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EAN : 9782253117315
254 pages
Le Livre de Poche (23/05/2006)
3.39/5   112 notes
Résumé :
"Je ne croyais ni à Dieu ni au Diable. Jusqu'à ce que je lise quelques lignes dans un cahier d'enfant: un récit de voyage, en Alaska, qui aurait lieu dans un siècle. Et c'était Clara qui les avait écrites...Impossible, c'était parfaitement impossible, ma fille n'avait pas accès au langage, elle ne l'aurait jamais...elle était autiste...Il y avait de quoi devenir fou. C'est ce qui a failli nous ariver, à Lorna et moi.
Enfin presque...La solution se trouvait a... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
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Avec ce livre bouleversant, Patrick Cauvin marche littéralement sur des oeufs.

Des voies inconnues et inexplorées sont proposée, dans un récit tendu sur un espoir aussi ténu qu' exacerbé.

Bond, le narrateur, va retrouver Lorna qui l'a quitté parce qu'elle ne supportait plus l'absence de relations mère-fille imposée par l'autisme lourd de Clara. La lutte et le chemin vers la sortie du tunnel va pouvoir s'entreprendre.

Quelles connexions inexplicables, peuvent se créer au-delà du gouffre de la mort, entre un drame passé et une fillette murée dans un autisme glaçant?

Patrick Cauvin, dans cette histoire de larmes et de luttes, accompagne les protagonistes dans leurs doutes, espoirs et travail acharné pour tenter de sortir Clara de sa prison. Chacun a ses failles et ses instants de renoncements et d'abandon, mais c'est un travail commun et minutieux qui finira peut-être par payer.

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Très bon roman à tous niveaux, maman d'un enfant autiste le rôle du narrateur tient le cap ( ses émotions sont d'une vérité criante), incroyablement. Ses mots face aux troubles de son enfant sont d'une véracité formidable. L'histoire vaut le détour, pourtant je ne suis pas fan de surnaturel à la base, mais j'aime cet auteur, alors j'ai tenté et franchement ça vaut le coup!! Une fin crédible et un raisonnement logique, portant c'était pas gagné si j'ose dire, ce livre vaut vraiment le détour

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Je poursuis ma re-découverte de Patrick Cauvin avec "Le silence de Clara" et donc une autre facette de l'auteur, dans une histoire plus sombre, même si l'humour habituel parvient à percer souvent sous la noirceur de l'intrigue. Comme dans "Où on va Papa ?" de Jean-Louis Fournier, lu récemment, et bien que traité différemment, je retrouve le sujet sur un père, seul, confronté au handicap de son enfant.

Au début du roman, nous voilà face à la douleur de cet homme, abandonné par son épouse Lorna qui, elle, n'a pu supporter de se heurter chaque jour aux murs édifiés autour d'elle par leur fille Clara, atteinte d'autisme. Entre son travail de producteur de cinéma et les médecins de la clinique qui l'aident dans son combat, Ferdinand se bat pour réaliser son rêve, voir un jour Clara sourire. Tout cela est prétexte à de belles réflexions sur le septième art et à des discussions intéressantes sur cette maladie si difficile à comprendre qu'est l'autisme.

Avec la découverte de textes écrits par la fillette et le retour au foyer de sa mère ( Ferdinand est un gentil, il pardonne un peu facilement !), la seconde partie du roman bascule, contre toutes attentes, dans le paranormal. Là, je ne garantis pas que les parents d'enfants autistes approuvent cette idée de réincarnation....

Ce livre n'est pas mon préféré de Cauvin, je trouve le sujet trop sérieux pour être embarqué dans les limbes du surnaturel. Les réactions du couple reformé, notamment leurs ébats sexuels dans un cimetière, m'ont paru légèrement incongrues face à l'intensité dramatique de l'histoire. 11/20

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Ce livre trônait depuis trop longtemps dans ma Pal. le nom de l'auteur me disait quelque chose et la 4ème de couverture et la mention « thriller » sur la première page me faisait reporter constamment la lecture de ce livre. Je me disais que je pourrai facilement le lire entre 2 gros pavés.

Bref, il est là depuis bien 5 ans dans ma bibliothèque et – ô miracle -, je l'ai lu.

Ce que je peux dire dores et déjà, c'est qu'il ne faut pas se fier à la 4ème de couverture parce que ça raconte toute l'histoire et que la mention « thriller » ne désigne pas du tout le contenu du livre (ou alors une infine partie ». C'est donc sur de mauvaises bases que je me suis plongée dans ce roman qui m'a surpris de multiples façons.

J'ai beaucoup aimé le style d'auteur. J'ai lu E = MC² du même auteur. Je me souviens que le style était très énervant car il donnait la parole à des adolescents un peu lourds. Ici, le narrateur est un adulte et nous raconte sa vie de père d'une enfant autiste. Sa femme est partie, fatiguée de devoir gérer sa fille avec cette maladie trop lourde pour le couple. Son mari s'est retrouvé seul à garder sa fille avec pleins de questions en tête mais en faisant face.

Le fait que le père nous annonce que sa femme est partie à cause des difficultés liées à la maladie de sa fille, j'ai eu comme un relent de nausée, qui m'a vite passé. L'auteur nous raconte avec force détermination combien le quotidien est très lourd et que, malgré les nombreux efforts des parents, ces efforts ne sont pas souvent récompensés, voire pas du tout. Leur fille ne semble pas être dans le même monde qu'eux et ne montre aucune émotion. Je trouve que cette immersion dans ce couple nous fait prendre conscience de ces difficultés, et m'a donné à réfléchir sur mes a priori un peu trop tranchés. On ne connaît pas ce qu'endurent les parents (ni les enfants) confrontés à cette maladie.

Je ne spoilerai pas mais les parents vont aller au-delà de ce qu'il serait attendu de leur part pour l'amour de leur fille. C'est émouvant, triste, et fort. J'ai bien aimé cette lecture, même si j'ai souvent été gênée par certaines situations.

Je n'ai pas été transcendée par cette lecture mais étrangement, j'ai bien aimé le style. Je pense poursuivre ma découverte de cet auteur par d'autres romans. A voir !

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Un livre qui m'a tenue en haleine, avec un bon suspens, et une situation de vie crédible et réaliste. L'auteur nous emmène dans une exploration de l'autisme qui n'est pas officielle, et qui ne parle pas des dernières recherches sur le sujet. Mais c'est une fiction honorable et plaisante.

Le style est pour moi déroutant : il y a des phrases oniriques, poétiques, et à côté de ça, des phrases crues qui contrastent un peu trop. Pour reprendre le langage du narrateur qui est dans le cinéma : il y a des couleurs chaudes comme un coucher de soleil, des vaporeuses comme un matin d'hiver, et soudain, une lumière crue comme un tube néon. En tous cas, j'apprécie le fait que le narrateur ne soit pas macho, et il a quelques belles phrases pour décrire la femme qu'il aime.

Le narrateur, Ferdinand Bond, est le père de Clara, une petite fille autiste. Lorna, la mère de la fillette, les a quittés deux ans avant le début du récit, car elle ne supportait plus le manque de réaction de Clara vis à vis d'elle. Mais elle va revenir jouer un rôle dans l'aventure. Car c'est une aventure, plus psychique qu'autre chose, que les parents – et la fillette - vont vivre. A la recherche du bonheur de leur enfant, assistés et stimulés par deux psychologues, les parents vont avancer dans l'inconnu, en tâtonnant, pas à pas, jusqu'à aboutir à une révélation inattendue sur le passé de la famille...

Humanité, sensibilité, un suspens impeccable, un soupçon de psycho-généalogie, une touche de paranormal , une histoire originale et tendre où un des personnages est autiste.

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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation

- Qu'est-ce que c'est que cette histoire d' "enfants de Dieu " ?

Il m' a donné l'explication : il s'agissait d'une superstition paysanne, les êtres qui côtoyaient la folie étaient marqués d'un sceau divin, ils avaient le contact avec le monde inconnu du ciel. Débarrassés du raisonnement, des envies, des désirs terrestres, ils pouvaient atteindre plus facilement une dimension qui demeurait inatteignable pour le commun des mortels. Lui n'y croyait pas évidemment, mais sa mère l'avait élevé dans cet esprit-là.

- J'étais tout môme, j'allais l'été près d' Aubagne et il y avait un fada dans le village. Bien inoffensif, mais j'avais peur de lui parce qu'il voyait des choses que je ne voyais pas, et en particulier des anges. Ça me foutait la trouille. Un type qui vient de discuter avec un ange et qui te regarde, je ne m'y habituais pas, je me disais que j'allais souffrir de la comparaison.

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Je me suis demandé pourquoi ce type, d'entrée de jeu, m'était aussi antipathique, et ce n'est que maintenant que je crois avoir trouvé : il a la tête de celui qui considère les rêves comme des conneries. Pire, en fait : pour lui, tout ce qui n'appartient pas au monde du réel palpable est à verser dans la poubelle du néant. Étrange d'ailleurs que l'on rencontre ces hommes dans l'univers du cinéma, la fameuse usine à rêves, vieille formule dont j'ai oublié l'auteur, lequel ne devait pas se douter que les termes étaient antinomiques. Terminé, les usines à rêves, papa, l'un a tué l'autre, le cinéma est devenu l'art le plus réel du monde, et c'est de sa réalité qu'il mourra.

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J'avais toujours eu horreur de ce voyeurisme amplifié par des commentaires pseudo-scientifiques pour heures de grande écoute. Par deux fois, j'avais prévenu Morlon : si une caméra tentait de filmer Clara, je ferais un scandale. Je savais qu'elle était particulièrement visée parce qu'elle était mignonne. Pour apitoyer les foules, elle possédait le tiercé gagnant : l'enfance, la beauté, la folie. De quoi faire sauter l'audimat. Jeune, innocente, belle et cinglée : si l'on ajoutait que probablement elle ne guérirait jamais, il y avait de quoi saliver. En prime, la rareté ; les statistiques montrent qu'il existe trois garçons atteints pour une fille.

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Nous sommes rentrés à pied ce soir-là, Lorna et moi, un soleil d'hiver baignait la ville, elle semblait barboter dans une lumière bienveillante. Un ciel condescendant lui faisait ce cadeau, sans raison, un éclairage luxueux illuminait les quais, les fenêtres s'étaient toutes cuivrées et, sur le Pont-Neuf, le fleuve traînait des moires de vieil or. Paris est ainsi, il se fait oublier et, parfois, il lâche les portes d'une splendeur unique, pour que nous sachions qu'il reste l'une des plus belles villes du monde... Nous avons marché dans un air roux et soyeux tandis que, vers l'est, le ciel s'incendiait.

J'ai eu envie de dire à Lorna que j'étais heureux de marcher à ses côtés, en ces moments où les rues tournent au décor de théâtre : tout allait flamber bientôt, avant que le jour ne s'apaise dans l'eau noire de la nuit.

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- Mon nom est Bond.

Même pour les non-initiés, ça faisait tilt. Les gens attendaient, redoutant et espérant la suite.

- Ferdinand Bond.

Épouvantable, Ferdinand est l'inverse de James. James, c'est le colt 45, le port altier, l'aventure aux Caraïbes, Ferdinand, c'est calendos, charentaises et congés payés à Châtellerault. Ce n'est pas ma faute, je me prénomme vraiment Ferdinand, et je me nomme réellement Bond. Je dois donc être un compromis entre le week-end aux Bahamas et le caleçon molletonné.

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Videos de Patrick Cauvin (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Patrick Cauvin
"J'ai le goût du merveilleux, ce sont des restes d'enfance." C'est avec ces quelques mots de Romain Gary, extrait de "La Nuit sera calme", que nous démarrons ce nouvel épisode de notre podcast. Car il y sera justement question d'éblouissement des premières fois, de cet âge où chaque découverte est un trésor à apprivoiser. D'enfance, en somme.
Pour nous accompagner : nous recevons Valentine Goby, autrice de nombreux romans pour adultes, mais aussi pour la jeunesse. Son dernier livre, "L'Île haute", nous emmène à la rencontre de Vadim, jeune garçon de 12 ans, qui vit à Paris. Nous sommes en 1943 et il est envoyé dans les Alpes. Officiellement pour soigner son asthme, mais surtout pour fuir les Allemands... car il est Juif. Arrivé après un long trajet en train et dans la neige, Vadim découvre la splendeur de la montagne, immensité enivrante qui le rend minuscule.
Au cours de cet entretien, Valentine Goby nous dira comment est née cette envie d'écrire un roman d'apprentissage, et en quoi l'enfance la fascine et l'inspire.
Juste après, nous retrouverons les libraires de Dialogues, Romain, Rozenn et Laure. Ils ont sélectionné pour nous plusieurs romans sur l'enfance et l'émerveillement. 
Bibliographie : 
- L'Île haute, de Valentine Goby (éd. Actes Sud) https://www.librairiedialogues.fr/livre/20859799-l-ile-haute-valentine-goby-actes-sud
- Murène, de Valentine Goby (éd. Actes Sud) https://www.librairiedialogues.fr/livre/18855093-murene-roman-valentine-goby-actes-sud
- L'Anguille, de Valentine Goby (éd. Thierry Magnier) https://www.librairiedialogues.fr/livre/16758956-l-anguille-valentine-goby-thierry-magnier
- Chèr.e moi (éd. Seuil) https://www.librairiedialogues.fr/livre/21362899-cher-e-moi-lettres-a-l-ado-qu-lettres-a-l-ado--collectif-seuil
- Germinal, d'Émile Zola (éd. Folio) https://www.librairiedialogues.fr/livre/843968-germinal-emile-zola-folio
- Les Misérables, de Victor Hugo (éd. Folio) https://www.librairiedialogues.fr/livre/11354695-les-miserables-victor-hugo-folio
- E = mc2 mon amour, de Patrick Cauvin (éd. le Livre de poche) https://www.librairiedialogues.fr/livre/185907-e-mc2-mon-amour-roman-patrick-cauvin-le-livre-de-poche
- Élisée, avant les ruisseaux et les montagnes, de Thomas Giraud (éd. Contre-allée) https://www.librairiedialogues.fr/livre/16687921-elisee-avant-les-ruisseaux-et-les-montagnes-thomas-giraud-contre-allee
- Ciel bleu, de Galsan Tschinag (éd. Métailié) https://www.librairiedialogues.fr/livre/18909888-ciel-bleu-une-enfance-dans-le-haut-altai-galsan-tschinag-anne-marie-metailie
- L'Invention de Louvette, de Gabriela Trujillo (éd. Verticales) https://www.librairiedialogues.fr/livre/18955179-l-invention-de-louvette-roman-gabriela-trujillo-verticales
- le Petit Prince, d'Antoine de Saint-Exupéry (éd. Folio) https://www.librairiedialogues.fr/livre/392754-le-petit-prince-avec-des-aquarelles-de-l-auteur-antoine-de-saint-exupery-folio
- Alice au pays des merveilles, de Lewis Carroll (éd. Folio) https://www.librairiedialogues.fr/livre/8194310-les-aventures-d-alice-au-pays-des-merveilles---lewis-carroll-folio
- L'Étranger, d'Albert Camus (ed. Folio) https://www.librairiedialogues.fr/livre/440374-l-etranger-albert-camus-folio
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