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ISBN : 2253036390
Éditeur : Le Livre de Poche (30/08/1997)

Note moyenne : 3.55/5 (sur 122 notes)
Résumé :
« Trente-cinq ans. L'âge des ogresses qui rôdent, claquant des mâchoires. L'âge des mantes religieuses. Les redoutables divorcées de trente-cinq ans. Petit homme triste qui rêves d'un gros doux cul pour y poser ta tête, petit homme triste, si tu en vois une à l'horizon, fuis à toutes jambes, fuis ! »

Le héros des Ritals, des Russkof, de Bête et Méchant raconte dans Les yeux plus grands que le ventre comment on devient un amoureux impénitent.
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Corboland78
  19 août 2013
François Cavanna est un écrivain et dessinateur humoristique français né en 1923 à Paris. Il s'associe avec Georges Bernier et quelques autres pour fonder en 1960 le magazine Hara-Kiri (mensuel), puis en 1969 Hara-Kiri Hebdo qui deviendra ensuite Charlie Hebdo. En 2011 dans son ouvrage Lune de miel, François Cavanna révèle publiquement être atteint de la maladie de Parkinson, qu'il qualifie de « salope infâme ». Paru en 1983, Les yeux plus grands que le ventre achève sa série autobiographique comprenant Les Ritals (1978), Les Russkoffs (1979) et Bête et méchant (1981).
Les autobiographies sont souvent pathétiques. Soit l'auteur cherchera à se montrer sous un jour flatteur, soit il jouera la vérité et révélera des traits de son caractère fatalement humain donc moins glorieux que ce que le mythe pouvait nous laisser espérer. Dans les deux cas, l'homme public qu'on a aimé redescend de son piédestal. C'est un peu le cas avec ce bouquin où Cavanna se livre comme à confesse, un comble pour cet anticlérical. Ceux qui ne l'aiment pas y verront un con, ceux qui lui gardent une place dans leur coeur – comme moi - pour avoir été l'un des mentors de leur jeunesse, lui trouveront des excuses.
Si le récit est parsemé de souvenirs en tout genres (et parfois disparates voire sans ligne directrice très précise) tels ses animaux chiens et chats, ses maisons, un peu de son travail au journal, sa mère… le fil rouge, axe principal du bouquin, ce sont les femmes. Ses femmes. Et là, s'il a beaucoup à écrire, le lecteur pourrait avoir aussi beaucoup à dire sur la « gestion » de sa vie privée. D'un côté il y a Tita et ses cinq enfants avec laquelle il vit maritalement et de l'autre, il y a Gabrielle, beaucoup plus jeune que lui approchant de la soixantaine, un enfant, avec qui il a une relation profonde. le lecteur l'aura compris, quand Cavanna évoque les yeux plus gros que le ventre, il faut lire, plus gros que le bas-ventre !
La plus grande partie du texte est consacré à ce partage de temps et d'efforts (« je cours de l'une à l'autre, c'est exténuant ») entre ces deux femmes qu'il aime, d'un amour vrai et sincère (« Je vous aime tant ! Une seule me manque, tout est perdu… ») qu'il voudrait le plus honnête possible mais qu'il a bien du mal à conduire, utilisant lâchetés et non-dits pour se maintenir à flots entre les deux femmes. Encore a-t-il bien de la chance que Tita soit relativement bienveillante… Cavanna multiplie les mea culpa mais lui-même n'est pas dupe de la situation, ses relations avec les femmes ne sont guère glorieuses, au point de lâcher un dépité « Si les lecteurs de Charlie-Hebdo savaient ! »
Sinon il y est question aussi de mai 68 auquel il n'a pas participé pour cause d'hémorroïdes, de très belles pages sur son chien Nicolas, de passages très sensuels et humides sur les Femmes qui évoquent les BD de Crumb… On retrouve le style de Cavanna, mélange de poésie en prose et de mots crus et juteux, d'expressions datée et de phrases aux tournures vieillottes qui charment le lecteur plus très jeune lui non plus, d'adresses au lecteur comme s'il était témoin, d'émotions comme savent nous les procurer les écrivains attachés à la terre et au travail manuel. Et le récit s'achevant sur une astucieuse mise en mots de son propre décès inventé, on ne peut imaginer point final plus explicite.
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HORUSFONCK
  27 décembre 2016
Cavanna pris entre deux feux de l'amour!
La lecture de ces "Yeux plus gros que le ventre", m'a laissé comme un malaise, un goût amer aussi.
Cavanna est irrésolu. En même temps, il fuit plus loin de Paris... Là ou reste encore de la campagne, des champs.
Son histoire est à la fois banale et triste, et intenable. Son démon de midi le tourmente, et il est impuissant, hagard.
Cavanna partage tout avec son lecteur: le palpitant, le poignant, le nostalgique mais aussi le mal-être et ces crises qui viennent tard, cette morne folie qui le prend.
Eh oui! Cavanna est un homme comme les autres, sous maints aspects (et pas les plus reluisants).
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Matt38700
  10 mai 2016
"Les Ritals" était dans la bibliothèque fermée à clef chez ma grand-mère. le meuble au verre texturé caché les ouvrages pour adultes, les interdits.
Ce printemps, lors d'un vide-grenier, ma lointaine frustration est remontée comme une vague en voyant le "CAVANNA" en tête de couverture. Peu importait le titre (inconnu à moi d'ailleurs), je le prenais dare-dare et vengeais mon moi passé.
J'ai avalé ces pages comme un boulimique. Cet homme avait une manière de voir la vie et les hommes radicale. Amoureux des animaux, anti-chasse, anti-corrida, ecolo, anti-cons...
Tour à tour mari, amant, père, fils avec pour chaque rôle de gros travers. Cavanna avait du mal avec la vie et les vivants. du mal avec la vie donc mais une vie pleine et productive pour un homme qui voulait simplement lire, écrire et dormir sur un bout de matelas.
Un style vif, de belles tranches de vie mélangées et bien loin du consensuel actuel.
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igmipise
  03 mai 2016
Un pur délice. Par des petites touches sur les lieux, les vêtements, les voitures,, par des encarts d'évènements historiques ou d'anecdotes, et cela sans emphase, Jô Soares nous donne à revivre au Brésil les années d'avant guerre (celle de 39-45) comme si un filtre magique nous y plongeait . Et puis, il y a le scénario, d'un comique léger, jamais appuyé, mais qui vous tient en haleine jusqu'au bout. Les personnages, toujours haut en couleur mais sans description fastidieuse, sont croqués de manière savoureuse, sans ironie méchante mais avec perspicacité. L'auteur sait mettre en relief leur caractère à la manière d'un Simenon, contrastant, par cela, avec les portraits taillés à la hache de maints auteurs de polars. Ce livre enrichit vos connaissances sur bien des sujets comme le syndrome de Naegeli (maladie l'adermatoglyphie), la philosophie de Guillaume d'Okham, un auteur qui réfuta certains propos de Thomas d'Aquin, la situation de l'Amérique du sud pendant et après la seconde guerre mondiale. Un délice aussi car le livre comporte des recettes de pâtisserie portugaise que l'on a hâte de découvrir. Vive la littérature latino-américaine!
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claudine42
  01 janvier 2015
En hommage à François Cavanna disparu il y aura bientôt un an.
Je suis ce qu'il y a de plus détestable au monde : Un vieux gosse. Un adolescent qui a vieilli sans mûrir . Un grand dadais avec des rides plein la gueule.
Moi, seul enfant, perdu dans ce monde d'adultes si sûrs d'eux, si débrouillards, si présents ... Je dois faire effort pour me rappeler mon âge et jouer mon rôle conformément aux apparences. Mais, ce n'est qu'un rôle que je joue.
J'ai eu l'immense plaisir de rencontrer cet auteur. Plume et verbe toujours affûtés, il m'a touché par sa grande humanité.
Merci Monsieur Cavanna


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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
Corboland78Corboland78   19 août 2013
S’ils le voyaient, le fracassant éditorialiste, champion de toutes les libertés, promoteur de toutes les licences, conchieur de familles, vomisseur de convenances, déchiqueteur de hiérarchies, empaleur de petits jésus, s’ils me voyaient, moi, la grande gueule, moi, le vieux ricanant, le sceptique à tout crin, s’ils me voyaient, jaune de teint et l’œil hagard, vivant cet amour en épais phallocrate d’un autre âge empêtré dans ses contradictions merdeuses, se rongeant le foie, clamant ses bobos à la une, oscillant de Dumas fils à Feydeau, du drame pompier à l’amant en caleçon dans l’armoire avec le pan de chemise qui dépasse, triste zinzin ahuri dans ce siècle tonitruant, hibou effaré dans ce Luna-Park… Oh, qu’ils rigoleraient les sales cons !
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philubiphilubi   25 mai 2010
Je sais quand ça m'emmerde et quand ça m'amuse. Et quand ça m'emmerde, je ne peux pas arriver à me persuader que ça m'amuse. Je cherche pas à faire l'original, j'ai personne à épater, je sais seulement que l'ennui est pour moi une souffrance aigüe, violente, insoutenable. Les autres, je sais pas, ils sont sans doute moins douillets, alors je fuis les occasions de m'emmerder...
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AustralAustral   22 octobre 2012
L’énorme, la compacte pâte humaine où nous sommes plongés, cinq milliards d’humains, magma qui nous presse de partout, chacun de nous, et ne se laisse pas oublier, pas un instant, pas un instant… Plus bêtes que méchants, je veux bien, mais si bêtes, bon dieu, si cons, si innocemment, si souverainement cons… Je crois que je les préférerais carrément méchants, ils feraient moins de mal.
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euphemieeuphemie   25 mai 2014
La vérole, ça se revendique, c'est viril. Mais les hémorroïdes....T'as déjà vu un gars raconté ses hémorroïdes à l'apéro?
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aleatoirealeatoire   07 mai 2011
L'homme est le seul animal qui prend sur son temps de sommeil pour se reproduire.
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Videos de François Cavanna (25) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de François Cavanna
Les Ritals de François Cavanna. Adapté et joué par Bruno Putzulu. Grégory Daltin à l’accordéon. Mis en scène par Mario Putzulu.
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