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EAN : 9782203159624
186 pages
Casterman (13/09/2017)
4.09/5   320 notes
Résumé :
Le parcours d'une reconstruction tout en tendresse et chargé d'espoir.

Elle a perdu son sein gauche, son job et son mec.
Elle ne le sait pas encore, mais c'est le meilleur jour de sa vie.
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Critiques, Analyses et Avis (88) Voir plus Ajouter une critique
4,09

sur 320 notes
« No body is perfect »

Élizabeth, une jeune femme d'aujourd'hui, se réveille sur son lit d'hôpital, un sein en moins. Rongé par le cancer, on a dû lui retirer...
Cette ablation dans son corps et dans son identité va transformer sa vie.

Réapprendre à vivre avec le regard des autres.
Redevenir une femme à part entière...

Elle y laissera quelques plumes bien sûr, et non des moindres - « son job et son mec », mais ce sera pour mieux reprendre son vol, sur les ailes d'une nouvelle féminité.

A travers un parcours sensible semé d'embûches : « Dans le territoire des ours mal léchés et des princesses frileuses » (p. 114), ponctués de moments burlesques et tendres, Élizabeth va devenir sous nos yeux ébahis par les croquis et les couleurs pleins de vie de Julie Rocheleau, un « oiseau de nuit ».

Sans paroles, les dessins frivoles et graves s'enchaînent, rythmés par des intermèdes écrits, à la manière d'un film muet, et par une chanson sur le même ton. À découvrir et même écouter, grâce à un flashcode !

Élizabeth devient « Betty one boob », « Betty Boob ». Un hymne à la différence, à l'espérance et à la vie !

Prix de la BD Fnac 2018.

Lu en janvier 2018
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Deux corps endormis, allongés têtes bêches. Elle, les cheveux épars sur l'oreiller, un corps sensuel... Et des crabes qui, se rapprochant, finissent par recouvrir son corps, terminant par son sein gauche...
Dans cette chambre d'hôpital sinistre et froide, Elisabeth se réveille en sursaut. Elle enfile sa perruque et hurle de désespoir lorsqu'elle découvre que son sein gauche lui a été retiré. Elle a beau le chercher partout, sous le lit, dans les tiroirs de la commode, dans sa valise, derrière les rideaux de la chambre, elle ne le retrouve pas. Alarmée par tout ce raffut, l'infirmière tente de la calmer. En vain. C'est alors qu'entre en scène le médecin, le sein gauche de la jeune femme dans un bocal.
Pomponnée, vêtue d'une belle robe, Elisabeth, heureuse, se prépare à sortir enfin de l'hôpital. Mais c'est un compagnon tremblant, penaud, presque effaré à la vue du sein manquant, qui se présente à elle. Il ira même jusqu'à s'évanouir lorsqu'il verra le sein dans une belle boîte. de retour à la maison, la jeune femme veut reprendre une vie normale : un dîner aux chandelles, quelques pas de danse. Mais à l'heure du coucher, lui n'ose la regarder voire l'embrasser. Un premier coup dur pour la jeune femme d'autant que son employeur, n'appréciant guère cette nouvelle poitrine faussement et maladroitement remplie, va la licencier...

Comment se reconstruire après une ablation mammaire ? Comment ne pas avoir le sentiment d'avoir perdu une part de sa féminité ? Comment affronter les regards réprobateurs voire accusateurs ? Comment supporter le regard troublant et embarrassé de celui qui vous aime ? Betty Boob, elle, n'en a que faire des préjugés, des carcans de la mode, des qu'en dira-t-on. Suite à une course-poursuite rocambolesque après sa perruque, la jeune femme va faire une rencontre qui changera sa vie. Adieu Elisabeth, bonjour Betty Boob (traduisez par nichon en anglais). Partant d'un sujet grave à savoir le cancer puis l'ablation mammaire, Véronique Cazot emprunte un chemin de traverse et nous offre un album burlesque, fantasque, poétique et empli de vie. L'on suit le périple de Betty, de son lit d'hôpital à la scène, côtoyant moult personnages aussi touchants que décalés. Ce récit, sans paroles, sans phylactère, juste entrecoupé d'une page noire avec peu de dialogues, est magnifié par le dessin haut en couleurs de Julie Rocheleau. Un trait expressif, des planches colorées, des plans variés, des pleines pages poignantes...
Un récit émouvant, un hymne à la vie et à l'amour...
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Une jeune femme vit le cauchemar de sa vie, l'ablation d'un sein suite à un cancer. Son monde s'effondre. Son compagnon ne la désire plus, elle perd son emploi, elle s'enferme dans ses complexes. La vie est cruelle, à un point tel que même le vent s'en mêle et lui arrache sa perruque, ultime coquetterie pour camoufler la perte des cheveux due à la chimiothérapie. Elle se retrouve par hasard dans une troupe de saltimbanques déjantés, tous physiquement hors de la norme de la beauté qu'impose notre société polluée par les préjugés, les magazines de modes, les icônes de la superficialité. Je pense qu'elle s'appelle Elisabeth, va-t-elle pouvoir se reconstruire ?

Un conte moderne, sur notre société qui broie les individus qui sont différents, qui ne sont pas standards. La difformité ne tient que du regard des autres. Comment pouvoir se reconstruire quand on est une jeune femme à qui on a enlevé un sein, symbole de féminité, de maternité ? Ce livre nous ouvre les yeux sur un des grands drames de la vie, la maladie, ses séquelles, ses traumatismes. Les dessins sont contemporains, formidables, emplis d'émotions. On dirait du vécu, le message est fort et ne passe que par eux. Les dialogues sont pratiquement absents. C'est formidable que cette histoire presque muette puisse être, juste par les illustrations, aussi parlante. le silence est d'or et les dialogues sont d'argent. Absolument à découvrir. Une bande dessinée engagée, pour une bonne cause, qui vous fera réfléchir et un message fort, d'espoir, pour toutes ces femmes qui vivent ou ont vécu le drame du cancer et de l'ablation d'un sein.
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Ce tome contient une histoire complète et indépendante de tout autre. Cette bande dessinée est parue en septembre 2017, écrite par Véro Cazot, dessinée et mise en couleurs par Julie Rocheleau. Elle présente la particularité de reposer sur une narration visuelle, sans dialogues, ni bulles de pensée ou autres indications dans des cellules de texte. La scénariste est également l'auteur de Et toi quand est-ce que tu t'y mets ?, Tome 1 : Celle qui ne voulait pas d'enfant dessinée par Madeleine Martin. La dessinatrice a également illustré la série La colère de Fantômas, tome 2 : Tout l'or de Paris sur un scénario d'Olivier Bocquet.

Élisabeth B. fait un cauchemar. Elle est allongée toute nue sur son lit, avec son conjoint, nu également. Une nuée de petits crabes s'avancent vers elle depuis les ténèbres de la chambre. Ils s'attaquent à son sein gauche qui est orné d'un piercing. Elle reprend connaissance dans une chambre d'hôpital, la tête rasée, une cicatrice là où devrait se trouver son sein gauche. Elle le cherche partout dans sa chambre, renversant les tiroirs et agressant l'infirmière qui arrive pour lui prodiguer des soins. Elle exige qu'on lui rende son sein et la menace avec un urinal plein. La cancérologue accède à sa demande et lui ramène son sein dans un bocal. Peu de temps après, le conjoint d'Élisabeth arrive pour venir la chercher. Il se sent mal au moment de toquer sur la porte de sa chambre. Il est pris de vertige en regardant l'endroit où se trouvait le sein gauche de sa copine. Il perd connaissance en voyant son sein dans la boîte ramenée par le médecin.

Élisabeth et son copain rentrent dans leur appartement, mais le soir elle éprouve des malaises en voyant son conjoint (il n'est jamais nommé) couper une pomme. Elle ressent une intense solitude et un sentiment d'abandon quand il se tient à l'écart d'elle dans le lit. le lendemain elle retourne travailler aux grands magasins Traubon Pourtoy, et elle éprouve une forme d'appréhension et de honte à se changer devant ses collègues dans les vestiaires. Elle décide de se rendre chez une spécialiste en prothèse et réussit à en obtenir une, malgré son prix exorbitant, par un étrange concours de circonstances. Mais les relations avec son conjoint ne vont pas en s'améliorant, et en plus elle perd sa perruque, ce qui la conduit à se lancer dans une course-poursuite farfelue échevelée pour la récupérer. le postiche finit sa course au milieu d'une troupe de burlesque en train d'embarquer sur une péniche.

Quelle étrange couverture, avec cette jeune femme presque nue, ce phénix sortant de son sein gauche, ce nippie sur son téton droit associé aux spectacles burlesques, et cet éclairage radieux en arrière-plan. le lecteur a pu être attiré par cette image étonnante, par le thème de l'histoire (s'adapter après une ablation mammaire) ou par la forme de la narration sans texte. Il plonge dans un récit très linéaire au cours duquel Élisabeth se réveille après l'opération, se rend compte que son conjoint est incapable de s'adapter, perd son emploi du fait de son changement d'apparence, et s'intègre dans une troupe de comédiens burlesques. La narration visuelle est impeccable, il n'y a pas de page incompréhensible. Julie Rocheleau réalise des dessins descriptifs, avec de petites exagérations dans la morphologie ou dans les expressions des visages pour les rendre plus expressifs, pur en accentuer la dimension comique, avec une bonne humeur communicative. de ce fait le récit n'est jamais déprimant ou triste, mais toujours plein d'entrain.

L'artiste dispose également d'un nombre de pages conséquent, 179 pages, ce qui lui permet d'en consacrer plusieurs à des dessins en pleine page, ou à des séquences oniriques. Elle détoure les formes, avec un trait élégant évoquant la légèreté du crayon graphite. Elle ne détoure pas les cases par une bordure. La plupart sont de format rectangulaire, mais elle peut aussi utiliser d'autres formes et un agencement différent de celui de cases disposées en bande quand la séquence le justifie, pour insuffler plus de mouvement. Elle sait varier le degré de précision des dessins en fonction de la séquence, de très précis et détaillés, à des représentations plus esquissées pour insister sur une ambiance ou un ressenti. Elle utilise une palette de couleurs réduite pour chaque scène, installant une ambiance chromatique spécifique, avec souvent une teinte dominante. Ces changements de rythme et de forme induisent un rythme enlevé à la narration, augmenté par l'absence de texte. Il s'agit donc d'une bande dessinée qui se dévore, et le lecteur se surprend à plusieurs reprises, à freiner sa lecture pour savourer l'inventivité des pages, et leur dimension burlesque. Par exemple, il finit par connecter la métaphore filée de la pomme, découpée par le conjoint, croquée par une collègue de travail.

C'est quand même une lecture parfois un peu bizarre. le lecteur apprécie la mise en scène des crabes venant s'en prendre au sein d'Élisabeth, comme une métaphore délicate et terrifiante du cancer. Il sourit en voyant Élisabeth mettre sa chambre d'hôpital sens dessus-dessous pour retrouver cette partie de son anatomie. Il est un peu décontenancé de voir que le bocal contenant son sein se trouve sur un tapis roulant, à côté d'un bocal de fraises. Il grimace devant l'efficacité de l'association entre la pomme découpée en tranche et la sensation de charcutage de son propre corps, ressentie par Élisabeth, à nouveau une séquence visuelle exécutée de main de maître. Par contre la scène de cambriolage dans le magasin de prothèses Au sein Graal semble délirante et forcée. La plastique de la commerçante met en avant l'opulence d'une poitrine symbolisant une fertilité hors norme. La course-poursuite après sa perruque dure une quinzaine de pages (pages 74 à 90) ce qui fait basculer la narration dans le domaine du dessin animé pour enfants, sortant totalement le lecteur de l'immersion dans un monde normal. Il y a encore plusieurs séquences tout aussi fofolles, très enlevées, mais aussi peu réalistes.

Le lecteur doit alors faire un petit effort de mémoire. Véro Cazot a inclus quelques références discrètes dans son récit à Betty Boop dans le titre et dans une loge (personnage créé en 1930 par Grim Natwick pour les studios Fleischer), à Alberto Vargas (1896-1982, page 96) dessinateur de pinups , ou encore à Dita von Teese effeuilleuse contemporaine. Mais bien sûr, la référence la plus évidente est celle au burlesque. Un petit tour par une encyclopédie permet de se rappeler que ce terme recouvre plusieurs domaines. Il peut s'agir (1) d'une bouffonnerie outrée, (2) d'un spectacle basé sur le comique de la surprise et de l'outrance, souvent légèrement racoleur, et aussi (3) dans le contexte du cinéma muet d'un comique du geste. En ayant à l'esprit ces différentes dimensions du burlesque, le lecteur se rend compte que les auteures les utilisent toutes les 3 dans leur narration. Ce qui peut parfois paraître comme outré ou très agité trouve alors sa place dans l'un des aspects du burlesque et le lecteur comprend la cohérence de la narration, à commencer par la course-poursuite à la façon Buster Keaton.

Emporté par la vivacité et l'inventivité de la narration, le lecteur peut effectivement lire cette bande dessinée pour sa bonne humeur, sa gaieté, et le plaisir des images, complètement oublieux du thème développé à partir de la mastectomie totale subie par Élisabeth. Mais au fil des séquences, les auteures évoquent bien le traumatisme de l'amputation, la réaction des proches confrontés à quelqu'un qui est sortie de la norme corporelle, le travail de deuil à effectuer pour Élisabeth, la norme sociale totalitaire (pour sa cheffe, Élisabeth ne présente plus les caractéristiques attendues pour effectuer son travail), la monétarisation des prothèses (une médecine réparatrice accessible uniquement aux bons salaires), la panique irrépressible à l'idée de perdre ce qui rend normale (la course-poursuite avec la perruque), d'autres écarts physiques par rapport à la norme (le surpoids, mais aussi un appareil génital masculin de a taille d'une cacahuète), etc. Ces traumatismes alimentent un cauchemar saisissant (pages 154 à 158) rendu très impressionnant par des dessins qui s'envolent vers l'expressionnisme. La fin reste dans une optique optimiste et souligne à quel point un phénomène de mode peut changer le regard de l'opinion.

Le plaisir de cette lecture provient également de l'absence de méchanceté des auteures. Elles mettent en scène le phénomène de rejet de la société normale qui s'exerce sur Élisabeth, mais sans pointer du doigt un individu ou un groupe de personnes. le conjoint est incapable de dépasser la mutilation, mais ce n'est pas intentionnel de sa part. Sa réaction n'est pas dictée par le mépris vis-à-vis d'une personne qu'il juge imparfaite, incomplète ou infirme. Les dessins montrent qu'il s'agit d'une réaction physique qui va jusqu'à la perte de connaissance. Il est incapable de contrôler ou de dominer sa réaction corporelle qui relève de la phobie, et pas du mépris ou de la répugnance. Les membres de la troupe burlesque ne sont pas monstrueux ou difformes. Ils présentent des caractéristiques physiques ne répondant pas aux critères de la perfection tels que véhiculés par les publicités de toute sorte. À nouveau la manière de les représenter fait ressortir leur bonne humeur et leur joie de vivre, les rendant bien plus agréables et plus sympathiques au lecteur qu'un personnage doté d'une simple séduction physique.

La remise en cause des idées reçues va plus loin avec la mise en scène d'une femme tatouée, et d'une mangeuse d'hommes au cours du spectacle burlesque. Ces numéros reposent sur la surprise du renversement des rôles, sous-entendant l'artificialité des conventions comportementales attribuées au genre. le lecteur apprécie d'autant plus Élisabeth qu'elle refuse le rôle de victime. Elle n'accepte pas s'enfermer dans la façon dont elle est décrite et classée par le reste de la société, rejetant l'identité qui lui est ainsi imposée.

En refermant ce tome, le lecteur se dit que les auteures ont tenu toutes les promesses faites par la couverture. Il a apprécié un récit très divertissant, avec une verve comique et une joie de vivre épatantes, s'exprimant au travers des émotions des personnages et des péripéties. Il s'est retrouvé entraîné dans des endroits et des situations inattendus, avec une lecture d'autant plus ludique qu'elle s'effectue sans le recours aux mots. le niveau de coordination entre Véro Cazot et Julie Rocheleau le laisse ébahi par sa fluidité, comme si l'album avait été réalisé par une seule et même personne. En outre les auteures mettent en scène le traumatisme de l'amputation et l'ostracisation banale de l'individu qui ne répond pas aux critères implicites de la normalité sociale. Il voit les petits rituels qui permettent d'acter une évolution, un changement, représentés avec sensibilité et humour, comme l'incroyable cérémonie d'enterrement. Enfin il s'agit d'un hommage à la tradition burlesque dans ses différentes manifestations, qui ne tombe jamais dans le plagiat. le lecteur en ressort rasséréné quant à son droit à la différence, réconforté d'avoir pu côtoyer une femme aussi pétillante qu'Élisabeth, et émerveillé par un spectacle drôle et surprenant.
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Elisabeth a gagné son combat contre le cancer du sein, mais elle a perdu son sein gauche dans la bataille. Loin de se laisser abattre, la jeune femme compose avec sa nouvelle féminité. Mais pas facile de lutter quand tout, dans le regard de votre entourage, vous rappelle que l'on vous a amputé d'une part de vous-même… Licenciement, rupture amoureuse, Elisabeth enchaîne les désillusions mais, un concours de circonstance va la conduire tout droit à “L'oiseau de nuit”, un cabaret dans lequel travaille une galerie de marginaux attachants! L'occasion pour la jeune femme de prendre un nouveau départ et de trouver sa place dans un monde où la tolérance est de mise!

Wahouuu! J'avais déjà été conquise par l'absence de texte dans la bande dessinée de Lupano et Panaccione: “Un océan d'amour”, trouvant que cet apparent mutisme était largement éclipsé par un dessin extrêmement expressif et une narration bien orchestrée. J'avais mis la force de cette performance sur le compte du talent des deux auteurs, mais je dois dire que Vero Cazot et Julie Rocheleau ne sont pas en reste et confirment largement ce ressenti avec “Betty Boob”! Je recite donc Confucius sans scrupules: “Une image vaut mille mots”.

A la façon d'un film muet, 2-3 lignes de textes ouvrent chaque chapitre et résument ce qui est dit ou pensé, et ça suffit largement! Tout le reste passe par la mise en scène des cases et l'expressivité des personnages! Elisabeth est une héroïne pétillante et terriblement attachante, qui force le respect par son courage et sa joie de vivre. Son combat, qui est celui de nombreuses femmes (environ 20 000 femmes sont concernées par la mastectomie chaque année en France) permet de lever un tabou largement répandu dans notre société. Perd-on sa féminité en même temps que son sein? Faut-il camoufler cette absence pour continuer à rentrer dans le moule? Est-on moins désirable? Faut-il avoir honte? Et bien la réponse est NON!

A travers cette superbe ode à la vie, pleine d'entrain et de fantaisie, Vero Cazot et Julie Rocheleau nous font passer un message positif et bourré d'optimisme qui fait un bien fou! A souligner la qualité du dessin de Julie Rocheleau qui fait beaucoup dans cette narration parfaitement maîtrisée et cette atmosphère pétillante. le trait est précis, très expressif avec un petit côté cartoon que j'adore! Les couleurs sont douces, assez sobres et mettent parfaitement en valeur les personnages. Bref, j'ai eu un gros gros coup de coeur pour cette bande dessinée originale qui a largement mérité son prix Fnac de la Bande Dessinée en 2018!

Avis rédigé en écoutant en boucle “Dans tous mes états”, merci Casterman!
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critiques presse (7)
Lexpress
02 mars 2018
C’est la petite pépite de ces derniers mois, récompensé à juste titre par le Prix de la BD Fnac 2018 . Betty Boob, roman graphique léger et audacieux, raconte l’histoire d’une jeune femme, amputée du sein gauche après un cancer.
Lire la critique sur le site : Lexpress
BoDoi
15 novembre 2017
On regrette cependant que le récit ne reste pas totalement sans paroles, d’autant plus que celles-ci n’apportent rien de consistant. Mais cela n’enlève rien à cette belle bande dessinée qui se révèle être une des bonnes surprises de la rentrée !
Lire la critique sur le site : BoDoi
LaPresse
13 novembre 2017
La dessinatrice montréalaise Julie Rocheleau continue de jouer dans la cour des grands avec un fabuleux album muet qu'elle vient de publier chez Casterman.
Lire la critique sur le site : LaPresse
LeJournaldeQuebec
13 novembre 2017
Indéniablement l’un des albums phares de la rentrée, le truculant Betty Boob de la scénariste française Véro Cazot et de l’illustratrice montréalaise Julie Rocheleau aborde le cancer du sein d’un angle inédit.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
ActuaBD
04 octobre 2017
Sortie d’hôpital : un sein en moins. Puis perte du boulot, et du compagnon. C'est auprès d'une communauté qui cultive les différences que Betty va revivre. Emballant récit de combat, où la fantaisie vainc le malheur programmé.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
BDGest
29 septembre 2017
Poétique, plein d'humour, émouvant, féministe également, Betty Boob est un drôle de bouquin entre la fable burlesque et la leçon de vie, superbement mis en image, qui met du baume au cœur.
Lire la critique sur le site : BDGest
Bedeo
29 septembre 2017
Attention, BD délurée, pleine de piment et d’émotions fortes !
Lire la critique sur le site : Bedeo
Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
« Elle a perdu son sein gauche, son job et son mec. Elle ne le sait pas encore, mais c’est le meilleur jour de sa vie. »

Quatrième de couverture, Casterman, 2017.
Commenter  J’apprécie          400
C’est notre premier rendez-vous,
Ca me rend tout chose, je ne sais pas vous…
Tous vos yeux qui me tendent les bras
Ca me met dans un drôle d’état.
(Premier refrain de la chanson qui est le principale dialogue de cette magnifique bande dessinée)
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« No body is perfect, Elizabeth »

Page 95, Casterman, 2017.
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C'est presque sa première fois sur scène. Mesdames et messieurs, un tonnerre d'encouragements pour notre amazone, l'unique et irrésistible Betty Boob.
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L’imperfection est beauté, la folie est génie et il vaut mieux être totalement ridicule que totalement ennuyeux.
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Vidéo de Véronique Cazot
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