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Jean-Pierre Dauphin (Éditeur scientifique)Henri Godard (Éditeur scientifique)Philippe Sollers (Préfacier, etc.)
ISBN : 2070755835
Éditeur : Gallimard (05/10/1999)

Note moyenne : 4.1/5 (sur 72 notes)
Résumé :
Un essai surprenant et très intéressant sur la vie et les découvertes de Semmelweis, un médecin hongrois qui découvrit l'existence des microbes cinquante ans avant Pasteur, sur sa volonté d'imposer des mesures d'hygiène aux médecins de l'époque pour sauver des vies, sur le rejet médical et social dont il fut la victime. Tout ceci raconté par la plume emphatique et passionnée de Céline.

" Et c'est vers la fin de ces deux années passées dans la chirurg... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
LiliGalipette
  30 juillet 2011
Thèse de Louis-Ferdinand Céline. La dédicace qui accompagne ce livre est de celles qu'on n'oublie pas.
Ignace Philippe Semmelweis est un médecin austro-hongrois engagé dans la lutte contre les maladies puerpérales et pour la promotion de l'asepsie. D'abord intéressé par la chirurgie, il a de grands projets. « Il ne sait pas encore par quel côté il va entreprendre une réforme grandiose de cette chirurgie maudite, mais il est l'homme de cette mission, il le sent, et le plus fort est qu'un peu plus, c'était vrai. » (p. 48) C'est finalement en obstétrique qu'il exercera ses talents. Convaincu que les infections puerpérales ont un lien avec les dissections cadavériques qu'effectuent les élèves étudiants qui procèdent également aux accouchements, Semmelweis tente d'imposer ses vues sur l'hygiène et la désinfection des mains. « Puisque, pensa-t-il, Kolletchka est mort des suites d'une piqûre cadavérique, ce sont donc les exsudats prélevés sur des cadavres qu'on doit incriminer dans le phénomène de la contagion. » (p. 69 & 70)
Mais il se heurte à son supérieur, le docteur Klin qui réfute ses idées. Semmelweis ne sait pas négocier ni imposer ses vues en douceur. « Nous devons à la vérité de signaler un grand défaut de Semmelweis : celui d'être brutal en tout et surtout pour lui-même. »(p. 41) Il s'oppose profondément et durablement au Dr Klin. Soutenu par une faible poignée de médecins viennois, dont ses maîtres Skoda et Rokitansky, il désespère de sauver les accouchées qui se pressent dans les hôpitaux et qu'une simple précaution pourrait épargner. Moqué et contredit par ses confrères viennois et européens, il rentre en Hongrie en 1848 pour retrouver un pays secoué par des troubles politiques. C'est là qu'il finira sa vie et sa carrière, sans atteindre une reconnaissance pourtant méritée. « Quant à Semmelweis, il semble que sa découverte dépassa les forces de son génie. Ce fut peut-être la cause profonde de tous ses malheurs. » (p. 101)
La collection L'Imaginaire de Gallimard ne sait pas me décevoir, cette fois moins que jamais. La préface de Phillipe Sollers est limpide et met en perspective le grandiose projet d'une vie funeste avec la grande Histoire. « Il y a la littérature, c'est-à-dire une tentative désespérée de compréhension de l'Histoire comme pathologie. » (p. 10) Dans un objectif follement scientifique, Céline voudrait tout assimiler à l'anatomie : les soubresauts du monde sont les manifestations cliniques de sa morbidité. le fait même que Semmelweis n'ait pas été reconnu est la preuve que ce pauvre monde nourrit son propre cancer.
Nul n'ignore que Céline était médecin. Il a choisi une grande figure du monde médical pour sa thèse. Difficile de ne pas faire le parallèle entre le médecin hongrois qui finit fou et l'auteur désespéré qui signa Bagatelles pour un massacre. Semmelweis expérimenta « le danger de vouloir trop de bien aux hommes » (p. 15) Céline fit la même déplaisante expérience. Si l'on peut dire de Semmelweis qu'« humainement, c'était un maladroit. » (p. 50), il est possible de tenir les mêmes propos au sujet de l'auteur français.
Cette courte lecture diffère radicalement de mes expériences avec Mort à crédit et Voyage au bout de la nuit. On est loin de l'oralité dont Céline s'était fait le chantre. Mais on retrouve une plume tourmentée qui s'élance et se retient tout à la fois. le plaisir que j'ai pris à cette lecture est sans doute le plus grand depuis un moment. Un texte qui fera date cette année.
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SZRAMOWO
  09 décembre 2014
Semmelweis et Céline
C'est à l'occasion de la réédition de Semmelweis dans la collection "L'Imaginaire" (Gallimard, 1999) que la revue le Concours médical a, sous la plume de Francis Klotz, consacré cet article à cette grande figure de la médecine que Louis Destouches choisit en 1924 comme sujet pour sa thèse de doctorat en médecine. Évocation toujours d'actualité selon cet éminent praticien, chef d'un service de pathologie digestive en Bretagne.

Louis-Ferdinand Céline, écrivain et médecin, brossa un tableau morbide et cru de l'homme et de la société de la première moitié du XXe siècle. Avec un style truculent et un regard d'écorché vif, il tenta de transmettre cette vision blessée de la société à ses lecteurs et d'exprimer des idées contestées et contestables, basculant dans le délire provocateur à la fin de sa vie.
Le début de son oeuvre fut marqué de manière originale par la rédaction d'une thèse de doctorat en médecine, soutenue à la faculté de Paris en 1924 sur La vie et I'oeuvre de Philippe Ignace Semmelweis.
La réédition de cette oeuvre 1 vient fort à propos, à l'heure où les Comités de lutte contre les infections nosocomiales (CLIN) assurent et contrôlent l'hygiène hospitalière pour tenter d'infléchir certaines conséquences nuisibles de la médecine hospitalière moderne.
Nous sommes heureusement bien loin de l'obscurantisme vécu il y a à peine plus de cent ans par Semmelweis. Étudiant hongrois, il quitta Budapest pour apprendre la médecine à Vienne. Il eut des maîtres prestigieux : Skoda en clinique et Rokitansky en anatomie pathologique. Nommé maître en chirurgie en 1846, il devint professeur assistant de Klin, qui régnait sur une grande maternité de la ville de Vienne. Céline décrit avec brio, dans un style inimitable, la "danse macabre" de la fièvre puerpérale dans les maternités de la capitale autrichienne. Cette véritable hécatombe fauchait un pourcentage effrayant de jeunes femmes atteintes par cette fièvre des accouchées.
Semmelweis, avec perspicacité, mit au jour pour la première fois le rôle de la transmission manuportée du "processus pathogène". Les étudiants en médecine qui venaient examiner les femmes en travail après avoir disséqué des cadavres, sans s'être lavé les mains, furent désignés comme responsables. Il constata que les femmes examinées par les élèves sages-femmes, qui n'avaient pas accès à la salle d'anatomie, étaient beaucoup moins souvent atteintes par la fièvre puerpérale. Il nota également que les femmes qui accouchaient dans la rue, de peur de mourir à l'hôpital, étaient épargnées par la maladie.
Semmelweis, déterminé, engagea le combat pour que les étudiants et les médecins accoucheurs se lavent les mains avec une solution de chlorure de chaux avant d'examiner les patientes. Il eut immédiatement des résultats spectaculaires sur la mortalité, mais se heurta violemment au mandarinat obscurantiste des maîtres de l'obstétrique viennoise et subit toutes les vexations, y compris le sabotage de sa méthode.
Semmelweis était un être passionné et caractériel, persuadé de détenir la vérité. Il campa sur ses positions, seul contre tous, et sombra peu à peu dans la folie, finissant par se blesser volontairement lors d'une dissection. Il mourut, délirant, de "pourriture hospitalière" dans un asile d'aliénés ! Ce combat du précurseur de l'antisepsie, cette triste histoire humaine sont brossés de manière inimitable par Louis-Ferdinand Céline.
En cette période d'accréditation de nos structures hospitalières, la lutte contre les infections nosocomiales et la mise en place des moyens d'une hygiène hospitalière efficace sont des sésames incontournables. Les mots "vigilance" et "traçabilité" sont devenus notre quotidien, mais la rigidité des procédures ne doit pas nous faire oublier la clairvoyance de "veilleur de la société" que nous devons garder.

Francis KLOTZ
(HIA Clermont-Tonnerre, Brest-Naval)
1. L.-F. Céline. Semmelweis (préface inédite de Philippe Sollers), Éd. Gallimard, coll. "L'Imaginaire", 1999, 128 p. Cette édition comporte une utile bibliographie sur Semmelweis établie par Jean-Pierre Dauphin et Henri Godard, ainsi que différents textes parus après la soutenance de la thèse célinienne.


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Orelien_Pereol
  19 avril 2016
C'est la thèse de Louis-Ferdinand Céline, publié en 1924. C'est la vie et l'oeuvre de Philippe Ignace Semmelweis (1818-1865). Semmelweis est un génie bizarre, il a découvert l'asepsie mais a voulu l'imposer par l'entêtement et l'insulte à un monde médical qui n'a pas la moindre antériorité pour intégrer à sa pensée et à ses pratiques le fait de se laver les mains. S'ensuit un acharnement contre lui, alors qu'il avait absolument raison et que ce qu'il a mis fugitivement en place est en application partout.

Semmelweis a appliqué la méthode scientifique : il a observé. Il a observé que les femmes en couche mouraient fréquemment d'infection puerpérale. Tout d'abord, il a observé une différence de mortalité entre deux maternités voisines, les femmes le savent et le disent qui prient de tomber du bon côté (elles sont placées selon leur arrivée). Semmelweis a également observé que les femmes qui n'avaient pas le temps d'arriver à la maternité étaient moins atteintes. Il a cherché les « variables » : l'établissement le moins performant fait appel à des étudiants et l'autre non. Il fait déplacer les étudiants et la mortalité suit les étudiants. Ils remarquent que lesdits étudiants ont disséqué des cadavres, ils ont peut-être rapporté sur leurs mains des « choses » mortelles, ce qui était repérable à l'odeur de leurs mains. Semmelweis leur fait laver les mains et la mortalité baisse.
Se laver les mains n'avait aucun sens dans l'esprit scientifique de l'époque. Il faudra attendre Pasteur quelques années plus tard pour avoir une reconnaissance complète de ces animalcules porteurs de maladies, les microbes. Sommé de donner des explications, Semmelweis n'en a pas, il propose des « expériences pour voir ». Il voulait tenter le hasard. le pragmatisme devrait suffire : d'abord, on voit que cela fonctionne et on cherche ensuite d'où cela vient, les antécédents, les explications. Les médecins supportent mal le fait qu'ils pourraient être eux-mêmes vecteurs de la maladie : « les mains peuvent être infectantes ». Semmelweis est calomnié par le directeur de la maternité et doit partir.
D'autres maternités dans le pays pratiquent le lavage des mains, sans résultats, selon eux. Il semble bien que l'orgueil des médecins l'emporte sur toute autre considération, ils ne peuvent admettre que la maladie vienne d'eux.
« Mais décidément, la raison n'est qu'une toute petite force universelle, car il ne faudra pas moins de quarante ans pour que les meilleurs esprits admettent et appliquent enfin la découverte de Semmelweis. Obstétrique et Chirurgie refusèrent d'un élan presque unanime, avec haine, l'immense progrès qui leur était offert. »
Semmelweis et sa méthode a des soutiens chez les courtisans mais ils ne font pas le poids dans les rapports de pouvoir des commissions, du ministère…etc.
La mort de son professeur avec les mêmes symptômes que les accouchées victimes de la fièvre puerpérale à la suite d'une coupure lors de la dissection d'un cadavre conforte Semmelweis dans ses observations « statistiques ». le suicide d'un autre professeur qui déclare par écrit qu'il se sent responsable de la mort de sa cousine en couche parce qu'il n'a pas suivi les recommandations de Semmelweis l'affecte particulièrement.
On l'avait cru assagi, soumis à cet avis de la communauté scientifique : il attendit de devenir lui-même directeur d'une maternité pour reprendre son combat pour cette pratique hygiéniste, du côté de la santé, du côté de la vie, contre la mort. Sans plus de succès que la première fois. Il semble probable, puisque nous savons, nous, l'intérêt de la propreté des mains, que l'on ait volontairement infecté les accouchées pour donner tort à ce médecin à qui tout le monde donnait tort depuis si longtemps !
« Quand on fera l'Histoire des erreurs humaines, on trouvera difficilement des exemples de cette force et on restera étonné que des hommes aussi compétents, aussi spécialisés, puissent dans leur propre science demeurer aussi aveugles, aussi stupides.
Mais ces grands officiels ne furent pas qu'aveugles, malheureusement.
Ils furent à la fois bruyants et menteurs et puis surtout bêtes et méchants. »
Comme il est difficile d'admettre qu'il y ait des victimes, au sens de victimes parfaites, c'est-à-dire recevant l'agression sans y participer, sans pouvoir l'empêcher, Céline cite bien le mauvais caractère de Semmelweis, le fait qu'il insulte ses détracteurs, et considère que peut-être, d'autres à l'esprit plus large et plus ambitieux seraient parvenus à imposer cette hygiène des mains.
La science finit toujours par se mettre à l'école du réel et l'entêtement idéologique finit toujours par sombrer. Une des questions est de savoir combien de morts auraient été évitées si l'impératif scientifique avait été accepté et mis en oeuvre par les scientifiques eux-mêmes dès ses premières manifestations.
« Rien n'est plus fort qu'une idée dont l'heure est venue. » aurait dit Victor Hugo. Mais rien n'est plus dressé contre celle ou celui qui la dit, rien n'est plus dangereux pour l'auteur ou l'autrice qu'une idée dont l'heure n'est pas encore venue.
« Tout s'expie, le bien comme le mal, se paie tôt ou tard. le bien, c'est beaucoup plus cher, forcément. » et « La bonté n'est qu'un petit courant mystique parmi les autres et dont on tolère difficilement l''indiscrétion. » Céline aurait acquis dans cette thèse sa misanthropie, difficile en effet d'aimer la vie et d'aimer l'Homme quand on voit cet écrasement du bienfaiteur par les puissants installés au pouvoir, quand on voit cette malfaisance instituée contre l'évidence, contre les lois que lesdits hommes de pouvoir ont la charge de garder et de faire fructifier.

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Liber_live
  25 janvier 2019
"L'intelligence collective est un effort surhumain". "Une personnalité s'écartèle aussi cruellement qu'un corps quand la folie tourne la roue de son supplice".
Celine a soutenu la thèse en mémoire de Semmelweis, ce Docteur au 19eme siècle a trouvé la cause principale de la mort due à la fièvre puerpérale chez la femme en parturiente (femme en train d'accoucher),.. il préconise l'antisepsie dans le lavage des mains et malgré des résultats concluants à presque 100%, les cliniciens réfutent ses observations.
La mortalité des accouchées ne cesse d'augmenter...
Toute sa vie Semmelweis s'est battu pour être écouté et sans lui nous ne serions peut-être pas là !
Ce chef-d'oeuvre de Celine lui rend enfin justice dans ce monde ou la bêtise et l'orgueil, éteignent lâchement le génie.
Quel tragique destin, quelle injustice, quelle vérité encore exposée avec cette verve propre à Celine.
Pasteur cinquante ans plus tard éclaira la vérité microbienne en confirmant ses observations...
Je recommande ce livre, ne fusse que pour explorer ce fait historique, rapporté avec beaucoup de précisions et d'humanité par Celine lui donnant une noble distinction. C'est un livre de 100 pages mais qui vaut vraiment le détour.
"Mais ainsi, forcer son rêve à toutes les promiscuités, c'est vivre dans un monde de découvertes, c'est voir dans la nuit, c'est peut-être forcer le monde à entrer dans son rêve".
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miriam
  26 octobre 2015
Je m'étais promise de de rien lire de Céline.
J'ai donné un exposé à mes élèves de la cordée sur Semmelweis et l'asepsie. Cet ouvrage s'est imposé. j'avais oublié que Louis Ferdinand Céline était médecin. La biographie de Semmelweis est sa thèse. Thèse hautement littéraire. Il s'est plus attaché à la persécution dont le découvreur du lavage des mains a fait l'objet plutôt qu'à la découverte elle même.
Semmelweis est un personnage attachant. Sa folie est tragique.
Celine a choisi la version de sa mort due à une coupure pendant une autopsie dans un accès de folie.Ironie tragique du destin. D'autres versions existent.
Lien : http://miriampanigel.blog.le..
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Citations et extraits (38) Voir plus Ajouter une citation
lanardlanard   17 août 2010
Conclusion p. 131
Voici la très triste histoire de P. I. SEMMELWEIS, né à Budapest en 1818 et mort à Vienne en 1865.
Ce fut un très grand cœur et un grand génie médical. Il demeure, sans aucun doute, le précurseur clinique de l'antisepsie, car les méthodes préconisées par lui, pour éviter la puerpérale, sont encore et seront toujours d'actualité. Son œuvre est éternelle. Cependant, elle fut, de son époque, tout à fait méconnue.
Nous avons essayé de mettre en relief un certain nombre de raisons qui nous paraissent expliquer un peu l'extraordinaire hostilité dont il fut la victime. Mais on n'explique par tout avec des faits, des idées et des mots. Il y a, en plus, tout ce qu'on ne sait pas et tout se qu'on ne saura jamais.
Pasteur, avec une lumière plus puissante, devait éclairer, cinquante ans plus tard, la vérité microbienne, de façon irréfutable et totale.
Quant à SEMMELWEIS, il semble que sa découverte dépassa les forces de son génie. Ce fut, peut-être, la cause profonde de tous ses malheurs.
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PiertyMPiertyM   06 octobre 2014
On rêve de choses plus ou moins précises, on se laisse porter par ses ambitions, par ses rancunes, par son passé. C'est un des lieux les plus méditatifs de notre époque, c'est notre sanctuaire moderne, la Rue.
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AngieaAmsterdamAngieaAmsterdam   15 juin 2009
Supposez qu'aujourd'hui, de même, il survienne un innocent qui se mette à guérir le cancer. Il sait pas quel genre de musique on lui ferait tout de suite danser! (...) Ah! il aurait bien plus d'afur à s'engager immédiatement dans une Légion étrangère! Rien n'est gratuit en ce bas monde. Tout s'expie, le bien, comme le mal, se paie tôt ou tard. Le bien c'est beaucoup plus cher, forcément. -Préface à la réédition de 1936
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sopowlsopowl   27 août 2015
Les poètes réorganisèrent leurs cohortes alarmées, cent mignardises furent dites en un jour de printemps pour la volupté des âmes sensibles. On créait avec autant d'outrance qu'on avait détruit. Un souffle de tendresse caressa les tombes innombrables. La clochette ne quitta plus le cou des petits moutons. Sur tous les ruisselets des vers furent murmurés. Il ne fallait pas plus d'une marguerite déclose pour qu'une demoiselle vraiment sentimentale fondît en pleurs. Et pas plus que cela pour qu'un homme de bien en tombât amoureux pour la vie.
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alberthenrialberthenri   19 octobre 2017
Rien n'est gratuit en ce bas monde. Tout s'expie, le bien comme le mal, se paie tôt ou tard. le bien c'est beaucoup plus cher forcément.
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Videos de Louis-Ferdinand Céline (77) Voir plusAjouter une vidéo
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Louis-Ferdinand Céline, médecin avant tout ? Avant le génie des lettres, avant l'antisémite notoire ? Céline voyait la médecine comme vocation, comme rapport à la vie en tant que "soigneur", comme rapport à la langue, matériel et viscéral.
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