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ISBN : 2290349208
Éditeur : J'ai Lu (01/06/2005)

Note moyenne : 3.28/5 (sur 158 notes)
Résumé :
Le démon se rend souvent hideux à plaisir. C'est d'abord cette image qu'il donne à don Alvare lorsque celui-ci l'évoque dans les ruines du palais de Portici sous le nom de Béelzébuth. Une tête de chameau hurlant de sa grande gueule : "Que ceux-tu ? " Mais Alvare a de l'audace et, vite maître de sa terreur, il réduit le spectre à l'état d'esclave et en use comme Aladin de son génie. Sous les traits d'une sylphide, la créature qui va désormais le servir n'a plus rien ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
Ellane92
  18 mars 2014
Don Alvare est un Espagnol au service du Roi de Naples. Par une relation, Bernardillo, il acquiert des connaissances dans le domaine de l'occulte et est poussé, par forfanterie, à invoquer le Diable. Celui-ci, peu disposé à se soumettre à ce nouveau maitre, se présente à lui sous la forme d'un chameau monstrueux, puis d'un épagneul, enfin, d'un page. Partageant la vie du jeune homme, le Diable succombe à son charme, et, sous la forme de la belle Biondetta, il s'attache, sans contrainte et de lui-même, par amour, aux pas de l'Espagnol.
J'ai beaucoup aimé ce livre de Jacques Cazotte, tout autant roman courtois que conte fantastique. "Le diable amoureux" est, dit la préface, à l'origine des romans fantastiques à la française (comme ceux de de Nerval par exemple). La préface indique également que ce livre a connu trois dénouements différents : dans deux d'entre eux, Don Alvare était puni de sa prétention et de ses erreurs ; c'est cependant la troisième, dans laquelle la morale est sauve et où tout finit bien (pour Alvare), qui a été éditée par Les mille et une nuits. Et c'est bien dommage !
Que dire de ce Diable amoureux ? le livre est court, la lecture est aisée, le langage poétique. Je n'ai pas beaucoup d'amitié pour le héros de cette aventure, censé être le représentant du Bien, comme Biondetta, le Diable, est celui du mal. On peut lire ce roman comme une bataille gagnée par le "pénitent" contre la tentation et la luxure. Sans aucun doute.
Pour ma part, j'ai lu le Diable amoureux parce qu'Arturo Perez Reverte l'évoque fréquemment dans son Club-Dumas (plus connu comme La neuvième porte, porté au cinéma par Polanski). Je ne suis donc pas arrivée neutre dans cette histoire. Et qu'y vois-je ?
Biondetta, une jeune femme, qui serait le Diable, revendiquant sa part d'ombre ? Elle est dangereuse, certes, belle et dangereuse. Mais qui l'a convoquée ? Qui l'a contrainte à obéir ? Elle troque son immense pouvoir pour s'incarner en humaine, assumant sa part de femme et sa part de puissance, volontairement, par amour, et se jette corps et âme aux pieds de notre héros. Qu'a-t-elle en échange ? Mépris, abandon, silences. Alvare joue au chaud et au froid, partagé entre sa passion des sens et la peur de perdre son âme et finalement, pris de terreur et de remords par un songe, s'en va courir, je vous le donne en mille… dans les jupes de sa maman !! Voilà un homme qui assume ce qu'il fait.
Histoire fantastique, roman courtois, allégorie du combat du bien contre le mal, etc…, chacun lira ce qu'il voudra dans ce court roman. La seule chose à retenir, c'est que c'est un roman à lire, parce qu'il est emblématique d'un courant littéraire français, parce que l'histoire est plaisante et l'écriture pleine de subtilités ! Ce serait dommage de ne pas en profiter !
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candlemas
  03 décembre 2016
Un ouvrage ancré dans son temps, par son environnement, qui nous fait pénétrer les travers et l'élégance matérialiste de la Venise galante du XVIIIème siècle, que Cazotte entend dénoncer, et par son style littéraire, et un relatif érotisme, pas très éloigné De Laclos et Sade. Tout part donc d'une démarche hédoniste à la Dorien Gray mais, chez Cazotte, la lutte qui s'en suit prend le détour du fantastique pour se matérialiser dans un corps à corps direct avec le diable. L'auteur délivre ainsi ses messages mystiques et symboliques, à travers des paraboles empruntées aux rose-croix. Aussi le roman finit-il bien, car le héros, éclairé par la foi, finit par échapper au diable qu'incarne la délicieuse succube Biondetta.
Du coup, ce côté moralisateur et manichéen me fait aussi penser à La Lettre Ecarlate d'Hawthorne et le rend plus intellectuel, moins goulayant que Sade ou Laclos. Les ficelles du fantastique, bien mieux maîtrisées dans les siècles à venir, sont un peu grosses (alternances du rêve et de la réalité), et la langue se fait parfois lourde, alambiquée.
Ainsi, un livre intéressant, mais sans plus, aux vertus surtout historiques, marquant pour moi le passage entre les Contes légendaires traditionnels qui continuent de hanter les ponts du diable et autres gouffres d'enfer de nos campagnes, et le roman fantastique, gothique, puis moderne, libéré de ces références religieuses, qui s'épanouira aux deux siècles suivants.
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Fifrildi
  23 mars 2017
J'ai découvert ce livre (et l'auteur) en cherchant une oeuvre du 18ème siècle pour le challenge multi-défis.
Il s'agit d'une nouvelle fantastique qui ne me laissera pas un souvenir impérissable. Alvare, un jeune capitaine, est initié aux rites cabalistiques par Sobérano. C'est ainsi qu'il va invoquer le diable qui va lui apparaître sous la forme d'une tête de chameau.
Chameau, épagneul, page, cantatrice et enfin jeune fille... ce ne sont que des apparences d'une seule et même personne : Belzébuth.
Après plusieurs aventures invraisemblables l'histoire se termine un peu en queue de poisson et je dois avouer que je m'attendais à autre chose.
Après réflexion j'aurai peut-être dû me tourner vers une relecture du livre le Moine de M.G. Lewis (une édition non traduite par Antonin Artaud par exemple).
Challenge multi-défis 2017 (2)
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AMR
  20 février 2017
Cazotte publie le Diable amoureux en 1772 : dans ce court roman qui relève plutôt du conte fantastique, la figure diabolique est incarnée par une belle jeune femme qui séduit le narrateur, Don Alvaro, pour le conduire à sa perte. Au XVIIIème siècle, on ne brûlait plus les sorcières et on commençait à se divertir avec le personnage d'un diable moins terrifiant, auquel on ne croyait plus vraiment, déjà mis en scène de manière assez sympathique et picaresque par Lesage avec le Diable boiteux dès 1707. Aussi, ce récit fut-il reçu comme un amusement, hors de tout genre sérieux.
Tous les traits diaboliques sont ici réunis : la rencontre avec une créature surnaturelle à tête de chameau monstrueux, érectile et transformiste, à la voix tonitruante qui vomit un épagneul blanc, puis le pacte que Biondetta fait jurer à Don Alvaro par une formule trompeuse (« Esprit qui ne t'es lié à un corps que pour moi, et pour moi seul, j'accepte ton vasselage et t'accorde ma protection »), l'acceptation de présents sous la forme d'un logement luxueux à Venise et enfin le sabbat, vu d'une manière plus allusive lors du bal de mariage. Cazotte respecte la tradition littéraire autour du diable avec peut-être une certaine distance humoristique ; je pense ici à la scène de possession de Biondetta, très édulcorée, décrite avec juste quelques rougeurs et palpitations quand elle semble danser dans un état second…
Le personnage de Biondetta est particulièrement intéressant car Cazotte lui donne toute latitude pour s'exprimer et se faire entendre. D'abord petite chienne inoffensive, puis jeune page asexué et enfin belle jeune fille, elle se fait le porte-parole de la sensibilité et du plaisir, de la liberté et des désirs naturels. Face à elle, Don Alvaro symbolise le paradoxe du désir fantasmé ; il représente la faiblesse des préceptes religieux, puisque ni la religion ni la foi ne lui permettent de résister aux attaques du diable. Il introduit dans l'oeuvre une forme de doute existentiel.
Ce conte laisse le lecteur perplexe : est-ce bien le diable qui a pris la forme de Biondetta ? En effet, la narration laisse la place à de nombreuses ambiguïtés qu'il faut re-contextualiser en plein siècle des Lumières, quand les problématiques autour du désir, de la sensibilité et du matérialisme hédoniste étaient en constant conflit avec la religion et ses valeurs morales. le dénouement, que je ne révèlerai pas ici, n'apporte aucune certitude sur la réalité de diable et de ses actions car il nous donne toute liberté d'interprétation par un jeu de mots sur « l'illusion » : don Alvaro a-t-il été victime d'une illusion de son imagination ou bien doit-il considérer les évènements diaboliques comme des illusions afin de mieux pouvoir les oublier ?
Dans de nombreuses éditions de cet ouvrage, on trouve trace, après l'épilogue où Cazotte justifie son dénouement, des autres fins envisagées mais non retenues par l'auteur…
Cazotte devient ici un vrai précurseur du récit fantastique ; en effet, il met en scène des évènements surnaturels à une époque où la société est devenue assez savante pour ne plus y ajouter foi et les lecteurs peuvent donc raisonner à leur aise et apprécier l'invraisemblable et la fantaisie du récit. le Diable Amoureux correspond en tous points à la définition de la littérature fantastique : derrière les péripéties surnaturelles racontées, il y a l'idée qu'elles ne peuvent pas exister réellement.
Il ne faut pas oublier ce petit roman fondateur. À lire et à relire.
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dbacquet
  16 avril 2012
Tout à la fois nouvelle galante, dans une Venise pleine de maisons de jeux et de courtisanes, et récit fantastique, dont il inaugura le genre en France, le " Diable amoureux " illustre au siècle des lumières un combat spirituel entre un Homme, le jeune Alvare, capitaine au service du roi de Naples, et le Diable, qui lui apparaît sous plusieurs formes, à travers un extraordinaire torrent de lumière, au milieu d'un cercle magique, sous les voûtes de ruines antiques, lors d'une séance d'occultisme en compagnie de deux nécromanciens. C'est d'abord un chameau à la tête hideuse, ensuite un épagneul, puis un jeune page obéissant et qui devient enfin une jeune femme ravissante, Biondetta, aux ruses multiples, laquelle s'attache à notre héros, l'entraînant dans un piège mortel. Mais dans ce récit, c'est la foi qui triomphe, contre le luxe et la luxure, la faiblesse et les passions, la philosophie d'alors, ferment du matérialisme et des révolutions, que l'auteur, conservateur, mystique séduit par l'illuminisme, rejetait avec force.
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
AMRAMR   20 février 2017
Un peu rassuré par mes réflexions, je me rassois sur mes reins, je me piète ; je prononce l’évocation d’une voix claire et soutenue et, en grossissant le son, j’appelle, à trois reprises et à très-courts intervalles, Béelzébuth. Un frisson courait dans toutes mes veines, et mes cheveux se hérissaient sur ma tête.
À peine avais-je fini, une fenêtre s’ouvre à deux battants vis-à-vis de moi, au haut de la voûte : un torrent de lumière plus éblouissante que celle du jour fond par cette ouverture ; une tête de chameau horrible, autant par sa grosseur que par sa forme, se présente à la fenêtre ; surtout elle avait des oreilles démesurées. L’odieux fantôme ouvre la gueule, et, d’un ton assorti au reste de l’apparition, me répond : Che vuoi ?
Toutes les voûtes, tous les caveaux dès environs retentissent à l’envi du terrible Che vuoi ?

[…]

Que dirai-je ? Le lendemain matin je me trouvai logé sur la place Saint-Marc, dans le plus bel appartement de la meilleure auberge de Venise. Je le connaissais ; je le reconnus sur-le-champ. Je vois du linge, une robe de chambre assez riche auprès de mon lit. Je soupçonnai que ce pouvait être une attention de l’hôte chez qui j’étais arrivé dénué de tout.
Je me lève et regarde si je suis le seul objet vivant qui soit dans la chambre ; je cherchais Biondetta.
Honteux de ce premier mouvement, je rendis grâce à ma bonne fortune. Cet esprit et moi ne sommes donc pas inséparables ; j’en suis délivré ; et après mon imprudence, si je ne perds que ma compagnie aux gardes, je dois m’estimer très-heureux.
Courage, Alvare, continuai-je ; il y a d’autres cours, d’autres souverains que celui de Naples ; ceci doit te corriger si tu n’es pas incorrigible, et tu te conduiras mieux. Si on refuse tes services, une mère tendre, l’Estrémadure et un patrimoine honnête te tendent les bras.

[…]

« Je suis Sylphide d’origine, et une des plus considérables d’entre elles. Je parus sous la forme de la petite chienne ; je reçus vos ordres, et nous nous empressâmes tous à l’envi de les accomplir. Plus vous mettiez de hauteur, de résolution, d’aisance, d’intelligence à régler nos mouvements, plus nous redoublions d’admiration pour vous et de zèle.
» Vous m’ordonnâtes de vous servir en page, de vous amuser en cantatrice. Je me soumis avec joie, et goûtai de tels charmes dans mon obéissance, que je résolus de vous la vouer pour toujours.[…]
Il m’est permis de prendre un corps pour m’associer à un sage : le voilà. Si je me réduis au simple état de femme, si je perds par ce changement volontaire le droit naturel des Sylphides et l’assistance de mes compagnes, je jouirai du bonheur d’aimer et d’être aimée. Je servirai mon vainqueur ; je l’instruirai de la sublimité de son être, dont il ignore les prérogatives : il nous soumettra, avec les éléments dont j’aurai abandonné l’empire, les esprits de toutes les sphères. Il est fait pour être le roi du monde, et j’en serai la reine, et la reine adorée de lui.[…]
Quand j’eus pris un corps, Alvare, je m’aperçus que j’avais un cœur : je vous admirai, je vous aimai ; mais que devins-je, lorsque je ne vis en vous que de la répugnance, de la haine ! Je ne pouvais ni changer, ni même me repentir ; soumise à tous les revers auxquels sont sujettes les créatures de votre espèce, m’étant attiré le courroux des esprits, la haine implacable des nécromanciens, je devenais, sans votre protection, l’être le plus malheureux qui fût sous le ciel : que dis-je ? Je le serais encore sans votre amour. »
Mille grâces répandues dans la figure, l’action, le son de la voix, ajoutaient au prestige de ce récit intéressant. Je ne concevais rien de ce que j’entendais. Mais qu’y avait-il de concevable dans mon aventure ? Tout ceci me paraît un songe me disais-je ; mais la vie humaine est-elle autre chose ? Je rêve plus extraordinairement qu’un autre, et voilà tout.

[…]

Biondetta paraissait en dévorer des yeux le spectacle. Sans sortir de sa place, elle essaye tous les mouvements qu’elle voit faire.
« Je crois, dit-elle, que j’aimerais le bal à la fureur. » Bientôt elle s’y engage et me force à danser. D’abord elle montre quelque embarras et même un peu de maladresse : bientôt elle semble s’aguerrir et unir la grâce et la force à la légèreté, à la précision. Elle s’échauffe : il lui faut son mouchoir, le mien, celui qui lui tombe sous la main : elle ne s’arrête que pour s’essuyer.

[…]

— Ingrat, place la main sur ce cœur qui t’adore ; que le tien s’anime, s’il est possible, de la plus légère des émotions qui sont si sensibles dans le mien. Laisse couler dans tes veines un peu de cette flamme délicieuse par qui les miennes sont embrasées ; adoucis si tu le peux le son de cette voix si propre à inspirer l’amour, et dont tu ne te sers que trop pour effrayer mon âme timide ; dis-moi, enfin, s’il t’est possible, mais aussi tendrement que je l’éprouve pour toi : Mon cher Béelzébuth, je t’adore…

[…]

À votre égard, en prenant des précautions sages pour le présent et pour l’avenir, je vous crois entièrement délivré. Votre ennemi s’est retiré, cela n’est pas équivoque. Il vous a séduit, il est vrai, mais il n’a pu parvenir à vous corrompre ; vos intentions, vos remords vous ont préservé à l’aide des secours extraordinaires que vous avez reçus ; ainsi son prétendu triomphe et votre défaite n’ont été pour vous et pour lui qu’une illusion dont le repentir achèvera de vous laver.
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CielvariableCielvariable   11 mai 2013
J’étais à vingt−cinq ans capitaine aux gardes du roi de Naples : nous vivions beaucoup entre camarades, et comme de jeunes gens, c’est−à−dire, des femmes, du jeu, tant que la bourse pouvait y suffire ; et nous philosophions dans nos quartiers quand nous n’avions plus d’autre ressource.
Un soir, après nous être épuisés en raisonnements de toute espèce autour d’un très petit flacon de vin de Chypre et de quelques marrons secs, le discours tomba sur la cabale et les cabalistes. Un d’entre nous prétendait que c’était une science réelle, et dont les opérations étaient sûres ; quatre des plus jeunes lui soutenaient que c’était un amas d’absurdités, une source de friponneries, propres à tromper les gens crédules et amuser les enfants.
Le plus âgé d’entre nous, Flamand d’origine, fumait sa pipe d’un air distrait, et ne disait mot. Son air froid et sa distraction me faisaient spectacle à travers ce charivari discordant qui nous étourdissait, et m’empêchait de prendre part à une conversation trop peu réglée pour qu’elle eût de l’intérêt pour moi. Nous étions dans la chambre du fumeur ; la nuit s’avançait : on se sépara, et nous demeurâmes seuls, notre ancien et moi.
Il continua de fumer flegmatiquement ; je demeurai les coudes appuyés sur la table, sans rien dire. Enfin mon homme rompit le silence.
"Jeune homme, me dit−il, vous venez d’entendre beaucoup de bruit : pourquoi vous êtes−vous tiré de la mêlée ?
− C’est, lui répondis−je, que j’aime mieux me taire que d’approuver ou blâmer ce que je ne connais pas : je ne sais pas même ce que veut dire le mot de cabale.
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Ellane92Ellane92   11 mars 2014
Le son de la voix, le chant, le sens des vers, leur tournure, me jettent dans un désordre que je ne puis exprimer. "Etre fantastique, dangereuse imposture, m'écriai-je en sortant avec rapidité du poste où j'étais demeuré trop longtemps : peut-on mieux emprunter les traits de la vérité et de la nature ?"
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Ellane92Ellane92   17 mars 2014
L'homme fut un assemblage d'un peu de boue et d'eau. Pourquoi la femme ne serait-elle pas faite de rosée, de vapeurs terrestres et de rayons de lumière, des débris d'un arc-en-ciel condensés ? Où est le possible ? Où est l'impossible ?
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SophiePatchouliSophiePatchouli   03 septembre 2017
Tout ceci me paraît un songe, me disais-je, mais la vie humaine est-elle autre chose? Je rêve plus extraordinairement qu'un autre, et voilà tout.
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