met en scène un jeune professeur de français, dans une banlieue qui n'offre aucune autre perspective d'avenir à ses élèves que l'usine toute proche. Cet homme mène une existence plutôt terne, rythmée par les verres d'alcool pris entre collègues, et hantée par un amour perdu.
Cependant, dans sa classe, il s'anime, et parvient, contre toute attente, à intéresser ses élèves à la littérature, en utilisant des méthodes originales. Cette année-là, après de nombreuses autres consacrées à l'enseignement, il s'attache particulièrement à l'un de ses élèves. Ce jeune homme est révolté par l'avenir tout tracé qui l'attend, et son professeur ne le comprend que trop bien. Il va l'aider à réaliser l'un de ses rêves, en partant avec lui pour le Pérou.
Là-bas, ils croisent d'autres personnages qui deviennent leurs compagnons de route. Ils découvrent ce pays à la fois beau et hostile, tout comme l'est la vie. Ils sont très différents et ne se comprennent pas forcément, mais apprennent à vivre ensemble. Tous cachent des fêlures de nature différente, et ce voyage leur apporte une partie de la solution.
Voyage initiatique, dépaysement, amitié, aventure, voilà les principaux ingrédients de ce roman par lequel Patrick Cauvin nous fait passer avec adresse de la banlieue au Pérou, du gris aux couleurs vives, de la résignation à l'espérance.
Lien : http://romans-entre-deux-mon..
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MLClerc
  05 février 2018
Ce roman est l'histoire d'un jeune prof de français, qui aide un de ses élèves désespéré à réaliser un rêve: aller au Pérou. Après un récit de la vie en banlieue, les voilà sur les routes et les chemins, allant de découverte en découverte.
Ce roman est facile à lire, il donne des envies de voyage, de réaliser des rêves. Ce n'est certes pas de la grande littérature, mais il est plaisant à lire.
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
valreinevalreine   12 février 2019
Parle, parle toujours; tu t'en sors, tu quittes le rond-point, les ponts gris qui enjambent les triangles des squares à poussière où siestent les pépés retraités des anciennes fabriques... Tu l'avais dit un jour, très bien, dans un café vers Argenteuil, tu ne voulais plus de ce monde où l'on se heurte toujours à une encoignure, un chemin de fer, un pylône, un copain à musette, et les éboueurs si gris dans le ciel du matin... Reste, gamin, reste dans les tombes vertes, sous l'océan et le tumulte des lianes et des forêts,; il faut pouvoir vivre dans des mondes qui hurlent de vie jusqu'au ciel, et celui-ci en est un; si tu reviens un jour, il faudra que tu sois soûlé de cette chanson terrible vers laquelle tu cours.
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jayrwajayrwa   29 mai 2013
"Alors, qu'est ce que c'est finalement un don Juan?"
Ils triturent le classique Larousse.
" Un agressif", dit khaleb.
Deux ricannent dans le fond: "Un mec qui a une bath de queue" [ca veut dire quoi?]. Je laisse glisser.
" Il est pas heureux, m'sieur, dit Blézot, il a des filles partout et il cavale quand même"
Je proteste dans les rires:
"Blézot, tu te décides de parler un peu mieux ou alors tu te tais, parce que..."
"mais c'est vrai m'sieur, c'est un type qu'est un malade, il faut qu'il change tout le temps, sinon il est pas heureux... alors qu'il pourrait s'en trouver une super et arrêter les frais."
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kimokirikimokiri   24 juin 2017
puno . le cul du monde. Ecoeuré , Anselme regarde le ciel vert coupé de flèches de grues . Il y a des mots qui transporte une magie ; pour moi , c'est celui de lac . C'est sans doute la faute de lamartine , mais je ne peux pas entendre ou prononcer cette syllabe sans que naissent des idées de clair soleil , de frais gazouillis et vertes et d'ondes cristallines... , des pentes guillerettes et vertes ou paissent des vaches à clochettes gardées par des bergères légères en cotillons et souliers plats ... Au fond , j'ai une conception suisse du lac avec une pointe de La fontaine et de Fragonard , culture toujours . Et devant moi , voici celui qui fait ricaner depuis Jules Ferry des générations d' écoliers : le titicaca , le nom le plus drôle du monde pour le lac le plus haut situé . Meme les cancres se souviennent du titicaca : Marignan et le titicaca résument toute l'histoire et la géographie ... Des wagons rouillés glissent directement dans la vase ..., une bouillie verte de roseaux , de gas-oil et d'ordure frange les rives plates ; empêtrés dans les fanges des bassins , des bateaux achèvent de pourrir de toutes leurs coques craquelées ... Ici , il n'y a plus rien , c'est le rebord de la marmite aux espoirs .
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rkhettaouirkhettaoui   24 novembre 2018
Je voulais leur apporter du beau rêve… Je venais des universités. En juillet, j’étais encore dans Aristote, Marcel Proust et les belles-lettres. En septembre, j’atterrissais dans les gosses en bleus, les loupiots des manivelles, C. E. T. Bezons, la fabrique Pl P2 P3, spécialités diverses, du haut fourneau à l’étau-limeur… Terribles, les premiers contacts. J’ai vite rengainé les Racine, Corneille et les printemps indiens dans les douces vallées, j’ai corrigé les fautes et les rédacs, la Beauté ce sera pour plus tard, pour jamais…
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ThereaderintheryeThereaderintherye   29 septembre 2013
Il regarde les arbres, les pupilles s'emplissent des frondaisons des marronniers, un tableau incurvé et minuscule qui gonfle d'eau, toutes feuilles imbibées; attention à la crue, bonhomme, on est des hommes, non? Une forêt tremblote en rebord de paupières, toute délayée et condensée en goutte suspendue qu'un cil écrase, fouet sur le lac.
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