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EAN : 9782253057567
224 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (30/11/-1)

Note moyenne : 3.67/5 (sur 33 notes)
Résumé :
Je voulais écrire un livre pour dire mon bonheur d'écrire, et d'écrire en français. Ç'aurait été un livre très construit, qui aurait commencé à la page 1 et aurait fini à la dernière page, ayant dit ce qu'il avait à dire et démontré ce qu'il s'était proposé de démontrer. Et puis... Comment cela s'est-il fait ? Ça n'a pas voulu s'arranger comme ça. Rien à faire. Peut-être parce que j'ai été journaliste trop longtemps et qu'au fond je le suis resté ? Ce que je vous pr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Lison50
  01 septembre 2019
Cavanna, fervent défenseur de la langue française, dans un cri du cœur, nous dit son bonheur de parler et surtout d'écrire en français. Il en explore tous les aspects un peu en vrac, des difficultés de l'orthographe au travail d'écrivain, en passant par les problèmes d'un alphabet latin « bouffé aux mites », par l'importance de la ponctuation (il voue une haine féroce au point-virgule, sachez-le), de la syntaxe, par les incongruités de la langue et nous emmène même faire un petit tour à la cour d'Angleterre en nous démontrant que sans Jeanne d'Arc, le monde entier ou presque parlerait français.
Pas de fausse modestie chez Cavanna : il maîtrise parfaitement le français, sa syntaxe, son orthographe et ne s'en cache pas. « Moi, les participes passés viennent me manger dans la main ». Il se joue, se délecte même de ses difficultés et, s'il n'est pas tout à fait contre quelques petites adaptations, (une modeste révision de l'orthographe aura d'ailleurs lieu un an après la sortie du livre), il est farouchement opposé à une réforme en profondeur. Pas question de toucher à ce chef-d'œuvre, sous prétexte qu'il n'est pas accessible à tous !
« Or, à qui servira-t-elle, cette réforme ?
Pour qui la fait-on ?
On la fait pour des gens qui ne lisent pas, qui liront de moins en moins, qui n'écriront pas davantage. On la fait pour des gens qui ne s'en serviront pas. »
Là, j'ai du mal à suivre l'auteur. Pas sur la réforme, je n'entre pas dans le débat ici, mais je peux affirmer que la mauvaise orthographe n'est pas l'apanage des non-lecteurs, parmi lesquels, soit dit en passant, certains écrivent fort bien. En effet, les exemples ne manquent pas de personnes cultivées, baignant dans l'écrit et trébuchant sur le premier é/er venu. C'est que le sens de l'orthographe est une chose fantasque qui ne s'invite pas toujours là où on l'attendait. Il est à cet égard intéressant de rapprocher l'ouvrage de François Cavanna de celui de François de Closets qui, dans « Zéro faute », nous fait part de sa souffrance de « nul en dictée ». Et on ne peut guère dire de cette personnalité qu'elle ne lit pas et écrit encore moins ! On a donc deux approches radicalement différentes du thème et F. de Closets, dans son essai particulièrement bien documenté, plaide bien entendu pour une simplification.
Mais revenons à notre mignonne : loin d'être rébarbative, l'analyse est passionnante, fort bien écrite, la moindre des choses me direz-vous vu le propos, et on s'amuse franchement, l'humour étant tapi un peu partout. C'est Cavanna, quoi ! Et si l'on n'est pas trop regardant sur le côté un peu excessif de sa démonstration, dans l'esprit d'ailleurs des billets au vitriol qui sont sa marque de fabrique, son plaidoyer pour notre beau français se savoure avec le plus grand plaisir.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
petchpetch   30 novembre 2012
J'étais stupide parce que je croyais à ce qu'on m'avait enseigné à l'école. A ce que chacun de mes instituteurs, l'un après l'autre, chacun de mes livres de classe, m'avait répété avec une conviction d'apôtre : que l'on n'étudiait pas POUR un résultat pratique (gagner de l'argent, se hisser dans la société, acquérir de l'honneur, de la puissance ou même posséder un métier) mais pour le pur plaisir d'apprendre, de savoir, de comprendre.
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LekarrLekarr   01 avril 2018
Un nègre est un monsieur, pas obligatoirement noir de peau - pourtant cette couleur l'aiderait beaucoup à se fondre dans l'ombre où son métier le condamne à rester caché - mais doué d'une certaine aisance dans le maniement de la langue, peut-être même d'un joli brin de talent, mais que le succès n'a pas caressé de son aile capricieuse et qui, comme beaucoup d'autres dans cette vallée de larmes, a besoin de payer son loyer ainsi que quelques menues babioles indispensables à sa survie.
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LoongAlain91LoongAlain91   10 juin 2013
Le langage des sigles suppose une initiation. Il est donc le contraire d’un outil universel de communication. A moins que tout le monde ne soit initié. Auquel cas il devient une sténographie. Il reste encore à en faire de la poésie.
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LekarrLekarr   26 mars 2018
Un cliché est une très belle expression qui est tombée dans le domaine public.
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LekarrLekarr   01 avril 2018
Quand j'entends le mot "culture", je sais qu'il va se dire des conneries.
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Vidéo de François Cavanna
Les Ritals de François Cavanna. Adapté et joué par Bruno Putzulu. Grégory Daltin à l’accordéon. Mis en scène par Mario Putzulu.
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