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EAN : 9782070213009
216 pages
Gallimard (22/03/1963)
3.5/5   5 notes
Résumé :
Lazarillo de Tormès fait le récit de ses aventures et mésaventures, à l'instar du célèbre aïeul qu'il s'est choisi. Le nouveau Lazarillo, pauvre nourrisson abandonné par sa mère, est recueilli par des chevriers. Il leur fausse compagnie dès l'âge de huit ans, se met au service de trois sacripants, voleurs et musiciens ambulants, s'attache ensuite à un mendiant-philosophe, puis à un bon hidalgo, rêveur et poète ; ses maîtres sont tous plus sordides et inquiétants les... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Sachenka
  27 novembre 2020
La vie de Lazarillo de Tormès est une oeuvre anonyme du XVIe siècle, précurseur du roman d'aventure, fier représentant de la littérature picaresque. Malheureusement, il est aussi resté incomplet. Plus récemment, au milieu du siècle dernier, le grand écrivain Camilo José Cela s'est attaqué à ce pilier en le réécrivant. Ancré dans une Espagne du début du XXe siècle, décidément moderne, le roman garde tout de même l'esprit de l'original qui se voulait une dénonciation de la société de l'époque tout en constituant un divertissement facile et agréable.
D'emblée, on y découvre un Lazarillo adulte, devenu apprenti. Toutefois, il a le regard tourné vers le passé. Il raconte son enfance, sa mère (probablement prostituée), son abandon. Laissé à lui-même, il devra se montrer fort et débrouillard. Pour survivre, il se trouve une place auprès de maitres, neuf, chacun au centre d'un chapitre. Brigand, hidalgo, musiciens, voyageurs, philosophe itinérant, etc. Tous plus colorés les uns que les autres. Et drôles ou risibles, bien souvent malgré eux, pour notre plus grand divertissement. Ceci dit, ces maitres sont surtout soit cruels, soit stupides. Ou naïfs. J'ai eu espoir que le sort du garçon s'améliore auprès de certains d'entre eux mais, dans ces rares cas, c'est le destin qui s'est chargé de séparer l'orphelin et son mentor.
À force de fréquenter des maitres malhonnêtes ou profiteurs, et de faire son apprentissage de la vie auprès d'eux, le jeune Lazarillo ne pouvait que devenir un peu fripon lui-même. Toutefois, on lui pardonne tout. C'est que, au fond de lui, il n'est pas réellement méchant : il n'a connu que la misère, il est en mode survie. Mieux, on en vient à penser que ses maitres méritent les petites vengeances qu'il se permet. Après tout, ce sont ceux-là les vrais méchants. Ils représentent les travers de la société espagnole du début du XXe siècle, l'apathie, les inégalités, les injustices. Comme quoi certaines choses ne changent pas (ou si peu) avec les années, les époques.
À la fin, on retrouve un Lazarillo un peu plus âgé, sa situation est un peu plus stable mais il semble toujours au service d'un maitre égoïste, un pharmacien. Va-t-il s'enfuir à nouveau et continuer à bourlinguer dans la vie? Ses derniers mots laissent espérer qu'il y aurait une deuxième partie. Souhait ou réelle intention? Malheureusement, Camilo José Cela est mort et on n'a pas trouvé dans ses papiers la suite.
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Danieljean
  04 avril 2016
Dans "Les nouvelles aventures et mésaventures de Lazarillo deTormes", Camilo Jose Cela s'inspire du grand roman picaresque espagnol du même nom, classique du XVI °siècle, écrit par un auteur anonyme. Il en fait un livre très intéressant et qui se lit avec plaisir
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
DanieljeanDanieljean   04 avril 2016
Jamais je n'eus un père à aimer, ni un ami avec qui pleurer dans le malheur, en dehors du pénitent Félipè. alors -Dieu sait si ce n'était pas un pressentiment de la solitude qui devait toujours être la mienne,- une telle douleur me bouleversa, j'éprouvai un chagrin si aigu que je crus mourir moi-même devant ce spectacle qui blessa profondément ma volonté : la mort de mon maître, une de deux seules personnes de bien que j'aie rencontrées dans ma vie.
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DanieljeanDanieljean   04 avril 2016
Si j'ai commencé la vie plein d'entrain et si je l'achève accablé il faut en accuser le peu d'habileté que Dieu m'a donné pour ce genre de lutte et ne pas oublier qu'on ne peut demander au peuplier de produire des poires ni aux fontaines des chemins de laisser couler du vin.
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DanieljeanDanieljean   04 avril 2016
Alors, je ne réfléchis à rien, absolument à rien et je compris que dans la vie on ne réfléchit qu'aux petites choses. Les grandes choses, les rares grandes choses, nous les faisons sans y penser.
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