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ISBN : 2820523099
Éditeur : Bragelonne (18/09/2015)

Note moyenne : 3.54/5 (sur 28 notes)
Résumé :
Autrefois escroc, Eddie Flynn est passé de l’autre côté des barreaux en devenant un avocat craint de toute la profession. Alors qu’il a déserté les prétoires depuis plus d’un an, il est contraint de défendre Volchek, un chef mafieux, pour sauver sa vie et celle de sa fille. Il a 48 heures pour gagner son procès pour meurtre, ou la bombe attachée dans son dos explosera.
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
babel95
  30 août 2015
Je remercie les éditions Bragelonne et Masse Critique de Babelio, de m'avoir permis de lire les épreuves du roman de Steve Cavanagh, La Défense, et d'en faire la critique.
La carrière prometteuse d'Eddie Flynn, jeune avocat au barreau de New-York s'est interrompue brutalement : il a été condamné à six mois de suspension pour avoir brutalisé Ted Berkley, un homme qu'il venait pourtant de faire acquitter. Ted Berkley était non seulement coupable de l'agression sauvage sur la jeune mineure, Hannah, mais dès sa sortie du prétoire il avait récidivé, kidnappant la jeune fille et lui faisant subir les pires sévices - Hannah n'ayant eu la vie sauve que grâce à l'intervention providentielle de l'avocat, mais restant physiquement et psychologiquement marquée à vie par l'agression.
Eddie Flynn ne plaide plus, sombre dans l'alcool, son couple se déchire, c'est la descente aux enfers... Que peut-il lui arriver de pire ?
Ce matin-là, alors qu'il prend son petit déjeuner Chez Ted, Eddie est agressé par deux hommes qui lui expliquent qu'une ceinture d'explosifs a été déposée dans son manteau, et qu'il est devenu, bien malgré lui, une bombe humaine.
Le chef mafieux Olek Volchek souhaite qu'il le représente lors d'un procès qui va tout juste débuter. Impossible de refuser.... son ancien collaborateur, Jack Holloran, s'y est risqué et a été exécuté. Et Volchek lui annonce qu'il a fait enlever Amy, la fille d'Eddie....
Eddie dispose de quarante huit heures pour faire acquitter le chef mafieux, et pour déposer la bombe sous le fauteuil de Little Benny, témoin-clé au procès de Volchek, qui est sous la protection rapprochée du FBI...
La cause semble désespérée... Comment Eddie va-t-il s'y prendre pour défendre son client, assurer la sécurité d'Amy, convaincre les jurés, sous le regard impitoyable du FBI ?
Dans une vie antérieure qu'il veut pourtant oublier, Eddie a été un escroc. Il va faire appel à toutes ses ressources - avouables ou non - pour analyser toutes les composantes du piège infernal qui lui a été tendu....mais qui est Little Benny, qui sont les sous-lieutenants de Volchek, et Volchek n'est-il pas aussi lui même une victime de la guerre que se livrent les mafias ?
Dès les premières pages de la Défense, Steve Cavanagh plonge son héros dans une situation des plus difficiles "faites exactement ce que je vous dis, ou je vous loge une balle dans la colonne vertébrale"... Les 379 pages qui décrivent les quarante huit heures dont dispose Eddie Flynn ne laissent aucun temps mort à l'avocat... et le lecteur est emporté par les rebondissements qui se succèdent.
Action, humour, angoisse.... le cocktail "explosif", que nous a concocté Steve Cavanagh met le lecteur à rude épreuve.
Tout fonctionne parfaitement... les chapitres se succèdent à train d'enfer, impossible de quitter en route un héros qui risque sa vie, ne comprend pas ce qui lui arrive, et qui n'a qu'une idée en tête : retrouver sa fille....
Eddie Flynn, l'ancien escroc, l'ancien alcoolique, l'avocat "perdu" fait appel à toutes ses forces, à toute son intelligence pour mettre en échec le plan diabolique des mafieux russes. C'est grâce à un réseau particulièrement efficace qu'il va pouvoir réussir.
Dans cette quête, il va redevenir ce qu'il a toujours été, un homme talentueux, épris de justice, Il va pouvoir, à sa manière, indemniser Hannah.... "Je savais ce que j'avais fait ; je savais que je ne ferais plus jamais la même erreur. Tant que je jouerais mon rôle dans le théâtre de la justice, en me rappelant qui j'étais vraiment, les salauds de ce monde ne se verraient pas accorder une seconde chance de faire du mal à qui que ce soit."
Steve Cavanagh est un avocat irlandais, qui a remporté le plus gros procès pour discrimination raciale d'Irlande du Nord. La critique de l'Irish Independant associe à La Défense, les noms de John Grisham et Bruce Willis.... C'est très juste. Pour autant, selon moi, Steve Cavanagh a un style bien à lui, et les situations et les personnages auxquels il prête vie se démarquent de ce que nous connaissons déjà.
J'ai lu la version anglaise du roman et j'ai apprécié la traduction de Benoît Domis.
C'est avec grand plaisir que nous verrons Eddie à l'oeuvre, et nous espérons que Steve Cavanagh ne nous fera pas patienter trop longtemps.....





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gruz
  16 septembre 2015
Certains esprits mal tournés vous diront qu'avocat et escroc c'est du pareil au même. Ce n'est pas ce premier roman de Steve Cavanagh qui risque de les faire changer d'avis.
Avant tout chose, une présentation officielle s'impose. Steve Cavanagh : avocat irlandais qui a comme fait d'arme d'avoir remporté le plus gros procès pour discrimination raciale d'Irlande du Nord. Bref, autant dire qu'en ce qui concerne les affaires de prétoire, il en connaît un rayon. Rien n'est dit dans sa biographie concernant un éventuel passé d'escroc, par contre.
Le journal l'Irish Independant a déclaré concernant ce roman : « Quand John Grisham rencontre Bruce Willis ». J'ai volontairement voulu mettre l'accent sur cette citation tirée de la quatrième de couverture parce que rien ne semble plus antinomique. Et pourtant, elle résume parfaitement le contenu de ce thriller énergique.
Oui, l'auteur réussi le tour de force de proposer un vrai roman d'action dans le cadre d'un tribunal, tout en offrant au lecteur de belles scènes de plaidoiries. Un tel mélange est assez inédit et franchement innovant.
Eddie, le personnage principal, va donc plaider une affaire mafieuse au sein du tribunal de New York (l'action se déroule aux États-Unis, même si l'auteur est irlandais). Petit détail qui change la donne : il doit s'occuper de la défense de son client avec une ceinture d'explosifs autour de la taille. Juste un petit détail…
Avec ce pitch audacieux, Cavanagh va se lancer dans un véritable compte à rebours. Pour un premier roman, son thriller est une assez bluffante réussite, à la fois survitaminé et intelligent, rempli d'adrénaline et de verve.
Car Eddie n'est pas le premier avocaillon venu. Il a juste le défaut d'être un alcoolique en phase de rémission et de ne plus plaider depuis quelques temps… Mais il va très vite montrer qu'il sait utiliser autant ses « muscles » cérébraux que ses gros bras. Eh oui, le métier d'avocat est sa deuxième vie, lui l'ancien arnaqueur et pickpocket (ce qui va se révéler fort utile, au passage).
Une telle maîtrise de tout ce qui fait un bon thriller n'est pas donnée à tout le monde, dans le cadre d'un premier roman. C'est pourtant comme si Steve Cavanagh avait fait ça toute sa vie, en vieux briscard du genre, tant il exploite avec brio cette histoire.
Il accumule les scènes jubilatoires, alternant les passages bourrés d'action (y compris à l'intérieur même du tribunal !) et des plaidoiries pleines d'éloquence (je rappelle que l'auteur sait de quoi il parle).
Toujours inventif, constamment sur la corde raide, continuellement en train de jouer avec nos nerfs, ce thriller est réjouissant de la première à la dernière ligne. Un récit qui pétarade autant par les flingues que par les mots, franchement vous auriez tort de vous priver d'une telle décharge de plaisirs.
Moi en tout cas, le plaidoyer énergique de Steve Cavanagh m'a convaincu et je suis prêt à interjeter en appel pour le lire à nouveau prochainement.
Lien : https://gruznamur.wordpress...
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Domichel
  04 septembre 2015
Sale journée pour Eddie Flynn !
Se retrouver dès le matin avec le canon d’un calibre dans la nuque, être obligé d’enfiler un manteau doublé d’une bombe à télécommande et apprendre en même temps que sa fille est retenue prisonnière, le tout par une bande de mafieux russes, ça commence mal.
Déjà que la période était difficile à vivre ; quasiment sans le sou, ayant abandonné son métier d’avocat, sa femme partie et le nez dans le bourbon, il allait devoir reprendre du service pour défendre un caïd de la pègre ex-soviétique accusé d’avoir commandité le meurtre d’un malfrat italien. Et dans la foulée, éliminer l’assassin et témoin n°1 sensé faire plonger l’accusé. Le tout en “48 heures chrono“.
On pourrait penser légitimement à un avatar du film éponyme, mais là il s’agit d’un thriller à paraître le 16 septembre : « La Défense » de Steve Cavanagh, tout nouvel auteur irlandais, et avocat aux références avérées.
Commençons par re-situer l’intrigue et les personnages.
Ancien petit escroc génial, Eddie Flynn a croisé un jour le chemin d’un juge, Harry Ford, bien luné ce jour-là, qui lui a donné une seconde chance et lui a proposé de commencer des études de droit. Plutôt brillant et opportuniste, Eddie a vite gravi les échelons du barreau (oui, c’est nul mais j’aime bien) et est devenu un avocat très efficace. Jusqu’au jour où il s’est vu défendre et acquitter un prédateur sexuel face à une jeune fille agressée et désemparée. Certain avant le délibéré d’avoir commis une faute, Eddie n’aura eu de cesse de retrouver l’agresseur et convaincu de sa culpabilité, lui aura défoncé la tronche jusqu’à l’arrivée de la police ; trop tôt pour le laisser en vie, mais trop tard pour la jeune fille enlevée, torturée et violentée. Après une mise en examen et une suspension d’exercer de six mois, sa vie est vite partie en lambeaux. Trouvant refuge dans l’alcool, il a vu partir sa femme et sa fille, et depuis il traîne de pub en bistrot jusqu’à ce matin où il vient de prendre son petit déjeuner chez son pote Ted… Et fait malgré lui la connaissance de Volchek et Arturas, deux membres d’une mafia russe - la Bratva - qui lui proposent un marché qu’il ne peut pas refuser. Ce que les russes ignorent c’est son passé de petit truand et son réseau souterrain de connaissances avec lesquelles il a tissé des liens solides et indéfectibles.
À partir de là va se mettre en marche un compte à rebours époustouflant, pendant lequel l’auteur va nous faire vivre quasiment à la minute près, les déboires d’Eddie et les nouvelles épreuves qui se présentent chaque fois qu’il a une nouvelle idée.
L’écriture est directe, vigoureuse, brutale parfois, mais sans circonlocutions superflues et va droit au but. On n’a pas le temps de se perdre en rêveries inutiles, l’horloge est sans pitié, les chapitres sont courts et les pages tournent vite. C’est également très visuel avec une mise en scène très pointue et imagée. Le lecteur ne quitte pas les personnages des yeux et tout ces éléments réunis, concourent à un suspense véritablement haletant. Grâce à ses grandes compétences professionnelles, Steve Cavanagh ne nous ennuie jamais, même quand il part dans des explications juridiques ou institutionnelles, rapides et efficaces qui lui permettent d’aller à l’essentiel. Mais ce n’est pas pour autant un précis de coups et de contre-coups judiciaires, c’est avant tout un thriller où l’action prime avant tout, les crochets et les uppercuts volent bas, comme Eddie le boxeur dans sa jeunesse. À déguster jusqu’à la dernière goutte comme un straight bourbon bien tassé !
Je ne sais pas si un nouveau grand auteur est né, mais je le souhaite, car ce type-là connait son affaire et si le succès est au rendez-vous, j’espère que Steve Cavanagh nous reviendra avec d’autres romans aussi puissants.
En tout cas, grâce à Babelio et aux Éditions Bragelonne que je remercie au passage, je termine l’été comme je l’ai commencé (cf. De mort naturelle - James Oswald) avec un bon polar qui tient son lecteur jusqu’au bout.
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umezzu
  23 août 2015
Selon la quatrième de couverture, l'Irish Independant a écrit à propos de ce polar « Quand Grisham rencontre Bruce Willis, c'est speed et intelligent ». Voilà un très bon résumé du livre, même si la part de Grisham s'avère bien moindre que celle de l'action à la Bruce Willis.
Eddie Flynn est un avocat new-yorkais, marqué par une récente affaire, qui l'a amenée à être suspendu six mois du barreau. Alors qu'il broie du noir et noie ses réflexions dans l'alcool, il se retrouve menacé d'une arme par un grand balafré, qui a réussi à lui mettre sous son manteau une veste lestée d'une bombe actionnable à distance. Et ce n'est pas tout, le balafré, dénommé Arturas, lui explique posément que sa fille chérie vient d'être enlevée, et que, si il veut la retrouver vivante, il va falloir suivre les consignes. le chef d'Arturas, Volchek, parrain new-yorkais de la mafia russe, la Bratsva, doit passer en jugement dans les heures qui viennent. le ministère public l'accuse d'avoir commandité l'assassinat d'une petite main appartenant à une famille italienne. le point fort, et quasi unique, de leur accusation repose sur la confession du tueur arrêté, qui a accepté de parler contre la protection policière. Arturas veut que Eddie en assurant la défense de Volchek, le chef mafieux, franchisse les portiques de sécurité du tribunal avec sa bombe et amène la veste au plus prés du témoin protégé, afin de le supprimer, faisant ainsi disparaître toute preuve contre Volchek.
Eddie n'a que quelques heures pour se sortir de cette situation. Mais les Russes ignorent qu'avant être avocat, Eddie a d'abord été un petit escroc à l'assurance, habile manipulateur et quelque peu pickpocket. de ce passé, Eddie a gardé quelques bons contacts. Et durant les précieuses minutes à venir Eddie va mobiliser toute son énergie et toutes ses connaissances pour sortir sa fille de ce guêpier.
Le livre démarre sur les astuces juridiques d'Eddie, l'avocat roué, dans une ambiance proche d'un Grisham ou d'un Connelly période Mickey Haller. Rien d'incompréhensible toutefois pour qui serait allergique au roman de prétoire américain. Il vire vite au polar urbain dopé à l'adrénaline, avec quelques scènes très sportives, comme l'escalade d'une statue entre deux étages du gratte ciel où se trouve le tribunal, ou une course poursuite à moto. le final comme dans tout feu d'artifice qui se respecte ne lésine pas sur les pétarades et les explosions.
Ce patchwork créée un livre prenant, vite lu, à l'intrigue un peu torturée, mais au contenu pas inoubliable non plus. du vrai entertainement à l'américaine, de bonne facture. L'écriture très visuelle de l'auteur présage d'une adaptation cinématographique prochaine, dans laquelle je verrais bien Morgan Freeman dans le rôle du juge Harry Ford. Reste à trouver l'acteur principal.
Merci à l'éditeur Bragelonne et à Babelio pour cette découverte inattendue.
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encoredunoir
  01 novembre 2015
Ancien arnaqueur devenu avocat, ce qui ne l'a pas franchement changé, Eddie Flynn a finalement abandonné sa seconde carrière après une affaire traumatisante. Jusqu'au jour où le chef de la mafia russe de New York débarque avec, dans un sac, la tête de l'ancien associé de Flynn et une proposition du genre qu'il est difficile de refuser : le représenter dans son procès pour éliminer le témoin clé, faute de quoi Amy, la fille de Flynn, sera exécutée. Bien entendu, les choses ne vont pas se passer comme prévu. D'une part parce qu'Eddie Flynn est un petit malin avec plus d'un tour dans son sac, d'autre part parce que la situation, entre trahisons, agents du FBI pourris et mafieux italiens, est autrement plus complexe que ce que pouvait croire les protagonistes de cette affaire.
Avec ce premier roman, l'irlandais Steve Cavanagh ne fait pas franchement dans la dentelle et lorgne ostensiblement du côté de Lee Child – pour la littérature – et des productions testostéronées à base de Bruce Willis, Liam Neeson ou Jason Statham pour le cinéma. Autant donc le dire d'emblée, le lecteur qui cherche un roman introspectif avec des personnages tiraillés par de grands dilemmes moraux ira voir ailleurs. Celui qui veut du roman carré, précis, fera de même. Car Cavanagh ne s'embarrasse pas vraiment de cohérence et de réflexion philosophique et choisit clairement de jouer sur l'action pure et le suspense.
On trouvera donc ici tous les ingrédients inhérents au genre : le héros sur le retour qui a perdu sa femme après une affaire trop dure – vous avez le droit de pleurer –, les amitiés dudit héros dans tous les milieux, y compris la mafia, son intelligence supérieure et ses dons qui se trouvent être ici l'arnaque et les talents de pickpocket (on pense d'ailleurs un peu au Neil Carrey de Don Winslow) assaisonnés d'un poil de varappe, et bien sûr des méchants très retors et sans pitié qui vont lui en faire baver mais dont on se doute qu'ils vont bien le regretter.
On ne va donc pas s'en cacher, La défense est un roman sans beaucoup de fond et avec une forme guère originale. Pour autant, quand on aime comme moi s'adonner à certains plaisirs coupables comme la lecture des romans de Jonathan Kellerman ou Lee Child, on peut trouver là un bon divertissement sans conséquences. Car Cavanagh fait le boulot, alternant les moments de violence et de suspense avec de plaisantes scènes de prétoire, jouant avec ses personnages avec un plaisir non dissimulé et que l'on partage volontiers. Amusant.

Lien : http://www.encoredunoir.com/..
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
DomichelDomichel   02 septembre 2015
Le géant avec ses épaules massives et son cou semblable à un pneu Michelin, avait le physique de l’emploi. Alors qu’il posait ses mains sur la balustrade, je remarquai que les articulations de ses doigts étaient difformes et couvertes de cicatrices. Son nez donnait l’impression d’avoir été mal remis en place après avoir été méchamment cassé. Ce type avait tout d’un boxeur. Après avoir acquis la réputation d’être un petit dur dans mon quartier, j’étais rapidement devenu le jeune boxeur le plus doué de Brooklyn. Mais quand j’avais commencé l’entraînement chez Mickey Hooley, j’avais vite compris que je n’étais pas taillé pour être pro. J’aimais quand même ce sport. Jusqu’à mes dix-huit ans, le temps que je n’avais pas passé à la rue et à mes arnaques, je l’avais passé à la salle à taper comme un sourd. Mais ça remontait à un bout de temps, et si je n’étais pas dénué de talent, je ne donnais pas cher de mes chances face à Victor.
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gruzgruz   16 août 2015
On reproche souvent aux avocats de représenter des coupables. Et de s'étonner : mais comment font-ils ? Quand on m'interroge sur ce point, j'ai une réponse toute prête : je n'aborde pas ce sujet avec mes clients.
Sur ce plan-là, on fonctionne un peu comme l'armée américaine à l'égard des homosexuels dans ses rangs – moins on en sait, mieux on se porte.
Je n'ai jamais défendu de coupable, parce que je ne pose jamais la question.
On ne peut pas écarter la possibilité qu'un client vous dise la vérité. Or, la vérité n'a pas sa place dans une salle d'audience. La seule chose qui compte, c'est ce que l'accusation peut prouver. 
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babel95babel95   30 août 2015
Mademoiselle Blundell, vous êtes danseuse au Sirocco Club dans 12th Street, n'Est-ce-pas ?
- Oui
...
et que faites-vous quand vous ne travaillez pas au Sirocco Club ?
- Je suis étudiante en droit à Columbia.
Moi qui avais misé sur une jolie fille un peu vulgaire dont je n'aurais fait qu'une bouchée, j'en étais pour mes frais. Nikki venait soudain de devenir le témoin semi-professionnel que les jurés adorent.
- Vous vous produisez au Sirocco Club depuis un an, c'est bien ça ?
- Oui
- Les études de droit et la danse érotique, c'est un mélange un peu inhabituel, non ?
Toute la salle d'audience parut tendre l'oreille. Les jurés semblèrent gênés, mais sourirent et se penchèrent en avant pour entendre ce qu'elle avait à dire.
- Je fais du pole dancing : mon style est pus exotique qu'érotique. Très esthétique. (Elle se tourna vers le jury pour la dernière partie de sa réponse.) J'ai appris à danser au foyer à côté de mon église. De nos jours, beaucoup de filles en font pour se maintenir en forme. C'est un excellent exercice physique et les pourboires dont incroyables. Ca me permet de payer mes études. Je ne pourrais jamais gagner autant en étant serveuse dans un restaurant. Et puis, mon père est d'accord - c'est le pasteur de la paroisse. Alors je me suis dit : pourquoi pas ?
Les membres du jury échangèrent des hochements de tête approbateurs.
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babel95babel95   30 août 2015
The little house in front of me was a run-down two-story in a particular poor part of the Bronx. The windowsills had all but rotted away, and even from the outside, I could smell the damp of the interior, I'd driven past that house many times. On each occasion, I'd lacked the courage to stop the car.
Not today.
Five past seven in the morning. The street was quiet.
I put the duffel down on the front step dans rang the bell.
Footsteps in the hall.
I heard the rattle of door locks and security chains behind me as I opened the door of my Mustang and got in. I drove off as Hannah Tublowski opened her front door. She picked up the duffel and the letter that I'd placed on top of it. I didn't want forgiveness. I didn't want her to tell me that it wasn't my fault.
I knew what I had done ; I knew that I would never make that mistake again ; I knew that there were bad people in this world and that as long as I played my part in the justice game and I remembered who I really was, those people wouldn't get a second chance to harm anyone else.
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babel95babel95   30 août 2015
"And what do you do when you're not working at the Sirocco club ?"
"I'm a law student at Columbia".
I'd been expecting Nikki Blundell to be a pretty, if slightly trashy young girl I could handle easily. No way was I expecting this ; Nikki Blundell suddenly became the kind of semi-professional witness that jurors love.
"You've worked at the Sirocco Club for two years now ?"
"That's correct".
"Seems a little unsual - law student and erotic dancer ?"
The crowd liked that one. The jury looked a little embarrassed, but they smiled and drew closer to hear the answer.
"Well, I'm a pole dancer, and the style is more exotic than erotic, actually. It's tasteful".
She turned to the jury for the last part of her answer.
"Actually, I learned how to pole dance at a night class in the community hall next door to my church. A lot of girls do it these days for fitness. It's a really good workout, and the tips are fantastic. I'm paying my own way through law school. I couldn't make that kind of money waiting tables. My dad - he's the pastor of the church - well, he's okay with it, so I figure, why not ?
The jury exchanged nods with one another.
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