AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 1022606077
Éditeur : Métailié (09/03/2017)

Note moyenne : 4.12/5 (sur 36 notes)
Résumé :
« On était donc fin juillet, le soleil incendiait le ciel ; les Parisiens migraient vers les plages, et alors que j’entamais ma nouvelle carrière, Philippe, mon fiancé flic, prenait son poste comme commandant aux stups de la 2e dpj.

– Comme ça on se verra plus souvent, m’a-t-il dit, réjoui, en m’annonçant la nouvelle deux mois auparavant, le jour de sa nomination.

J’étais vraiment contente pour lui, mais à cette époque je n’étais qu’une... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses & Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
Pecosa
15 avril 2017
J'adore Hannelore Cayre, c'est ma Daronne du polar à moi. On l'attendait depuis 2012, et enfin, La Daronne revient. Aussi fou que Ground XO, aussi incisif que Commis d'office, le roman est du kif en barre: 170 pages sur la morne existence de Patience Portefeux, veuve de 53 ans mère de deux enfants, fille d'une grabataire placée dans une EPHAD, traductrice judiciaire mal rémunérée, et qui un jour, franchit la ligne rouge.
Il faut dire que Patience a de qui tenir. Fille d'un pied-noir PDG véreux, elle a vécu au rythme des magouilles du paternel, passé de l'argent dans ses robes à smocks, appris à se servir d'un 357 Magnum. Grâce aux écoutes téléphoniques qu'elle retranscrit de l'arabe au français pour les enquêteurs judiciaires, Patience sait tout du trafic de drogue, des tarifs et des réseaux. C'est un Master en Deal obtenu sur écoute, "La vie des autres" à la sauce chichon. A la manière de Gerd Wiesler, le capitaine de la Stasi, Patience se prend d'intérêt pour une famille de trafiquants marocains et s'immisce à distance dans leur existence, jusqu'à ce que le destin lui offre une occasion inespérée de toucher elle aussi sa part du gâteau.
La Daronne est un portrait de femme que l'on oublie pas. Quinquagénaire brisée par son veuvage et son déclassement, épuisée par une lutte quotidienne d'abord pour élever ses enfants, ensuite pour subvenir aux besoins de sa mère malade, la vraie Patience est restée en sommeil trop d'années. Le réveil brutal de la Femme qu'elle fut un jour va bouleverser sa vie et celle de ceux qui sont sur écoute: " Je me suis déshabillée et me suis plantée devant le miroir de la salle de bains pour retirer mes lentilles de contact mais, en me regardant, j'ai eu un choc en voyant le visage fermé qui me fixait (…). Qu'est-ce que j'allais devenir, moi qui n'avais ni retraite ni sécu. Je n'avais rien à part mes forces déclinantes. Pas le monde sou de côté, mes maigres économies s'étant volatilisées dans l'agonie de ma mère aux Eoliades. Lorsque je n'aurais plus la force de travailler, je me voyais pourrir sans soin dans mon immeuble peuplé de Chinois qui m'empêcheraient de dormir avec leurs criailleries insupportables. »
Ce constat amer fait un jour dans un appartement moche de Belleville va transformer la veuve Portefeux en Daronne, et permettre à l'auteure de mettre au coeur de ce polar concis et percutant d'autres daronnes, à commencer par la mère de Patience, une ashkénaze rescapée des camps de la mort.
Hannelore Cayre n'a rien perdu de sa verve ni de son humour. On aime sa plume incisive, son ironie, la justesse des personnages si prestement et justement croqués. Avec elle tout coule de source, c'est enlevé et efficace, l'intrigue file à la vitesse d'un Go Fast remontant vers Paris. Dommage, c'est trop court.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          5511
iris29
07 mai 2017
Si vous souhaitez un polar français social, original , cash, rythmé et caustique , adoptez La Daronne .
Ou et comment passer du côté obscur de la loi ...
Avant, La Daronne , c'était Patience Portefeux : 53 ans , veuve, deux filles adultes et une mère qu'elle doit assumer financièrement et qui vit en EPHAD .
Avant, Patience , elle était employée modèle auprès du ministère de la justice , elle traduisait, de l'arabe, des écoutes téléphoniques de dealers ou autres sauvageons .
Et puis, un jour, elle a réalisé ( amère...),que le Ministère, la payait au black, qu'elle n'aurait pas de retraite, et qu'elle ne laisserait rien à ses filles comme héritage . Disparue la gentille Patience désormais , she's bad .
Coucou," le peuple de l'herbe", son surnom sera La Daronne et elle est plutôt futée comme mère ...
Hannelore Cayre , avocate de métier , nous livre un roman époustouflant d'originalité , sur le trafic de drogue mais pas que ... Elle traite avec autant de maestria le sort des personnes âgées dépendantes , le fardeau financier et émotionnel que cela représente pour leurs proches .
172 pages de pur ravissement en compagnie d'une ménagère de plus de cinquante ans maline et affutée qui dépote .
Sur la vie d'ma mère , j'te jure qu'elle déchire grave , cette Daronne ...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          560
motspourmots
10 juin 2017
Quand on rencontre Hannelore Cayre, on comprend mieux la jubilation qui a dû présider à l'écriture de ce livre. Il y a un mélange d'impertinence et de provocation dans son petit sourire et ses yeux grands ouverts qui vous fixent avec une lueur vaguement narquoise. Alors comme ça, les lecteurs trouvent son héroïne courageuse ? Cette Prudence Portefeux qui agit en toute illégalité et toute immoralité au nez et à la barbe de son employeur, le Ministère de la justice... Eh oui. C'est effectivement ce qui marque lorsqu'on referme ce polar qui se lit d'une traite : on est tous derrière Prudence, comme si elle osait à notre place franchir les lignes jaunes (et très jaunes quand même !).
Prudence Portefeux est une femme à la cinquantaine un peu fatiguée, usée par des années de labeur pour faire vivre sa famille après la mort de son mari terrassé par un AVC dans la fleur de l'âge. Grâce à sa connaissance parfaite de la langue arabe, Prudence travaille pour la justice en tant que traductrice des comptes-rendus d'écoutes téléphoniques. Un métier apprend-on au passage qui ne bénéficie pas d'un statut officiel, les traducteurs étant donc payés au noir, au temps passé (statut qui vient d'être modifié en février 2017 nous précise l'auteur). Prudence multiplie donc les heures afin de payer les mensualités de l'EPHAD où est hébergée sa mère, invalide. le jour où elle s'aperçoit que la mère de l'un des délinquants dont elle traduit les conversations travaille justement dans cet EPHAD, Prudence va basculer de l'autre côté et prendre sa revanche sur toutes ses années de galère. Elle va mettre à profit le temps d'avance que son statut lui octroie sur les policiers en matière de suivi des transactions de cannabis... Bientôt, le petit milieu la connaît sous son nouveau nom de scène : La daronne.
Bien sûr, la connaissance du milieu judiciaire - Hannelore Cayre est avocate pénaliste - permet à l'auteure de mener son lecteur dans les arcanes du système avec une simplicité agréable qui évite les prises de tête. Il y a des failles, il suffit de les exploiter. Mais ce n'est pas le seul intérêt de ce polar malin qui met en évidence les réalités auxquelles cette génération est confrontée. Première génération à devoir supporter les charges de parents qui vivent certes plus vieux mais dans des conditions nécessitant de lourds investissements. Pour une majorité d'entre eux, c'est inhumain. Il y a donc plusieurs mondes qui coexistent, celui de l'argent facile, des truands et des petits caïds et celui des pauvres hères qui triment pour payer les études de leurs enfants et les maisons de retraite de leurs parents. Pas étonnant qu'on éprouve de l'empathie pour cette daronne qui endosse à sa façon une partie des habits de Robin des Bois.
Il faut dire qu'elle a des sacrés gènes, Prudence... La plongée dans son enfance, la lecture du pedigree de ses parents permettent de mieux comprendre au fil de la lecture pourquoi elle donne soudain l'impression d'avoir fait ça toute sa vie. C'est d'autant plus savoureux d'entendre l'auteure expliquer qu'elle s'appuie sur des éléments autobiographiques pour décrire l'enfance de son héroïne.
On a donc une excellente idée de départ, une héroïne pas piquée des hannetons, un décor plus vrai que nature, des personnages sacrément bien dessinés (les caïds... un régal !), mention particulière pour le background de la communauté chinoise de Belleville qui devient peu à peu un élément important du dispositif narratif. D'ailleurs, le personnage de Madame Fo plait tellement aux lecteurs que l'auteure songe à en faire le sujet de son prochain roman.
Vous savez ce qu'il vous reste à faire... Vous verrez, c'est un bon gros kif de lecture qui vous donnera plein de mauvaises idées, et vous n'en aurez même pas honte.
Lien : http://www.motspourmots.fr/2..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          120
encoredunoir
19 juin 2017
Patience Portefeux a grandi dans une drôle de famille, entre père trempant dans des affaires louches et une mère évaporée. Quelques revers de fortune familiaux, et en particulier les décès de son père et de son époux ont poussé Patience à abandonner ses rêves d'enfant, une vie dans les palaces qui, à un moment, lui semblait possible. Elle est devenue une mère seule devant pourvoir à l'éducation de ses filles. Pour cela elle a profité de sa connaissance de la langue arabe pour embrasser la carrière précaire d'interprète pour les tribunaux. Elle a fini par déserter les prétoires – déprimants et révoltants – pour traduire les écoutes judiciaires. Et l'interprétariat pour la justice française est un drôle de travail :
« Sinon, j'étais payée au noir par le ministère qui m'employait et ne déclarait aucun impôt.
Un vrai karma, décidément.
C'est d'ailleurs assez effrayant quand on y pense, que les traducteurs sur lesquels repose la sécurité nationale, ceux-là même qui traduisent en direct les complots fomentés par les islamistes de cave et de garage, soient des travailleurs clandestins sans sécu ni retraite. Franchement, comme incorruptibilité on fait mieux, non ?
Enfin, moi qui suis corrompue, je trouve ça carrément flippant. »
Corrompue, en effet, ou profitant à tout le moins de sa place, Patience a, durant une de ses innombrables écoutes sans intérêt de petits dealers bêtes comme leurs pieds, fini par tomber sur un vrai réseau bien organisé. Et elle s'arrange pour que l'arrestation échoue mais, dans l'opération, la livraison disparaît. Et Patience sait où elle est cachée. C'est l'occasion pour elle de trouver un moyen de payer l'EPHAD de sa mère et d'assurer l'avenir de ses filles. Pour cela elle va devenir La Daronne. Mais il n'est pas toujours simple de traiter la vente de shit avec des trafiquants aussi bêtes qu'obtus.
Roman d'un cynisme achevé qui balance avec humour autant sur le fonctionnement erratique et de la justice française que sur les prétentions criminelles de dealers élevés par un étrange mélange de téléréalité et d'islam rigoriste quand ça les arrange, La Daronne est un récit aussi acide qu'amusant. C'est aussi une charge bien menée sur la manière dont fonctionnent d'une manière générale une société du profit et des apparences dans laquelle on économise sur l'essentiel – la justice, la santé – tout en magnifiant les dépenses ostentatoirement inutiles. Hannelore Cayre la mène avec une énergie finalement très optimiste et avec toujours et pour chacun de ses personnages une réelle empathie qui n'exclut pas la critique, y compris vis-à-vis de son personnage principal et narrateur doté d'une grande capacité d'autodérision.
Il ressort de tout cela un roman très plaisant qui, sans bouleverser le genre ni être le grand roman que l'on a parfois dit ici ou là, touche juste et se révèle, en ces temps où le politiquement correct rampant ne cesse de gagner du terrain, salutaire par son cynisme enjoué.

Lien : http://www.encoredunoir.com/..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
som
12 juin 2017
Cela pourrait être l'histoire des conséquences d'un déclassement social, ou alors d'un simple hasard comme la vie en offre rarement, un geste politique peut être aussi, à moins que ce soit une manière de lutter contre un certain désoeuvrement ? Allez savoir avec la daronne, elle cache si bien son jeu !
Petite fille choyée et gâtée, épouse aimée, sa vie insouciante s'effondre alors que son mari meurt d'une rupture d'anévrisme. Pour gagner sa croute et celle de ses filles, la voici traductrice pour les services policiers d'écoutes. Des heures et des heures à retranscrire en français les trafics à la petite semaine de truands et fraudeurs. Et puis, la réalité qui se rappelle furieusement à son bon souvenir, le loyer à payer, les frais de la maison de retraite où se trouve sa mère à régler. L'argent, toujours l'argent, l'obsédant manque d'argent plus précisément. Alors pourquoi ne pas tirer profit de ses connaissances et de ses informations professionnelles pour regonfler un peu son matelas d'oseille ? Cette petite idée va-t-elle transformer notre travailleuse de l'ombre en daronne ?
Ecrit à la première personne, ce roman noir nous entraîne dans une histoire rocambolesque où, en sus du milieu policier-trafiquants de cannabis, Hannelore Cayre nous plonge dans les entrelacs de notre société pourrie par l'argent qui ne faut pas mieux que les grandes tragédies de l'histoire qui hantent la mémoire de notre patronne. L'exil de sa mère, les convictions poisseuses de son père donnent du champ et de la profondeur à sa psychologie déjantée. Tour à tour cynique, lucide, amorale et par-dessous tout très pragmatique, la daronne tient de main de maître sa petite entreprise. Mordant et farfelu, ce drôle de polar nerveux est aussi un regard critique sur notre réalité contemporaine.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20

Les critiques presse (2)
Telerama21 juin 2017
Très juste et extrêmement drôle, ce roman noir bien serré est porté par une vigueur insolente, avec une vraie réflexion sociale et politique.
Lire la critique sur le site : Telerama
Liberation27 mars 2017
Au regard du reste de la production polar qui abonde en pavés, «la Daronne» est maigre, 172 pages. «La Daronne» est en réalité plein, pléthorique, et autant poignant que bidonnant.
Lire la critique sur le site : Liberation
Citations & extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
PecosaPecosa15 avril 2017
Son rêve avait été de monter un garage de voitures de luxe sur la Côte d'Azur. Il s'était conformé à tout ce que la société attendait de lui: ne pas traîner, se tenir à carreau, s'appliquer à l'école puisqu'il avait eu son B.T.S. conception et réalisation de carrosseries avec une mention très bien. Malgré tous ses efforts, à la sortie des études, il avait pris en pleine face le Grand Mensonge français. La méritocratie scolaire -opium du peuple dans un pays où on n'embauche plus personne, encore moins un Arabe- ne lui apporterait pas les moyens de financer ses rêves. Alors, on lieu de rester à bovaryser avec ses copains en bas de sa barre d'immeuble ou de fournir Daech en chair à canon, il était parti vivre dans le pays de ses parents avec son B.T.S. en poche et l'idée d'en repartir au plus vite..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          180
iris29iris2908 mai 2017
Cela ne veut pas dire que je suis coquette ; à mon âge je trouve ces minauderies plutôt sinistres...
Non je veux juste que lorsqu'on me regarde, on se récrie : "Dieu du ciel, que cette femme a l'air en forme..."
Coiffeur, manucure, esthéticienne, injection d'acide hyaluronique, lumière pulsée fringues bien coupées, maquillage de qualité, crème de jour et de nuit, sieste... C'est que j'ai toujours eu une conception marxiste de la beauté.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          140
chocoladdictchocoladdict17 avril 2017
Je n’avais jamais eu de relations simples avec ma mère. Je ne l’avais par exemple jamais représentée sur mes dessins d’enfant avec une jupe en triangle, de gros yeux rieurs et un sourire en forme de banane. Non, non..je l’ai toujours dessiné comme une grosse araignée hirsute avec des pattes plus grandes pour faire les jambes. Les mères au sourire banane c’est ce que j’appelais les mamandannes. Elles savaient tout faire les mamandannes : des fleurs en papier crépon, des costumes de théâtre, des gâteaux en glacage rose et aux formes tarabiscotées. Elles accompagnaient les enfants aux sorties scolaires et portaient sans se plaindre une montagne de manteaux dans les queues. Dès que l’on posait une question à propos d’une initiative qui avait du panache, une crèche en boîte d’oeufs, une chasse au trésor, un lustre en pots de yaourts…la réponse était invariablement la même : c’est la maman d’Anne qui l’a fait.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
iris29iris2907 mai 2017
A peine arrivé au Quick, j'ai immédiatement reconnu mes interlocuteurs.
Un plaisir pour les yeux.
Porsche Cayenne aux vitres teintées encerclée d'emballages de fast-food jetés par terre et garée sur une place handicapé, rap et climatisation à fond, les portières ouvertes - gros porcs avec collier de barbe filasse sans moustache, pantacourt, tongs de piscine, tee-shirt Fly Emirates PSG flattant les bourrelets , et pour la touche accessoires chic de l'été : pochette Vuitton balançant sur gros bide et lunettes Tony Montana réfléchissantes. La totale.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90
iris29iris2908 mai 2017
Je n'ai pas vraiment saisi en quoi consistent les métiers qu'elles exercent ; elles ont essayé de me l'expliquer à maintes reprises , mais j'avoue avoir décroché avant de comprendre. Disons qu'il s'agit de ces boulots à la con où l'on s'étiole devant un écran d'ordinateur pour fabriquer des trucs qui n'existent pas vraiment et qui n'apportent aucune valeur ajoutée au monde.
Commenter  J’apprécie          120
Videos de Hannelore Cayre (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Hannelore Cayre
Avec La Daronne, Hannelore Cayre a réussi un joli coup. Elle a reçu le prix du Meilleur polar Européen
autres livres classés : trafic de drogueVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

Retrouvez le bon adjectif dans le titre - (6 - polars et thrillers )

Roger-Jon Ellory : " **** le silence"

seul
profond
terrible
intense

20 questions
1071 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature , thriller , romans policiers et polarsCréer un quiz sur ce livre
. .