AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 225304105X
Éditeur : Le Livre de Poche (01/03/1987)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.71/5 (sur 275 notes)
Résumé :
Un homme, une femme et un enfant surdoué s'installent pour quatre saisons qui s'annoncent merveilleuses dans un vieux manoir, Haute-Pierre. Après un été splendide, l'automne se referme sur Haute-Pierre où d'étranges phénomènes se produisent soudain. Mais, aujourd'hui, qui peut encore croire aux maisons hantées?
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
nameless
  09 juin 2018
Marc écrit des scenarios pour la télévision. Il possède, dit-il, un vague sens du dialogue, respecte les budgets octroyés et les délais impartis, est capable de résumer la vie de Dante Alighieri en 6 heures, ou de pondre une 385ème version moderne des Misérables. Adapter le Nouveau Testament en spots de 35 secondes ne lui paraît pas insurmontable. Un travail facile, confortable et grassement payé, qui ne l'empêche pas d'imaginer des créations plus exigeantes.

Quand il rencontre Andrea, costumière de théâtre, il tombe instantanément amoureux d'elle et aime immédiatement son étrange petit garçon surdoué, grand dévoreur de sardines à l'huile, qui choisit chaque jour dans son dictionnaire le nom d'un personnage historique qu'il adopte pour la journée. Pour abriter son bonheur tout neuf, Marc cherche l'endroit idéal, à la campagne, et tombe en pâmoison devant Haute-Pierre, superbe, agréable, magnifique, ancien et pittoresque manoir situé en bordure de Loire. Tout démarre en beauté pour les tourtereaux et l'enfant aux identités multiples jusqu'à ce que Marc se penche d'un peu trop près sur les actes notariés qui égrènent les noms des propriétaires précédents, ainsi que les dates de leur mort. Quelque chose cloche, attise sa curiosité. Il approfondit ses recherches tandis que lentement chez le lecteur, l'angoisse augmente. Il fallait oser introduire des éléments paranormaux dans une romance contemporaine, Patrick Cauvin a osé, sans jamais user des facilités attachées au genre : pas d'atmosphère lugubre, pas de portes qui claquent, de vent qui mugit, d'éclairs, de tonnerre, ou de fantômes cachés sous des draps. Tout est dans le dosage, la nuance, le détail, la finesse d'analyse ; c'est ce qui rend l'histoire tellement plausible.

Haute-Pierre est un vrai bonheur de lecture, qui permet de retrouver le regretté Patrick Cauvin au mieux de sa forme littéraire, son style lumineux et élégant, sa tendresse pour ses personnages, mais aussi son implacable sens du suspense et particulièrement dans ce roman, une maîtrise machiavélique de l'intrigue à la construction millimétrée, jusqu'à l'épilogue ébouriffant et imprévisible.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          5810
lolols28
  26 juillet 2019
Un grand Patrick Cauvin, j'adore cet écrivain qui savait prendre des risques, un style bien différent et une histoire surprenante . Une chute très fine que je n'avais pas vue venir. Un grand moment de lecture pour ce livre. Pourtant peu convaincue a la base, faisant partie de la generation S. kiNG , j'ai eu peur d'un énième shining a la française....mais pas du tout!! A lire , et surtout jusqu'au bout !
Commenter  J’apprécie          430
Ambages
  23 avril 2017
C'est bien les femmes... elles confondent le cinéma et la vie.
Signé Richard Coeur de Lion
Un roman que je conseille vivement. J'ai adoré la plume généreuse de Patrick Cauvin, un esprit tout en finesse, élégance et drôlerie. Haute-Pierre est un roman qui surprend par sa construction magnifiquement bien pensée. C'est épatant de voir à quel point l'auteur promène son lecteur avec aisance. Les personnages sont attachants, il leur donne avec simplicité l'intelligence de l'amour, du bonheur. L'intelligence tout court. Celle de la vie. J'ai ressenti au travers de ses mots un profond amour pour son prochain, un bien-être. Je me suis amusée de voir Marc arriver en pleine cambrousse, discuter avec les agents immobiliers pour finalement tomber sous le charme de cette vieille demeure « Haute-Pierre » et décider de s'y installer avec son amie et le fils de celle-ci. J'étais bien avec ce couple serein, sûr de leur avenir commun, sous le regard de ce petit garçon futé dont le nom quotidien changeait tout les jours (hier c'était Richard Coeur de Lion) et en compagnie de leurs proches, tous issus du monde du cinéma. Des costumières, des scénaristes, des acteurs en herbe... Cela permet à l'auteur de nous balader dans ses envies, dans ses rêves, dans son esprit. Et puis Patrick Cauvin ne se contente pas de cet univers, il rajoute la touche surnaturelle. Celle des maisons hantées. D'un coup, on se surprend à trembler. Non, vraiment, ce roman est un pur plaisir. La trame, les personnages, la construction, les thèmes... J'ai encore préféré Haute-Pierre à E=MC², mon amour, c'est dire !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          363
sevm57
  24 décembre 2014
Avec Haute- Pierre, Patrick Cauvin est au sommet de son art!
On retrouve dans ce roman son humour et sa tendresse habituels, et son immense talent de romancier, mais il y a un petit quelque chose en plus qui fait pour moi de Haute-Pierre le meilleur des Cauvin et l'un de mes livres préférés.
Tout d'abord, la construction de ce roman est particulièrement soignée, il est organisé en 9 temps, débutant à chaque fois par la description d'un cas réel de maison hantée et terminant alternativement par une lettre d'Andréa ou par un extrait du journal de son fils.
Ensuite, il y a le personnage particulièrement attachant et original du petit garçon intelligent et drôle qui change de nom tous les jours.
Enfin, il y a l'intrigue, diabolique, jusqu'au dénouement final qui est époustouflant.
L'ensemble donne un roman extraordinaire, dans un genre relativement inclassable à la limite du polar et du fantastique, mais après tout, pourquoi chercher à le faire entrer dans une catégorie, c'est juste une histoire formidable et un livre qu'on ne peut pas lâcher une fois qu'on l'a commencé!
Que demander de plus?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          240
Latulu
  07 octobre 2014
Marc est scénariste à succès pour la télévision française. Las de la vie parisienne, il décide de trouver un pied-à-terre à la campagne. Il jette alors son dévolu sur un ancien manoir : Haute-Pierre. Il y emménage avec Andrea, sa récente compagne, et le fils de celle-ci, un jeune gamin surdoué qui se plait à changer chaque jour de nom, empruntant aux plus illustres personnages historiques leur patronyme. Très vite, Marc va développer une curiosité malsaine vis-à-vis du passé de la maison et des morts suspectes qui ont frappé les anciens propriétaires. Cette curiosité va tourner à l'obsession maladive. L'hiver venant, se développe bientôt, au sein de la demeure et de la famille, un climat oppressant.
Pur produit des années 80, Haute-Pierre est un roman où l'on dégaine aussi facilement une cigarette qu'un verre d'alcool, un rythme disco ou rock and roll. le genre oscille entre fantastique et polar. Des rapports relatant des cas de maisons ou lieux hantés et damnés aux quatre coins de la planète s'insèrent d'ailleurs dans le récit, véritables intercalaires à frissons.
Pour autant, l'ambiance générale du livre n'est pas étouffante, l'angoisse provoquée par l'attente d'un drame est parfaitement gérée et distillée fort à propos par l'auteur dont le style accroche le lecteur qui ne peut se détacher de sa lecture. le rythme quant-à-lui est parfait, le récit bien écrit et bien construit. La fin, inattendue, élève ce livre au rang de petit bijou.
Un élément important reste à souligner : bien que le récit ait été écrit et publié dans les années 80, l'ouvrage n'a pas pris une ride. C'est au contraire un bain de jouvence pour tout fan de cette époque. J'ai souri à l'évocation d'un groupe de rock en pleine ascension nommé « Les Forbans »…
Haute-Pierre est donc fascinant et, tout comme la maison éponyme, mérite qu'on y pénètre et s'y installe pour une belle lecture. Bons moment assurés.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          150
Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
CarosandCarosand   02 octobre 2012
Marc l'écoutait parler de ce monde qui s'éloignait de lui. Au fond, ce n'était pas très différent de la lutte pour la vie... On allait à la chasse au boulot, pour payer ses impôts, les fourrures à Madame, on cultivait les relations comme on cultivait les pommes de terre pour l'hiver, la pêche aux informations remplaçait la pêche en rivière, mais le résultat était le même, rien ne changeait vraiment, simplement tout se compliquait et devenait moins naturel, peut-être moins agréable.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          240
LadybirdyLadybirdy   14 janvier 2019
Mon dieu, ce soleil…
La mesure exacte entre le déjà chaud et le pas trop brûlant. Une perfection d’équilibre. Un matin de fine harmonie. Voici pourquoi les rois étaient venus s’installer dans ces lieux… Ils avaient dû rechercher ce matin de miracle, ce ciel d’un bleu de fleurs bleues lavé par des orages lointains, ce bonheur de l’herbe… La Touraine.
Commenter  J’apprécie          300
LeMaedreLeMaedre   30 janvier 2020
Marc affermit sa voix, se campa la main sur la poignée de la rapière.
« Vous êtes la plus jolie costumière du royaume, Andréa, venez dès ce soir partager à la taverne la pitance du pauvre d'Artagnan. »

Elle tendit la main, souleva le verre et grimaça sous la brûlure du rhum.
« La triste Andréa sera vannée ce soir, monsieur le mousquetaire, mais demain ce ne sera pas impossible.

- Montjoie Saint-Denis! Morbleu, palsambleu et ventre-saint-gris, belle Andréa, vous emplissez de joie le cœur d'un militaire.

- Je ne savais pas que tu avais un texte aussi long, remarqua Philippe, allez, on y va. »

Le flipper s'arrêta net et il y eut un remous vers la sortie. Devant l'esplanade du château de Vincennes, les cars de la régie stationnaient, Marc entre les têtes distingua les caméras. Il la regarda et sentit une paix l'envahir... On versait une eau limpide dans une vasque craquelée par des étés d'abandon et de sécheresse. Il ne saurait jamais dire comment ni pourquoi de cette fille morte de fatigue accrochée à son rhum de bar-tabac lui venait une telle paix.

Les boucles de sa perruque lui chatouillèrent la joue.

« Une dernière chose, dit-il, je n'ai cet engin sur moi que pour quelques heures, alors dites-moi tout de suite qui je dois embrocher avec : amant, mari, fiancé, ami d'enfance, amoureux transi, foi de d'Artagnan, il est déjà mort.

- Vous pourriez essayer mon propriétaire, à part cela je ne vois pas très bien qui.

- Pas d'homme dans votre vie, Milady ? »

Elle pêcha entre deux doigts une cigarette dans la poche de son blouson.

« Mon fils, dit-elle.
- Ah, ah, fit d'Artagnan... Et comment s'appelle-il ? »

La bouffée de tabac sembla lui procurer un intense plaisir. Elle fumait bien, largement, de toute son âme.

« Ludwig van Beethoven.

- Ah! ah! reprit d'Artagnan. Vous devez beaucoup aimer la musique allemande ou alors il fait pompom-pom-pom, chaque fois qu'il frappe à votre porte.

- Il s'appelle Ludwig van Beethoven aujourd'hui, hier c'était Jolly Jumper. »

Marc opina du chef d'un air entendu.
« Je crois qu'il faudra que vous m'expliquiez tout cela plus longuement et à tête reposée. »

Elle lui sourit. Il la regarda. Il se demanda si cela faisait longtemps que le café était vide.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          31
nina2loinnina2loin   09 mai 2012
Il n'arrivait pas à dormir. C'était rare. Quelque chose avait craqué, le bahut sans doute ou une lame de parquet de l'étage. Les lettres couraient devant ses yeux... Duchesse de Brassac..., l'autre surtout, celle d'avant Pontieu : Antoinette Morlon, la folle. 1924... Andréa se retourna et gémit. Marc dégagea lentement son bras ankylosé de sous le corps de la jeune femme. Il sentit la vie revenir dans ses muscles en vibrations convergentes. Antoinette Morlon, morte à l'asile. Ce ne devait pas être drôle, la folie en 1924. Que lui était-il arrivé ? Et l'autre rigolo qui s'était ouvert la gorge pour prouver à d'autres poivrots qu'il avait raison. Comment pouvait-on savoir la date de sa mort ? Il avait dû compter les semaines, les jours, les heures... Peut-être Pontieu avait-il connu la pire des morts... Encore un sujet de scénario, mais la télévision n'était guère friande d'histoires fantastiques ces temps derniers... Il semblait qu'une lueur commençait à poindre... l'aube peut-être... Malgré l'obscurité il tenta de distinguer les aiguilles de sa montre mais n'y parvint pas. Ne pas éclairer, Andréa dormait. Le bras de Marc retomba sur le drap. Cinq heures peut-être. Plus, car les jours raccourcissaient... Il ferma les yeux. Au fond du parc la dame coulait entre les arbres, une coiffe serrant son visage invisible. La duchesse ? Antoinette Morlon ?...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
CarosandCarosand   27 septembre 2012
Marc vivait l'instant en sachant qu'il s'en souviendrait. Cela s'était produit quelques fois dans sa vie. La dernière remontait à trois ans, dans le tabac de Vincennes, le jour où il avait rencontré Andréa. Elle avait sorti une cigarette de son blouson et les choses étaient devenues précieuses, elles feraient partie des minutes d'or qui composaient le trésor de sa mémoire.
Commenter  J’apprécie          60
Videos de Patrick Cauvin (10) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Patrick Cauvin
Une minute, un livre. Hommage à Patrick Cauvin.
autres livres classés : maison hantéeVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Claude K ou Patrick C ?

En fait c'est Claude qui a commencé à écrire le premier. L'un de ses premiers romans date de 1971, il est paru aux éditions Christian Bourgois avecdes illustrations de Gourmelin. Très tendance à l'époque. Un roman un peu limite SF, mais à l'époque préhistorique...

L'An 01
Les incunables
La famille Pierrafeu
Les innomables
Les comestibles
Les impondérables

10 questions
25 lecteurs ont répondu
Thème : Patrick CauvinCréer un quiz sur ce livre
.. ..