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ISBN : 225314150X
Éditeur : Le Livre de Poche (01/05/1997)

Note moyenne : 3.23/5 (sur 62 notes)
Résumé :
Depuis longtemps ils étaient les maîtres de cette île paradisiaque.
Leurs terres s'étendaient sur des milliers d'hectares au pied de la montagne. La Seconde Guerre mondiale avait passé au loin sans troubler la paix de l'île rouge. Pourtant, l'empire colonial français était miné de l'intérieur. En 1947, Madagascar s'embrase. Cette histoire tragique et oubliée, Patrick Cauvin la fait revivre ici autour d'une famille de colons, les Arians. Leur histoire, leurs c... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
ladesiderienne
  22 juillet 2013
Ce roman fait partie des rares lectures que je prends plaisir à faire durer tellement l'atmosphère qui s'en dégage sait me transporter loin, très loin. Et oui, je suis triste d'en avoir tourné la dernière page et de devoir quitter la Villa Vanille et la luxuriante Madagascar.
Nous sommes en 1947 et même si l'île n'obtiendra son indépendance que 13 ans plus tard, déjà l'insurrection gronde parmi la population autochtone. Certains colons tentent de préserver leurs privilèges et le mouvement indépendantiste en révolte sera anéanti de la façon la plus violente, quand d'autres, peu nombreux, comprennent que le monde change et qu'ils vont devoir abandonner le pouvoir.
Parallèlement au côté historique, l'auteur met en scène une flamboyante saga familiale comme je les aime. En alternance avec l'histoire elle -même, un chapitre est consacré à chacun des personnages ( et quels personnages !) On y découvre son passé, ses fêlures, ses sentiments cachés. Pour moi, la sauce mêlant réalité et imaginaire a pris mais il faut noter que le peuple Malgache n'a pas apprécié que son histoire soit romancée à la sortie du livre en 1995.
L'écriture de Patrick Cauvin est, comme à son habitude un pur régal, mais dans ce contexte, elle sert admirablement de faire-valoir à la beauté de l'île en mettant en valeur les odeurs et les couleurs. Comme les sentiments et la nature, tout y est passion, violence, tumultes.
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theo2b
  30 mai 2011
Je viens de le terminer et il me vient un seul mot pour résumer ce superbe roman : exacerbé. En effet, tout, dans cette histoire est exacerbé.
Tout d'abord le lieu : l'île de Madagascar y est décrite comme un endroit où tout explose. Les terres et les plantes regorgent de vie et de couleurs et le ciel se déchaîne en tempêtes dévastatrices.
L'époque suit aussi une course folle puisque le récit se situe au milieu des prémices de la décolonisation opposant des autochtones avides de liberté et des colons inflexibles préservant leurs acquis par des répressions sanglantes.
Enfin les sentiments qui profitent de ces "explosions" pour laisser éclater les passions, les frustrations, les haines mais aussi qui révèlent parfois le bon coté des humains.
j'ai donc passé un moment très agréable car ces "excès" malgré tout sont frappés d'un tel réalisme qu'on en vient à se demander si ces personnages n'ont pas vraiment existé.
Je rajouterais que certaines descriptions de paysages sont presque lyriques.
J'ai repris virtuellement le bateau vers la métropole avec regret.
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Norlane
  01 août 2017
L'histoire flamboyante, violente, sensuelle (j'ai été surprise de la grande présence du sexe, je n'en avais pas gardé le souvenir lors de ma 1ère lecture adolescente / jeune adulte...) de colons à Madagascar, au moment où l'île se révolte : leur monde protégé vole en éclats et chaque personnage y trouvera une voie, plus ou moins heureuse.
La 4e de couverture parle d'un Autant en emporte le vent des colonies françaises... Je n'irai pas jusque là. J'ai pris plus de plaisir à lire et relire le roman de Margarett Mitchell, qui a - je trouve - plus de finesse, mais c'est un bon livre - saga d'été - qui a le mérite de raconter Madagascar, ex-colonie française oubliée.
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steph5977
  12 octobre 2017
BOF : rien de mémorable dans ce livre, les personnages sont bien, le contexte de la guerre d'indépendance de madagascar original, et pourtant le charme n'a pas pris avec moi.
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odileep
  11 mars 2017
Voyager par les sentiments et les sens, exacerbés de chaleurs et richesse. C'est une fresque romantique dans nos îles françaises, avec des touches moites des impressions respirées
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
ladesiderienneladesiderienne   17 juillet 2013
Ils étaient deux mille dans la nuit à écouter sa voix et elle sentait monter à ses narines l'odeur âcre des lambas, la sueur incrustée dans les tissages gris ; c'était l'odeur de l'île, celle du travail forcé, des labours en plein midi, sous le torrent des pluies, ou dans les bourrasques des cyclones, l'odeur de ces hommes vêtus de larmes et de sueur. Paysans silencieux remuant à leurs pieds la pauvre braise de quelques brindilles enfumées, ils s'enveloppaient dans le manteau de leurs souffrances, pauvre harde qu'ils avaient tissée tout au long de leurs jours, comme leurs pères l’avaient fait avant eux, et qu'ils s'apprêtaient à tendre à leurs enfants. Soudain, ils avaient entendu la voix de Tulé et des autres. Alors l'espoir avait brillé et ils avaient déterré les vieilles sagaies enfouies dans la boue des rizières depuis que les guerres tribales avaient pris fin.
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ladesiderienneladesiderienne   22 juillet 2013
Dans le rougeoiement du crépuscule, l'île rassemblait ses forces et poussait ce murmure de frémissante agonie : c'était l'heure où chaque plante, chaque roche venait, par -delà l'immensité de l'étendue, chanter sa note la plus haute... une symphonie. C'était celle des plaines et des cascades, des pics de granit du pays ancien, celle des steppes qui courent au pied de l'Andringitra, celle des grands déserts cernés de murailles, celle des lacs de cristal, celle des aloès aux fleurs folles qui dévalent jusqu'au mers chaudes, jusqu'aux plages et aux coraux, jusqu'aux sables blancs infinis... C'était le chant ultime des volcans, des torrents et des fleuves, c'était le cri de Madagascar martyrisé.
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ladesiderienneladesiderienne   18 juillet 2013
Grégoire s'assit et la chaise en rotin craqua sous son poids. L'odeur du cigare passa sous les narines d'Anjaka.
- Vous aimez ce pays, Andafy...
C'était plus une remarque qu'une question.
- C'est le mien.
- C'est le mien aussi.
Andafy relâcha son avant-bras droit soudain rigide.
- Il faudrait arriver à ce que ce soit le nôtre...
Grégoire Adrians exhala une longue bouffée de fumée.
Là était le rêve. Le Malgache était un utopiste, sympathique mais idéaliste, une sorte de savant aux idées trop grandes ; il se mettrait bientôt à parler de fraternité, d'humanité, mais il lui suffisait parfois d'un coucher de soleil aux drapés théâtraux pour trouver son bonheur.
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ladesiderienneladesiderienne   23 juillet 2013
Il jeta un coup d’œil dans le rétroviseur. Il se demanda si c'était dû à l'éclairage rasant du soleil couchant ou si la poussière soulevée par les convois avait souligné ses traits de poudre révélatrice, mais il se trouva vieilli... C'était la première fois. Peut-être existait-il dans la vie de tout homme un moment précis où la jeunesse fuyait. Elle rôdait encore au tournant d'une innocence, d'un regard, d'un sourire, et tout à coup elle disparaissait et c'était fini. Elle ne rafraichirait plus la chaleur du jour arrivé à mi-course. Cela venait de se passer pour lui, à l'improviste, c'est entre Tananarive et Manalondo que le vol avait eu lieu, les dieux lui avaient confisqué sa jeunesse, et il porterait désormais sur le visage la marque en creux de cette absence.
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ladesiderienneladesiderienne   19 juillet 2013
Ce qu'il y a de terrible avec la colonisation, c'est que les envahisseurs inventaient et imposaient une sérénité d'une telle force qu'elle semblait naturelle. Qui aurait pu dire, ce soir, que ces voix de femmes traversant l'espace tiède où se mêlaient les parfums de savane et des hautes plaines ne composaient pas dans les ténèbres une musique voulue par les dieux ? Le monde qu'avait construit Grégoire Arians et les siens avait longtemps respiré l'éternité, mais lorsque le vent de l'Histoire soufflait, les éternités que créaient les hommes se succédaient rapidement.
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Une minute, un livre. Hommage à Patrick Cauvin.
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