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Olivier Favier (Traducteur)
ISBN : 2916136258
Éditeur : Les éditions du Sonneur (21/01/2010)

Note moyenne : 4/5 (sur 8 notes)
Résumé :
Nicola a peur du noir. Nicola est depuis trente-cinq ans dans une « résidence de saints », il n'en sort qu'une fois par semaine pour aller au supermarché. Il est né dans les fabuleuses années soixante et il est mort cette année. Nicola ne sait pas qu'il est Nicola, alors il lui parle. Pour remettre de la lumière dans son cerveau, il y a l'asile électrique, et le docteur qui est le plus saint de tous.
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Bazart
  24 avril 2014
Roman dérangeant témoignant du regard aiguisé et parfois cruel de l'auteur A Celestini, reconnu dans son pays natal.
A travers son personnage, enfermé à l'age e 9 ans dans un institut en plein milieu des années 60, où la vie dans un institut spécialisé est décrit dans son quotidien le plus cru, mais avec une certaine dose de fantaisie par moments, 'auteur nous montre une société italienne en pleine mutation ne sachant pas quoi faire de ces gens en dehors de la norme. Une société qui laisse de coté les + faibles...
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MarianneL
  31 janvier 2014
«début
Je suis mort cette année.
Tout le monde voulait mourir cette année.
Quand on a vécu jusqu'à aujourd'hui, on a vu tout ce qu'on pouvait voir.
On a vu les chiens dans l'espace, les hommes sur la Lune et un robot à roulettes sur Mars. On a vu exploser New York, Londres et Madrid et pas seulement Kaboul et Bagdad. On a vu l'oeuf Kinder transformer chaque jour de l'année en des Pâques infinies. On a vu le lait en poudre, le vin en tetrapak et les fraises au vinaigre.»
Ascanio Celestini, créateur italien au talent immense et multiforme - auteur, dramaturge, acteur et cinéaste - nous fait entendre le monologue d'un homme simple, né dans les «fabuleuses» années soixante, et enfermé depuis son enfance, c'est à dire depuis trente-cinq ans, dans un asile psychiatrique des Abruzzes.
Cet asile, qu'il appelle l'institut, est géré par des soeurs, et les malades y sont traités aux électrochocs, un «asile électrique» où le courant sert à «remettre de la lumière dans le cerveau des résidents».
«"Ta mère aussi ils ont essayé de la soigner avec le courant électrique. L'électricité est une espèce de claque, comme celle qu'on donne à la radio quand elle ne marche pas bien. C'est comme un coup dans le mange-disque quand le disque est rayé".
Ma mère, elle est rayée à l'intérieur.»
La voix du narrateur est celle d'un adulte demeuré un enfant, qui mêle dans ses fantasmes Nesquik et pornographie, et qui entre les murs de l'asile, dont il ne sort que pour accompagner une religieuse pétomane et sourde au supermarché, a perdu jusqu'au sens de son identité.
Par les yeux de cet homme à l'innocence d'un enfant, l'aliénation de l'enfermement est dénoncée en même temps que celle de la société de consommation, lorsque le narrateur évoque son enfance et ces «fabuleuses» années soixante, celles ou il était dehors, et qui ont vu la transformation d'un monde rural et agricole devenant boulimique de consommation et de divertissement.
"Puis le 31 décembre est arrivé et dans le monde entier les gens attendaient le début des fabuleuses années soixante. Dès que minuit a sonné, les miracles sont arrivés en chaîne. Un chauve s'est vu pousser des cheveux de hippy. Les vieilles avec le chignon et les sandales de paysan ont commencé à avoir des boucles blondes comme Marilyn Monroe et sous leurs pieds calleux sont apparues des chaussures à talon comme des plantes rampantes."
Drôle et profondément tragique, «La brebis galeuse» (la pecora negra) a été adapté pour le théâtre et porté à l'écran par son auteur en 2011.
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5Arabella
  13 février 2017
Un / des monologue(s), ce qui nous rapproche du théâtre. Un (des) personnage(s) se raconte(nt). Des bien pauvres vies, sur lesquelles plane l'ombre de l'Institut, dans lequel tout le monde finit par être enfermé, soit pour y travailler, soit comme patient. Ce qui au final ne fait pas une grande différence. En toile de fond l'Italie, entre l'après guerre et les années de plomb.
Je n'ai pas réellement accroché à ce roman, malgré une écriture intéressante qui m'a convaincue au début. Mais on devine trop facilement où l'auteur veut nous amener, et assez rapidement, il n'y a plus de vraie surprise, cela tourne un peu à la démonstration. Ce genre d'histoire est sans doute plus convaincante jouée, sur scène ou dans un film, si l'acteur principal arrive à susciter l'émotion et amener le spectateur.
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fbrenier
  15 septembre 2013
Un des textes les plus étonnants qui m'ait été donné de lire : on passe dans la même phrase du trivial le plus brut à la pensée la plus profonde. Il raconte l'histoire d'un enfant qui vit dans un asile de fou parce que sa mère y a été internée. C'est dérangeant, déstabilisant et parfois très drôle.
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