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ISBN : 2902324006
Éditeur : Métropolis (14/03/2019)

Note moyenne : 4.56/5 (sur 75 notes)
Résumé :
UN BRAQUAGE SOUS HAUTE TENSION

" On entre, on prend le fric, on ressort. Personne ne sera blessé. "


Leur plan est sans risque. Le bijoutier ne portera pas plainte pour le vol car son argent est d'origine illégale. Damien, Élie, Audrey et Driss s'imaginent avoir trouvé la réponse miracle à tous leurs problèmes.

UN FLIC EN CHUTE LIBRE

Fraîchement muté dans un groupe de surveillance, Olivier est loin ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (43) Voir plus Ajouter une critique
Kirzy
  03 avril 2019
Dès les premiers chapitres, ce thriller m'a obsédé, 4 jours à dévorer ses quasi 600 pages. Ma première pensée du matin était pour Vindicta ( tant pis gosse et Chéri ) , ma dernière avant de sombrer dans les bras de Morphée.
Ça démarre fort avec une citation avec en exergue un extrait de «  Vengeance is mine » d'Alice Cooper ( feat. Slash, siouplaît ) : «  Tout ce que je veux – la vengeance. Tout ce dont j'ai besoin – la vengeance. Pardonner est divin mais la vengeance m'appartient ».
Une histoire de vengeance, donc, à partir d'un braquo foiré, en fait, plutôt une avalanche de châtiments qui va s'abattre en mode dies irae !
Accordage en mi bémol, un village afghan ravagé, cordes souples pour gagner dans les graves, le braquo se prépare et c'est parti, phrasé roots à 3 doigts, montées et descentes de gamme sans s'arracher la pulpe de l'annulaire, faut du suspense ...
La tension monte, addictive.
Cédric Sire rebande son arc et nous offre un psychopathe juste génial. Quel personnage hallucinant aux confins de la folie et de la légende urbaine, un concept à lui tout seul qui revisite complètement ce type de personnage qui hante thrillers et polars. Pas qu'un gros taré en plus, mais un être que sa désespérance rend sublimement terrifiant en le poussant à commettre l'insupportable.
Autant dire que c'est hardcore quand il se lâche mais cette violence déchaînée est bien dosée, les passages restent supportables ( ou alors j'ai la couenne bien épaisse, possible aussi ).
Et puis, c' est tellement bien écrit ! Une prose ciselée, ultra précise, qui maintient le palpitant au taquet avec notamment de nombreux retours à la ligne. Très visuelle aussi mais avec classe, sans démonstration inutile.
Le dernier quart se poursuit sur un tempo démentiel, les trois trajectoires des personnages principaux se croisent dans une unité espace- temps qui fait frémir lorsque tu comprends que cette rencontre va advenir. Cette fois, l'auteur nous propose bien une partition à s'arracher la pulpe des doigts jusqu'à l'os. Je suis à bout de souffle lorsqu'il assène le twist ultime ( que je n'ai absolument pas vu venir, alors que d'habitude je ne suis pas mauvaise à ce petit jeu ), le king twist !
Le livre se clôt sur une citation des Misérables. Ouvrir avec du Alice Cooper et refermer sur sur Hugo, le genre de grands écarts que j'adore !!!
Le talent de Cédric Sire crève les pages. C'est le thriller parfait comme je n'en avais pas lu depuis longtemps sur un rythme infernal . Jubilatoire, addictif, intense, intelligemment construit. Enorme coup de coeur, ou plutôt coup de foudre !
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lyoko
  06 avril 2019
Il y avait Sire Cédric.. mais ça c'était avant…
Maintenant que l'auteur est passé a autre chose en écrivant du thriller pur et dur et qu'il a légèrement changé son nom d'artiste , je me devais de plonger dans ce nouvel univers.
En fait ce n'est pas tout a fait vrai, comme j'avais été peu , voir très peu réceptive a ses anciens romans, j'avais en fait très peur d'acheter ce roman…. mais nouvelle maison d'édition (toute jeunette mais inspirée par Ring et du coup une valeur sure pour moi), une couverture qui fait de l'oeil, un petit mot de Thilliez, de Gilberti et de Gérard Collard sur leur FB, etc... j'ai cherché a l'emprunter chez des amies.. mais en vain. Ma curiosité a été plus forte que tout j'ai fini par l'acheter.
..
Et ce pour mon plus grand bonheur je l'ai dévoré. L'écriture de Cédric Sire est assez sèche. Les chapitres sont courts. les phrases aussi, parfois même sans verbes.. mais au final ça claque. Même si cette façon de faire m'a un peu déroutée au début. On plonge vite dans l'univers , très réaliste à la fois par le scénario et par les personnages. Ces derniers sont extrêmement bien travaillés, et ont malgré un passif parfois particulier une humanité exacerbée. .

Et puis le scénario qui se tient et qui est juste addictif… on tourne les pages sans s'en rendre compte… et on avale 600 pages en un rien de temps.
Il reste malgré tout des défauts dans ce roman, quelques incompréhensions de ma part… certains tout petits éléments sont justes impossibles…
.
Mais tout ça ne nuit en rien a cette lecture addictive et prenante.
Ce roman reste malgré tout dans la veine de Cédric Sire ou la violence est omniprésente. C'est un domaine que l'auteur maîtrise bien.
Pour conclure j'ai juste adoré ce roman, une vraie claque…je le conseille et bienvenue a Cédric Sire dans le monde du Thriller , ça lui va comme un gant !!
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gruz
  21 mars 2019
Léger changement de patronyme, prénom – nom. Sire Cédric devient Cédric Sire. Ça peut paraître anodin pour le lecteur mais le glissement ne s'arrête pas là.
Vindicta ancre définitivement l'écrivain dans le réel ; l'encre toujours aussi noire, mais définitivement éloignée de la fantasmagorie. Glissement vers le réel, sans aucun faux dérapage, les deux pieds fermement arrimés au sol. Seul reste le lecteur qui va faire un énorme vol plané, façon encaissement d'uppercut.
Vindicta est un pavé (575 pages) tellement nerveux qu'on y reste accroché, à vibrer au rythme de l'action et d'une narration entêtante. Construit solidement et fiévreusement. Émotionnellement aussi. Black revenge.
Cédric Sire suit son évolution naturelle, comme un poisson dans l'eau maintenant dans ce milieu du thriller « matérialiste ». Parce que de la matière, il y en a dans ce roman (et je ne parle pas seulement de matières organiques). C'est du thriller 2.0, qui est fidèle aux codes du genre, tout en lorgnant vers le polar, et en étant ancré dans notre siècle. Modernité de l'intrigue comme de la narration, en restant attaché aux racines du style.
Ça pulse, ça change de trajectoires comme une balle qui ricoche sur un mur, ça saigne, ça surprend, ça régale. Oui, une régalade pour les fans de thrillers survitaminés.
Moi qui le suis à la trace depuis un moment, je trouve que c'est le roman le plus réussi de l'auteur. de manière très affirmative. Celui qui va lui faire passer un nouveau palier. Même s'il y a quelques passages un brin trop gore pour moi (mais rien d'insurmontable), j'ai palpité au diapason de son intrigue et de ses personnages. Happé par ce labyrinthe qui se termine en carnage.
Ce roman est fun, il est prenant au possible. Vindicta est une belle réussite et Cédric Sire y fait preuve d'une nouvelle maturité tout en restant lui-même. La théorie de l'évolution adaptée au roman noir.
Sous ce « nouveau » pseudo, l'avenir s'annonce radieusement noir pour Cédric Sire, j'en mets ma main à couper (on n'est plus à une près).
Lien : https://gruznamur.com/2019/0..
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UnKaPart
  05 avril 2019
Vindicta, le premier roman de Cédric Sire ! Faut reconnaître, ça fait toujours quelque chose de voir un auteur se lancer dans l'arène de l'édition, tel un lemming dans la grande aventure de la vie ou un nouveau-né sur le bord d'une falaise. À moins que ce ne soit l'inverse…
N'empêche, le nom sur la couverture et la photo sur la quatrième me titillent (et Grosminet). Comme un air de déjà-vu.
Ni une ni deux ni trois ni quatre ni cinq ni six […] ni trois mille cent quarante-sept […] ni et cetera desunt, je saute sur mon bigophone pour appeler Bill Tremendous, mon contact à la CIA. Icelui me sort : Oh yeah Cedouic Saïeur I know him. Là-dessus, il se marre comme un bossu avant de raccrocher. Merci du renseignement…
Paraît qu'il vaut mieux s'adresser au grand patron qu'à ses saints. Aller plus haut, aller plus haut dans la hiérarchie, en un genre d'altius, altius, altius, si l'on en croit Tina Arena de Coubertin. Au point où j'en suis rendu, pourquoi pas ? Faute de ligne directe avec les suprêmes sphères divines, je recours à un savoir occulte, comme le coup de pied du même nom : les runes. Résultat du tirage : ᛚᛟᛚ. Les dieux vikings ont le sens de l'humour et du lol. Mort de rire, bravo les gars…
Mes recherches se poursuivent jusqu'à ce que, d'une méthode farfelue l'autre, je trouve enfin la solution ! Comment ? Un magicien ne révèle jamais ses tours.
Accroche-toi à ton slip, parce que la révélation va te couper les guiboles.
Cédric Sire est en réalité Keyser Söze... euh non, Sire Cedric !
Eh oui.
On est plus d'un à s'être fait enduire d'erreur – c'est comme induire mais en double couche – par l'ordre inversé des termes et l'accent à géométrie variable. Maintenant que nous savons (de Marseille), les questions pleuvent. À quand un thriller parfum pomme sous le nom d'Éric Cidres ? Ou une pub pour Pliz sous celui de Sédric Cire ? Angelizer battra-t-il le record de glissade sur table de Marie-Pierre Casey ?

Or donc Cédric a changé de patronyme, ce qui n'a rien d'un scoop à coller la moitié du lectorat français en PLS. Plus ou moins un an que la chose est annoncée, des mois qu'elle est effective sur son site et les réseaux sociaux. On a eu le temps de s'y habituer et de dépasser le stade du “c'était mieux avant”. Ayant l'habitude de jongler entre l'ordre français prénom-nom et l'ordre japonais nom-prénom, que le Sire vienne avant ou après ne m'a pas bouleversé plus que ça. À l'arrivée, on parle juste d'un accent en plus, c'est pas comme s'il avait décidé de changer du tout au tout pour s'appeler Jo le Rigolo.

Changement mineur mais pas anodin.
Le Sire en tête sentait bon le Moyen Âge, la fantasy, le fantastique (ceux qui ont joué à Vampire, la Mascarade savent de quoi je parle, les autres regarderont sur un moteur de recherche). Il n'y a rien de tout cela dans Vindicta. Adieu le surnaturel présent dans des titres comme Avec tes yeux ou L'enfant des cimetières. Terminé, fini, au revoir messieurs-dames. Tel un cavalier solitaire, Sire Cedric s'en va dans le soleil couchant. Tagada… Continuer à l'appeler ainsi n'aurait aucun sens, puisque le changement de nom en est porteur, de sens. Pas juste une fantaisie d'auteur pour le plaisir de ramener sa fraise (Tagada aussi).
Pour autant, il est excessif de parler de reconversion dans le thriller. Des éléments de thriller, on en trouve déjà plein la biblio de Sire et la place qu'ils occupent va croissant d'une parution à l'autre. Son avant-dernier titre, du feu de l'enfer, se posait en ouvrage charnière : un thriller, sans fantastique en tant que tel, mais avec encore un pied dedans (cf. le prologue marqué films d'horreur/épouvante et le dernier segment qui baigne dans une ambiance quasi-fantastique).
Partant, voir une révolution dans Vindicta relève du contresens. Ce thriller pur jus est l'aboutissement d'une évolution entamée il y a un bail et menée petit à petit jusqu'à devenir prégnante dans du feu de l'enfer. Sire ne sort pas Vindicta de son chapeau, moitié parce qu'il ne porte pas de chapeau, moitié parce que le roman s'inscrit dans la suite logique de sa bibliographie et dans la continuité de son processus d'écriture.

Reste à savoir si cette nouvelle mouture est une réussite…
(Roulement de tambour…)
(Agitation de maracas…)
(Re-roulement de tambour, parce que j'aime bien les percussions…)
(Coup de cymbales pour le jump scare…)
(Long moment de silence, comme dirait Paul Colize…)
(Suspense insoutenable…)

Eh bien oui.
Voilà.
Fini.
Au revoir, messieurs-dames.
Tagada.

Vu que mon cheval de cavalier solitaire a les yeux sensibles et renâcle à s'éblouir les mirettes dans le soleil couchant, je vais développer le propos, le temps qu'il se décide à bouger les papattes.
Vindicta, c'est d'abord l'histoire de quatre jeunots qui se lancent dans un braquage. Un coup facile sur le papier, un plan parfait. Donc ça foire. Oui, “donc”, parce qu'en fiction, la réussite d'une opération est inversement proportionnelle à ses chances de succès. Comme disait peu ou prou Pratchett, ce qui a une chance sur un million de se produire arrive neuf fois sur dix.
Donc, disais-je, le casse inratable échoue, avec des conséquences gravissimes. C'est d'ailleurs la thématique principale de ce bouquin : les actes et l'engrenage inexorable des conséquences.
Vindicta, c'est aussi l'histoire d'un flic. “En chute libre”, annonce la quatrième, même s'il n'a ni mallette ni voiture immatriculée D-Fens. Salva, de son petit nom. On peut rapprocher ce patronyme soit d'un collecteur d'urine pour les personnes incontinentes (merci Internet, pays magique des trouvailles WTF), mais ça n'aurait pas grand sens, soit du latin (ou du catalan, de l'espagnol ou de n'importe quelle langue romane), ce qui serait plus raccord avec le titre. Bref, la chute, la descente aux enfers, et en miroir le salut, la salvation, la rédemption.
Vindicta, enfin, c'est l'histoire d'un assassin insaisissable qui se cache et chasse le soir, sachez-le. En plus de me fournir une phrase qui ferait un malheur dans un cours de diction, il déchaîne sa vengeance suite au braquage foireux. le personnage le plus intéressant du bouquin… que je dois laisser de côté pour ne pas transformer le tueur mystérieux en tueur spoilé.

Là, tu dois être en train de te dire qu'entre un casse raté, un flic qui part en vrille et une vengeance avec des brouettes de macchabées à la clé, le Sire ne s'est pas foulé niveau originalité des idées de départ. Certes, on parle d'éléments hyper classiques pour du thriller… autant dire le matériau le plus difficile à traiter pour sortir du lot et ne pas pondre une énième pétarade bronsonienne comme il s'en édite des cartons chaque semaine. Il n'y a rien de plus casse-gueule que les idées bateau à partir desquelles neuf auteurs sur dix pondent une copie lambda, déjà lue douze mille milliards de fois, sans relief, sans patte, sans rien. Sur ce coup, Sire ne s'est pas facilité la tâche. Et c'est aussi à ça qu'on reconnaît un écrivain qui touche sa bille : Vindicta ne donne pas d'impression de déjà-lu.
Alors bien sûr, on trouve des éléments attendus, mais ils sont là pour une bonne raison narrative, pas juste qu'ils font partie du cahier des charges du thriller. L'auteur connaît les codes du genre et s'en sert à bon escient, pour marquer, surprendre, raconter. Niveau technique d'écriture, l'ensemble est bien monté, tout en sachant dépasser la mécanique froide. Là où chez d'autres on voit les notes en marge du scénario (péripétie, révélation, faux allié, seconde révélation, confrontation avec la mort, tout ça, tout ça), ici le texte camoufle la structure et t'emporte dans le récit.

La touche d'originalité de Vindicta, c'est la présence discrète de Sire Cedric dans l'ambiance mise en place par Cédric Sire. le second a su faire fructifier l'héritage du premier. Des gens qui n'ont pas d'existence officielle (autant dire des fantômes), des pseudonymes empruntés aux archanges (créatures surnaturelles), un tueur qui a tout d'un spectre, la légende urbaine du Slender Man… Si le thriller reste dans le cadre rationnel, sans intervention d'éléments surnaturels, il s'offre pas mal de références fantastiques. Tel Rincevent, Sire puise dans son “bagage qui fait peur” et donne à son roman un esprit qui lui est propre, une identité.
On en dira autant du traitement de la violence, qui joue sur deux tableaux pour mélanger tension, suggestion, ambiance (comme dans le fantastique) avec le démonstratif (comme dans l'horreur). Sire maîtrise l'hémoglobine, il sait se retenir tout en ouvrant les vannes. Certaines scènes pas piquées des hannetons tiennent en peu de phrases, chacune très juste et percutante, sans en tartiner partout aussi bien sûr les murs que sur les pages. le procédé permet de canaliser la violence, de lui donner un sens ainsi qu'un intérêt dans la narration. Vindicta va au-delà d'une vengeance bourrino-débiloïde où on tue tout le monde juste pour le plaisir de décrire des morts atroces.

Dernier point fort du roman, son rythme. Là, tu vas me dire qu'avec la citation de Thilliez sur la couverture, c'est marqué dessus comme le Port-Salut. Que nenni ! Cent à l'heure, c'est une question de vitesse.
Cela n'empêche pas Thilliez d'avoir raison. Vindicta va vite, avance sans pause et les presque six cents pages du bouquin ne comportent ni temps mort ni longueur. C'est un gros morceau qui passe tout seul (en tout cas pour la lecture, en suppositoire j'ai dans l'idée que ça doit être une autre chanson).
Mais il ne faut pas confondre vitesse et rythme. La vitesse, c'est aussi le risque de la précipitation : ne pas prendre le temps de poser les situations, d'approfondir les personnages, de créer une ambiance…
Ici, le rythme est maîtrisé, Sire raconte tout ce qu'il y a à raconter sans zapper ou à l'inverse s'étaler outre mesure.
En général, je déteste le découpage en chapitres ultra courts. C'est la grande mode dans le polar et le thriller depuis quelque temps pour donner une illusion de vitesse. Entre les mains de moults bras cassés, le procédé n'apporte rien, au contraire. Même principe que le montage ultra cut et épileptique au cinéma, avec pour seul résultat des scènes illisibles (cf. La mort dans la peau, deuxième opus de la franchise Jason Bourne, à regarder avec un sac pour vomir et un tube d'aspirine). L'art de charcuter la narration et l'action, qui finissent par ressembler au costard de Pierre Richard dans Les Compères. À ceux qui en abusent je donnerai le conseil suivant : prenez une feuille, des ciseaux, découpez des ribambelles et, par pitié, arrêtez d'écrire.
Sire échappera aux travaux manuels niveau CP. Il a compris qu'un chapitre, quelle que soit sa taille, doit raconter quelque chose, former un mini-tout dans un tout plus vaste. Dans Vindicta, la brièveté permet de jongler avec les points de vue qui se focalisent sur tel ou tel personnage. Elle donne aussi un tempo rapide justifié par l'idée de course qui sous-tend le roman, où tout le monde poursuit quelqu'un tout en étant traqué par d'autres.
La plus grande force de Vindicta est là : son rythme, aussi bien dans l'histoire racontée que dans la façon dont Sire la raconte.

Vindicta est un grand cru, ce qui n'a rien d'une surprise. Sire Cedric écrivait très bien, il n'y avait pas de raison que son nouveau moi se plante (sauf à se prendre les pieds dans son accent tout neuf, mais ça aurait été pas de bol).
Tel Rocky Balboa (ou MC Warriors), Cédric Sire frappe un grand coup. Un de plus à son palmarès déjà bien fourni. Chapeau, l'artiste, c'est de l'écriture de haut niveau.
Lien : https://unkapart.fr/vindicta..
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ClaudeMoha
  15 mai 2019
J'ai connu Cédric Sire avec son précédent roman « du feu de l'enfer » que j'avais beaucoup aimé. Aujourd'hui, je vais vous parler de « Vindicta » son dernier thriller.
L'intrigue se passe à Toulouse, la ville de naissance de l'auteur. Une bande de jeunes planifie le braquage d'une bijouterie. Une transaction financière en cash devrait avoir lieu après la fermeture de la boutique. Les jeunes ont la date et l'heure de cette visite nocturne ainsi que les codes d'entrée de la bijouterie.
Le jour J, le braquage tourne mal et les jeunes doivent s'enfuir rapidement à bord de leur voiture. Pas de chance pour eux, un flic les a vus et photographiés alors qu'il effectuait une mission de surveillance avec un collègue dans un camion banalisé.
Ailleurs, un tueur sans pitié massacre un homme dans son appartement. Un simple contrat trouvé sur le dark web. le passé de ce tueur va nous être révélé au fur et à mesure des chapitres. Un événement inattendu va le toucher personnellement. Il va alors partir en chasse et vouloir se venger.
Ce thriller, aux chapitres très courts, m'a happé dès les premières pages. J'étais avec Audrey, Damien, Elie et Driss. Ces jeunes, rêvant d'un avenir meilleur, ont choisi de commettre un braquage pour obtenir de l'argent facile. Malheureusement pour eux, l'irréparable se produit. Fuir et disparaître est leur meilleure option.
J'ai aimé suivre les mésaventures de ce flic, Olivier Salva. C'est un très bon enquêteur qui a profité de son statut pour voler des liasses de billets saisis dans le local des pièces à conviction. Sa hiérarchie le soupçonne et le rétrograde. Il est désormais affecté au service surveillance. Témoin du braquage, on lui interdit de divulguer ses informations au service de la PJ chargé de l'enquête.
Ceci n'est que le départ de l'intrigue de folie que nous a imaginé Cédric Sire. La tension est présente dès les premiers chapitres. Elle ne retombera plus avant la fin soit 580 pages plus tard.
Ce thriller suit alternativement les jeunes en fuite, les flics qui sont à la recherche d'indices et le tueur glacial qui commet ses meurtres sans bruit. Ce tueur est comme une ombre qui passe. Olivier Salva n'a pas lâché l'affaire. Il se sent investi d'une mission et veut à tout prix faire jaillir la vérité.
J'ai pris un plaisir énorme à la lecture de ce thriller. J'ai dévoré les pages à la vitesse grand V. C'est une histoire très addictive avec un suspense de tous les instants. Les rebondissements sont multiples. J'ai eu peur pour la vie de ces jeunes mais aussi pour Olivier Salva qui les recherchent. Il y a des détraqués partout dans ce récit.
Comme tout bon thriller, vous aurez droit à un beau twist final et à une fin d'anthologie. Une course poursuite sous haute tension ! Ce bouquin est une énorme claque ! Et un vrai coup de coeur ! Merci à Cédric Sire pour ces moments haletants pleins d'inquiétude, de frayeur et de panique. A lire d'urgence !
Lien : https://lecygnenoir.blog/201..
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Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
SiabelleSiabelle   15 mai 2019
- Allez les gars ! On ramène ce tas de merde à l'hôtel de police. Voiture 4, vous nous suivez !
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SiabelleSiabelle   13 mai 2019
- OEil pour oeil... ricane l'assassin. C'est ce qu'on dit, non ?
La larme pénètre dans le deuxième oeil de Madame (...)
Le sourire fou du monstre s'élargit tandis que l'intérieur de l'orbite cède et craque, violé par l'énorme lame crantée qui plonge dans le cerveau jusqu'à la garde.
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SiabelleSiabelle   12 mai 2019
- Oublie ce que tu as vu, souffle-t-il. Laisse-moi avoir ma vengeance. C'est la seule fois que je te donnerai ce conseil, Olivier.
Il se retourne. Son pas produit un léger crissement en écrasant le verre répandu.
Salva pousse un long hurlement de douleur, de honte et d'impuissance.
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SaiwhisperSaiwhisper   12 mai 2019
La police fera le rapprochement avec son activité sexuelle de la nuit. Le spectre ne manquera pas de les aiguiller sur ce détail.
Seules comptent les apparences.
Elles sont tout ce à quoi on s'attache.
Quand elles sont accablantes, elles deviennent des preuves. Rassurantes et définitives.
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SaiwhisperSaiwhisper   12 mai 2019
- Pitié, articule-t-il avec difficulté.
Le spectre penche la tête. Pas une goutte de sueur sur son crâne parfaitement glabre. Il ajuste ses gants tactiques, moulés pour ses mains telle une seconde peau.
- Ça, ce n'est pas dans le contrat.
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