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ISBN : 284734991X
Éditeur : Tallandier (18/10/2012)

Note moyenne : 4.25/5 (sur 8 notes)
Résumé :
À quoi pensent les Chinois quand ils arpentent nos musées ? Habitués à leurs paysages célestes, calligraphies et devises confucéennes, que pensent-ils de nos anges, vierges et crucifix ? Aux lisières de l’histoire de l’art et de l’essai, ce livre prend la forme d’un échange entre Christine Cayol, philosophe résidant en Chine, et Wu hongmiao, professeur de français à l’université de Wuhan. À partir d’une vingtaine de chefs-d’œuvre de la peinture occidentale, de Giott... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Lune
  14 février 2013
D'un côté, Christine Cayrol, de l'autre, Wu Hongmiao.
Entre eux, des chefs d'oeuvre de la peinture occidentale qui serviront de support à leurs échanges.
Deux cultures contemplent leurs différences et les commentent.
Il en ressort un cheminement à partir d'"Annonciations" célèbres puis dans le XVIè siècle humaniste abandonnant (en apparence) les symboles religieux jusqu'à l'éclatement provocant des réprésentations de Picasso.
"Selon la culture chinoise, la discrétion renforce la présence et constitue une vraie force. Trop se montrer signifie s'affaiblir. Trop dire revient à énoncer sa fragilité." nous livre le professeur Wu Hongmiao.
Effectivement l'analyse simplement énoncée par Christine Cayrol nous (re)met non seulement face à la symbolique religieuse mais aussi face à notre quête sempiternelle du sens de notre vie et du qui suis-je?
Elle nous permet de replonger dans cette culture qui est nôtre consciemment ou pas et dont nous avons parfois oublié le langage des origines judéo-chrétiennes.
En cela, ce livre essai est un eden pour la pensée et pour le regard. Nous ne posons plus celui-ci ou nous le posons mal sur ces peintures presque banalisées.
La vision qu'en a le professeur chinois nous met face à nos recherches individuelles (démarches difficilement compréhensibles dans sa culture) mais aussi face à certaines de nos outrances douloureuses.
L'échange qui se déroule nous montre certes nos différences mais ouvre à leur compréhension, permettant ainsi de pénétrer la vision de chacun pour mieux -la- et -le- respecter.
Occidentaux en recherche narcissique, en déroute avec ou sans Dieu, chinois dans le mouvement nature en harmonie avec les autres et le monde, la similitude entre les deux se révèle en fin de livre et nous frappe d'une émotion juste et rationnelle.
Dialogues dans lesquels nous avançons, prenons, apprenons, dépassons.
Il y aurait tant à dire (par exemple sur la notion de regard dans l'échange sur Mona Lisa)...
N.B. La définition du mot culture donné par Christine Cayol est particulièrement juste en faisant la jonction entre universalité et singularité. (voir les citations)
Merci à Babelio et aux Editions Tallandier de m'avoir permis cette découverte.
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Pchabannes
  22 février 2013
Sur la porte de la Cité Interdite le portrait de Mao regarde les générations suivantes, les occidentaux semblent interdits, les chinois respectueux…Mona Lisa di Giocconda toise les touristes les interrogeant de ce regard….
Partis à l'écoute des différences de l'autre, à la découverte de nos représentations mentales, de ces points aveugles, ces biais civilisationnels, Christine Cayol (philosophe résident en Chine) et Wu Hongmiao (professeur de français à l'Université de Wuhan) nous ouvrent à la fois la porte de notre propre monde, si fréquenté qu'il en est inconnu et l'accès au mode de pensée des chinois.
Une conversation entre amis déambulant dans un musée. Les auteurs découvrent des oeuvres picturales et s'étonnent, analysent, dissertent, comparent, effleurent, approfondissent, partagent.

« Ce qui nous importe ici, c'est le poids de ces représentations sur nos consciences occidentales. » (CC)
Une richesse extraordinaire, un livre nécessaire
Nul besoin de connaître la peinture occidentale. Au contraire. Vous n'en serez que plus étonné de vous découvrir héritier de l'Occident grec, chrétien ou moderne, prisonnier de ses représentations mentales, et enfin capable de répondre à la question récurrent : Qu'est-ce qu'être occidental ? Des héritiers. Nous sommes des nains assis sur les épaules de géants nous confiait Georges Bernanos (1888–1948). Au passage il sera rappelé que si la liberté, l'égalité, la reconnaissance de la personne dans son être individuel et donc la démocratie sont les produits de la pensée occidentale et de la chrétienté, elles ne peuvent être le seul canon, la seule vérité, l'unique représentation possible.
la suite sur le blog....
Lien : http://quidhodieagisti.kazeo..
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AlainVera
  27 septembre 2014
A partir d'un dialogue subtil,raffiné et profond devant quelques peintures occidentales célèbres dont fait partie la grâce raffinée et mystérieuse de Mona Lisa , deux grands philosophes érudits, Christine CAYOL et Wu HONGMIAO nous accompagnent dans un voyage enrichissant…
En effet,devant chacune de ces oeuvres,ils confrontent la réalité formelle et profonde du respect des traditions dans la civilisation Chinoise,vieille de 5000 ans à l'évolution de la peinture occidentale qui a placé avec assurance l' homme face à Dieu jusqu'à la Renaissance pour ensuite le représenter face à l'image de lui-même….
Un livre rare et instructif qui nous apprend à ” lire ” un tableau pour en comprendre la beauté et que la mélancolie occidentale de ces oeuvres heurte quelquefois l'éternel optimisme Chinois….
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Florel
  22 mars 2013
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
LuneLune   14 février 2013
Pour qu'il y ait "culture", il faut des hommes et des femmes qui se risquent à dire ce qu'ils comprennent devant ces oeuvres déposées dans nos églises, nos palais, nos musées, nos livres. Il faut bien sûr des artistes, écrivains, scientifiques, architectes, musiciens... qui expriment leur vision et leur pensée, mais il faut tout autant de lecteurs qui osent lire, relire et relier ces oeuvres, dans une "interprétation" singulière. Chacun de nous peut le faire, car là commence le premier acte d'une culture vraiment personnelle, dans le désir de regarder "par soi-même".
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NeigelineNeigeline   09 avril 2014
CC : ...une petite fille occidentale vivant en Chine disait à ses parents qu'elle préférait les bouddhas bien gras et souvent rieurs aux Christ tristes et décharnés des églises occidentales.
W : Elle devait faire référence à Milefu, qui est la traduction phonétique de Maitreya, celui qui a été désigné par Sâkyamuni comme son successeur. A vrai dire il ne s'amuse pas et son gros vendre ne symbolise pas le plaisir de la bonne chère. En effet à côté de chaque statue de Maitreyea, on peu lire une sentence parallèle sur laquelle est écrit : "Un ventre énorme afin de contenir tout ce qu'il y a d'insupportable sous le ciel, une bouche rieuse pour rire de tous ces gens peu dignes d'estime sous le ciel."
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PchabannesPchabannes   22 février 2013
« Encore aujourd’hui, nous ne nous comprenons vraiment qu’en passant à l’écrit ; vous le voyez dans la rue : quand nous avons du mal à nous comprendre, nous dessinons des caractères dans la paume de la main pour voir à quel sens nous nous référons. »
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PchabannesPchabannes   22 février 2013
« Plutôt que de s’appréhender soi-même comme un sujet qui existe en lui-même et pour lui-même, chacun trouve sa place dans ce grand tout hiérarchique et affectif qu’on appelle la famille. Nous appartenons à des cercles qui nous relient selon que nous nous retrouvons à travers des liens filiaux, amicaux et, bien sur, nationaux, fils et fille d’une même patrie, la Chine. »
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PchabannesPchabannes   22 février 2013
« Pourquoi tant d’œuvres sur des thèmes religieux ? Que vous le vouliez ou non, je pense que l’idée d’un Dieu transcendant qui connaît le fond de vos conscience continu de jouer un rôle prédominant dans votre culture aujourd’hui dite athée »
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