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EAN : 9791021020696
283 pages
Tallandier (20/04/2017)
3.35/5   10 notes
Résumé :
Notre monde va de plus en plus vite, les gens se sentent débordés, manquent de temps alors qu’ils ont de plus en plus d’outils pour en gagner. Ce livre a pour objectif de montrer qu’un autre rapport au temps est possible, et que la culture chinoise est un moyen d’y accéder. Un rapport au temps plus souple, plus pragmatique, plus spirituel, un temps vraiment allié. Ce livre s’adresse à tous ceux et celles qui pensent souffrir de la « maladie du temps » et à tous ceux... >Voir plus
Que lire après Pourquoi les Chinois ont-ils le temps ?Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Heu…hem…comment dire…et bien oui, allons-y sans détours, je n'ai pas du tout accroché à ce livre.
Probablement par une forme de malentendu : je m'attendais à une sorte de mode d'emploi pratique du mode de vie chinois, avec des trucs concrets pour mieux cerner la mentalité mandarine, sur le mode clair, vivant, quelques pointes d'humour sans faire dans le lourdingue qu'on trouve dans certains (pas tous) « pour les nuls », et sans forcément grande prétention.
Or sur tous ces points, ce livre m'a déçu.

Sur la forme, s'il y a des chapitres identifiés, et pas trop longs, j'ai quand même trouvé la prose indigeste. C'est écrit dense, en bloc, on dirait un roman. Sur le fond, j'ai eu le sentiment que jamais on entrait vraiment dans le sujet, du moins celui que je pensais être au centre de l'ouvrage : le chinois, en tant qu'individu, avec sa méthode un peu « révolutionnaire », innée ou acquise, pour gérer le temps sans stress. Et pourquoi pas s'en inspirer ?

J'avoue ne jamais avoir entendu parler de l'auteure, dont la seule étiquette vantée pour justifier son expertise est de vivre depuis quinze ans en Chine. Du coup, elle les connaît ces chinois, on ne songerait pas à le contester. Mais alors, pourquoi ne pas nous le faire savoir, et avec le coeur ou les tripes !!! Au lieu de cela, elle nous sert à longueur de pages (et des longueurs, pouh…qu'est-ce qu'il y en a !) une sorte de (pseudo) philosophie (pseudo) poétique sur le temps, la manière de le percevoir, qui pour moi n'a eu ni charme, ni utilité, ni rien de chinois. Car au final, elle n'en parle vraiment pas des masses de ces chinois, pendant la première moitié du bouquin, on n'en parle pas puis pouf, le mot sort on en est même étonné tellement on ne voit pas le rapport…

C'est bien long et confus, répétitif, ça tourne en rond, et finalement quelques petits trucs bien maigres, dont on ne sait pas s'ils sont la caractéristique première et surtout exclusive des chinois, un français à la tête bien faite peut sûrement faire largement aussi bien sans avoir à lire ces sornettes : on nous dit que les chinois laissent des blancs dans leurs agendas, que les calages viennent en leur temps, les choses ne sont jamais figées et cela ne stresse personne, va. Ils ne négligent rien des aspects d'anticipation, préparant le terrain parfois des années à l'avance en observant, écoutant à l'occasion de toute rencontre (on ne sait jamais, chaque détail pourra peut-être avoir son importance un jour), soit.

L'auteure s'y entend pour étaler sa culture, littéraire, picturale…mais le lien avec le sujet est souvent tiré par les cheveux. Pas d'humour, pas d'émotion, une présentation et un contenu brouillon, sans fil conducteur, bref, j'ai eu un mal fou à le finir, et, fait inquiétant et révélateur, je n'en retiens quasi rien. Pour tout dire, je m'interroge encore sur l'objectif initial de Madame Cayol, sa cible de lecteurs…

Non, décidément, les romans me conviennent mieux que cette multitude de livres, souvent creux, qui pour traiter pour la énième fois tel sujet « bien-être » cherchent à renouveler l'angle d'attaque avec, forcément, un risque sans cesse croissant de redites.

Un Merci sincère cependant à babelio et aux éditions Taillandier, qui ont eu la gentillesse de me désigner parmi les lauréats de ce masse critique !
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Il y a temps et temps.

Lorsque vous lisez Don Quichotte ou Zola, engrangez-vous un maximum de signes graphiques dans un minimum de temps ou savourez-vous certains passages, y revenez-vous pour approfondir ou pour simplement vous délectez de l'écriture ? Grand défi lancé aux Babelionautes qui, par leurs challenges, ont tendance, me semble-t-il, de ressembler à la première catégorie de lecteurs.

Plus qu'un livre de philosophie, comme annoncé, cet ouvrage est davantage à ranger en catégorie développement personnel, à mon estime.

C'est plaisant à lire, mais à part que le temps est circulaire pour les Chinois et linéaire pour nous occidentaux, il n'y a pas autour de ce squelette de base, beaucoup de chair.
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Je remercie les éditions Tallandier ainsi que Babelio pour l'envoi de ce livre dans le cadre de l'opération Masse Critique.
Je ne vais pas vous mentir, la philosophie n'a jamais été ma tasse de thé, je suis trop terre à terre, presque triviale pour ça. Donc la prose de madame Cayol, m'a parfois échappé... l'espèce de réconciliation avec le temps grâce à la maladie d'alzeimer désolée, j'ai du mal à l'envisager sous cet angle. Toutefois, je garderai certaines idées et certains conseils de vie, peut-être plus pratiques mais qui peuvent nous libérer des angoisses du temps et nous permettre de gérer au mieux son "manque". Comme l'idée de laisser des blancs dans son agenda comme le font les chinois pour laisser de la place à l'imprévu, se focaliser sur la qualité du temps offert ou partagé plutôt que sur sa quantité, chaque rencontre est une graine semée sur notre chemin qui va germer ou pas mais qui ne sera jamais du temps "perdu", ... Les chinois ne sont pas moins rapides que nous mais ils savent qu'il ne sert à rien de tirer sur les tiges de la plante pour la faire pousser et qu'il n'est pas nécessaire ni même productif de tout prévoir très longtemps à l'avance car de toutes façons il est probable qu'il y aura des imprévus ce qui importe c'est d'avoir les bonnes personnes à ses côtés pour résoudre ces imprévus problématiques. Après tout il ne tient qu'à nous de trier urgences et priorité afin de sortir du carcan du temps.
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Merci à Babelio et aux éditions Tallandier pour ce livre qu'il m'ont envoyé pour l'opération Masse Critique. J'ai découvert avec plaisir une auteure fantastique qui partage une vision du monde reposante et rassurante, une vision d'un monde que l'on voudrait tous partager. Comme Madame Cayol le dit elle même dans son livre, sa lecture va nous prendre des années, non pas parce qu'il est difficile à lire ou parce qu'il est tellement long qu'on ne peut le finir mais parce que c'est un livre qui s'inscrit en nous. C'est un de ces livres qu'il faut relire à plusieurs reprises, à plusieurs moments de notre vie pour le comprendre et l'intégrer pleinement. La philosophie de vie qui y est décrite est un processus long qui se fait petit à petit mais qui nous permet au fur et à mesure d'apprécier les petites choses, de prendre le temps pour ce qui compte. Ce temps vertical que l'on appréciera tant et auquel on repensera toujours. Un conseil pour tous ceux qui se demande est-ce que ce livre en vaut la peine, prenez le temps de le lire, en plusieurs fois si il le faut, faites en un compagnon auprès duquel vous allez vous réfugier quand tout le reste devient trop. Prenez le temps de l'apprécier et il vous appréciera également.
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Ce livre est à mon sens entre l'essai philosophique et le guide de développement personnel.
Les concepts présentés sont nombreux, peut être trop nombreux d'ailleurs.
Alors comme dans tout livre de développement personnel chacun y trouve des concepts qui lui parlent et le reste est un peu long.
Relativiser, se déculpabiliser, prendre du temps pour ne rien faire, déconnecter, le fameux lâcher prise et la conscience du temps pour soi... à la sauce « zen » puisque l'auteure prend des exemples concrets qu'elle côtoie dans la société chinoise.
Par exemple les chinois arrivent en avance à leurs rendez-vous et laissent des blancs dans leurs agendas pour ne pas se surcharger à l'avance alors qu'en occident c'est l'inverse.
Elle philosophe sur ces concepts à grand renfort d'auteurs ou d'artistes chinois.
Je trouve que cela rend la lecture assez longue car on s'y perd un peu.
Mais chacun y trouvera des passages intéressants même si la lecture du livre dans sa globalité est difficile.
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
Le temps numérique n'a pas éclipsé ce sens du rythme et de la disponibilité que l'on perçoit dans la façon dont les choses se vivent et dont les personnes entrent en relation.
En Chine, "time is money", mais il reste aussi agricole : le temps demeure sensible et naturel, réglé sur un ordre cosmique, épousant les saisons.
L'utilisation du temps "occidental" n'a donc pas éclipsé la perception culturelle du temps chinois : celle du nuage, du bâton d'encens, celle des vagues et des moissons, des poètes et des papillons. Le temps, comme l'espace, se doit de respirer en laissant du vide, et en permettant d'autres respirations.
Le temps industriel et numérique est donc en permanence régulé par une perception plus ancienne et plus profonde, dont le fondement est culturel : celle d'une durée qui se règle sur la calligraphie, l'acupuncture, le tai-chi, le feng shui et l'art de l'amitié. Durée ample et souple comme les manches des vêtements des mandarins, elle laisse passer les souffles et ne se confond pas avec le "timing serré" des Occidentaux qui ont du mal à se "dégager".
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Vérité du temps : c'est lui qui permet de se découvrir, de se comprendre, de se pardonner. Il est la clef du pouvoir mais aussi du don.
Il est la grâce par laquelle nous nous sentons légers et qui nous fait avancer les uns vers les autres, en rythme, tels des danseurs.
Le temps permet à toute chose d'exister. A force de le percevoir comme un ennemi ou une denrée rare, nous avons oublié ce qu'il était.
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Hymne à ces hommes et à ces femmes qui ont "été là" avec constance, sans faiblir, pour quelqu'un à un certain moment. (...) Hymne à ces hommes et à ces femmes qui donnent leur temps sans compter, sans se dire qu'ils le perdent, sans produire chez les autres une once de culpabilité. Ils sont comme les donneurs de sang, anonymes, discrets. Ils ne savent pas ce qu'ils donnent, ni au fond pourquoi ils l'offrent. Ils n'en retirent ni argent, ni fierté. Auprès du malade et du mourant - ce que nous sommes tous -, ils tiennent une main, lisent quelques pages, aident à terminer un verre d'eau. Auprès de l'agité trop actif, ils se tiennent tranquilles (...) Auprès de celui qui pleure ou qui dort, ils ne disent rien. On les appelle parfois des "piliers" (...)
Auprès des très vieux et des très jeunes, ils font attention à ralentir ou à accélérer. Ils savent qu' "être là" avec l'autre signifie entrer dans son rythme et qu'un pas trop rapide ou une parole trop vive peut tout gâcher.
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Non pas lire et passer à autre chose, mais relire ce qui a été écrit il y a trois cents ans, mille ans, deux ans, garder le livre dans son sac ou sur sa table de nuit, en souligner certains passages, les apprendre par cœur, non pas en bon élève mais en rêveur gourmand, qui désire voyager, habiter d'autres mots que les siens.
S'en souvenir pour s'en enrichir, pour donner envie à ceux qui ne l'ont pas lu (...) Traquer la beauté et le sens dans ce que nous voyons et entreprenons : pierres, arbres, architecture, photos, peinture, mais aussi projets, découvertes, aventures ... Le temps de la culture offre des surprises.
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Je crois que l'un des plus beaux cadeaux que nous pourrons faire à nos enfants est celui qui leur révèlera le bonheur d'approfondir. Que ce soit à travers la lecture, les arts, une pratique artisanale, un sport, une religion, peu importe :
à un moment, il faudra bien plonger, et ne pas songer tout de suite à sortir, sous prétexte que l'eau est glacée.
Une certaine persévérance sera requise, une aptitude à continuer la marche, non tant par goût de l'effort que par confiance en l'avenir.
Approfondir n'est pas savoir, c'est chercher.
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Videos de Christine Cayol (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Christine Cayol
27 oct. 2022 Rencontre en ligne Un endroit où aller du20/10/2022 avec Christine Cayol pour son roman "L'amour est un thé qui infuse lentement", paru aux éditions Hervé Chopin.
Elle est interviewée par Nathalie Couderc.
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