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EAN : 9782749160955
600 pages
Éditeur : Le Cherche midi (03/10/2019)

Note moyenne : 4.26/5 (sur 38 notes)
Résumé :
New York, 1947 : un mystérieux tueur assassine de sang-froid tous les occupants d’un hôtel de Harlem. On parle d’un meurtre rituel, lié au vaudou. Un suspect est arrêté, condamné.
Une ancienne détective de l’agence Pinkerton, Ida Davis, et le patron d’un club en vogue de Manhattan, Gabriel Leveson, se retrouvent mêlés à l’enquête. Ils découvrent bientôt avec effroi que l’affaire est liée à une série de meurtres bien plus importante, impliquant le crime organi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
Kirzy
  03 août 2020
Un régal que ce troisième opus du quatuor The City blues quartet proposé par Ray Celestin ! Je précise qu'il peut se lire tout à fait indépendamment des deux précédents ( Carnaval et Mascarade ) puisque je n'ai lu ni l'un ni l'autre et mon plaisir de lecture a été au zénith !
Dans ce roman très ambitieux, deux enquêtes vont finir par se croiser à mi-parcours. Celle de Michael Talbot, retraité de la police, et de Ida Davis, détective privée pour sauver le fils du premier de la chaise électrique, Afro-américain accusé d'avoir sauvagement assassiné quatre personnes dans un hôtel miteux de Harlem. Celle de Gabriel Leveson, mafieux chargé par le parrain Franck Costello, capo di tutti capi, de retrouver deux millions de dollars qui lui ont été dérobés. Nous sommes en 1947.
L'intrigue est excellemment menée jusqu'à révéler un vertigineux complot, dont les racines plongent dans la Deuxième guerre mondiale, impliquant mafia, police et hautes sphères politiques. Si ce roman n'était « que » cela, un super polar rythmé et tendu, ce serait déjà fort bon, mais il est bien plus que cela en offrant aux lecteurs un portrait panoramique et ultra vivant de la New-York post Deuxième Guerre mondiale.
Des ses bouges à appartements de luxe, de ses clubs de jazz, de ses quais à dockers, de Brooklyn à Time square, la New-York de Ray Celestin est criblée de corruption massive et endémique, de racisme, de violences occasionnelles et de crimes organisés. Cet arrière-plan omniprésent aux côtés de l'enquête policière est absolument passionnant. D'autant plus que l'auteur y injecte des personnages réels : des mafieux comme Franck Costello et Vito Genovese, des jazzmen comme Louis Armstrong ou Charlie Parker, Ronald Reagan et le patron de studio Jack Warner, Franck Sinatra et même Stanley Kubrick alors photographe.
Dans ce cocktail jubilatoire fait de violences, de réalités sociales ( déjà les procès arbitraires dont sont victimes les Afro-américains ... ) et de détails historiques ( par exemple le début de la chasse aux communistes dans le milieu du cinéma ) , Ray Celestin parvient en plus à créer de très beaux moments d'humanité et d'émotion, à travers notamment de personnages superbes comme Gabriel Leveson, le mafieux qui veut se repentir et fuir la ville pour mettre sa nièce à l'abri, le mafieux qui brûle de venger l'assassinat de sa soeur par un tueur à gages qui refait surface au moment des faits. le personnage de Louis Armstrong, mineur dans la trame en elle-même, est tout aussi passionnant, au fond du trou face à la disgrâce des big bands, éclipsé par le prodige be bop Charlie Parker et rebondissant grâce à un producteur mafieux qui s'est reconverti en agent.
Un roman total captivant du début à la fin !
Lu dans le cadre des Explorateurs du polar, Lecteurs.com
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iris29
  09 décembre 2019
Mafioso est le tome 3 d'une quadrilogie policière historique et il vaut mieux commencer par le premier , afin de mieux savourer le(s) voyage(s)...
Et donc, après Carnaval qui nous amenait à la Nouvelle Orléans en 1919, après Mascarade qui déposait ses valises à Chicago en 1928, cap sur New York ...
On est en 1947, et nos héros récurrents ont un peu vieilli...Ida Davis (l'ancienne détective privée de l'agence Pinkerton ), s'est mise à son compte) et vient prêter main forte à son mentor Michael (désormais à la retraite) , dont le fils a été accusé d'un quadruple meurtre. ils savent bien que Tom, médecin et vétéran de la dernière guerre, n'a rien fait, mais comment le prouver et surtout, comment , alors qu'il ne leur cache des choses, faire accepter son innocence à un jury de blancs...
Il y a le feu pour ce dernier, et notre cher duo d'enquêteurs va devoir s'allier avec un mafieux pour sauver Tom , car les mafieux aussi peuvent être des gentils ! Surtout s'ils trahissent (un peu...) leur camp.
Qualité d'écriture, immense travail de reconstitution historique , suspens, personnages attachants et musiciens , sont encore une fois au rendez- vous.
je ne saurais davantage exprimer tout le bien que je pense de cette série...
C'est une ouvre ambitieuse qui ferait un malheur en série télévisée.
Commencez impérativement par le premier ,même si chaque épisode traite d'une enquête différente, mais L Histoire avec un grand H . Celle des USA, celle de la musique, de la mafia , celles des différentes populations (Noirs, Italiens, Juifs...) ,tout ça tout ça obéit à une progression , à un ordre qu'il serait dommage de zapper...
Le tome 4 se passera à Los Angeles, la ville du cinéma .
Vivement la suite ...
Challenge Mauvais genres.
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Ogrimoire
  25 novembre 2019
Pour moi, ce livre, c'est 590 pages de bonheur !
D'abord, parce que l'intrigue est bien ficelée, tout s'enchaîne, les zones d'ombre sont stratégiquement placées… On retrouve la construction chère, visiblement, à Ray Celestin, dans les livres duquel plusieurs personnages se retrouvent en général à « enquêter » en parallèle sur une même affaire, avec des progressions qui font que le lecteur, sans encore tout savoir, en sait souvent un petit peu plus que le personnage qu'il suit – ce qui est très agréable ! -.
Mais ce livre est aussi l'occasion de se plonger dans l'histoire de New-York à la sortie du deuxième conflit mondial, alors que l'Amérique s'engage dans une sorte de croisade contre le communisme, avec le travail de la Commission sur les activités anti-américaines (à ne pas confondre avec le maccarthysme, qui débute un peu plus tard). On y découvre – ou peut-être certains le savaient-ils déjà – que c'est l'occasion pour un acteur de série B, un certain Ronald Reagan, de relancer sa carrière… on sait où cela le mènera.
La peinture de cette ville de New-York inclut naturellement l'emprise de la mafia sur la ville, au travers de la lutte, au sein même de la famille Luciano, entre Franck Costello et Vito Genovese, alors que d'autres familles cherchent à préserver leurs propres acquis, comme les Mangano, alors dirigés par Albert Anastasia…
Et, en plus, on garde également la trame musicale de la série. Louis Armstrong a explosé, mais se trouve désormais à un moment charnière. Les big bands semblent avoir fait leur temps, les nouveaux venus sur la scène du jazz occupent la place. Alors, s'il ne participe pas, ou quasiment, à l'enquête cette fois-ci, c'est avec plaisir que l'on retrouve sous cet angle plus intimiste le jazzman, en proie au doute, alors qu'il est sur le point de retrouver un second souffle…
On retrouve évidemment avec un grand plaisir Ida Davis et Michael Talbot. Ils ont pris de l'âge – Michael est en retraite, Ida est à un tournant de sa vie -. Non, vraiment, que du bonheur, je ne sais pas comment dire mieux !
À la fin de la postface, Ray Celestin nous annonce enfin que la série comptera un quatrième et dernier tome, qui se déroulera à Los Angeles en 1967. Mais qu'il n'a pas commencé à l'écrire… L'attente va être longue !
Lien : https://ogrimoire.com/2019/1..
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profileuse_criminal_lectrice
  09 novembre 2019
" Mafioso " de Ray Celestin est un pur bijou par son écriture, par le talent de l'auteur, qui réussit à nous plonger dans le New York d'avant avec ses codes, ses gangsters et bien plus encore.
Un roman viscéral riche, où tout est expliqué à la perfection, chaque nouveau chapitre est accompagné soit par l'article d'un journal, d'une citation, par des petites annotations.
J'ai dégusté cette histoire parfaitement documentée, parfaitement maîtriser et pas le moins du monde, j'ai pas été largué, tout est net, lisible, compréhensible.J'ai senti tout le travail de recherche de l'auteur , il m'a littéralement bluffé c'est le troisième roman de l'auteur que je lie et encore une fois j'en ressors complètement conquise , par moments je sentais toute l'atmosphère de cette époque avec ses codes , les habille , les styles vestimentaires , et j'avais l'impression d'être complètement immergé dans ce New York d'époque bien différent de celui de maintenant .
Mention spéciale pour ce jazz qui chante et rythme à travers chaque page.
Je me dois de le souligner, je trouve à chaque fois les couvertures de ses romans magnifiques et elle reflète totalement l'esprit du livre.
Ray Celestin mérite vraiment d'être plus connue.
" Louis Amrstrong : What a wonderful wordJe
vois des arbres de vert, des roses rouges aussiI
see trees of green, red roses tooJe
les vois fleurir pour moi et toiI
see them bloom for me and youEt
je me dis quel monde merveilleuxAnd
I think to myself what a wonderful worldJe
vois un ciel bleu et des nuages ​​de blancI
see skies of blue and clouds of whiteLe
jour béni lumineux, la nuit sacrée sombreThe
bright blessed day, the dark sacred nightEt
je me dis quel monde merveilleuxAnd
I think to myself what a wonderful worldLes
couleurs de l'arc-en-ciel si jolies dans le cielThe
colors of the rainbow so pretty in the skySont
également sur les visages des gens qui passentAre
also on the faces of people going byJe
vois des amis qui se serrent la main en disant comment tu faisI
see friends shaking hands saying how do you doIls
disent vraiment que je t'aimeThey're
really saying I love youJ'entends
les bébés pleurer, je les regarde grandirI
hear babies crying, I watch them growIls
vont apprendre beaucoup plus que je ne saurai jamaisThey'll
learn much more than I'll never knowEt
je me dis quel monde merveilleuxAnd
I think to myself what a wonderful worldOui
je me dis quel monde merveilleuxYes
I think to myself what a wonderful world "
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Carolivra
  22 avril 2020
J'ai une fois de plus profité du confinement pour sortir ce joli pavé de ma PAL. Je ressors plutôt mitigée de cette lecture qui n'a pas su m'emballer plus que ça.
En 1947, un massacre est commis dans un hôtel de Harlem. le fils de Michael Talbot est arrêté sur les lieux du crime. En sa possession: de la drogue et de l'argent. Michael ne croit pas une seconde en la culpabilité de son fils qui risque la peine de mort. Il fait alors appel à Ida, détective privée, pour mener l'enquête. Parallèlement, Gabriel Leveson, mafioso, cherche à tout prix à raccrocher pour se mettre à l'abri avec sa nièce Sarah. Mais son boss, le chef de la mafia New-yorkaise Costello, lui demande un dernier service: retrouver deux millions de dollars.
On ne peut pas dire que l'intrigue de ce roman soit simple et banale. Au contraire, elle est extrêmement complexe et les fils des différentes histoires sont très resserrés. On suit donc les deux intrigues en parallèle: l'enquête de Michael et Ida et la quête de Gabriel pour retrouver les millions de dollars perdus. Et c'est tellement complexe, que c'en est parfois embrouillé. Ray Celestin nous catapulte au milieu d'une guerre entre les familles mafieuses et c'est parfois bien difficile de se repérer! L'intrigue qui concerne le fils de Michael Talbot met pas mal de temps à décoller et il faut attendre la moitié du roman pour que les choses sérieuses se mettent en branle. Et finalement, je n'ai pas saisi tous les tenants et aboutissants de ces deux quêtes. L'auteur a laissé, selon moi, trop de zones d'ombre, qui restent non élucidées à la fin de l'affaire.
Le gros point fort du livre reste cependant son contexte. J'ai adoré ce New-York de l'après-guerre. Ray Celestin nous fait lire une vraie histoire pleine de gangsters et de mafioso comme on peut se l'imaginer. New-York est un personnage à part entière avec ses températures glaciales, ses ruelles sombres et ses trafics en tout genre. A cette époque, c'est une ville vraiment dangereuse avec des quartiers plus que sensibles: le Bronx, Harlem, le Queens sont gangrenés par la drogue, la prostitution, l'alcool. La police est corrompue la plupart du temps et la mafia règne en maîtresse sur tout cela. Ray Celestin a nourri son intrigue d'anecdotes véridiques et il s'est appuyé sur des faits et des personnages réels, donnant plus de poids à son propos. J'ai aimé le fait que le côté mafia n'était jamais « glamourisé ». C'est un milieu sans pitié, cruel et brutal.
Ray Celestin fait aussi la part belle au monde du spectacle: les boîtes de nuit, la fête, le jazz. New-York est avant tout la ville qui ne dort jamais. On sent que l'auteur s'est fait plaisir en glissant des chapitres dédiés entièrement à Louis Armstrong. Ces chapitres n'apportent d'ailleurs rien à l'intrigue mais viennent plutôt contribuer à l'atmosphère du roman tournée en partie vers la musique. J'ai cependant aimé me promener de bar en bar, profiter des caves pour écouter un morceau de jazz et voir toute cette effervescence festive.
« Mafioso » est donc une lecture en demi-teinte pour moi. Si j'ai aimé l'ambiance du roman, j'ai trouvé que l'intrigue était parfois brouillon et qu'elle laissait au final trop de questions en réponses.
Lien : https://carolivre.wordpress...
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Citations et extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
OgrimoireOgrimoire   10 novembre 2019
Pour moi, ce livre, c’est 590 pages de bonheur !

D’abord, parce que l’intrigue est bien ficelée, tout s’enchaîne, les zones d’ombre sont stratégiquement placées… On retrouve la construction chère, visiblement, à Ray Celestin, dans les livres duquel plusieurs personnages se retrouvent en général à « enquêter » en parallèle sur une même affaire, avec des progressions qui font que le lecteur, sans encore tout savoir, en sait souvent un petit peu plus que le personnage qu’il suit – ce qui est très agréable ! -.

Mais ce livre est aussi l’occasion de se plonger dans l’histoire de New-York à la sortie du deuxième conflit mondial, alors que l’Amérique s’engage dans une sorte de croisade contre le communisme, avec le travail de la Commission sur les activités anti-américaines (à ne pas confondre avec le maccarthysme, qui débute un peu plus tard). On y découvre – ou peut-être certains le savaient-ils déjà – que c’est l’occasion pour un acteur de série B, un certain Ronald Reagan, de relancer sa carrière… on sait où cela le mènera.

La peinture de cette ville de New-York inclut naturellement l’emprise de la mafia sur la ville, au travers de la lutte, au sein même de la famille Luciano, entre Franck Costello et Vito Genovese, alors que d’autres familles cherchent à préserver leurs propres acquis, comme les Mangano, alors dirigés par Albert Anastasia…

Et, en plus, on garde également la trame musicale de la série. Louis Armstrong a explosé, mais se trouve désormais à un moment charnière. Les big bands semblent avoir fait leur temps, les nouveaux venus sur la scène du jazz occupent la place. Alors, s’il ne participe pas, ou quasiment, à l’enquête cette fois-ci, c’est avec plaisir que l’on retrouve sous cet angle plus intimiste le jazzman, en proie au doute, alors qu’il est sur le point de retrouver un second souffle…

On retrouve évidemment avec un grand plaisir Ida Davis et Michael Talbot. Ils ont pris de l’âge – Michael est en retraite, Ida est à un tournant de sa vie -. Non, vraiment, que du bonheur, je ne sais pas comment dire mieux !

À la fin de la postface, Ray Celestin nous annonce enfin que la série comptera un quatrième et dernier tome, qui se déroulera à Los Angeles en 1967. Mais qu’il n’a pas commencé à l’écrire… L’attente va être longue !
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iris29iris29   06 décembre 2019
Et Gabriel allait retrouver Frank Costello, le Premier ministre de la pègre, comme on l'appelait.
(...)

Costello ne portait pas de flingue, ne s'entourait pas de gardes du corps et n'avait même pas de chauffeur attitré. Quand il avait un rendez-vous, il prenait le taxi, seul, sans arme. Comme n'importe quel New- Yorkais.Pour les gens, c'était le signe que, après tout, Costello n'était pas si horrible : il avait beau être le capo di tutti capi, le chef de la Commission, le leader des cinq familles, le patron de tout le crime organisé, responsable d'une armée de deux mille hommes, c'était avant tout un petit gars du quartier qui avait réussi.
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iris29iris29   05 décembre 2019
" Peut- être que si je vous donne une image, vous comprendrez mieux ma vie. Imaginez quelqu'un au volant d'une voiture sur une route inconnue. Il ne peut pas arrêter la voiture. Sur son trajet, il n'y a que des événements inattendus, inédits, totalement différents de ce qu'il s'attendait à vivre. C'est terrible pour un homme de se rendre compte qu'il est au volant de sa vie, et que les freins ne marchent pas."

FRANCK COSTELLO, MAFIOSO
(1891 - 1973)
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iris29iris29   06 décembre 2019
Le soleil se levait sur l' Etat de New York, soulignant la ligne d'argent qui traversait en ondulant la vallée de l'Hudson River, se dirigeant vers le sud. C'était le 20th Century Limiteed, le train de nuit express en provenance de Chicago. Il perçait le paysage comme une aiguille traversant le tissu des montagnes, longeant le miroitement des lacs et le feuillage enflammé des forêts, comme inexorablement attiré par le coeur hypnotique de New York.
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mimo26mimo26   01 octobre 2019
NOUVELLES LOCALES

LA MAISON DES HORREURS DE HARLEM

QUATRE PERSONNES MASSACRÉES
DANS UNE PENSION DE HARLEM

UN VÉTÉRAN NOIR ARRÊTÉ

LE VAUDOU AU CŒUR DE CES MEURTRES BARBARES

Leonard Sears, correspondant aux affaires criminelles

Manhattan, le 2 août. Un certain Thomas James Talbot, 35 ans, employé dans un hôpital de New York, a été inculpé ce matin d’un quadruple assassinat à la suite du massacre qui a eu lieu tard dans la soirée de vendredi dans un hôtel de Harlem. La police, prévenue de nuisances sonores à l’hôtel Palmer, a découvert sur place un vrai carnage : des cadavres jonchaient l’hôtel et Thomas Talbot, couvert du sang de ses victimes, avait encore entre les mains l’argent et la drogue qu’il venait de leur dérober. Talbot, qui résidait à l’hôtel, a tenté de s’enfuir mais a pu être rapidement appréhendé.

« Une scène de meurtre épouvantable »

Les quatre victimes ont été tuées à coups de couteau : certaines ont été égorgées, d’autres partiellement démembrées et éventrées. Leurs corps ont été retrouvés à l’accueil, dans un couloir et dans deux des chambres. Le capitaine de police John Rouse, chargé de l’enquête, a déclaré : « C’est la plus épouvantable scène de meurtre que j’aie vue en trente années d’exercice dans la police. Toutes les victimes ont été tuées de sang-froid, après avoir subi des violences barbares. » L’arme du crime, sans doute un couteau à longue lame ressemblant à une machette, n’a pas encore été retrouvée.

ATTIRAIL VAUDOU

Thomas Talbot, un vétéran ayant servi dans le Pacifique, louait une chambre depuis plusieurs semaines au dernier étage de l’établissement. La fouille de cette pièce a permis de découvrir divers objets liés au culte vaudou : grigris, amulettes, petits ossements pour la divination, crânes et toges de cérémonie. Des bouteilles contenant des liquides non identifiés ont également été retrouvées, ainsi que des objets rituels en provenance des îles du Pacifique. Des objets similaires se trouvaient dans une chambre du deuxième étage où gisaient deux des corps, ainsi que des ouvrages concernant le Temple de la Tranquillité, culte vaudou originaire de Harlem. L’enquête doit déterminer si les meurtres ont été perpétrés dans le cadre de rites sacrificiels vaudous ou s’ils sont plutôt la conséquence tragique d’une dispute ayant opposé Thomas Talbot aux autres adorateurs résidant également dans l’hôtel. Au petit matin, Talbot était le dernier résident de l’hôtel encore en vie.

UN CHAUFFEUR ROUTIER PORTÉ DISPARU
FAISAIT PARTIE DES VICTIMES

Parmi les morts, Arno Bucek, 25 ans, est la seule victime blanche. Le jeune homme avait été porté disparu par ses parents, résidant dans le Queens, six semaines auparavant. C’est dans la chambre où se trouvait le corps de Bucek que Talbot a été initialement appréhendé par la police alors qu’il tentait de s’enfuir avec de la drogue et de l’argent. On se perd en conjectures sur les raisons de la présence de Bucek, consommateur d’héroïne, dans un hôtel pour Noirs. On ignore également où il a passé ses dernières semaines. La police ne néglige pas la possibilité qu’il ait été séquestré pour servir de victime lors de tortures rituelles.

AUDIENCE AU TRIBUNAL

C’est un Talbot indifférent et à l’apparence hirsute qui s’est présenté à la cour d’assises de Manhattan. L’assistant du procureur Russell Patterson a réclamé une inculpation pour assassinat ; une date pour l’audience préliminaire a été décidée sur cette base. Talbot n’a pas souhaité inscrire de plaidoyer. Placé en détention préventive, il est actuellement incarcéré à Rikers Island.

VICTIMES

Voici la liste des victimes découvertes à l’hôtel :

Arno Bucek, 25 ans. Découvert au premier étage. Décédé des suites de multiples lacérations au torse.

Lucius Powell, 29 ans. Découvert dans le couloir du deuxième étage. Membre présumé du Temple de la Tranquillité. Décédé des suites de multiples lacérations au torse.

Alfonso Powell, 32 ans. Découvert au deuxième étage. Frère de Lucius, également membre présumé du Temple de la Tranquillité. Décédé suite à un seul coup à la gorge.

Diana Hollis, 45 ans. Découverte à l’accueil de l’hôtel. Mlle Hollis était une employée de l’hôtel. Ses blessures ont été décrites comme « particulièrement horribles » par le capitaine Rouse.

Pour plus de détails et des photographies de ce quadruple homicide, voir en page 4
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