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ISBN : 1022606077
Éditeur : Métailié (09/03/2017)

Note moyenne : 4.04/5 (sur 69 notes)
Résumé :
« On était donc fin juillet, le soleil incendiait le ciel ; les Parisiens migraient vers les plages, et alors que j’entamais ma nouvelle carrière, Philippe, mon fiancé flic, prenait son poste comme commandant aux stups de la 2e dpj.

– Comme ça on se verra plus souvent, m’a-t-il dit, réjoui, en m’annonçant la nouvelle deux mois auparavant, le jour de sa nomination.

J’étais vraiment contente pour lui, mais à cette époque je n’étais qu’une... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (31) Voir plus Ajouter une critique
Pecosa
15 avril 2017
J'adore Hannelore Cayre, c'est ma Daronne du polar à moi. On l'attendait depuis 2012, et enfin, La Daronne revient. Aussi fou que Ground XO, aussi incisif que Commis d'office, le roman est du kif en barre: 170 pages sur la morne existence de Patience Portefeux, veuve de 53 ans mère de deux enfants, fille d'une grabataire placée dans une EPHAD, traductrice judiciaire mal rémunérée, et qui un jour, franchit la ligne rouge.
Il faut dire que Patience a de qui tenir. Fille d'un pied-noir PDG véreux, elle a vécu au rythme des magouilles du paternel, passé de l'argent dans ses robes à smocks, appris à se servir d'un 357 Magnum. Grâce aux écoutes téléphoniques qu'elle retranscrit de l'arabe au français pour les enquêteurs judiciaires, Patience sait tout du trafic de drogue, des tarifs et des réseaux. C'est un Master en Deal obtenu sur écoute, "La vie des autres" à la sauce chichon. A la manière de Gerd Wiesler, le capitaine de la Stasi, Patience se prend d'intérêt pour une famille de trafiquants marocains et s'immisce à distance dans leur existence, jusqu'à ce que le destin lui offre une occasion inespérée de toucher elle aussi sa part du gâteau.
La Daronne est un portrait de femme que l'on oublie pas. Quinquagénaire brisée par son veuvage et son déclassement, épuisée par une lutte quotidienne d'abord pour élever ses enfants, ensuite pour subvenir aux besoins de sa mère malade, la vraie Patience est restée en sommeil trop d'années. Le réveil brutal de la Femme qu'elle fut un jour va bouleverser sa vie et celle de ceux qui sont sur écoute: " Je me suis déshabillée et me suis plantée devant le miroir de la salle de bains pour retirer mes lentilles de contact mais, en me regardant, j'ai eu un choc en voyant le visage fermé qui me fixait (…). Qu'est-ce que j'allais devenir, moi qui n'avais ni retraite ni sécu. Je n'avais rien à part mes forces déclinantes. Pas le monde sou de côté, mes maigres économies s'étant volatilisées dans l'agonie de ma mère aux Eoliades. Lorsque je n'aurais plus la force de travailler, je me voyais pourrir sans soin dans mon immeuble peuplé de Chinois qui m'empêcheraient de dormir avec leurs criailleries insupportables. »
Ce constat amer fait un jour dans un appartement moche de Belleville va transformer la veuve Portefeux en Daronne, et permettre à l'auteure de mettre au coeur de ce polar concis et percutant d'autres daronnes, à commencer par la mère de Patience, une ashkénaze rescapée des camps de la mort.
Hannelore Cayre n'a rien perdu de sa verve ni de son humour. On aime sa plume incisive, son ironie, la justesse des personnages si prestement et justement croqués. Avec elle tout coule de source, c'est enlevé et efficace, l'intrigue file à la vitesse d'un Go Fast remontant vers Paris. Dommage, c'est trop court.
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iris29
07 mai 2017
Si vous souhaitez un polar français social, original , cash, rythmé et caustique , adoptez La Daronne .
Ou et comment passer du côté obscur de la loi ...
Avant, La Daronne , c'était Patience Portefeux : 53 ans , veuve, deux filles adultes et une mère qu'elle doit assumer financièrement et qui vit en EPHAD .
Avant, Patience , elle était employée modèle auprès du ministère de la justice , elle traduisait, de l'arabe, des écoutes téléphoniques de dealers ou autres sauvageons .
Et puis, un jour, elle a réalisé ( amère...),que le Ministère, la payait au black, qu'elle n'aurait pas de retraite, et qu'elle ne laisserait rien à ses filles comme héritage . Disparue la gentille Patience désormais , she's bad .
Coucou," le peuple de l'herbe", son surnom sera La Daronne et elle est plutôt futée comme mère ...
Hannelore Cayre , avocate de métier , nous livre un roman époustouflant d'originalité , sur le trafic de drogue mais pas que ... Elle traite avec autant de maestria le sort des personnes âgées dépendantes , le fardeau financier et émotionnel que cela représente pour leurs proches .
172 pages de pur ravissement en compagnie d'une ménagère de plus de cinquante ans maline et affutée qui dépote .
Sur la vie d'ma mère , j'te jure qu'elle déchire grave , cette Daronne ...
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nadiouchka
22 juin 2017
C'est une avocate pénaliste française, Hannelore Cayre, qui va nous raconter l'histoire d'une femme d'une cinquantaine d'années (Patience Portefeux), dont le métier est de traduire pour la justice, l'arabe en français, cela pour des écrits mais aussi lors de procès ou de confrontations (il faut dire qu'elle parle l'arabe couramment, c'est son grand atout).
Mais un jour, alors qu'elle en a plus qu'assez d'être payée au black (donc sans retraite ni Sécu), de tirer le diable par la queue suite au décès de son mari, lors d'une séance de traduction, elle décide que trop c'est trop et trouve une occasion inespérée pour entrer elle aussi dans le business et devient ainsi « La Daronne ».
C'est Patience qui raconte : son enfance, sa mère en EPHD (« Les Eoliades » à 3.000 euros par mois), son désir de mettre ses filles à l'abri du besoin (quoi de plus normal?), ses difficultés financières, le monde de la justice où elle évolue…. Tout cela l'incite à sauter sur l'occasion et elle va « se casser le dos » en transportant une quantité faramineuse de drogue pour l'entreposer dans sa cave.
Ensuite, elle pourra commencer son nouveau job (sans quitter le sien) et cela donne un polar, certes, mais avec pas mal d'humour, ce qui change un peu.
De plus, Hannelore Cayre en profite pour évoquer de nombreux sujets délicats de société, par exemple la grave question de savoir comment bien agir avec des parents âgés et dans l'impossibilité de s'assumer.
L'air de rien, dans cette courte fiction (172 pages aux Éditions Métailié), avec des anecdotes peut-être parfois vraies, l'auteure utilise une écriture non seulement pleine d'humour (je l'ai déjà dit), un rythme très rapide (pourquoi ne pas dire « go fast » puisqu'il en est question dans le livre ?) et démontre un sacré talent lorsqu'elle fait parler les dealers ainsi que les avocats. On voit bien qu'elle fait partie de ce milieu (le bon, celui de la justice, quoique...).
Du début jusqu'à la fin du livre, on écoute Patience qui n'en a plus rien à faire de la morale. Elle en a assez bavé, elle qui, jeune et pendant son mariage, a connu la richesse.
Alors, maintenant, au diable les préjugés et cette femme d'une grande énergie va se tailler une sacrée réputation. de plus, les malfrats avec qui elle a affaire, la craignent car elle est intransigeante. Elle mène tout le monde à la baguette et les autres n'ont qu'à se taire et, surtout, à lui obéir.
Bien entendu, on ne parlera pas de la fin (ce serait trop bien) et il ne reste plus qu'à lire cet ouvrage bien décapant, original.
Et puis quand on sait qu'Hannelore Cayre a déjà réalisé des courts métrages et adapté « Commis d'office » en tant que premier long métrage, peut-être pourrait-elle faire de même pour « La Daronne » ?
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lucia-lilas
14 juillet 2017
La Daronne par-ci, la Daronne par-là et les « tu l'as lu La Daronne ? », ou les « ah, vous ne connaissez pas La Daronne ? »...
Ok, le livre ne faisait pas partie de mon programme d'été (comme celui que je suis en train de lire d'ailleurs…) mais tant pis, j'ai craqué pour La Daronne et j'ai voulu savoir qui se cachait derrière cette femme planquée derrière des lunettes noires et un fichu, l'imper serré à la taille et deux énormes sacs Tati à ses côtés ! Et, bien m'en a pris ! Car cette daronne vaut le détour ! (D'ailleurs, je crois que c'est l'auteur elle-même qui pose sur la couverture !)
Le sujet : Patience Portefeux est née d'un père pied noir et d'une mère juive : « Mes parents étaient des métèques, des rastaquouères, des étrangers… Comme tous ceux de leur espèce, ils n'avaient pas eu beaucoup le choix. Se précipiter sur n'importe quel argent, accepter n'importe quelles conditions de travail ou alors magouiller à outrance en s'appuyant sur une communauté de gens comme eux ... ils n'avaient pas réfléchi longtemps. »
Patience Portefeux a donc été à bonne école et, à cinquante-trois ans, veuve depuis longtemps, alors qu'elle travaille comme interprète (elle parle arabe couramment) dans les tribunaux ou traduit les échanges des dealers mis sur écoute pour la brigade des stups du 36 quai des Orfèvres, qu'elle gagne trois fois rien au black (= ni sécu ni retraite) et qu'elle doit subvenir seule aux besoins de sa mère placée en E.H.P.A.D (les Éoliades, 3000 euros x 12 !) et laisser un petit héritage à ses filles, elle se dit que si elle parvenait à arrondir ses fins de mois d'une façon ou d'une autre, ça ne serait pas de refus ! Il faut seulement que l'occasion se présente - l'occasion fait le larron - et le moment venu, ne pas hésiter même si l'on risque de franchir la ligne jaune et de devenir une hors-la-loi (et quand on fréquente un flic divorcé, c'est embêtant!) Quant à se transformer en Daronne, il n'y a qu'un pas… Mais, c'est quoi, au fait, une Daronne ? Ah, ah ! Suspense !
Le personnage principal, à la fois femme et mère désespérée (il y a d'ailleurs plusieurs très beaux portraits de femmes dans ce roman), complètement usée par la vie, veut s'en sortir, coûte que coûte : elle n'a plus le choix. Alors, quand elle prend conscience qu'un traducteur juridique « entend tout avant les autres », elle se dit que ces petites choses-là donnent un certain pouvoir... dont il faut savoir profiter ! « Je traduisais ça à l'infini… encore et encore… Tel un cafard bousier. Oui, ce petit insecte robuste de couleur noire qui se sert de ses pattes antérieures pour façonner des boules de merde qu'il déplace en les faisant rouler sur le sol… Eh bien son quotidien minuscule est à peu près aussi passionnant que ce qu'a été le mien pendant presque vingt-cinq ans : il pousse sa boule de merde, la perd, la rattrape, se fait écraser par son fardeau, n'abandonne jamais quels que soient les obstacles et les péripéties rencontrées… Voilà ce qu'a été ma vie professionnelle… et ma vie tout court d'ailleurs puisque j'ai passé mon temps à bosser. »
Allez, vous en aurez pour votre argent car ce livre est d'une drôlerie insensée : c'est une oeuvre pleine d'humour (noir), cinglante, incisive, qui place le projecteur sur de réels problèmes de société (légalisation de la drogue, place de la femme, parents âgés à placer….) Tant pis pour la morale et la loi !
Et puis, la langue est là, imagée (ah les échanges entre dealers : du pur jus!), crue, directe, violente, inattendue, insolente, percutante, à l'image d'une femme (auteur et personnage) qui dit les choses comme elle les pense, que ça plaise ou non. Droit au but, cash ! du frontal.
C'est très « politiquement incorrect » et j'adore ça !
Paraît-il que Hannelore Cayre (avocate pénaliste de métier, c'est dire si elle connaît le sujet!) nous prépare un roman sur la contrefaçon et les Galeries Lafayette…
Je sens qu'on va encore se régaler...
Lien : http://lireaulit.blogspot.fr/
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motspourmots
10 juin 2017
Quand on rencontre Hannelore Cayre, on comprend mieux la jubilation qui a dû présider à l'écriture de ce livre. Il y a un mélange d'impertinence et de provocation dans son petit sourire et ses yeux grands ouverts qui vous fixent avec une lueur vaguement narquoise. Alors comme ça, les lecteurs trouvent son héroïne courageuse ? Cette Prudence Portefeux qui agit en toute illégalité et toute immoralité au nez et à la barbe de son employeur, le Ministère de la justice... Eh oui. C'est effectivement ce qui marque lorsqu'on referme ce polar qui se lit d'une traite : on est tous derrière Prudence, comme si elle osait à notre place franchir les lignes jaunes (et très jaunes quand même !).
Prudence Portefeux est une femme à la cinquantaine un peu fatiguée, usée par des années de labeur pour faire vivre sa famille après la mort de son mari terrassé par un AVC dans la fleur de l'âge. Grâce à sa connaissance parfaite de la langue arabe, Prudence travaille pour la justice en tant que traductrice des comptes-rendus d'écoutes téléphoniques. Un métier apprend-on au passage qui ne bénéficie pas d'un statut officiel, les traducteurs étant donc payés au noir, au temps passé (statut qui vient d'être modifié en février 2017 nous précise l'auteur). Prudence multiplie donc les heures afin de payer les mensualités de l'EPHAD où est hébergée sa mère, invalide. le jour où elle s'aperçoit que la mère de l'un des délinquants dont elle traduit les conversations travaille justement dans cet EPHAD, Prudence va basculer de l'autre côté et prendre sa revanche sur toutes ses années de galère. Elle va mettre à profit le temps d'avance que son statut lui octroie sur les policiers en matière de suivi des transactions de cannabis... Bientôt, le petit milieu la connaît sous son nouveau nom de scène : La daronne.
Bien sûr, la connaissance du milieu judiciaire - Hannelore Cayre est avocate pénaliste - permet à l'auteure de mener son lecteur dans les arcanes du système avec une simplicité agréable qui évite les prises de tête. Il y a des failles, il suffit de les exploiter. Mais ce n'est pas le seul intérêt de ce polar malin qui met en évidence les réalités auxquelles cette génération est confrontée. Première génération à devoir supporter les charges de parents qui vivent certes plus vieux mais dans des conditions nécessitant de lourds investissements. Pour une majorité d'entre eux, c'est inhumain. Il y a donc plusieurs mondes qui coexistent, celui de l'argent facile, des truands et des petits caïds et celui des pauvres hères qui triment pour payer les études de leurs enfants et les maisons de retraite de leurs parents. Pas étonnant qu'on éprouve de l'empathie pour cette daronne qui endosse à sa façon une partie des habits de Robin des Bois.
Il faut dire qu'elle a des sacrés gènes, Prudence... La plongée dans son enfance, la lecture du pedigree de ses parents permettent de mieux comprendre au fil de la lecture pourquoi elle donne soudain l'impression d'avoir fait ça toute sa vie. C'est d'autant plus savoureux d'entendre l'auteure expliquer qu'elle s'appuie sur des éléments autobiographiques pour décrire l'enfance de son héroïne.
On a donc une excellente idée de départ, une héroïne pas piquée des hannetons, un décor plus vrai que nature, des personnages sacrément bien dessinés (les caïds... un régal !), mention particulière pour le background de la communauté chinoise de Belleville qui devient peu à peu un élément important du dispositif narratif. D'ailleurs, le personnage de Madame Fo plait tellement aux lecteurs que l'auteure songe à en faire le sujet de son prochain roman.
Vous savez ce qu'il vous reste à faire... Vous verrez, c'est un bon gros kif de lecture qui vous donnera plein de mauvaises idées, et vous n'en aurez même pas honte.
Lien : http://www.motspourmots.fr/2..
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Les critiques presse (2)
Telerama21 juin 2017
Très juste et extrêmement drôle, ce roman noir bien serré est porté par une vigueur insolente, avec une vraie réflexion sociale et politique.
Lire la critique sur le site : Telerama
Liberation27 mars 2017
Au regard du reste de la production polar qui abonde en pavés, «la Daronne» est maigre, 172 pages. «La Daronne» est en réalité plein, pléthorique, et autant poignant que bidonnant.
Lire la critique sur le site : Liberation
Citations & extraits (32) Voir plus Ajouter une citation
PecosaPecosa15 avril 2017
Son rêve avait été de monter un garage de voitures de luxe sur la Côte d'Azur. Il s'était conformé à tout ce que la société attendait de lui: ne pas traîner, se tenir à carreau, s'appliquer à l'école puisqu'il avait eu son B.T.S. conception et réalisation de carrosseries avec une mention très bien. Malgré tous ses efforts, à la sortie des études, il avait pris en pleine face le Grand Mensonge français. La méritocratie scolaire -opium du peuple dans un pays où on n'embauche plus personne, encore moins un Arabe- ne lui apporterait pas les moyens de financer ses rêves. Alors, on lieu de rester à bovaryser avec ses copains en bas de sa barre d'immeuble ou de fournir Daech en chair à canon, il était parti vivre dans le pays de ses parents avec son B.T.S. en poche et l'idée d'en repartir au plus vite..
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nadiouchkanadiouchka01 juillet 2017
En composant mes liasses, je suis tombée sur un billet écrit de deux cents euros qui s’était glissé parmi ceux que m’avait donné Scotch. En général ces billets étaient de petites coupures de cinq sur lesquels on lisait des messages écrits à la main dans toutes les langues du genre l’argent est roi, la dette souveraine (…) Que ces billets atterrissent entre les mains des trafiquants de stups, parangons du capitalisme, ne manquait pas d’ironie.
P.120
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chocoladdictchocoladdict17 avril 2017
Je n’avais jamais eu de relations simples avec ma mère. Je ne l’avais par exemple jamais représentée sur mes dessins d’enfant avec une jupe en triangle, de gros yeux rieurs et un sourire en forme de banane. Non, non..je l’ai toujours dessiné comme une grosse araignée hirsute avec des pattes plus grandes pour faire les jambes. Les mères au sourire banane c’est ce que j’appelais les mamandannes. Elles savaient tout faire les mamandannes : des fleurs en papier crépon, des costumes de théâtre, des gâteaux en glacage rose et aux formes tarabiscotées. Elles accompagnaient les enfants aux sorties scolaires et portaient sans se plaindre une montagne de manteaux dans les queues. Dès que l’on posait une question à propos d’une initiative qui avait du panache, une crèche en boîte d’oeufs, une chasse au trésor, un lustre en pots de yaourts…la réponse était invariablement la même : c’est la maman d’Anne qui l’a fait.
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nadiouchkanadiouchka22 juin 2017
Sinon, j’étais payée au noir par le ministère qui m’employait et ne déclarait aucun impôt.
Un vrai karma, décidément.
C’est d’ailleurs assez effrayant quand on y pense, que les traducteurs sur lesquels repose la sécurité nationale, ceux-là mêmes qui travaillent en direct les complots fomentés par les islamistes de cave et de garage, soient des travailleurs clandestins sans sécu ni retraite. Franchement, comme incorruptibilité on fait mieux, non ?
Enfin, moi qui suis corrompue, je trouve ça carrément flippant.
P.30
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iris29iris2907 mai 2017
A peine arrivé au Quick, j'ai immédiatement reconnu mes interlocuteurs.
Un plaisir pour les yeux.
Porsche Cayenne aux vitres teintées encerclée d'emballages de fast-food jetés par terre et garée sur une place handicapé, rap et climatisation à fond, les portières ouvertes - gros porcs avec collier de barbe filasse sans moustache, pantacourt, tongs de piscine, tee-shirt Fly Emirates PSG flattant les bourrelets , et pour la touche accessoires chic de l'été : pochette Vuitton balançant sur gros bide et lunettes Tony Montana réfléchissantes. La totale.
+ Lire la suite
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Vidéo de Hannelore Cayre
Avec La Daronne, Hannelore Cayre a réussi un joli coup. Elle a reçu le prix du Meilleur polar Européen
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