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Jean-Pierre Lefebvre (Traducteur)
ISBN : 2757801562
Éditeur : Points (30/11/-1)

Note moyenne : 4.53/5 (sur 20 notes)
Résumé :
C’est après la publication de La Rose de personne, Die Niemandsrose, en 1963, que Paul Celan écrit les poèmes du présent livre. En avril 1967, quelques mois avant la parution de Renverse du souffle, Atemwende, Celan écrit à son fils : « Tu sais, je pense, qu’un nouveau recueil de poèmes doit paraître en septembre aux Éditions Suhrkamp (mon nouvel éditeur à Francfort), c’est une date importante dans ma vie, car ce livre, à plusieurs égards, dont, avant tout, celui de... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Pirouette0001
  16 janvier 2020

C'est une poésie à la fois dure, dans son contenu, et complexe, dans son expression, mais il faut se remémorer la vie de ce poète Paul Antschel de son vrai nom, né en 1920 en Roumanie dans une famille juive de langue allemande. Il a été interné dans un camp roumain et sera libéré par l'armée rouge. Ses parents, eux, moururent dans le camp où eux avaient été placés.
C'est toute cette douleur qui transparaît à chaque instant dans ces méandres de poésie qu'il nous a laissés. C'est beau et, à la fois, j'ai l'impression qu'une partie m'a échappé. du reste, à lire les autres critiques, je pense effectivement qu'il y a un sens subliminal plus intellectuel qui n'est pas facilement perceptible.
Il n'en reste pas moins que, même en traduction, on apprécie de lire cette immense poésie. Et quelle joie cela doit être d'entendre les sonorités et les rythmes imprimés dans la langue allemande pour ceux qui savent la lire.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
MoovanseMoovanse   24 août 2015
Fais que ton œil dans la chambre soit une bougie, ton regard une mèche,
fais moi être assez aveugle pour l'allumer.

*******

À la source de tes yeux
vivent les filets des pêcheurs d'eaux folles.

À la source de tes yeux
la mer tient sa promesse.

Je jette là
un cœur qui a vécu parmi les hommes,
jette bas mes vêtements et l'éclat d'un serment
Plus noir dans le noir je suis plus nu.
Infidèle seulement je suis fidèle.

Je suis tu quand je suis je.

À la source de tes yeux
je suis emporté et je rêve de rapine.
Un filet a pêché un filet :
nous nous séparons enlacés.

À la source de tes yeux
un pendu étrangle sa corde.


(Louange du lointain du Recueil Pavot et Mémoire)
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TerrainsVaguesTerrainsVagues   15 juillet 2017
La NUIT, quand le pendule de l'amour balance
entre Toujours et Jamais,
ta parole vient rejoindre les lunes du cœur
et ton œil bleu,
d'orage
tend le ciel à la terre.

D'un bois lointain,
d'un bosquet noirci de rêve
l'Expiré nous effleure
et le Manqué hante l'espace, grand comme les spectres du futur.

Ce qui maintenant s'enfonce et soulève
vaut pour l'Enseveli au plus intime :
embrasse, aveugle,
comme le regard que nous échangeons,
le temps sur la bouche.
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sabine59sabine59   17 octobre 2017
Tremble aux feuilles qui brillent blanches dans les tenèbres.
Ma mère jamais n'eut les cheveux blancs.
L'Ukraine est verte comme les dents- de- lion.
Ma mère si blonde n'est pas rentrée.
Nuage de pluie, tu hésites là, aux puits?
Ma mère si douce pleure pour tous.
Étoile ronde, tu enroule la traîne d'or.
Ma mère avait au coeur une blessure de plomb.
Porte de chêne, qui t'a soulevée hors des gonds?
Ma mère si tendre ne peut pas venir.

( La mère de Paul Celan est morte en camp d'internement, sans doute d'une balle dans la tête.. .)
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Pirouette0001Pirouette0001   19 janvier 2020
DANS LA LANIERE DE PRIERE BLANCHE - le
Seigneur de cette heure
était
une créature d'hiver, c'est
pour lui plaire
qu'est arrivé ce qui est arrivé -
ma bouche en grimpant s'est accroché avec les dents, une fois encore,
quand elle t'a cherchée, toi, trace de fumée,
là-haut,
silhouette de femme,
toi en voyage vers mes
pensées de feu dans le gravier noir
au-delà des mots de fission à travers
lesquels je t'ai vue marcher, haut
perchée sur tes jambes avec
ton opiniâtre tête aux lèvres
lourdes
sur le corps
tenu vivant par mes
mains
mortellement précises.

Dis à tes
doigts qui t'accompagnent
jusque dans les gouffres, combien
je t'ai connue, combien je t'ai
poussée loin dans les profondeurs, où
mon rêve le plus amer
a de coeur couché avec toi, dans le lit
de mon inarrachable nom.
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Pirouette0001Pirouette0001   19 janvier 2020
TENIR DEBOUT, dans l'ombre
du stigmate des blessures en l'air.

Tenir-debout-pour-personne-et-pour-rien.
Non-reconnu,
pour toi
seul.

Avec tout ce qui a ici de l'espace,
et même sans
parole.



STEHEN, im Schatten
des Wudenmals in der Luf.

Für-niemand-und-nichts-Stehn.
Unerkannt,
für dich
allein.

Mit allem, was darin Raum hat,
auch ohne
Sprache.
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Videos de Paul Celan (18) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Paul Celan
Les vignerons, Paul Celan Lu par Sylvia Bergé et Stéphane Varupenne
Dans la catégorie : Poésie allemandeVoir plus
>Littérature (Belles-lettres)>Littérature des langues germaniques. Allemand>Poésie allemande (73)
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