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Critique de MuBoDoc


Je me suis d'abord dit "Une utopie, quelle tromperie !"... Et puis lecture faisant j'ai réfléchi à ce que je percevais de ce qu'est une utopie... Au préalable cela apparaît comme la recherche d'un plus incarné dans des structures, objets visibles. Or dans ce recueil post apocalyptique, ce qui faisait la matérialité du monde d'avant a disparu. Il ressort qu'en perdant cette matérialité, les personnages trouvent plus de temps partagé en communauté de taille réduite, la préoccupation des différentes catégories de personnes composant cette communauté. En fait cette utopie n'est-elle pas un retour au monde d'avant "avant" ? Une mise en abîme vertigineuse.

Ensuite, la quatrième de couverture met en avant un remède à l'éco-anxiété et la préface de Yann Quero nous annonce que l'auteur nous propose "plutôt de réfléchir au futur en rigolant, et en ne se privant pas de déconner". Si j'ai trouvé ces textes plein de fantaisie, de décalage qui m'ont parfois fait sourire, je n'ai pas perçu la légèreté apportée par le rire tant le rappel à ce qui n'est plus est présent, voir pesant. le monde créé par l'auteur est mis en valeur par la mention de tout ce qui n'est plus et qui reste à travers les noms oubliés, déformés de ce qui était.

J'ai adoré cette langue très poétique parfois un peu surréaliste. J'ai trouvé cela très beau. Quelle inventivité avec le jeu de la machine à écrire.

Dans ce monde où les relations d'humain·e à humaine·e sont directes l'utopie annoncée retrouve les relents du racisme par le nom donné à l'enfant noir adopté par Valentina.

Le recueil réunit des récits de plusieurs narrateurs-narratrice. L'ensemble donne corps à la destruction d'un monde et à l'image d'une société en mouvement, en construction. Les illustrations viennent ponctuer les interludes de manière très poétique aussi.

A découvrir !

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